Bon, finalement c'est comme toute cette
période du roi-président Macron : légal d'être président
avec moins de 25% de voix des électeurs, légal le passage des lois
retraite et autres sans vote et débat par le processus 49.3 , légaux
tous les dispositifs anti-terroristes et Covid maintenus avec donc un
contrôle numérique et autre par les outils de l'Etat et dérives
des répressions policières, militaires (puisque les gendarmes sont
des militaires)..., légal de décider seul une dissolution de
l'Assemblée Nationale, légal de ne pas respecter le résultat des
votes et de décider seul contre l'expression démocratique du peuple
de nommer un gouvernement bis.

Bref, quand on énonce ainsi les faits,
on se rend compte qu'on est bien dans un pays avec un roi totalitaire
et égotique qui décide seul de tout. Dans d'autres pays où les
« formes » ne sont pas respectées, cela s'appelle une
dictature. Et ça ne va pas s'arrêter puisque cette vacuité
présidentielle va jusqu'à provoquer une sorte de guerre sociale qui
va prendre plusieurs formes et si ça dégénère, cela arrange
fortement le roi qui pourra envoyer ses troupes de répression et se
prévaloir de la stabilité du pays qu'il est le seul à pouvoir
représenter.
MAIS QUI A CREE LE CHAOS ?
La stratégie de Macron est claire :
pousser le bouchon le plus loin possible et réprimer en se faisant
passer pour le garant de « l'unité nationale »....Pour
un homme soit-disant du nouveau monde, il ne fait que répéter des
stratégies anciennes...détestables !
Il a passé en force la réforme des
retraites, il a abusé de lois restrictives pendant le Covid et les a
laissé en place après. Il a dissolu l'Assemblée Nationale parce
qu'il n'a pas de majorité qu'il pensait retrouver en faisant jouer
le repoussoir RN-FN comme lors des deux dernières présidentielles.
Mais ça ne s'est pas vraiment
entièrement passé comme il l'avait programmé.
Maintenant et avant de rentrer dans la
situation du jour, imaginez un instant que ce soit le RN-FN qui soit
le groupe le plus puissant de l'Assemblée Nationale (sans avoir la
majorité absolue). Macron aurait nommé Bardella premier ministre et
aurait cohabité avec un gouvernement RN-FN ?
Il faut se poser cette question avant
tout et imaginer, car à la veille du vote, c'était les hypothèses
des journaux, des merdias. Faire peur...Et puis comme d'habitude, un
appel à un éveil REPUBLICAIN pour créer des désistements et faire
élire des candidats de partis « respectables » et
républicains. Les électeurs et candidats de gauche ont été
interpellés pour se désister et voter des candidat-e-s qui se
disaient républicains et du parti du président pour contrecarrer
les candidats RN-FN. Cela a permis aux candidats macronistes de ne
pas disparaître entièrement, mais a donné la victoire en nombre
malgré tout (par une mobilisation de vote à 70%) au Nouveau Front
Populaire rassemblant LFI, PS, EELV, PC, les partis de gauche.
MAIS comme il n'y a aucune
reconnaissance, aucune éthique, aucune solidarité républicaine du
côté des partis macroniens (Renaissance-Ensemble, Modem, Horizons),
ceux-ci, dès les jours suivants, ont fait comme si de rien n'était,
comme s'ils ne devaient pas leur re-élection grâce aux voix des
désistés de gauche. Ingrats carriéristes égotiques...et qui se
bourrent de fric public !
Pas une voix pour dire qu'il faut
appliquer les règles DEMOCRATIQUES de la REPUBLIQUE française qui
veut que le-la première ministre soit nommé dans le groupe
qui a le plus de députés à l'Assemblée Nationale.C'est plutôt :
« j'engrange mes indemnités de députés - (et cela dépasse
les 6-9000 €/mois sans compter les avantages en nature et prêts) –
et je me tais ». Pas de retour d'ascenseur et pas de fidélité
aux règles démocratiques. C'est ça la réalité, la légalité ?
AUJOURD'HUI on a un montage
médiatique dilué par les merdias de la propagande de la lobotomie
qui veut nous dire, nous faire croire que les partis qui ont appelé
à se désister pour faire barrage au RN-FN (à plusieurs reprises :
2x présidentielle + 1x législative) ne sont en fait pas des
« républicains » !!!! Pas un mot d'un seul des
députés macroniens. Tous aux ordres, complices d'un nouveau passage
en force et vous connaissez leurs noms.
Macron crée le chaos et en rend
responsable le parti politique de gauche, le Nouveau Front Populaire
(composé de LFI, PS, EELV et PC), qu'il aimerait faire exploser,
diviser comme avant !!! et passer ensuite pour le rassembleur,
seul « garant de l'unité nationale », son refrain
préféré !
Et voilà la méthode employée, une
stratégie somme toute classique mais qu'il pense encore opérante.
Acte 1 : tout refus d'une
proposition de gouvernement avec des ministres LFI (jugés trop
« radicaux », voire anti-républicains) et de la première
ministre présentée unanimement par le Nouveau Front Populaire.
Acte 2 : il n'y aura pas de
ministres LFI dans le gouvernement du Nouveau Front Populaire. OK et
donc on attend la nomination de Julie Castets, la candidate du bloc
le plus important de l'Assemblée Nationale, le NFP (Nouveau Front
Populaire).
Mais non, on ne va pas respecter la
Constitution ou même le vote majoritaire des français-es. Mais non,
c'est le roi-président qui décide, pas le vote du peuple français.
On se dirait au Vénézuela...ou presque ! Donc, la nouvelle
excuse (après le refus de ministres LFI) c'est « on censurera
toute proposition d'un gouvernement NFP » dit Attal qui est
soutenu par qui ? Par Marine Le Pen (le RN-FN) qui de fait se
range du côté de Macron, de son oligarchie de riches et de son
programme libéral et anti-social : voilà au moins c'est
clair ! Tous les mensonges (et promesses balayées) deviennent
évidents.De fait, on comprend très bien tout autant, que au fond,
c'est le programme publié et chiffré du Nouveau Front Populaire,
celui voté en majorité par les français-es, que Macron et sa
clique ne veut pas et pour cause, ce programme NFP remet tout à
plat, les choix, les lois, la gouvernance, l'obsolescence des règles
de la Vème République (1958), le système capitaliste (appelé
« libéral »). Bref, Macron opte pour le refus, le déni
de l'expression politique du peuple français.
Ils ont maintenant peur, eux. Pas du
tout courageux pour affirmer clairement leur opinion car sinon, ces
députés Renaissance/Ensemble, Modem, Horizons (et autres)
accepteraient le résultat des urnes, laisseraient se construire un
gouvernement selon les règles constitutionnelles et ensuite feraient
leur travail de députés à savoir discuter les propositions de lois
présentées par le gouvernement à l'Assemblée Nationale et les
voter ou non. C'est ça le fonctionnement normal de notre République. Empêcher ce fonctionnement, c'est un coup d'Etat, un abus de
pouvoir, un coup de poing aux électrices-électeurs qui ont exprimé
leur volonté de changement (dans la légalité du vote). Car
imaginez une seconde ce qui se passerait. Le/la ministre présente
une loi qui rétablit les services publics, ou la retraite à 62-60
ans, ou un Smic à 1600 €, ou un impôt sur la fortune, ou une
justice fiscale avec de nouvelles tranches hautes, etc...(le
programme du NFP) et passe au vote des députés. Ils-elles ne
pourront plus se réfugier lâchement derrière un 49.3 sans vote,
sans débat, ils-elles devront prendre position publiquement et cela
éclaircirait les choses point par point. Election par défaut et
lâcheté de décision-positionnement, voilà les élus du camp
macronien et les opportunistes en attente du RN-FN sans compter les
hésitations des L.R entre extrême-droite et soutien à Macron et sa
politique des riches.
OK donc pas de ministre LFI, mais pas
non plus les propositions du programme NFP.
Acte 3 : Essayer à nouveau
de diviser en appelant PS, Ecolos, PC à se désolidariser de LFI, à
participer à un gouvernement de « coalition » et le même
programme de Macron, appel « à coopérer avec les autres
forces politiques » !!!. Bref, diviser pour que rien ne
change. Il n'y a pas eu de dissolution, il n'y a pas eu d'élections,
il n'y a eu qu'une pause estivale olympique... Macron nomme un haut-fonctionnaire, un maire ou un chef
d'entreprise de la « société civile » et on fait comme
si rien n'avait changé à part une sorte de remaniement saisonnier.
Acte 4 : Macron se
positionne comme d'habitude : « je suis le maître
des horloges, c'est moi qui a tous les pouvoirs et JE décide seul
ce qui doit être ou non ». Les français-es ? Ils me
suivront car j'ai raison et ils le verront !!!!!!! Il choisira
une personne qui a « l'expérience de service de l'Etat ».
Là il faut quand même rappeler que Julie Castets présentée par le
NFP est ...une haute fonctionnaire de l'Etat ». Première
contradiction d'emfumage. Ensuite, il essaie de constituer un
assemblage LIOT-Renaissance/Ensemble-Modem-Horizons-Radicaux-UDI, une
coalition macronienne d'intérêts mais pas du tout l'expression du
vote des français-es. Et pour gagner encore du temps, il continue la
« consultation de personnalités politiques et autres »...Et
puis demain 28 août, cérémonie des Jeux Para-Olympiques, puis
….Bref, vous avez compris, il veut présenter SON budget national à
la Commission Européenne et pas permettre au NFP de construire son
budget en fonction de son programme voté par les français-es. Et
pour jouer comme au théâtre, il déclame qu'il souhaite que ... PS, PC et
Ecolos-EELV fassent preuve d'un « esprit de responsabilité face au
blocage ». On croit rêver, c'est comme s'il n'y était pour
rien et en rejette lui la responsabilité sur les autres en ne
faisant pas le job que la Constitution lui incombe : nommer
le-la premier-e ministre dans le bloc qui a le plus de députés,
puis laisser l'Assemblée Nationale faire son travail de voter ou non
les propositions du nouveau gouvernement.
Acte 5 : Macron va nommer X
comme premier ministre, va essayer de débaucher quelques
carriéristes d'ex-gauche à accepter un poste ministériel avec ses
complices actuels préservés et continuer jusqu'à la fin de son
mandat comme si de rien n'était en se félicitant même d'avoir
surmonté la situation et d'avoir assuré la sécurité (vite chargez
les faits divers à la TV).
Ce sera donc un coup d'état légal,
mais illégitime, en opposition avec le résultat des votes et qui se
déclinera par des grèves et manifestations immédiates qui seront
reprimées par Darmanin et son armada aux ordres afin d'assurer la
« stabilité institutionnelle » dont Macron (et lui,
Darmanin) sont les SEULs garants.
Acte 6 : Comment vous, vous
voyez la suite après tous ces abus, ces détournements de la Constitution, ce
déni de l'expression du vote des français-es ?
En tout cas, on vit une parodie qui
n'est ni drôle et même explosive et ce n'est pas en minimisant ou
en détournant l'attention que la situation va s'apaiser, bien au
contraire. Car devant un tel déni, un tel coup d'Etat, la réponse
ne sera pas la soumission. Nous sommes en France un pays qui sait
parfois se soulever contre ses rois et l'injustice...et gare aux
complices !
L'avenir n'est pas écrit...
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Vous voulez en savoir plus sur Julie Castets et pourquoi Macron n'en veut pas de cette haute fonctionnaire ? Lisez cette biographie et vous comprendrez mieux encore :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucie_Castets