jeudi 12 janvier 2023

Quelques réflexions (personnelles) d'un retraité...

Les retraités seraient donc une CHARGE pour l'Etat avec un budget déficitaire qu'il faudrait équilibrer en changeant le nombre d'années où on pourrait en bénéficier (âge légal du départ à la retraite) et en abaissant le montant de la pension en allongeant les années de cotisation (de trimestres salariés). 

Les retraités ne rapportent plus rien à l'Etat.

C'est ce qu'on entend, c'est peut-être même rentré dans la tête de la plupart des gens.

Oui, mais voilà.

La richesse d'un pays est crée par le travail des gens. Ces gens cotisent toute leur vie de salarié-e pour leur retraite (future), pour la prise en charge de leur santé, pour les services publics (école, transport, justice, ….). Le système mutualisé français est ainsi fait que une génération paye la retraite de celle d'avant, que la participation de chacun selon ses revenus permette une égalité de traitement. C'est Ambroise Croizat, ministre des travailleurs , qui le met en place au lendemain de la fin de le deuxième guerre mondiale en application du programme du Conseil National de la Résistance. Ce droit et pension de la retraite est une juste reconnaissance de ce que chacun-e a apporté au pays pendant de longues années avec la perspective d'un autre moment de vie à un certain âge.

Il n'y a pas à remettre en cause ce droit dans un pays riche et encore moins l'amoindrir pour équilibrer des dépenses autres.


Les cotisations sociales étaient retenues sur le salaire des salariés plus une part patronale. Lorsque l'industrie, les entreprises se sont robotisées, informatisées, la masse des salariés a diminué et l'éventuel manque à gagner n'a pas été répercuté par l'imposition d'une part des bénéfices de l'entreprise dont la part patronale sur les salariés avait diminué (puisque robotisée-informatisée).

Aucun gouvernement jusque là n'a revu ce dispositif. On continue sans pointer le doigt sur ce qu'il faut changer : le reéquilibrage des cotisations patronales basées sur les bénéfices plutôt que sur le nombre de salariés employés. Mais aujourd'hui, on ne touche pas aux entreprises, ni aux actionnaires : ça c'est un choix politique, idéologique.


Les retraités ne sont pas une charge pour l'Etat et un frein économique. Nous continuons à payer les cotisations sociales, selon le montant de la pension, on continue à payer des impôts pour certains, on achète des biens de consommation, on fait travailler des artisans, on vit, on sort, on paye les TVA, nos dépenses rentrent dans le système économique du pays. Nos actions bénévoles aussi participent à la vie et au bien-être du pays. La partage de nos savoirs-faire sont une richesse à ne pas perdre. Nos expériences aident à l'éveil des consciences et au devoir de mémoire.


Le système mutualisé des retraites et les retraités montrés du doigt et causes d'un déficit budgétaire, un danger pour le pays, tout cela est juste un leurre pour tourner la tête. Car on voit bien se profiler dans ce système mondialisé et financier, que l'objectif est de privatiser les services publics, de favoriser les « mutuelles »-assurances privées, les fonds de pension, privatiser-rentabiliser les services de soins-hopitaux, de ….


Alors oui, ne nous laissons pas aller à ces arguments fallacieux, « diviser pour régner » on connaît, mais ça ne prend plus. Jeunes, actifs, vieux, ne laissons pas ce système mortifère tuer ce qui doit nous unir : pouvoir vivre dignement jusqu'à la fin de vie.

 


 

lundi 2 janvier 2023

RETRAITES et ECONOMIE

 


Faire travailler plus longtemps pour payer les dettes, mais surtout ne pas taxer les super profits ou les échanges boursiers pour payer les dettes : voilà en gros le projet du roi Macron pour protéger sa caste et fixer les problèmes quotidiens sur un seul sujet.

 

UN PEU D'HISTOIRE...

Jusqu'au XIXè siècle, il n' y avait pas de vieux pauvres puisque l'espérance de vie s'arrêtait bien avant d'être ...vieux ! La Révolution Industrielle n'a pas non plus arrangé les choses puisque avec l'âge, les ouvriers ne pouvaient plus suivre les cadences du travail : dans le prolétariat, on ne faisait pas de vieux os.

Et pourtant, cet état de fait fut changé en une génération ...par des décisions politiques !

En 1910 apparaissent les premiers prélèvements décidés par le ministre socialiste René Viviani, les « retraites ouvrières » : 1% sur les maigres salaires. Mais ce ne sera qu'en 1944, que le PCF a son apogée participe au gouvernement et le ministre des Travailleurs, Ambroise Croizat met en place une retraite qui doit être « une nouvelle étape de la vie ». En 1946, cinq millions de personnes bénéficient de ce nouveau régime grâce au Conseil National de la ...Résistance. Les premiers versements sont très bas (10 à 20% des salaires), mais dès 1956, le « minimum vieillesse » est mis en place. Le gouvernement de Pierre Mauroy (PS) instaure en 1982 l'abaissement à 60 ans de l'âge de la retraite. Et on pouvait penser que l'étape suivante serait 55 ans.

Mais ce que la politique a fait, elle peut le défaire tout autant...

 



LA CASSE VERS LA PRIVATISATION

Thatcher, Reagan, Friedman, relayés par Montand, Madelin, Tapie en France commencent à parler de « retraite à la carte » et remettent en cause la retraite par répartition (mutualisée) en faisant la promotion de la « retraite par capitalisation » (les assurances, mutuelles complémentaires privées, fonds de pension se frottent les mains). Balladur continue sur cette lignée avec son Plan Epargne Retraite, en 1993, et il fait passer la retraite des salariés du privé de 37 ans et demi à 40 avec le montant calculé sur les 25 meilleurs années (et non plus 10) ainsi que sur l'évolution des prix et non plus sur les salaires. 

La conséquence est la diminution des retraites de 36 % à combler par les retraites complémentaires des banques et des mutuelles-assureurs privés. Suivront le plan Juppé (1995), la réforme Fillon (2003), les régimes spéciaux en 2008 et le recul de l'âge de la retraite par Sarkozy en 2010. Dès 1997, Dominique Strauss-Kahn préparait déjà les « fonds de pension à la française ». Et c'est François Hollande avec sa ministre Marisol Touraine qui instaure l'augmentation de la durée des cotisations pour toucher la retraite pleine (en 2035, il faudrait ainsi 43 ans de cotisations). En 2017, Fillon parle de « système à point » ce qui permet au gouvernement de fixer le montant du point et donc de diminuer le niveau des pensions...C'était aussi l'idée de Macron 1 (avortée par les manifs), mais Macron 2 revient à la charge pour repousser l'âge du départ à la retraite à 65 ans.


JUSTIFICATION EUROPEENNE

Qu'est-ce qui justifie cela ?

D'après le président, c'est à cause des déficits  (pour couvrir les chèques-cadeaux/aumône ponctuelle d'Etat ???), puis on change de vocabulaire et la nouvelle justification dit que c'est « pour financer la transition énergétique et climatique ». 

Les services publics sont oubliés : ce ne sera pas pour l'hôpital, l'école, les transports, l'isolation thermique des bâtiments, ….non. 

La retraite à 64-65 ans et moins indemnisée, c'est pour permettre « la réduction pérenne des prélèvements obligatoires afin de renforcer la compétitivité des entreprises » et financer cette baisse des impôts de production par la « maîtrise des dépenses publiques qui repose sur des réformes structurelles, LA REFORME DES RETRAITES NOTAMMENT ». 5lettre de Macron à la Commission Européenne).

 Voilà à quoi doit servir cette réforme des retraites. Vous avez compris que cela n'a rien à voir avec la réduction des déficits (calculée à 0,4% du PIB pour les retraites et temporairement).

 

 


Un autre chiffre pour comprendre, pour compléter : en 1983, on travaillait en moyenne une semaine par an ...pour les actionnaires ; aujourd'hui c'est quatre semaines !

En 1930, l'économiste Keynes estimait que les besoins économiques dans les pays développés pourraient être couverts avec 20 heures de travail par semaine ; Fourastié en 1965 parle de 30 heures par semaine pendant 35 ans. Depuis quarante ans, les machines, l'informatique, internet ont augmenté les gains de productivité et pourtant cela n'a pas libéré une sixième semaine de congés payés ? Les 35 heures/semaine de Jospin-Aubry n'ont guère duré longtemps. Avec Sarkozy-Fillon on est vite revenu aux 40 heures et même plus via les heures supplémentaires, les dimanches aussi...


Ambroise Croizat, le fondateur du système mutualisé des retraites, avait un idéal social.

« Comment apporter de nouvelles améliorations à la qualité réelle de la vie humaine ? » 

« Quelle société voulons-nous ? »

Produire moins, consommer moins, répartir mieux...

« Il serait temps pour l'humanité d'apprendre comment consacrer son énergie à des buts autres qu'économiques. »









Lecture conseillée/sources : 

 « Le temps d'apprendre à vivre » François Ruffin 

(édition les liens qui libèrent)

lundi 28 novembre 2022

POURQUOI CE SYSTEME SE PERPETUERA encore, ….un peu !

 

On peut faire tous des constats, énoncer des faits qui illustrent, avoir la conviction qu'il faut changer ce système mortifère qui n'interfère pas seulement sur nos vies personnelles, mais impacte la survie même de l'espèce humaine en détériorant ses besoins essentiels et l'équilibre naturel.


On sait tout autant que pour faire évoluer, changer, imposer d'autres voies, cela passe par le rapport de force avec ce qui est installé, ce qui impose, dirige. Cela passe aussi bien par toutes les initiatives locales (économie, liens, savoirs-faire) qu'au niveau d'un Etat et de ceux qui « gouvernent ».

Si les changements, les « transitions » sont en cours dans toutes les régions, les blocages viennent bien des « lois » nationales en principe débattues, enrichies, adaptées par les délégués-députés à l'Assemblée Nationale, au Sénat, qui composent le Parlement, instance décisionnelle. Mais quand l'Assemblée Nationale ne fonctionne plus par le recours permanent (le 6ème depuis septembre) au processus 49.3 à savoir décision par le seul Président et sa représentante, la première ministre, sans débat et sans vote des délégués-députés, alors il faut bien construire d'autres rapports de force.

 

 


Les jeunes activistes, qui ont intégré l'urgence et leur avenir, n'hésitent plus à passer par des voies d'actions plus radicales qui s'attaquent au matériel, aux outils de la destruction, aux symboles de la main-mise « des amis du pouvoir dominant » sur tous les secteurs de nos vies.

Comme tous les phénomènes de changements radicaux, ces actions locales, ciblées doivent pouvoir être épaulées par un groupe représentatif dans les instances (encore) démocratiques, relais indispensable ou alors c'est le chaos (et pour certains, on a des souvenirs de Mai 68 ***et des Gilets Jaunes plus récemment).

Qui dit rapport de force sait aussi que la dissémination, la multiplicité, le carriérisme politique, les fonctionnements égotiques des partis sont les ennemis de la mise en œuvre même d'un rapport de force. Et c'est ainsi que des pouvoirs en place sont reconduits et deviennent des totalitarismes qui se cachent sous des images démocratiques.

On en est là et on en était déjà là de façon compulsive depuis de longues années et avec des présidents différents. Sauf que quand ça fonctionne (au profit d'une caste précise), cela s'accentue et se durcit également par touches successives et une passivité crée par la précarisation, la peur du lendemain.

Quand on fait partie des gens qui ont (encore) des valeurs HUMAINES, le sens du partage, de la justice sociale, du collectif, du service public non-marchand, de ….alors on ne peut qu'être abattu par ce qui se passe et se répète inexorablement au niveau des partis, censés vouloir représenter nos « sensibilités », nos valeurs, les mettre en œuvre par des décisions fortes, une fois ses représentants élus.

 

                                             Macron drague de tous les côtés (le cynisme obscène sans limites)


Les derniers « échos » et constats de cette année 2022 ne sont aucunement encourageants et mobilisants.

Je ne veux pas et ne vais pas développer ce qui se passe dans les camps traditionalistes, racistes. Comme tous les conservateurs, ils privilégient les intérêts industriels aux enjeux écologiques et sociaux. C'est comme ça depuis ...toujours (déjà sous Reagan en 1984 et Thatcher).Tout le monde a pu voir les glissements successifs vers plus de fermeture, de rejet, de repli sur soi, de réduction des libertés, de répressions violentes et de désintérêt par une abstention massive qu'on ne déplore que un jour ou deux après les élections.

Alors, parlons de la « gauche », ce courant qui se veut porteur de ces valeurs humanistes (qui comprennent les valeurs et combats écologistes ).



Une gauche unie, avec un programme radical de transformation construit sur des bases communes.

C'est probablement le souhait de pas mal de personnes qui croient encore à des changements mis en place sans violences et qui considèrent TOUS les habitants d'un pays, et d'une seule planète.


Malheureusement, cette année 2022 nous a fait espérer un moment et puis, ... (je déteste cette expression, mais elle est négativement parlante et clos tout débat) « le naturel est revenu au galop » !

Un léger retour en arrière sur les faits pour bien comprendre puisque le devoir de mémoire est indispensable pour avancer ….sans reproduire les mêmes erreurs, devrait-on dire.

Sans parler de l'élan collectif dans le contexte des années 80 avec l'élection de Mitterrand (mais aussi son revirement après seulement deux ans de présidence!), restons-en à cette année 2022.

Après cinq ans de poudre aux yeux du roi Macron aux pouvoirs absolus-avec une Assemblée Nationale à sa botte- on pouvait espérer à des frottements de yeux et une autre dynamique pour un changement radical.

Début d'année de tractations entre partis et au final, malgré le souvenir (!) de 2017, chacun part de son côté (pour mesurer son poids électoral et imposer un calcul équilibré de répartition des postes et/ou des candidats-députés-élligibles). Mais la mémoire semble défaillante, les égos étant plus forts, profondément personnels dans un projet carriériste où le collectif n'a plus sa place sauf dans le verbiage pour cacher...

Les intentions de vote donnaient des perspectives abyssales pour certains, mais cela n'entamait en rien leur acharnement à pôle négatif. Hidalgo (PS) était loin de 5%, tout comme Roussel (PC) et l'EELV de Jadot était presque au même niveau. Il n'y avait guère que LFI et son représentant Mélenchon qui passait la barre des 20% (comme en 2017). L'extrême-gauche, NPA (Poutou) et LO (Artaud) frôlaient les 1%.

Il ne faut pas oublier non plus que, dans nos textes législatifs, les partis qui se présentent aux élections ne bénéficient pas du financement public de la campagne s'ils n'atteignent pas 5%.

« L'intelligence » des partis aurait donc du obligatoirement prendre ces éléments en compte et se rassembler pour un représentant unique de la « gauche » progressive. Cela ne se fit pas avec les résultats connus le soir du 10 avril, un coup de pied au cul définitif puisque le scénario de 2017 se rejoua dans la plus grande morosité, une déception brutale quasi définitive pour certains d'entre-nous.

PS Hidalgo 1,75%      PCF Roussel 2,28%       EELV Jadot 4,63%     et      LFI Mélenchon 21,95%

(RN La Pen 23,15%       LREM Macron 27,85%        LR Pécresse 4,78% )

Pas besoin de grandes analyses pour occulter que la multiplicité a mortifié tout changement possible légalement par les élections. L'évidence était grosse...

Financièrement aussi, PS, PC et EELV étaient au plus bas, dans la quasi obligation de se mettre en « liquidation », de vendre leur acquis immobiliers pour rembourser leurs emprunts de campagne.

Et Macron fut reélu.

 

 

Restait l'ultime étape de consolidation comme au premier mandat (2017-2022), obtenir la majorité de députés à l'Assemblée Nationale donc à l'élection législative.

La France Insoumise (LFI), mouvement collectif a su intelligemment proposer aux autres partis de se rassembler et proposer des candidats de tous ces partis. Pourtant ces partis, (PS-PC-EELV), quasi morts, avec leur maintien ont empêché le changement, l'élection de celui qui avait le plus de chance et portait leurs valeurs. Là aussi, il faut parler encore financement public des partis. Un député élu, cela fait quelques euros par voix obtenue et donc un apport financier non négligeable payé annuellement par l'Etat au parti pendant toute la législature. D'autre part, un parti qui a plus de 12-15 députés bénéficie d'un financement du groupe et d'autres avantages matériels pendant toute la durée de leur mandat. C'est donc une proposition tout à fait inespérée, généreuse, faite aux partis moribonds. Enfin, unis sous la bannière NUPES (nouvelle union populaire écologiste et sociale), les résultats étaient encourageants.


LFI  75 députés        PS 31       EELV 23       PC 22

(ENSEMBLE : Renaissance-Macron  172      Démocrates-Bayrou  48        Horizons-Philippe  30)

(RN-La Pen  89         LR  62)


Le Président Macron n'avait plus la majorité requise de 289 députés à l'Assemblée Nationale, mais il règne pareillement en maître absolu, avec la procédure du 49.3, (utilisé systématiquement déjà 6 fois depuis septembre), dispositif qui permet d'adopter des textes de loi (et les budgets) sans débat, sans vote, avec ainsi un système démocratique constitutionnel qui ne fonctionne plus.

 



Mais cela n'empêche pas du tout certains partis de gauche de revenir à leurs dérives obsessionnelles : exister et surtout faire vivre leurs délégués élus à tous les niveaux et garder une perspective pour ...la prochaine fois. Ils ont beau parler d'urgence, d'essentiel, de rester unis, mais dans leur fonctionnement on ne voit rien de tout cela.

Cambédalis, ex-secrétaire du PS, veut faire tomber l'actuel secrétaire national, Olivier Faure, « il ne faut pas laisser mélenchoniser la gauche », Jadot (par l'intermédiaire du Congrès de décembre de EELV) aimerait bien propulser Marie Tondelier et surtout pas Sandrine Rousseau. Roussel se la joue solo et reste adepte du nucléaire et emplois avant tout, peu importe l'impact écologiques des entreprises. Ces « macron compatibles » ne sont pas des activistes du changement. Entendre « on va recréer « la fondation d'un grand mouvement de l'écologie politique » en l'appelant Les Ecologistes, on croit du Waechter dans le texte. Il faudrait aussi se culpabiliser et fermer sa...bouche quand on lit une déclaration du type : «  dire du mal d'un écologiste, c'est dire du mal de l'écologie ». Là, on reste sans voix. Et surtout quand s'y ajoute qu'il faut un « réarmement doctrinal », ça frise l'extase !!! Il faudrait oublier Baupin, De Rugy, Hulot Pompili, Cohn-Bendit...Un parti sans mémoire n'a pas d'histoire. J'ai mal à mon ex-parti Les Verts, oublié dans les limbes des ambitions ...sans lendemains.



Ce qui s'est passé avant le 10 avril 2022 avec les résultats que l'on sait m'a dégoûté à tout jamais de cette politique là, de ces jeux de partis qui sont hors sol, n'ont plus de contact avec la vie quotidienne des « gens ».

Les seules alternatives et changements viendront des initiatives locales, de lien social et de la transmission des savoirs-faire. C'est sur les territoires que nous verrons concrètement si l'impact de la transition se démultiplie.


L'avenir n'est pas écrit,

mais l'espoir s'est éloigné du changement par la politique (des partis).

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*** POUR MEMOIRE :

 

                                       Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et Che Guevara en 1960 (à Cuba)

Le 9 octobre 1967 est exécuté-assassiné Che Guevara. Ce révolutionnaire sud-américain était le symbole de l'opposition à l'impérialisme capitaliste américain. C'était aussi l'époque des manifestations contre la guerre du Vietnam. La théorie du Che était la suivante : «  allumer simultanément plusieurs foyers de rébellion rurale pour créer par l'insurrection, les conditions politiques d'une révolution ».


En 1968, en France, voilà ce qu'on entendait : « on en a marre de la chape de plomb morale qui pèse sur nous, on n'est plus au XIXè siècle ! On veut une nouvelle société qui nous laisse penser par nous-mêmes, aimer qui on veut et faire l'amour librement.... »

La grève générale paralysa le pays, avec moyens de transport bloqués et pénurie de carburant. Les ouvriers réclamaient une augmentation des salaires (ils obtiendront 25% d'augmentation du smic), des conditions de travail décentes et la fin de la tyrannie des petits chefs.


Dans les années 70, Haight-Asbury (quartier hippie de San Francisco-USA) a été le laboratoire du futur. « Nous avons fait bouger le monde. Toutes les idées que nous défendions sont encore d'actualité aujourd'hui : l'écologie, la non-violence, le féminisme, le droits LGBT, le végétarisme, le bio, les philosophies orientales, ...Nous avons tout testé, tout expérimenté, nous avons influencé l'informatique et la psychologie, nous sommes allés parfois trop loin, et parfois nous nous sommes perdus...mais nous avons planté des petites graines qui continuent à pousser. »


En novembre 1974, la ministre de la Santé, Simone Veil a fait voter la loi qui légalise l'avortement après 25 heures de débats houleux.


En 1983, un Big-Mac a remplacé le Golf-Drouot. « Comment pouvait-on servir une saloperie pareille aux jeunes ? On allait en faire des obèses, et le cholestérol, et les pauvres vaches, et l'élevage intensif et bla bla bla... » ***


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*** Les phrases en italiques entre les ".........." sont extraites du roman de Tonie Behar "on n'empêche pas une étoîle de briller" qui se passe dans le contexte des années 1966 à nos jours.


lundi 14 novembre 2022

La compensation des dégâts climatiques, enjeu décisif de la COP27 ?

 Je n'ai jamais vraiment compris cet « échange » souvent accepté par des associations environnementales qu'on nomme « compensation ». Comment peut-on accepter, trouver juste/équitable, un échange de type par exemple, une surface bétonnée sur des terres cultivables contre un espace naturel protégé-préservé ? La surface bétonnée enlève des champs, des forêts (par exemple) alors que l'espace protégé n'apporte rien de plus (pas une nouvelle surface cultivable). Ce marché de dupes n'empêche pas la bétonisation, la destruction d'espaces et d'espèces naturels. 

 



 

A un autre niveau, on institutionnalise cette supercherie. Pour masquer l'inutilité évidente des différentes COP, il faut à chaque session communiquer une décision « forte » !!!

Cette fois-ci, ça se passe en Egypte, et on mettra en avant (peut-être) la décision de « compensations » (financières) au profit des pays qui subissent des dégâts liés au …. « réchauffement climatique ». Oui, il vaut mieux dire réchauffement climatique que pollution massive industrielle, il ne faut surtout pas incriminer des multinationales pointées comme responsables, car ça serait à elles alors de payer, mettre la main à la poche ! Ce n'est pas pour rien qu'elles ont envoyé six-cent lobbyistes à cette foire annuelle des solutionneurs de la pollution mondiale, de l'avenir de l'espèce humaine sur notre planète !

Et cette supercherie ne date pas d'aujourd'hui, puisque hier déjà IL a été décidé de faire un marché de la pollution où la tonne de CO2 est devenue une marchandise échangeable puisque mesurable (à voir d'ailleurs sur quels critères).

Ainsi des pays peuvent présenter un bilan quasiment neutre ou positif en externalisant. Je prends l'exemple d'un pays voisin, la Suisse.

La Suisse semble assez exemplaire. Ils ont des centrales hydrauliques qui produisent pas mal d'électricité. Ils ont un réseau de chemins de fer très dense et très utilisé. Pas mal. MAIS c'est un pays très riche financièrement qui importe aussi énormément de produits d'ailleurs. C'est un pays où les personnes voyagent beaucoup en se déplaçant par avions. Du coup, le bilan consommation est très négatif en terme d'émissions de CO2. Aussi pour « compenser » la Suisse va payer pour des réalisations écologiques neutres dans des pays africains ou d'Amérique du sud et inclure ce bilan positif ailleurs dans le leur (puisque ce sont les payeurs de ces bonnes conduites) et équilibrer ainsi la balance pour avoir un bilan d'impact très bas.

En gros, c'est du calcul. Tu as droit de polluer 10 et moi aussi. Comme tu n'en utilises que 3 je t'en achète 7 et ainsi je peux polluer 17 et dire que je n'ai pas dépassé mon seuil permis : on équilibre !!!

Tout ça pour dire que marchandiser-financiariser la tonne de CO2 ou la compensation pour dégâts, c'est quasi la même chose, ça ne change rien aux pollutions présentes (et à venir, en s'accentuant), ça n'oblige aucun pollueur à changer-le business doit continuer-, ça n'incite à aucune évolution pourtant urgente et...vitale.

Alors bannissons ce mot « compensation », combattons-le car ce n'est que pour nous endormir, pour faire durer, avant le chaos. Ne pas oublier que le réchauffement, la fonte des glaciers et donc la réduction de la durée de gel des banquises permettent de forer plus longtemps sur les plate-formes de pétrole de Norvège et ailleurs, que le passage par le détroit du nord permettra l'acheminement plus rapide vers les autres continents des tankers géants de marchandises et donc que cela rapportera encore plus d'argent à ceux qui produisent en grande partie ces dérèglements climatiques et dégâts immenses. 

Du cynisme obscène...

jeudi 27 octobre 2022

LE CYNISME ET LE DESORDRE

 Au coin du feu chez vous tous les mercredis soirs dans la « idiotbox » (TV), le roi de France déroule ses mensonges et fait son théâtre.

Il n'y a plus d'Assemblée Nationale puisque cette représentation démocratique est un leurre total inexistant puisque les lois présentées sont adoptées par le choix du 49.3 qui dit adoption des textes sans vote des députés, sans débat au sein du Parlement, sans discussions ou prise en compte d'une grande part de la population. Car nos députés normalement nous représentent dans la diversité de la population française (et encore, on est loin de l'élection à la proportionnelle), on leur délègue notre pouvoir par le vote pour une durée donnée.

A la dernière élection présidentielle d'avril 2022, les résultats en pourcentage (avec 30% d'abstentions) donnaient LREM-Macron à 27,85%, RN-Le Pen à 23,15% , LFI-Mélenchon à 21,95%, LR-Pécresse à 4,78% ***

 


 

Il est donc évident que le roi n'est élu que par un tiers des français-es. Et pourtant la Constitution, les institutions de 1958 (il y a plus d'un demi-siècle) lui donnent tous les pouvoirs et donc il peut tout imposer. On dit « république » mais de fait c'est une royauté de droit absolu, aujourd'hui même plus une royauté parlementaire car avec le 49.3, les députés ne servent plus à rien, ne sont plus considérés.

Lors des élections qui ont suivi la Présidentielle, les Législatives, le roi a perdu sa majorité, même en regroupant son parti Renaissance ( le nouveau nom de LREM) avec le Modem (les Démocrates de Bayrou) et Horizons (d'Edouard Philippe). Dans la législature précédente (2017-2022), il avait une majorité de députés (plus de 289) qui votaient « comme un seul homme » tous SES textes, car c'est lui qui avait distribué les postes et donc, il fallait bien le remercier pour ce statut de député bien rémunéré, facile, qu'on souhaite renouveler encore et encore.

Aujourd'hui, il lui faudrait une majorité qu'il n'a pas et donc pour sauver les apparences, il devait composer des alliances pas évidentes dans un premier temps.

Le 49.3 sur le budget a permis de voir où se situait un possible accord, par le vote de la censure ou non du gouvernement. Il est apparu que ce ne sera évidement pas avec la Nupes (alliance de LFI, PS, EELV, PC), ni avec le RN. Il reste donc LR (Les Républicains), parti qui se veut l'alternative de droite à Macron à la prochaine Présidentielle de 2027, mais qui a voté contre la motion de censure et donc de fait se met dans le moule du roi, son allié dorénavant. Durable, cela dépendra des cadeaux qu'il fera...

Il lui reste donc à salir ses opposants (Nupes et RN) pour les désigner comme des empêcheurs de gouverner alors qu'ils représentent pas loin de 60% des électeurs-électrices de ce pays. *

Et ils ne peuvent rien empêcher puisque avec le 49.3 il n'y a plus de démocratie, c'est le roi qui décide et fait entériner par une simple formalité d'annonce par sa première ministre.

Ils peuvent juste dénoncer ces passages en force, ces dénis de démocratie, ce glissement vers le totalitarisme, mais même cela est de trop pour son image égotique malgré la propagande quotidienne de ses amis qui détiennent chaînes TV et journaux.

 


 

Et croire que cela est anodin et du jeu de la politique politicienne des partis, c'est oublier (c'est justement le but) que les textes présentés sont ceux sur le budget du pays, la sécurité sociale, les droits à la retraite et qui concernent les impôts et les services publics, la santé et la privatisation des hopitaux, l'accès aux soins et le travail prolongé jusqu'à 64-65 ans avec les mutuelles complémentaires privées et les fonds de retraite Blackrock. Ceux qui l'ont compris veulent informer la majorité des gens, mais sans lieux d'expression et de discussion, il reste quoi, la soumission muette !

Alors quand le roi a sa tribune TV tous les mercredis soirs, on peut le voir faire croire que la faute ; c'est les autres, que le chaos vient des autres, que c'est pour le bien de TOUS qu'il agit ainsi et que les 60% représentés par les autres ne sont pas des citoyens-nes à part entière...Qui peut gober cela ?

Et puis, cerise sur le gâteau, il parle de cynisme et de désordre ce qui voudrait dire que lui est pur, sincère, droit et calme. Or tout dans les FAITS dit le contraire et son « en même temps » permanent est du genre : je vous distille et offre mes belles paroles, mon sourire, mais ce que je signe et met en place est à l'opposé de tout cela. Vous ne l'avez pas encore remarqué ? Pourtant les exemples ne manquent pas, on peut en dresser une première liste qui s'allonge quotidiennement.


Quant à son vocabulaire choisi pour la circonstance, tout est dans la nuance !!!!

  • « Je suis ouvert »à un report du départ à la retraite à 65 ans voire 64 avec plus de trimestres travaillés

  • « ce qui me met en colère c'est le cynisme et le désordre, main dans la main de la gauche avec le RN »

C'est sûr que revenir d'une visite au pape, de l'entrevue longue et la poignée de main à la nouvelle présidente du Conseil italien d'extrême-droite, c'est pas main dans la main...

 


 


Et si LR s'acoquine encore plus avec Renaissance, ce parti aura du mal à se présenter comme un opposant à la politique du roi...ce qu'il a fait lors des campagnes électorales...Mais les cadeaux, l'argent, la caste, l'oligarchie, les fastes de la cour, la table du président, …..

Et ces député-e-s de son alliance, muet-tes, complices qui émargent avec des indemnités mensuelles obscènes pour le « travail » qu'ils font ou ne font plus (sans compter tous les avantages en nature), ce sont qui ces représentant-e-s/délégué-es qui usurpent la mission donnée par NOS votes et se couchent la conscience tranquille ?

 




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*** Zemmour à 7,07% , EELV 4,63% PC à 2,28% PS à 1,75%

       Lasalle à 3,13% , LO 0,56, NPA 0,77

     

    * Comme E.Borne, l'éxécutrice du roi, utilise le 49.3 à répétition sur des textes très importants, les députés NUPES et RN ne sont pas allés siéger à la dernière séance pour bien montrer que cette présence est inutile dans la façon de faire actuelle, c'est symboliquement important de le montrer physiquement.

jeudi 20 octobre 2022

49.3 DEMOCRACY NOT FOUND

 "L'article 49.3 a été utilisé par le gouvernement mercredi 19 octobre pour faire passer la première partie du budget de l'État.

Une première qui devrait être suivie de beaucoup d'autres et sans doute dès ce jeudi 20 octobre pour le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. »

Ben oui, c'est fini, et là, c'est définitivement clair : il n'y a plus de démocratie en France (ou alors donnez-moi des exemples encore réels !).

On nous demande de voter un-e président-e de la ....République au suffrage universel. Il est élu avec 24% de voix et une abstention abyssale.

On nous demande de voter pour des député-e-s, nos représentant-e-s avec délégation au Parlement pour proposer et voter des lois.

Et quelques mois plus tard, on se retrouve avec un président-roi qui décide seul de tout (en enrichissant sa caste de sa cour et ses commanditaires) et un Parlement qui discute pour rien puisque au final, c'est le 49-3 et donc adoption des textes sans discussion/débat et sans vote

et cela se passera ainsi pendant les années encore à venir. 

 


 


On pourra minimiser, essayer de déplacer l'interprétation des faits, faire croire que des amendements ont été écoutés et gardés (utilisation de la friture pour carburant par exemple, pour vous montrer le niveau des mensonges et leurres), mais la réalité est là :

LE PARLEMENT NE SERT A RIEN, le président-roi est élu par UNE PERSONNE SUR QUATRE et a TOUS LES POUVOIRS (en utilisant le 49-3 pour expulser le Parlement).

Il faut bien appeler ce régime par ce qu'il est : un totalitarisme dictatorial !

Si vous lisez un peu encore, vous savez très bien les dérives, les silences, les complicités et ses résultats plausibles. Pourquoi encore aller voter pour JOUER à ce jeu pervers où on ne se retrouve plus, dans un monde qui se veut civilisé.

Bonne chance à nos enfants et petits-enfants qui aveuglés et sourds dans leurs jeux vidéos et la consommation de produits artificiels ne voient rien venir, se dessiner, se préciser...

 


 

En extrapolant un peu, on en arrivera à ce que ce roman de Claudine Touchemann raconte dans « l'ultime duel ». Pour celles et ceux qui se disent : « mais non, c'est pas possible », il faut bien mettre les choses en relation pour comprendre que tous ces « signes », ce qu'on voit se produire sous nos yeux, n'a rien d'anodin et impacte déjà fortement nos vies quotidiennes.

Après il y a aussi l'humain et ce qu'il en reste dans ce système qui broye, nous endort et nous fait croire que …demain sera meilleur !!!


Nous rentrons dans cet im-monde où tout passe par les écrans et les oreillettes reliées, ce monde où le numérique est présenté comme le nouvel eden paradisiaque, où les ordinateurs, l'intelligence artificielle, remplaceront pas mal de travaux (et de personnes), ce monde déshumanisé où la dégénérescence culturelle et sociale aboutissent à ne plus penser, ne plus avoir de pensées propres, de réflexion sensée.

Il faut cependant garder l'espoir que l'humain en nous ne disparaîtra pas entièrement et ce qui paraît obsolète ou marginal aujourd'hui, toutes ces initiatives et économies locales en circuit court sont peut-être le sauvetage de demain.


L'avenir n'est pas écrit...


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Vous ne trouverez probablement pas chez votre libraire et encore moins au supermarché ou tabac du coin ce « roman », alors n'hésitez pas à contacter l'auteure qui l'a édité à compte d'auteur.

Le titre est "L'ULTIME DUEL"-2022

Claudine TOUCHEMANN 23, rue de la Hoube 67280 URMATT

https://www.facebook.com/claudine.touchemann

http://claudinetouchemann.unblog.fr/...



samedi 15 octobre 2022

PFIZER, BIOnTECH, TOTALénergie, ESSO, …..no limits !

Combien de ces entreprises surfent sur les crises pour augmenter de façon stratosphérique leurs bénéfices. Leurs patrons se gavent, leurs actionnaires remplissent leurs comptes dans les paradis fiscaux, et les employés ….attendent le « ruissellement » !!!!

On a bien compris combien les entreprises pharmaceutiques se sont gavées quand le gouvernement a imposé les vaccins par vagues successives (on en est à la huitième!!!). La guerre en Ukraine enrichi la Russie de Poutine, mais aussi tous les producteurs de pétrole et gaz qui continuent leur business avec des bénéfices exponentiels pour Totalénergie, Esso et d'autres...L'Etat français aussi engrange des gros bénéfices au travers des taxes sur la vente de l'essence qui montent jusqu'à près de 80%. Bénéfices qui ne ruissellent pas vers l'ensemble des travailleurs, mais sont distribués dans les exit tax (160 milliards d'aides publiques aux entreprises sans contrepartie). Les bénéfices des entreprises comme Totalénergie sont montés à plus de 10 milliards € en 6 mois (+ 40% en 2019) et 2,6 milliards de plus pour les actionnaires. Le PDG de Total, Patrick Pouyané touche 500 000 € par mois (6 millions/an) et s'est augmenté de 52% en 2021.

Un employé de Station Total touche 1300€/net, un opérateur Total 2500€/net.

Les représentants des syndicats « majoritaires » (CFDT -les pourris opportunistes et CFE-CGC -cadres, 56% aux élections professionnelles) signent tous les accords patronaux pour bénéficier de la « bienveillance » de l'entreprise, mais ils sont rejetés par les employés-ouvriers qui continuent la grève jour après jour depuis des semaines. Ceux-ci, soutenus par la CGT et FO demandent 10% d'augmentation.

La direction propose 5% donc perte de salaire par rapport à l'inflation qui est à 6-7%.

 



Il faut rajouter à cela que les entreprises du nucléaire, les dockers, (peut-être du gaz) commencent à suivre les mouvements de grève et occupations de plus en plus massifs qui se dessinent à travers le pays, les enseignants peut-être aussi et bientôt d'autres corps de métier touchés par les conséquences de la dépendance aux énergies non-renouvelables et donc aux transformateurs-producteurs de ces énergies.


Cette hypothèse de crises énergétiques était largement déjà évoquée par les Verts il y a des dizaines d'années lorsqu'on parlait de pic du pétrole à savoir le moment où la demande serait plus forte que les ressources encore disponibles qui ne sont pas illimitées. Mais le capitalisme mondialisé et financiarisé ne connaît pas ces préoccupations puisque tout ce qui compte, c'est se faire de l'argent sans tenir compte des produits, des conséquences, d'une quelconque solidarité sur les « biens communs » qu'ils captent pour leurs seuls profits..


Bien sûr, cette oligarchie-caste (de l'im-monde), à qui appartient les médias tv et presse, distillent la peur (pénurie), diffusent des fausses nouvelles (ou élaborées sur des calculs pervers) et montent ainsi les personnes , les uns contre les autres en pointant les « problèmes » sur les grévistes qui « empêchent de travailler », « prennent les français en otage » et le gouvernement de faire croire qu'il négocie alors que toute sa politique est en faveur de cette caste d'hypocrites obscènes.


Alors, marche contre la vie chère et le réchauffement climatique (dimanche 16 octobre), appel à la grève massive (mardi 18 octobre) pour montrer une mobilisation citoyenne, des travailleurs qui produisent la richesse du pays, afin de faire céder la caste car si le travail des salariés-employés s'arrête, plus de richesses pour les riches. « Ils ont l'argent, on a le nombre ».

 


 

Mais , quand on a peur, on accepte tout, on baisse l'échine et on se tue pour survivre encore un peu.


PFIZER, TOTAL, ….no limits !

L'avenir n'est pas écrit....

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