mardi 19 mai 2026

AU BOUT D'UN MOMENT, ON SATURE...

C'est un peu l'objectif de ce déferlement de « news » quotidiennes, qui tournent toujours autour des mêmes sujets anxiogènes, des mêmes dangers potentiels et des images de destruction massive de personnes et de territoires habités. Basta ! Quel monde …


ça c'est quand on a un quotidien pas évident, que se loger est cher, se chauffer est très cher, se nourrir avec des aliments morts, se déplacer presque plus possible avec perte de travail, se soigner quasi impossible, bref se retrouver dans une précarité qui s'intensifie chaque jour.


Mais il y a aussi un autre monde où les salaires sont basés sur les performances industrielles qui détruisent petit à petit les territoires par l'extraction, l'engraissement par empoisonnement, par la captation de l'eau, par la densification des élevages et de la monoculture, les importations massives de produits éphémères, les places de positionnement politique d'élu-e bien discipliné-e qui profite de la manne publique pour délivrer des discours de l'air du temps...


Les différences de classes existent et les fossés se creusent. Plus la peine de rêver à un quelconque ascenseur social, pure illusion puisque les cercles sont fermés et qu'imaginer pouvoir y rentrer est pure démagogie et instrumentalisation quand ça peut servir les intérêts de la caste.


Donc, nous y voici, nous y revoilà et il faudra bien se déterminer puisque les clivages sont évidents. 

»Si tu es sage, obéissant, sans critique, tu pourras peut-être nous rejoindre et tu auras la vie agréable ». C'est beau comme un conte de fée, comme un discours électoral, mais sans lendemain concret, il faut arrêter de croire éternellement à des beaux rêves qui s'évanouissent dans la brume dès que les yeux s'ouvrent à nouveau sur une réalité quotidienne qui ne s'améliore pas, mais se dégrade de plus en plus... et sans protestations, tellement on est aujourd'hui soumis avec un sentiment d'impuissance. Voilà où on en est et nous sommes tous responsables.

Enfoncés, on n'a plus la force de se rassembler collectivement pour se battre et la répression est très violente. A la limite, on ne dit plus rien pour conserver le peu qu'on a encore. Et au-delà, on profite de tous les avantages en regardant ailleurs et en tenant un discours de méritocratie, cynisme des nantis héritiers.


Alors oui, au bout d'un moment, on sature...

On ne supporte plus les bla bla bla, les discours lénifiants idéologiques, les leçons d'une morale dépassée alors que le cynisme obscène se décline tous les jours sans complexe, on a envie de saboter ce qui détruit ou on se réfugie dans l'individualisme du bien-être personnel, de la recherche de son moi intérieur, un aveuglement volontaire qu'on justifie par l'horreur du monde, la violence humaine et la recherche de l'amour universel. Basta...C'est foutu !

On peut revenir au nihilisme d'une certaine époque car l'espoir on ne le voit plus. Il est obligé de se cacher, de se marginaliser dans ces groupes d'activistes ou ces nouvelles communautés qui se regroupent pour construire le monde de demain en recherchant des pratiques anciennes résilientes, un collectif qui partage, qui mutualise, qui utilise les nouvelles techniques mais en se détachant du contrôle centralisé du « cloud ». Ces ilôts de résistance ou de reconstruction sont disséminés et invisibilisés. Mais ils existent...partout, même si on les dit marginalisés.


Oui, il faudra bien se déterminer, savoir où on se situe et ce qu'on est prêt à faire, à s'impliquer...

Les clivages se précisent, les perspectives s'amoindrissent...

Vous êtes où ?

 


 

lundi 4 mai 2026

DIALOGUE 2026


  • Non mais comment tu veux qu'on accroche avec cette gauche ? On ne voit que « génocide à Gaza », « Palestine vivra », on ne parle que du Liban, de l'Iran et ...en France ? LFI me plombe à ne pas parler de ce qui nous préoccupe, nous travaille. Les Ecolos ? Ils se battent entre eux et parler de pesticides, de vélos et zones piétons, d'interdire l'entrée des villes aux artisans et ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter des voitures neuves- critères acceptés en ville- ce n'est pas ce qui va améliorer notre quotidien. Le PS ? Non mais là tu oublies. Tu ne te souviens plus de Hollande qui a engendré Macron en plus. Et les voilà qui ne votent plus les censures et laissent passer le budget. En plus, regarde toute cette bande qui croit qu'on a oublié et qui ne voit qu'une chose, reprendre le pouvoir pour eux, ces politicards professionnels qui n'ont rien fait d'autre et qui sont avec ces centristes mous toujours à la botte de ceux qui dirigent, des girouettes.... Le PC ? Il existe encore, on n'en entend plus parler et pourtant quand ils étaient actifs dans les quartiers, c'était quelque chose : salles communes, ateliers, bibliothèque, spectacles, ...ça occupait les jeunes, ça discutait entre plus vieux...Un autre temps !

  • Non, mais là tu pousses un peu, non ? Tu as lu le programme « l'avenir en commun » ? Voilà du contenu, des propositions, un vrai programme de gouvernement qui devrait unir toute la gauche sur l'essentiel et changer la constitution, nos institutions, s'attaquer aux racines, aux causes, …

  • Oui, mais ce n'est plus d'actualité, on va avoir à nouveau 4-5 candidats qui se revendiqueront de la « gôche » !

  • C'est sûr que tout est faussé dans une élection : c'est la personnalisation, l'incarnation alors qu'un gouvernement c'est une équipe avec des collaborateurs, des techniciens, des gens d'expérience, certains du terrain et pas qu'un bonhomme ou une femme mise en avant. On ne verra jamais une affiche électorale présidentielle avec sur la photo toute une équipe, même s'il n'y a qu'un nom du représentant de l'équipe en gros....et ça changerait notre perception, notre compréhension. Ah oui, avec CEUX-LA pourquoi pas ! Mais ça n'arrivera pas...Et c'est fini le Nouveau Front Populaire d'une gauche unie, rassemblée.

  • Et alors, tu penses quoi ?

  • Il faudrait déjà que ces représentants parlent de ce qui concerne notre quotidien, surtout actuellement. Diminuer les taxes pour que l'on ne dépense pas notre salaire à mettre de l'essence dans la voiture pour aller...travailler et gagner de l'argent ...qu'on met dans l'essence ! Bloquer les prix des produits courants du quotidien, se battre pour augmenter les salaires en taxant les plus riches qui se gavent sur notre travail et donnent à leurs actionnaires planqués qui ne produisent rien, ne partagent rien, des cyniques obscènes...Garder la Sécu et profiter de la baisse de natalité pour réduire les effectifs des classes dans les écoles...Ne pas nous bassiner avec ces guerres, ces génocides qui ne s'arrêtent jamais de toute façon et où on n'y peut rien, bref parler du quotidien et pas faire de beaux discours qui ne nous intéressent que peu...Il ne reste que là où on vit où on peut un peu agir avec les échanges entre voisins ou dans des groupes.

  • Là tu es d'un pessimisme consternant. Et le racisme, l'extrême-droite qui se voit déjà en poste à l'Elysée et dans les ministères, tu en fais quoi ?

  • Mais toutes leurs idées sont déjà là et votées pour certaines, avec une droite (dans le temps gaulliste sociale) et qui aujourd'hui est en phase avec l'extrême-droite. Il n'y a plus de différences, quasi plus aucune, alors ce n'est pas la peine de parler de ce qui risque d'arriver, on l'a déjà laissé s'installer....Mais ce sera pire pour tous les bronzés, métissés, identifiés racisés. Et ça c'est ce qui nous fait encore réagir. Personne n'est là pour dire que si on expulse ces gens, l'économie va subir un sacré choc car pas mal de secteurs seront vidés de leur main-d'oeuvre et ça, on n'en parle pas...

  • Et alors, tu vas faire quoi, toi ? Voter quoi ?

  • Je n'y crois plus au changement par le vote, il y aura un taux d'abstention tellement important (comme c'était déjà le cas) que ce sera un élu avec 20% des voix, une parodie de démocratie, de république, une sorte de 49.3 présidentiel !

  • Et alors ?

  • Se battre localement, sur le territoire où on vit, crée du lien, des réseaux d'échanges, s'alimenter auprès des producteurs locaux, mettre des choses en commun, ne plus se laisser imposer des décisions par les seuls maires et com 'coms, avoir le courage d'imposer ce qui est du bon sens, du bien commun, vital pour tous. Bref, rendre la vie plus supportable dans le quotidien où on vit. Et pour cela, il faut sortir de l'individualisme, recrée du lien entre les gens, partager, s'entre-aider...C'est probablement du rêve, mais si on ne croit plus en rien, si on se sent impuissant sur tout, ce qui nous empêche d'avancer, alors que resterait-il ? Il faudrait augmenter les salaires, faire ruisseler la richesse produite et pas dans les poches de ceux qui en ont déjà bien assez, diviser par deux le prix des trains et bus, détaxer l'essence pendant cette crise, bloquer les prix des produits du quotidien, importer moins, échanger plus, il y a tant de choses possibles à faire, mais...

  • Ce que tu dis est très pessimiste, voire réaliste, des constats bien amers, mais qu'ai-je à te répondre encore pour faire croire à un meilleur lendemain ? Viens , on va se poser sous cet arbre, écouter les oiseaux et le vent.

     


     


vendredi 24 avril 2026

JOUR DU DEPASSEMENT

Se nourrir, se loger, se déplacer, ...ont un impact sur notre environnement. Notre consommation globale a bien augmentée, s'est pas mal diversifiée, depuis les années 70 qui marquent un peu le début d'une nouvelle période (d'abondance) d'après-guerre.

Le monde occidental est un grand consommateur par l'amélioration de son niveau de « confort », producteur conséquent, par son impact destructeur, de la réduction des ressources naturelles indispensables à tous les habitants de notre planète et aussi responsable des déchets non-recyclables et du CO2 (dioxine de carbone) qui cause les dérèglements climatiques. Ce CO2 provient en majorité des exploitations minières, de l'élevage et cultures intensifs de l'agriculture, des poids lourds, voitures, tankers, avions, du chauffage, des productions industriels, ….

On peut ainsi calculer notre impact qu'on nomme « jour du dépassement » pour mesurer le déséquilibre qui s'amplifie chaque année. 

Définissons d'abord les choses pour bien comprendre. Wikipédia nous apprend ceci :

« Le jour du dépassement, ou jour du dépassement de la Terre, correspond à la date de l’année, à partir de laquelle l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète est capable de produire en un an pour régénérer ses consommations ou absorber les déchets produits, dont le dioxine de carbone (CO2). Passé cette date, l’humanité puiserait donc dans ses ressources à une vitesse qui n'est pas de l'ordre du « renouvelable à échelle humaine », accumulant les déchets au-delà de leur absorption sur le reste de l'année en cours.

Une ressource naturelle est une substance, un organisme, un milieu ou un objet présent dans la nature, sans action humaine, et qui fait, dans la plupart des cas, l'objet d'une utilisation pour satisfaire les besoins (énergies, alimentation, agrément, etc.) des humains, animaux ou végétaux. Il peut s'agir :

Une ressource renouvelable est une ressource naturelle dont le stock peut se reconstituer sur une période courte à l'échelle humaine de temps, en se renouvelant au moins aussi vite qu'elle est consommée. C'est le cas par exemple de diverses ressources animales d'élevage ou végétales cultivées (biomasse), l'eau d'une nappe d'eau souterraine dont le niveau reste stable, de l'énergie éolienne et de l'énergie solaire. En ce qui concerne les ressources vivantes naturelles (gibiers, poissons, mais aussi humus, forêts primaires…), elles ne sont considérées comme renouvelables que si le taux de régénération est supérieur ou égal au taux d' exploitation, par la chasse ou la pêche ».

 

Avec tous ces critères, on est arrivé à schématiser par une date de dépassement de notre impact.

En 1971, c'était le 29 décembre. En 2000, le 16 septembre ; en 2020, le 9 août ; en 2025, le 24 juillet et cette année 2026, on a déjà atteint ce seuil le 24 avril.

Quand certains faisaient des projections sur la situation possible et probable en 2050 et le réchauffement climatique de 4° ou plus d'ici la fin du siècle ou avant, cela ne faisait pas réagir grand monde. Doucement, périodiquement, on voit quand même ce qui se passe autour de nous et ailleurs sur la planète et ces chiffres, les projections, devraient nous interpeller bien plus et faire réagir sur nos comportements, mais surtout exiger des changements profonds et radicaux auprès des instances décisionnaires et des responsables industriels, économiques, financiers.

 


 

jeudi 16 avril 2026

RUISSELLEMENT et les BREVES DE LA SEMAINE

 

RUISSELLEMENT DISAIT-IL...
"Oui, on subventionne les grandes compagnies-entreprises car elles créent de la richesse et celle-ci va ruisseler pour tout le monde". C'était beau comme un conte de fée, mais c'est resté un conte ...sans réalité ! 
Les entreprises s'enrichissent, distribuent les bénéfices à leurs seuls actionnaires, et licencient en nombre pour augmenter encore leurs gains... 
La France, pays occidental, riche, ne voit pas s'améliorer les conditions de vie des travailleuses-travailleurs qui ... créent la richesse. Bien au contraire, la précarité augmente et on le voit encore plus depuis quelques semaines où le niveau de vie, de consommation, de difficultés quotidiennes , s'accentuent de jour en jour. 
4 millions de personnes renoncent à des produits d'hygiène de première nécessité. Sans compter les restrictions alimentaires et maintenant un budget de transport pour aller travailler qui explose. Il est où le ruissellement ? 
Et le roi-président et gouvernement Lecornu ne baissent pas les taxes essence, ni ne bloquent les prix sur les produits essentiels comme l'ont fait d'autres pays européens autour de nous, ... comme l'Espagne.
 
 

 
 
LES BREVES 
 
* Main-mise en expansion : Après les chaînes TV, les médias "mainstream", les points de vente et de distribution "presse", les maisons d'édition comme Fayard et autres du groupe Hachette, voilà Grasset que BOLLORE veut mettre au pas. 150 auteur-es quittent la maison avec son directeur viré.
 
* Vol et conflits d'intérêts à l'Elysée : vous vous souvenez que Macron a fait changer toute la vaisselle (de luxe) dès son arrivée.
Il semblerait que le "chef argentier" de l'Elysée s'est bien servi en faisant disparaître (et revendre) des pièces les unes après les autres. Ils n'en ont jamais assez....
 
Vous vous souvenez des grandes opérations médiatiques des évènements comme lors du Panthéon et autres célébrations. Et bien c'est toujours Shortcut Events qui remportait les marchés évènementiels et quand le Parquet Financier a voulu venir perquisitionner dans les dossiers, il leur a été interdit de pénétrer dans les bureaux de l'Elysée. Le roi-président au-dessus des lois.
 
* Les voitures "autonomes" : vous savez ces voitures où vous n'avez plus les mains sur le volant, ni les pieds sur les pédales, ni le regard dans les rétroviseurs, où vous regardez défiler le paysage...comme dans un bus ou un train ! Bref quel intérêt encore de ...conduire ou même posséder une voiture ? Bon, pour l'instant, ce n'est permis qu'aux Pays-Bas, mais ... Et le seul modèle autorisé est ...Tesla !
 
* Le PS, girouette permanente, part dans tous les sens même sans vent ! 
Voilà le duo Guedj et Hollande qui rêve de revenir à l'Elysée, le trio Vallaud-Glucksman-Jadot qui pensent recréer un centre mou gagnant, peut-être avec le Modem-Renaissance (!!!), les "social-démocrates" !!!   Mais la présidentielle de 2002, le quinquennat de Hollande et le score misérable des élections suivantes (Hamon, Hidalgo, ...), on n'oublie rien !
 
 

 

mardi 24 mars 2026

REPORTER SES VOIX POUR FAIRE GAGNER OU EMPECHER ….

On entend bien ces déclarations de victoire avec les stratégies qui sont sous-tendues. Ainsi bien sur de suite celles du PS de Hollande-Vallaud-Guesch qui analysent que le PS SEUL a gagné à Paris et Marseille (sans LFI). Bien sûr quand on regarde le report des voix, il est évident que beaucoup de votes pour LFI se sont reportés au deuxième tour sur les candidats de gauche restants pour empêcher le RN de gagner à Marseille (avec le retrait responsable du candidat LFI) et à Dati de devenir maire de Paris. Le cas de Strasbourg est bien différent, on est en Alsace, terre conservatrice et légaliste où le nom de Trautmann résonne encore fortement chez une certaine génération... et où la panachage avec la droite préfigure les alliances de demain. Et puis là où c'est un candidat LFI en tête (comme à Toulouse) alors là, les votants PS par contre ne reportent pas leurs voix. La musique hégémonique du PS est de retour avec ce que ça a engendré dès 2002 puisque on reparle de l'ère Jospin et sans oublier l'épisode Hamon. A l'époque LFI c'était le PC, l'extrême gauche le NPA et LO.

 

 


 

Les médias de la propagande distillent bien des éclairages complètement faussés. On entend les nouveaux vocabulaires qui vont s'adapter à la campagne présidentielle qui commence dès maintenant. Gauche « Républicaine » censée représenter la « Social-Démocratie » que les revanchards PS souhaitent réactiver avec Glucksmann (attention à bien prononcer!) …. Mais à droite c'est encore pire. Aussitôt élu maire, Edouard Philippe va tenir un meeting national comme candidat de la droite à la Présidentielle. Son élection à Le Havre n'est pas pour être maire, mais pour un plébiscite de candidat. Et les Wauquiez, Retailleau, Darmanin, Attal, Bergé et autres rongent leur frein pour trouver comment rentrer dans la course à l'Elysée. Bardella-La Pen sont prêts depuis leur campagne de dédiabolisation...A gauche, il y aura Ruffin, Autain et d'autres comme Mélenchon, Guesch, Glucksmann et peut-être Faure, Tondelier !!! 

Voilà, on connaît déjà plus ou moins les têtes d'affiche puisque l'élection présidentielle est incarnée par une personne seule, alors que toute une équipe de futurs ministres l'accompagne et on devrait présenter ces groupes pour être honnête et transparent ! Mais on est dans une Constitution qui donne tous les pouvoirs au président-roi, on l'a bien vécu clairement ces dix dernières années et les 49.3....Il y a bien des changements radicaux à faire, une transformation de nos institutions, de nos représentations, et de notre politique économique et sociale. On a des exemples à côté de nous pour savoir les choix que l'on veut faire : s'inspirer de l'Espagne ou subir la Hongrie de Orban (ou Méloni) ? 

 

 


 

Un dernier point qui me tient à cœur concernant la démocratie avec l'exemple de cette séquence d'élection municipale. La loi de mai 2025 a ôté un pan de démocratie directe puisque jusqu'alors, dans les petites communes (les plus nombreuses en France) on pouvait barrer-rajouter des personnes sur les listes et étaient élu-es celles-ceux qui avaient le plus de voix reportés sur leur nom. Aujourd'hui, il faut prendre la liste complète, figée. L'excuse, l'argument était d'imposer la parité sur les listes et donc au Conseil Municipal. Oui, mais on sait que la gouvernance d'un territoire est sur le périmètre de la Communauté de Communes. Or, la plupart des têtes de liste sont des hommes et ainsi, dans notre Com'Com décisionnaire, on aura 21 hommes pour 5 femmes qui siégeront : où est la parité invoquée dans les lieux de pouvoir et de responsabilité ? Voilà comment la démocratie s'effrite et pourquoi le taux d'abstention va encore augmenter irrémédiablement...Pourquoi encore voter quand tout est plié ou que les votes ne sont plus respectés (Assemblée Nationale, gouvernement, 49.3 ). On en est là et ça promet...mais pas dans la construction, la transformation positives.

 C'est bien dommage, même si 

l'avenir n'est pas écrit !

 


 

lundi 23 mars 2026

UNE FRANCE TOTALEMENT FRACTUREE : LA DEMOCRATIE EN BERNE !

Bien sûr, à un an de l'élection présidentielle, les partis politiques voulaient mesurer leur impact dans l'expression des votes ...dans les grandes villes ! Puisque avec la nouvelle loi électorale de mai 2025, la démocratie directe a disparu dans les petites communes, alors dans 93% des villages le résultat était déjà connu avant même le jour du vote puisque il n'y avait qu'une seule liste et que le système fermé de ne plus pouvoir barrer/rajouter ôtait toute expression directe là où on était élu jusque là sur le nombre de voix portées sur les noms des personnes. Dès lors, plus grand intérêt de se déplacer dans les bureaux de vote. La scission envers la démocratie commence là et tout le reste en découle : le désintérêt de la chose publique, l'abstention de plus en plus massive, la distance entre élu-e-s et les gens, la méfiance...

 


 

A un autre niveau, il y a eu l'élection législative de 2024 après la dissolution de l'Assemblée Nationale dans un pays déjà bien divisé. Après les résultats de ce vote, cela a été complètement ignoré et le président a nommé des premiers ministres successifs issus des partis minoritaires. Un autre abus qui a affaibli encore plus l'expression démocratique.

On a ensuite vu la scission d'un parti, autrefois à la tête du pays, par rapport à une union des forces politiques de gauche qui lui a permis de ne pas disparaître. Et celui-ci d'oeuvrer à détruire cette union en se rangeant aux côtés des partis centristes et d'aller jusqu'à adouber un budget de restrictions de tous les services publics.

De l'autre côté de l'échiquier politique, on a vu la porosité des anciens partis gaullistes qui se sont rapprochés du parti de l'exclusion et du racisme, une aberration historique au vu du passé animé de notre pays. Complets-vestons-cravates, tailleurs stricts et foulards de luxe pour un look dress code respectable et diabolisation de l'autre côté pour des propos sortis des contextes afin de changer de sens et de perception.

 


 

Une France complètement fracturée et qui n'est pas prête à retrouver ses valeurs des Lumières, mais bien plutôt en situation de tomber dans les heures les plus sombres de son histoire. Et oui, la mémoire s'efface vite dans ce monde illusoire de l'immédiateté et du profit direct.

Celles et ceux qui veulent tirer des leçons stratégiques pour enrichir l'abêtissement général ne vont pas se priver, mais ils-elles auront du mal à en sortir des théories fumeuses, alors que les cas sont tellement différents et multiples. Mais la propagande arrange toujours les choses à sa façon, on le sait bien.

Il n'y a qu'un constat à tirer des différents scénarios présentés, la France est complètement divisée, la démocratie n'a plus cours, la Constitution de 1958 est dépassée, les lois sont dévoyées, des ex-présidents sont corrompus, condamnés ou ont perdu la mémoire, d'autres crient au loup alors qu'ils ont dévoré, profité, se sont servis à volonté tout en niant tout !!!

 


 

Les guerres coloniales pour récupérer des énergies fossiles, des terres rares, de l'espace d'extension sont en train de déstabiliser tout le système financier et de ressources qui mettent en lumière toutes nos dépendances et nos fragilités.

Alors quelles sont encore les lumières qui peuvent éclairer un avenir plus réjouissant ?

Les questions qui se posent sont-elles encore sur des relations de pouvoir ou plus existentielles, comment vivre ensemble dans une société fracturée qui n'a plus de boussole, d'avenir en commun ?

mardi 17 mars 2026

FAURE ...dépourvu !

Le PS qui a pu survivre grâce au NFP (nouveau front populaire) et NUPES aux Législatives, très rapidement, pour eux, l'union des gauches n'était plus une valeur et ce parti dont on a pu mesurer tous les renoncements et dérives politiques s'est remis dans un schéma hégémonique de « gauche » ! Sauf que avoir accepté le budget, s'être rangé dans le centre macroniste, ne votant pas la censure du gouvernement, on a compris que le PS trahirait une fois encore les accords programmatiques, les stratégies anti-fascistes en voulant drainer le centre mou sans changer de politique. Se dire de gauche pour le PS est devenu une falsification. On a compris, définitivement compris. 
 
 
 

                                             dessin PAT thiébaut-Still  www.lagitedulocal.com
 
 
Le test des municipales pour les partis politiques dans les grandes villes pouvait commencer (en vue de la Présidentielle de 2027). Mais c'est là que la ligne Hollande-Guesch-Glucksmann a prévalu et ...s'est planté.Tous les médias de la propagande (comme le PS) sont tombés à bras raccourcis sur LFI à la suite de la rixe de Lyon. La vérité des faits a ensuite été minimisée car il ne correspondait absolument pas à la version assénée pendant des jours par ces merdias pour diaboliser LFI ! De l'antifascisme assimilé au lepenisme ce fut dur à entendre, mais on savait déjà combien la propagande permanente TV, radios, journaux essayait d'imprégner les cerveaux. Puis, ce fut au tour de l'antisémitisme pour des faits de prononciations moqueuses. Un peu léger comme « preuves » !!! Mais ça n'a pas fonctionné aussi facilement. Les gens ne sont pas tous des moutons, ne gobent pas toutes les inepties et fake-news quotidiennes. Le « parti des médias » et des sondages (mêmes propriétaires) ont perdu et se regardent en s'interrogeant. Les 56% qui vont encore voter, ont pu exprimer des tendances dans les grandes villes, car pour les innombrables communes de moins de 1000 habitants, le nouveau code électoral des listes figées (et souvent uniques) a surtout provoqué une grande abstention puisque voter dans ces conditions devenait inutile au sens que la règle édictait le résultat avant même le vote : désastreux pour la démocratie !
 
Au soir de premier tour, les commentateurs ont été pris de court : le RN faisait quelques bons scores dans quelques villes moyennes (Fréjus, Toulon, Perpignan, Hénin-Beaumont), LFI tout autant et même plus puisque en tête dans quelques villes et déjà un maire (« racisé »!) élu dans le fief de Saint-Denis. Si Les Ecologistes ont vite compris à Lyon et Strasbourg en concluant un panachage et soutien avec LFI, le PS joue le double-jeu habituel comme le RN : je dis une chose, je fais autrement , bref du « en même temps » macronien. Mais contrairement à la déclaration du secrétaire PS, Olivier Faure qui jouait sur les mots national et local, les accords PS-EELV-LFI ont bien été mis en œuvre , outre Lyon et Strasbourg, à Toulouse, Nantes, Brest, Avignon, Limoges,Chartres, Beauvais, Niort, Besançon, Clermont-Ferrand et bien d'autres. 
 
Les électrices-électeurs savent ce que le racisme, l'antifascisme veulent dire et surtout la jeunesse, les quartiers qui se mobiliseront peut-être plus massivement au deuxième tour dimanche prochain. Bien sûr, on ne parlera que de Marseille et Paris où le PS veut encore faire vitrine et manager seul. Quand on pense que c'est une unité « printemps marseillais » qui a fait élire Michèle Rubirola et viré Gaudin, on se pose des questions sur Payan, l'apparatchik. Il va accuser ensuite LFI d'avoir par son maintien permis....bla bla bla..etc... Quand à Paris, c'est la symbolique bataille PS-Dati ! Ce pays a besoin d'un nouveau souffle, d'un autre système économique et social, une constitution adaptée, des changements radicaux et pas la répétition perpétuelle de ce qu'on connaît même si les visages changent....La jeunesse l'a bien compris, avec des parcours divergents, en dénonçant racisme, exclusion, en se mobilisant contre ce qui détruit la planète, les combats écologiques et aussi la récupération des « communs » et...de la liberté. 
 
L'avenir n'est pas écrit et ne se déclinera pas comme les médias de la propagande nous le dessinent (très mal) chaque jour....Basta !