jeudi 6 mai 2021

6 mai 2021 : « ACTUALITES » DU JOUR .... au-delà des titres, de l'info !

 Tous les matins, midis et soirs, on a les « gros titres de l'actualité » qui font les débats du jour :

  • jeune femme brûlée vive par son mari violent à Mérignac

  • Marine Le Pen, la parisienne des beaux quartiers, se présente aux élections ...départementales de Henin (Nord) par souci de « proximité » !

  • jeune policier tué à bout portant par un vendeur de résine de cannabis à Avignon

  • chiffres en diminution en centre de soins intensifs-réanimation Covid

  • dépendance absolue envers le Congo et la Chine pour les matières rares (cobalt, nickel, …)

Et c'est à chacun-e de nous de faire le tri, hiérarchiser ces « infos », en tirer des « conclusions » ou d'analyser de façon assez objective en mettant en parallèle d'autres faits dans le même régistre.

Quand on se pose des questions sur le traitement de la guerre contre le Covid, les divers vaccins, on est vite amalgamé à un-e « complotiste ». Quand on se pose des questions sur le traitement de la guerre contre le cannabis, on est vite amalgamé à un-e « drogué-e ».

C'est ainsi et cette pression du « regard de l'autre » engendre une auto-censure/un silence qui ne fait en rien avancer le débat (public) sur des faits de société qui pourtant concernent directement ou indirectement toute la société civile.

 

 

 

Ainsi, les policiers sont toujours en première ligne, exposés à la violence liée aux trafics des drogues. « C'est une guerre contre la drogue » martèle le ministre de l'intérieur, pour préserver la santé de nos concitoyen-ne-s. Cette déclaration est répétée à l'infini depuis les années ...70, du siècle dernier, sans évolution notoire dans notre pays, bien au contraire …

La prohibition de quelque chose (puisqu'il faut bien appeler les choses par leur vrai nom) est son interdiction totale ou son caractère illégal.

Quand on parle de prohibition, on pense de suite à l'alcool (produits alcoolisés) et aux Etats-Unis de 1920 à 1933. Mais ce fut aussi le cas en Russie (1914-1925), en Finlande (1919-1932) par exemple. La Nouvelle-Zélande, elle, a rejeté la prohibition, par référendum, dès ...1911 !

La prohibition était défendue et soutenue par un désir d'élever le niveau de moralité et pour améliorer la vie des plus pauvres (alcoolisme et violences conjugales).

La conséquence fut le développement de tout un trafic lié à ces produits-substances illicites tenu par des organisations-réseaux mafieux (ce qui est interdit génère des gains importants).

Dans la Convention sur les substances psychotropes de 1971, le Tétrahydrocannabinol (THC) est ajouté à la liste des produits stupéfiants.

La Convention contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988 autorise l'administration à usage médical. Elle prévoit de ne pas punir la consommation, mais de réprimer le fait de se procurer, de détenir et les actes préparatoires (même pour l'usage personnel).

Concernant les semences, l'Union Européenne possède sa propre réglementation :

  • Les semences destinées à l'ensemencement de variétés de chanvre cultivé doivent justifier d'un taux de THC inférieur à 0,2 %, ce qui est fixé par l'article 32.6 bis du règlement (CE) no 1307/2013.

  • Les graines de chanvre (chenevis) destinées à un usage autre que l'ensemencement ne peuvent être importées que via des importateurs agréés par l'État membre, ce qui permet de contrôler qu'elles ne sont effectivement pas destinées à l'ensemencement.

 

Les opposants à la prohibition développent plusieurs arguments :

  • limitation des libertés individuelles

  • inefficacité de la loi

  • manque à gagner sur les taxes

La fin de la prohibition eut comme conséquence que les organisations criminelles perdirent une part importante de leurs revenus et durent se tourner vers d'autres secteurs : jeux de hasard, prostitution, racket de protection, drogues « dures » (héroïne, cocaïne, …).

Quand on parle de « guerre contre la drogue » en France, c'est essentiellement de drogues « douces » dont on parle : résine de cannabis (haschich) et marijuana (« herbe »!).

Depuis les années 2000, le Canada et plusieurs autres pays ont commencé à distinguer l'usage médical du cannabis et la possession simple. C'est aussi le cas de seize États des États-Unis. La culture, la possession pour usage privé et la distribution sont généralement réglementées. En décembre 2013, l'Uruguay légalise la consommation récréative, la production et la vente de cannabis. En octobre 2018, le Canada a fait de même.

Selon l'ONU, le cannabis est la substance illégale la plus consommée à travers le monde.

Soixante-deux millions d'Européens (plus de 20 % de l'ensemble de la population adulte) ont déjà consommé du cannabis et vingt millions en ont consommé au cours de la dernière année. La consommation de cannabis, sous quelque forme que ce soit, s'est banalisée, devenant semblable à la consommation de cigarettes, voire d'alcool.

En France, le cannabis est la substance psychoactive la plus consommée après l'alcool, le tabac, la caféine et les médicaments psychotropes (anti-dépresseurs, somnifères, …). En 2012, 13,4 millions de Français de 15 à 64 ans l'ont déjà expérimenté et 1,2 million de français-ses se disent des utilisateurs réguliers. La France se place au quatrième rang dans l'Union Européenne derrière la République Tchèque, l'Espagne, l'Italie, en termes de consommation mensuelle.

Le simple usage encoure une peine maximale d'un an d’emprisonnement ou d'une amende pouvant aller jusqu'à 3 750 euros (Art. L.3421-1 du Code de la Santé Publique) ).

Quant à la production, même pour usage personnel, celle-ci est passible d'une peine maximale de vingt ans de réclusion criminelle ou d'une amende pouvant aller jusqu'à 7 500 000 euros (Art 222-35 du Code pénal).

Toute la législation française sur le cannabis est contenu dans la loi du 31 décembre ...1970.

Depuis novembre 2018, une petite adaptation précise que la détention d'une petite quantité donne lieu à une amende de 200 € (ou 150€ si paiement sous quinze jours).

 







La consommation est tolérée et/ou dépénalisée en :

Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, République Tchèque, Royaume Uni, Suisse, Argentine, Australie, Jamaïque, Maroc (uniquement région du Rif-Ketama), Mexique, Pérou, ….

La culture personnelle réglementée est tolérée en :

Allemagne, Autriche, Espagne, Pays-Bas, République Tchèque, Suisse, …


La prohibition est  directement responsable de réseaux, de trafics très organisés, qui brassent des sommes considérables et gangrènent de nombreux quartiers. 20 % de l’activité policière concerne le trafic de cannabis.

Abolir la prohibition (sur le cannabis) inverserait ce phénomène : l'argent des taxes reviendrait à l'Etat, l'activité de la police pourrait se recentrer sur ses missions principales, régaliennes.

Reste l'argumentaire sur la santé de nos concitoyen-ne-s. Or, les études sur le produit montre qu'il a des qualités en terme de santé et pour la plupart encore inconnues. Il n'y a pas de morts du cannabis (overdose ou autres), pas d'addiction physique (comme pour le tabac ou psychotropes), pas de dangerosité supérieure à l'alcool par exemple.

Production, vente et consommation peuvent se réguler selon une loi évolutive adaptée aux situations réelles et à la poursuite de la recherche médicale spécifique, comme c'est le cas déjà dans pas mal de pays à travers le monde et en Europe.

Et si on parle en termes de santé, on peut aussi alors s'interroger sur tous les traitements chimiques que subissent nos aliments que nous ingérons quotidiennement et provoquent diabète, obésité, problémes cardio-vasculaires et autres....sans compter toutes les pollutions de notre environnement quotidien.


A chaque nouvelle élection présidentielle, le sujet de la prohibition du cannabis revient dans l'actualité, sans évolution notoire APRES les élections. Pourtant, le « pragmatisme » est invoqué par nos dirigeants à perte de propagande verbale.

La mort de ce policier montre bien l'inocuité de la méthode employée pour cette « guerre contre la drogue ». Combien de morts faudra-t-il encore avant qu'on attaque la racine du « problème » à savoir la fin de la prohibition, sa régulation, sa réglementation, comme pour l'alcool par exemple ?

La question est récurrente, les réponses inaudibles ...à part la répression depuis 50 ans !!!!

On énonce les faits sans agir sur les causes, et on noye le débat de fond en parlant de SECURITE (thème récurrent à chaque élection en surfant sur la peur et le « fonds de commerce » du parti d'extrême-droite).



dimanche 11 avril 2021

QUELQUES REFLEXIONS...en ce début de printemps 2021

Loi "climat et résilience"  
 
N'en attendons rien, ce n'est qu'une stratégie de camouflage, en utilisant le subterfuge de l'article 45 de la Constitution pour considérer comme hors sujet 90% des propositions de la Convention Citoyenne sur le Climat. 
Et puis ce mot "résilience" qui est aujourd'hui utilisé comme la capacité de survivre à un choc traumatique....c'est à dire en gros "vivre avec" ! Il n'y a donc pas de "transition" (vers autre chose) qui est une pure illusion face à l'accélération de la décomposition du monde. La résilience est un retour en arrière avec la capacité de reprendre, de rebondir. Dans la tête du roi Macron et ses sbires, ça veut dire que l'économie et la production industrielle peuvent reprendre et croître à nouveau de façon "infinie" !
On est loin de ses déclarations d'il y a un an," le monde ne sera plus comme avant", "la santé doit prévaloir sur l'économie", etc...
Aujourd'hui, il y a des droits de polluer. La tonne de CO2 a un prix et se négocie dans des échanges pour fausser les bilans CO2 des entreprises. On en arrive même à ce raisonnement sur les biens communs comme l'eau qui est de dire que comme c'est un capital naturel et vital, il faut établir une protection et donc... instaurer un droit de propriété !!!! Quand on comprend cela, on voit qu'il n'y a plus de limites à la voracité de ces cyniques obscènes...
Le chaos est déjà là et la démocratie est à terre. Il ne faut pas être extralucide pour s'en rendre compte, chaque jour on a un nouvel exemple du manque ....d'exemplarité des donneurs de leçons. Un apéro avec quelques copains-copines est qualifié de "fête" clandestine et le traitement policier de la fête est aujourd'hui presque le même que celui des manifestations politiques. La fête est devenue de ce point de vue une sorte de manifestation politique. 7000 rassemblements interdits depuis mi-décembre, 500 000 procès-verbaux dressés, ....et "en même temps", on entend parler de repas clandestins (à 500 €) avec des dizaines de personnes dans les palais dorés. 
Après les homards du ministre François De Rugy, plus rien ne nous étonne !!!! 
Mais qu'on ne vienne pas nous faire la leçon !
 
 
 
dessin de VEESSE www.hebdi.com
le magazine lanceur d'alerte indépendant alsacien
 
 
 
OPPORTUNISME ET EGOS 
vont creuser la tombe de la gauche écologique et sociale. 
 
détail apéritif :
Que ce soit Xavier Bertrand ou Yannick Jadot, ils ne veulent pas se soumettre aux règles de leurs partis à savoir passer par le vote primaire interne pour être candidat officiel LR ou EELV. 
On ne peut pas défendre la démocratie et ne pas se l'appliquer à soi-même.
 
Ce n'est pas en "appelant" à un rassemblement de la gauche qu'on en devient le leader-candidat "naturel". Personne n'est dupe de l'opportunisme de la manoeuvre. Et puis, l'écologie est un mot générique repris par quasi tous les partis. 
Pour Delphine Bathot, (présidente de Génération Ecologie, ex-ministre) l'écologie n'est pas une composante de la gauche, même s'il faut rompre avec le mythe de la croissance. On dirait du Waechter dans le texte... 
Pour Macron, c'est "l'écologie pratique et de bon sens", une stratégie d'enfumage pour les apparences, la com' quoi ! 
Et puis, on entend "écologie punitive", opposante au développement et à la "modernité", etc...
 
On peut tergiverser, déblatérer, débattre, mais pendant ce temps, le business mortifère continue, tant qu'il y a des profits à en tirer. Et de toute façon, celles et ceux qui subissent les dérèglements climatiques, subissent la mal-bouffe, en souffrent, ce ne sont pas les actionnaires du big business et leurs lobbys influents auprès de ceux et celles qui les écoutent et/ou tendent la main pour augmenter leur pactole.

L'élection présidentielle met en avant UNE seule personne et non un programme, une équipe, et elle est perverse dans ce sens. Mais la volonté de chamboulement, l'énergie "révolutionnaire" ne doivent pas se leurrer en s'investissant du mauvais côté, celui de l'extrême-droite qu'il faut cesser de banaliser en reprenant discours et flatteries programmatiques pour en capter l'électorat. 
 
C'est maintenant ou jamais pour un changement de cap et de méthode et de politique.
Où est l'intelligence, le sens du "devoir", la capacité de penser collectif et non pas avenir personnel ?
 
 

 
                                                         dessin de VEESSE en 2004   (pour mon affiche électorale)
www.hebdi.com

 

 

 CASSER DU SUCRE SUR LE DOS DES ECOLOS 

C'est un "classique" avant chaque élection, histoire de salir (ou ridiculiser) et espérer ainsi récolter des voix pour son propre camp en laissant entendre que les écolos ne sont pas sérieux, sont des grands enfants qui n'ont pas le sens des réalités, que leurs propositions sont négatives, plombantes, qu'il faut arrêter d'écouter leurs délires...

Ok, c'est chaque fois la même chose, le même scénario, les mêmes arguments au ras des pâquerettes...Et pourtant, à chaque fois, on mesure que depuis la dernière fois, les choses ont empiré, que les mensonges et tergiversations d'endormissement de ceux qui dirigent nous entraînent dans une voie sans issue, que les signes et les faits sont de plus en plus visibles et catastrophiques. 

De quoi quand même relativiser tous ces rabaissements anti-écolos, car au final, on se rend bien compte qu'il faut changer la donne, choisir d'autres options, et donc écouter la persévérance des propositions écologiques...en observant le changement de comportement tout doucement de pas mal de monde et la réflexion qui s'immisce peu à peu dans les esprits. 

Alors cracher sur la fin du géant sapin de noël au centre-ville, du repas sans viande dans les cantines scolaires, de la dépense et la pollution de la caravane du Tour, de villes avec moins de voitures, de ne plus subventionner le loisir aérien, se moquer d'une aide financière à tous les jeunes et les transports publics gratuits, d'une égalité de traitement dans le régime local, de la fin de la bétonisation d'espaces agricoles, du développement de la production et consommation locales, de....

Oui, on peut cracher, mais c'est surtout pour ne pas se remettre en question sur ses propres pratiques et son empreinte, sur le monde qu'on laisse à nos enfants-petits-enfants, sur le manque de confiance envers la jeunesse et voter en maintenant en place ces frileux conservateurs égoïstes. 

Le temps fera son affaire, même si l'accélération des phénomènes climatiques et sociaux en réduisent la durée...Nous sommes en campagnes électorales (départementales-régionales mi-juin) et présidentielles-législatives début 2022. Alors, on comprend bien les intentions : retirer l'impact écolo des campagnes électorales. 

Et comme le côté obscur de l'humain et le pouvoir-argent sont omniprésents, c'est sûr que des "candidat-e-s uniques" et un vrai choix ne sont pas (encore) d'actualité...

Les institutions actuelles ne sont pas adaptées à une démocratie représentative. On a bien un roi de France élu avec moins de 25% de voix des électrices-électeurs....

Légal, mais sûrement pas légitime....

 


 
dessin de VEESSE       www.hebdi.com
le magazine lanceur d'alerte indépendant alsacien

lundi 5 avril 2021

REPLI SUR SOI ET INTERROGATIONS GLOBALES

 « Drôle » de période, époque pour le moins « spéciale ». Ce que nous subissons, la pandémie qui n'accuse aucune baisse de contamination et la privation de libertés qui s'y est associée, sont des faits que nous ne connaissons pas, n'avons jamais vécu de notre vivant et depuis très longtemps par ici. Evènements ponctuels ? On aimerait bien et on le sent bien quand on parle de « la vie d'avant ». Mais le temps fait son affaire et après plus d'un an, les questions qu'on se pose deviennent bien plus globales, car le doute s'installe et interroge la fragilité de l'espèce humaine et donc son avenir, si ce n'est plus dramatiquement sa survie.

La vie sociale, associative, culturelle s'est arrêtée, la vie démocratique est oubliée. La production industrielle, l'activité économique sont maintenues à flot artificiellement et financièrement pour encore un moment. Ce repli sur soi forcé nous coupe de notre deuxième côté humain, le besoin de sociabilité lié à notre fragilité, dépendance. Ne pas le reconnaître, c'est s'oublier et ne pas se poser les questions essentielles de notre existence même. Bien sûr, la consommation, le confort sont des murs occultants, mais insuffisants pour masquer les angoisses profondes.

 

 


 

Commencer à essayer d'énumérer toutes ces questions globales aboutirait de toute façon à une liste bien incomplète et hiérarchisée selon le ressenti et les priorités de chacun-e. Mais elles sont bien présentes en nous, ce n'est pas la peine de le nier, et les périodes de « confinement » permettent ou engendrent d'avoir disponibles ces temps de réflexion-interrogations.

Notre « civilisation » occidentale actuelle fonctionne sur un système qui montre ses limites et sa dangerosité, son inégalité flagrante et son cynisme obscène. Il pille tout autant les ressources naturelles de la planète qu'il accentue les catastrophes environnementales et détruit les équilibres. Tout le monde à son niveau en fait les constats.

Le fait aussi de se retrouver isolé-e ne contribue pas à construire de nouvelles pistes concrètes, même si des nouvelles « communautés de vie » locales prennent forme et s'autonomisent, de nouveaux réseaux d'échanges en dehors de circuits connus se font jour.

 


 

« Créer, c'est résister ; résister, c'est créer » disait Stéphane Hessel et le propos de ce résistant connu (de la deuxième Guerre Mondiale) est plus que jamais d'actualité.

Dans ce système, si les changements ne peuvent plus venir d'un pouvoir représentatif, alors il faut les construire à partir de soi, de communautés locales et autonomes, reliées en réseaux de partage et qui réinventent une nouvelle façon du vivre ensemble. Les associations, la créativité culturelle sont souvent les préfigurations de ce nouvel état d'esprit que relient des convictions humaines profondes ouvertes sur l'évidence d'une vie en harmonie avec les espèces végétales, animales, …


Si cette « drôle » de période, cette époque pour le moins « spéciale » est plombante, mortifère, angoissante, déstabilisatrice, elle peut être aussi un élan puissant pour transiter vers autre chose, d'autres rêves, d'autres espoirs... et ne pas les oublier quand l'étau se desserrera un peu !


L'avenir n'est pas écrit..

lundi 22 mars 2021

PETIT FLORILEGE de mes posts publiés sur FaceBook et Framasphère (en mars)

 22 mars 2021

ELECTIONS départementales et régionales...

Il faudra bien un jour aborder le sujet, non ? Je sais bien qu'il y a un état d'urgence sanitaire à rallonge permanente qui permet de décider tout seul de tout et qui fera peut-être que ces élections soient encore une fois reportées de juin à cet automne et servir d'introduction à la campagne présidentielle. 

Oui, il y aura bien quelques personnes qui vont dire que c'est un peu obscène de parler d'élections alors que la pandémie Covid tue quotidiennement. Mais il ne faudrait quand même pas occulter que c'est aussi la politique hospitalière de ces élu-e-s qui crée une situation tendue (manque de lits, de personnel rémunéré correctement, diminution de la recherche, gestion de rentabilité, ...). Alors, il faudra bien faire des choix pour ne pas revivre toutes ces improvisations, mensonges, restrictions des libertés, être traités comme des enfants, incohérences et contre-vérités, ....

Qui dit élections, dit égos et carriérismes...Et on ne peut qu'espérer que dans la situation dramatique actuelle, ceux-ci seront rejetés par la population et que la pression populaire demande à faire des listes uniques de propositions. C'est un voeux pieux, mais c'est aussi la seule solution acceptable pour nous inciter encore à aller voter. Sinon, ce sera une abstention démesurée et l'élection avec quelques voix et donc non légitime (comme le président actuel avec ses 25% de voix), même si elle est légale avec ces institutions d'un autre temps. 

Si on est pour la proportionnalité, la parité, une démocratie représentative, alors les têtes de listes (communes) devraient être réparties et calculées, de la même façon dans cet esprit sur l'ensemble du pays. Exemplarité pour changer.


19 mars 2021

POUR MIEUX COMPRENDRE les bénéfices du nouveau confinement

Je me réveille, je me prépare, je dépose les enfants à l'école/la crèche, je vais au travail "open space", je mange mon sandwich sur mon bureau ou assis sur les parpaings, je vais au supermarché bondé faire mes achats avant de rentrer, je prends le bus/train bondé aussi pour rentrer, je cherche les enfants chez la nounou, je sors rapidement le chien, je mange, regarde la TV, me couche...C'est quoi la différence ?

Par ici, les magasins peuvent rester ouverts une heure de plus puisque le couvre-feu est à présent à 19h. Donc une heure de bénéf en plus pour les magasins : compensation ! Juste changement à l'heure d'été !

Pendant ce temps, aux USA de Biden, 100 millions de personnes vaccinées en moins de 100 jours. En France, environ 6 millions pour une première dose...et des hics par dizaines, pas plus de lits dans les hopitaux, pas plus de personnels soignants...Les mots, les faits !


                                             dessin de VEESSE   www.hebdi.com   le magazine indépendant alsacien



18 mars 2021

ETAT D'URGENCE (sanitaire) PROLONGE encore et encore...

ça va "taper très dur en avril". Macron aime les paris (sur nos vies) mais ne gagne pas !

J'insiste et me répète : SI les hôpitaux avaient assez de lits, assez de personnel bien rémunéré et les traitements adaptés puisque la recherche n'aurait pas arrêté après l'épidémie Sras, ALORS on ne parlerait pas de tensions, de surcharge, de transferts, de seuils, d'épuisement, de ....Les malades seraient tous pris en charge et soignés. Le Covid deviendra bien une maladie contagieuse saisonnière, elle ne s'arrêtera pas ainsi par le timing du roi ! 
L'état d'urgence sanitaire lui permet de prendre toutes les décisions sans discussion parlementaire et donc régner sur nos vies, nos déplacements, nos loisirs, nos vacances, ...et les élections à venir sans meetings, sans débats, ....
CAR de qui se moque M. Macron ? Proposer une journée "HOMMAGE AUX SOIGNANTS" et une PRIME de 1000 € aux aides à domicile et autres, c'est carrément se moquer du monde en faisant croire à un élan d'empathie et de récompense ! Mais pas d'augmentation de SALAIRES, pas de MOYENS supplémentaires en lits et en PERSONNEL...Voilà, je crois que maintenant tout le monde a bien recentré le débat et la propagande qui va avec. 
Il aura beau instaurer un PASS SANITAIRE qui permettra de rentrer dans un cinéma, un théâtre, un restaurant, voir un bar (encore une restriction entre vaccinés ou pas ) et un QRcode européen pour prendre l'avion, voyager pour les vacances ( à la portée de tout le monde après un an et demi de disette !!!), rien n'y fera pour redorer ses mensonges, ses incohérences, ses volte-face, on sait maintenant et je crois que c'est évident pour tout le monde ou presque....Quand on est hors sol, au milieu d'une oligarchie déconnectée des GENS, alors le mépris et le cynisme n'ont pas de limites...Mais nous ne sommes pas-plus dupes....



16 mars 2021

ANNIVERSAIRE morbide !

Voilà, on entend sur tous les médias de propagande l'anniversaire du 15 mars 2020, un an de Covid ! Mais il y a comme des "oublis" là-dedans et pourtant c'était il y a à peine UN an...D'abord que la veille, tout le monde était appelé à aller VOTER (avec juste du gel et un stylo à nettoyer) et bien sûr sans masques puisque selon le président il n'y en avait pas besoin. Et, comme par hasard, le lendemain du vote, hop : confinement général !!! Oui, pur hasard bien sûr puisque dans la nuit, tout a basculé !!!! Bien sûr que non : il FALLAIT tenir les élections et de toute façon, la France n'avait aucun stock de masques en prévision...

Croire aujourd'hui que la vie sera normale d'ici quelques semaines, c'est faire comme si le Président-roi n'avait pas de stratégie alors que tout est basé sur sa reélection actuellement. Il fait campagne de façon insidieuse comme hier il parle de la crise pandémie, de la France à venir et de ses décisions ALORS QUE c'était derrière la tribune du Sommet franco-espagnol donc le sujet n'était pas celui-là !!! Toutes les occasions sont bonnes, comme le leurre du Grand Débat National, celui du Ségur de la Santé, celui de la Conférence Citoyenne du Climat, du Monsieur Vaccin et aujourd'hui, que va-t-on dire à celles et ceux qui attendent la deuxième injection du AstraZeneca, suspendue ? 

Et si on se met dans la tête un autre préalable comment verrions-nous les choses ? Exemple : admettons que nos hopitaux aient été équipés bien suffisament en lits, en matériel, en personnel depuis quelques années, donc une capacité matérielle et humaine très suffisantes. Et bien on se serait retrouvé face à une maladie où les hopitaux accueillent et trouvent des traitements et soignent . Mais on ne parlerait pas quotidiennement de l'engorgement, de la capacité d'accueil critique avec un déplacement d'une dizaine de malades par hélicoptère, train, etc... vers d'autres hopitaux pour diminuer la tension sur les .....1000 hospitalisés !!! ça change la façon de voir et les responsabilités de l'Etat sont ainsi claires quand à la politique hospitalière mise en place à savoir fermer des lits, faire une gestion des hôpitaux "rentables" avec des directeurs financiers et non plus des médecins pour diriger. 

Alors, la manipulation des esprits, la propagande, les mensonges à répétition, les incohérences des décisions, tout cela ne pourra plus être occulté, caché, car avec l'exaspération, la peur va changer de camp et on saura sanctionner pas avec 135 € d'amende, mais avec un bulletin de vote puisque on sent bien que la préoccupation de celles et ceux qui nous imposent leur façon de voir est surtout leur maintien à leurs postes bien rémunérés que ce soit la plupart des députés que ....quasi toutes-tous quoi !

Anniversaire morbide...




15 mars 2021

PRESIDENTIELLE en vue !

Oui, il ne faut pas oublier que, au milieu des news répétitives sur le Covid et ses morts sur toutes les chaines et midi et soir aux journaux télévisés, il y a aussi non-exprimées les campagnes électorales, surtout la Présidentielle puisque Régionale et départementale sont un échauffement !!!! Et donc Macron fait des cadeaux en vue de sa reélection qu'il croit déjà gagnée grâce au duel espéré- lui contre Marine- comme la dernière fois avec le "front républicain" contre l'extrême-droite qui lui donnerait ses voix ! Mais dans son palais doré, sans aucune connaissance réelle des gens de son pays, oubliant les Gilets Jaunes, les manifs contre la réforme de la retraite, chomage, hopitaux, crises diverses, il se croit sûr de lui, suffisant comme d'habitude...Mais s'il regarde les dernières municipales, s'il regarde au-delà du Rhin chez son "amie Merkel", il observera que la CDU de son "amie" plonge et que ce sont Les Verts allemands qui l'emportent largement avec le PS (SPD) qui les suit. Alors à force de décliner le programme et de draguer sur les terres LR et FN/RN en espérant leurs voix, il va peut-être se retrouver éliminé dès le premier tour au profit de EELV-LFI-PS-PC si ceux-ci arrivent à un entendement intelligent comme dans les Hauts-de-France pour les Régionales. Bien sûr, il y a et il y aura toujours les égos du leadership, mais si Mme Christiane Taubira se proposait, elle pourrait faire consensus, peut-être ...

 




14 mars 2021

DEVOIR DE MEMOIRE - L'HISTOIRE en développement ....

Je sais bien que on ne raconte pas cette histoire-là en cours dans les collèges ou lycées. Un épiphénomène de 72 jours où les ouvriers se sont donnés un espoir en combattant les versaillais aidés par les prussiens. C'était il y a exactement ...150 ans, du 18 mars au 28 mai 1871. 

« Cela a représenté un espoir formidable, c'est à dire quelque chose qui a permis aux gens de sortir de leur misère, même si rapidement ils y sont retombés. Mais il y a eu cet espoir d'inventer un autre monde et d'en finir avec les patrons, avec les maladies liées à la misère, et toutes ces choses qui font que le peuple souffre...C'est ce moment d'espérance qui est enthousiasmant...C'est aussi une expérience de démocratie directe. C'est cela la véritable démocratie : rassembler les gens pour savoir ce qu'ils pensent et ce qu'ils souhaitent. Plutôt que de déléguer, car c'est ça qui ne va pas. »

C'est le dessinateur de bande dessinée, Tardi qui parle ainsi....quand il évoque l'époque décrite dans « le cri du peuple » sa dernière BD avec le romancier Jean Vautrin. Il parle de cette expérience qu'on appelle La Commune dont on fête les 150 ans cette année.

Moi, ça m'a fait penser au mouvement des Gilets Jaunes commencé le 17 novembre 2018 et ralentit par le premier confinement Covid-19 le 17 mars 2020. Des "gens" se sont rassemblés sur les ronds-points, ont discuté, ont exprimé leurs revendications, ont changé leur façon de voir les choses, ont senti une force collective, ont rencontré plein de personnes, ont crée un mouvement de protestation, de revendications qui s'est généralisé, s'est amplifié et a été réprimé quasi militairement par la police aux ordres du Président Macron faisant de nombreux éborgnés et mutilés... Moi j'y vois un lien fort, un autre moment d'histoire ...contemporaine qui aura peut-être des ramifications aux prochaines élections présidentielles. Si on passe à une 6ème République, s'il y a changement radical des institutions et notre façon de vivre, de consommer, de produire, de se déplacer...L'avenir n'est pas écrit, l'histoire est là pour la mémoire et l'exemple.



5 mars 2021

RESTRICTIONS : qu'est-ce qu'on peut encore interdire ?

On a quasi fait le tour de tout ce qu'on pouvait nous interdire. Mais il ne faut pas relâcher sur ce front car il y a les élections départementales et régionales qui se profilent début juin. Il reste encore quelques outils : le pass sanitaire ou le passeport vaccinal et l'interdiction des manifestations. On va donc entendre de plus en plus des commentaires sur le passeport vaccinal afin de faire rentrer dans les têtes qu'il sera indispensable pour relâcher un peu la pression des interdictions. Et pour les manifestations, elles deviendront donc illégales et réprimées pour cause de propagation du virus ! Pas de campagne électorale, pas de rassemblements politiques, donc on pense que ...rien ne va changer ainsi ! La campagne présidentielle a elle déjà commencé pour M. Macron, avec pas mal de mauvaises notes sur le manque d'actions contre les changements climatiques, et une stratégie à la 2017, arriver au deuxième tour avec Marine Le Pen. 

Mais ça ne fonctionnera plus, car pas mal de personnes ne voteront plus contre Le Pen (FN) en mettant un bulletin Macron dans l'urne. Il restera donc à voter au premier tour pour d'autres candidat-e-s pour empêcher ce duo d'être au deuxième tour ! Le temps passe vite, c'est donc demain...Parlons un peu élections, démocratie, république, ....car depuis un an et demi, entendre du matin au soir, nombre de morts, confinement, interdictions, couvre-feu, faillites, masques, vaccins, hopitaux congestionnés, ça commence à bien faire. Fini d'être considérés comme des enfants, finis d'être obligés d'accepter toutes les incohérences, ça commence à craquer de toutes parts...

 


 



dimanche 28 février 2021

VOUS L'ENTENDEZ ? CE GRAND SILENCE …

Oui, je sais, il faut pouvoir faire abstraction du brouhaha gouvernemental, de la cacophonie de répétitions des médias de propagande, du copier-coller de la com élyséenne dans les journaux, pour se rendre compte que nous sommes soumis, forcés, emmenés vers un silence assourdissant.

Je sais que c'est contradictoire, mais sérieusement, en dehors du Covid et des rixes des bandes de jeunes adolescents, qu'est-ce qu'on entend d'autre ? Tout est interdit : les rassemblements, les réunions, la vie associative, la vie sociale, les lieux de culture et de réflexion, les endroits de plaisirs gustatifs et dansants, sortir de chez soi après 18h, recevoir des ami-e-s, ...Et la décision vient d'une seule personne qui a droit de regard sur notre vie personnelle, voire notre survie au titre de la santé. C'est bien là qu'on peut mesurer la puissance de la 5ème République, de l'hyper présidence, qui, au nom de la santé a installé une dictature, qui se traduit aussi économiquement par un libéralisme autoritaire, cynique, obscène et dans un cercle restreint de bénéficiaires décomplexés, mais tout autant discrédités. S'ils le pouvaient, ils supprimeraient la démocratie, et si ça se trouve, ça trotte inconsciemment dans leurs têtes.

 


 

En un an, tout s'est accentué et nous sommes toutes-tous devenu-e-s des « assigné-e-s à résidence » avec l'autorisation d'aller travailler pour que le système puisse continuer, de s'arrêter en rentrant au supermarché pour prendre les produits industriels de nourrissage. Les enfants vivent dans une angoisse masquée qu'ils ne peuvent pas comprendre car on les soumet à des consignes sans leur expliquer le monde...

Et la chape s'alourdit chaque jour selon le timing établi de semaine en semaine dans une improvisation évidente et pour faire durer au maximum la main-mise sur l'état de la société. Mais il y a des limites à la patience, à ce qui est acceptable, supportable... Continuer à faire peur pour pouvoir tout faire passer, ça dure un temps. Mais quand l'incohérence des règles, des sanctions devient trop visible, le montage s'écroule, la parole se ridiculise, perd toute force de dissuasion et la résistance s'empare de l'avenir.

Ce n'est pas encore le cas par ici, mais on a pu en mesurer les prémisses chez nos voisins hollandais, italiens, allemands qui protestent dans les rues...Quand on sent une division de castes, des traitements privilégiés, des passe-droits, des intérêts personnels généralisés à un groupe restreint, des au-dessus des lois, alors ce n'est plus la peine d'utiliser des mots comme collectif, discipline commune, destin d'Etat, protection réciproque, solidarité... Au bout d'un moment, on comprend bien qu'on ne fait plus partie d'un Etat Français, mais d'une masse soumise au bon vouloir d'un dirigeant et de ses commanditaires en retrait de scène.

Alors, tous les midis et soirs, on étale des chiffres que plus personne n'est capable d'interpréter de façon cohérente, intelligible, compréhensible. On diversifie les annonces d'interdictions de telle sorte qu'on ne sait même plus exactement lesquelles sont actualisées ou non ; on rentre dans une sorte de Guantanamo en zone limitée, trajet travail le jour/la semaine et confinement stricte les week-ends : ça ressemble à quoi, cette vie-là encadrée ainsi, ça vous fait penser à quoi ?

Il y a un an, au pire de la diffusion de la pandémie venue/diffusée par avions, cargos de containers, rassemblements internationaux, voyages lointains d'agrément, on était devant un phénomène mortifère général et rapide, un engorgement des hôpitaux laissés pour compte depuis des décennies, face à une épidémie dont on ne savait rien.

Avec un peu de recul à présent, on se rend compte que sous couvert de recherche de traitement vaccinal rapide, la machine des profits s'est mise en route tout aussi rapidement. Après la dépendance chinoise, voici la dépendance Big Pharma, essentiellement américaine, pour l'Europe. Business des vaccins, business des masques, business is business...et il faut que ça rapporte le plus sur une courte durée.

 

 


 


Et puis la délinquance des adolescents qui permet de mettre en place une répression sécuritaire généralisée, une surveillance totale de la population et tous les droits à une police d'Etat, une police politique bien plus qu'au service de la Justice. Il faut bien flatter les partisans les plus extrêmes.

Oui, on a compris que ce silence assourdissant concernait notre vie démocratique si on peut encore parler de cela, car de démocratie, on n'en voit plus grand signe. Un Parlement soumis totalement en majorité aux seuls ordres du « patron » qui les a choisis pour ce poste moutonier. Des rassemblements-réunions-manifestations interdits ou réprimés, la parole des opposants noyée...ou ignorée ! Qu'est-ce qui est sorti, gardé, repris du Grand Débat National, de la Conférence Citoyenne du Climat, du Segur de la Santé ?

Et si on parle de démocratie, savez-vous que il y a des élections départementales et régionales en juin prochain et quelques mois plus tard, l'élection présidentielle suivie des Législatives pour les députés ? Silence assourdissant avec le seul qui puisse faire dès à présent campagne (sans en avoir l'air) c'est l'actuel président qui a tous les pouvoirs politiques , mais aussi le pouvoir sur nos vies puisque c'est lui qui décide de tout : le droit de sortir ou pas, le droit de... Bon, vous avez compris, pas la peine de développer le détail de toutes les interdictions de plus en plus permanentes puisque prolongées à chaque échéance...

 

 



Alors, quelles perspectives ? Chacun-e construit ses stratégies. Mais il me paraît évident que ce système, ces systèmes, politique du gouvernement (les institutions de la Vème République de 1958), économique du libéralisme du profit de caste, d'un refus de regarder la réalité du dérèglement climatique, lié à l'exploitation des ressources naturelles, de la production industrielle ;  bref, ces systèmes arrivent à leur terme, sont de plus en plus obsolètes, inadaptés ou alors, on sera vraiment soumis à une dictature encore plus encadrée si on ne met pas en place une résistance citoyenne sur tout le territoire. Cette résistance sera à la fois démocratique dans les décisions collectives horizontales et locales, dans nos façons de vivre, de consommer, de se déplacer, de se comporter entre nous avec plus d'autonomie, de résilience, de constructions communes dans des petites communautés villageoises ou sectorielles et en réseaux.

Cela ressemble(-ra) plus à un changement de civilisation, culturel et social avec une préoccupation permanente sur l'environnement, notre espace de vie et ses ressources à préserver, à prélever avec parcimonie. 

Les signes sont là autour de nous, les fondements aussi, les initiatives se démultiplient et partout, notre engagement personnel et commun suit doucement. Qu'on soit sceptique, pour ou contre, on n'aura pas le choix, il faut bien se mettre cela en tête. 

On a vu, expérimenté les différents systèmes, on sait bien qu'on est à la fin d'un cycle. Les forces en place ne veulent surtout pas aborder ces questionnements. Alors on continu à entendre tous les midis et soirs égrainer des chiffres incompréhensibles, se faire imposer des interdictions incohérentes, voir se renforcer les répressions en visant les populations fragilisées, excédées, ignorant la souffrance des plus jeunes adolescents-étudiants-apprentis-chômeurs sous perfusion, comptant les morts chez les plus anciens, et faisant craindre aux actifs la précarité de la perte d'emploi. Ainsi, on ne cause pas d'autre chose.

Et le silence assourdissant devient encore plus puissant dans l'isolement forcé puisque on ne peut plus voir grand monde sinon personne.

Et ça devient pesant, pesant, pesant, ces liens sociaux inexistants, ces lieux de culture clos, ces endroits de plaisirs partagés gustatifs, dansants, de divertissement et de rencontres interdits...et réprimés, sanctionnés en cas de « désobéissance ».

Vous le sentez, vous l'entendez, ce grand silence ?




lundi 25 janvier 2021

PRESIDENTIELLE 2022

Oui, je sais, cela peut paraître indécent, choquant de parler d’élections à venir alors que nous sommes en pleine recrudescence de la pandémie Covid. Mais, ce n’est pas moi qui ai commencé ! Un sondage est dévoilé aujourd’hui par les médias (de propagande) qui donne Marine Le Pen vainqueur d’une courte tête sur Emmanuel Macron si l’élection avait lieu actuellement….Vous remarquerez de suite que implicitement présenté ainsi, cela veut dire que il n’y aurait que deux candidat-e-s crédibles….Et que le choix sera identique qu’en 2017. En rajoutant une dose de peur (attention le FN-RN pourrait être en tête!), M. Macron est sûr de gagner avec le même score à minima que il y a cinq ans. Et oui, ne pensez pas que celui-ci n’est pas dans la stratégie électorale dès à présent, il y est quasi tout le temps, car il doit contenir les colères afin que les affaires continuent tranquillement (à l’abri des regards) pour ses commanditaires qui l’ont fait élire (grâce aux financements et médias).

Après le Grand Débat National, la Conférence Citoyenne sur le Climat,, le Conseil Scientifique, le Conseil de Sécurité, voilà le Collectif Citoyen sur la Vaccination et que sais-je encore de tous ces leurres et écrans de fumée qui permettent de faire croire à des initiatives démocratiques et faire durer le temps d’attente, alors qu’il n’y a rien à attendre (vous avez vu les suites réelles dans les faits de toutes ces commissions, discussions, …?) puisque cela permet de couvrir justement l’inaction, l’incohérence, la navigation à vue, les contradictions, voire les mensonges !

Et l’autosatisfaction permanente de ce grand égotiste. Il se félicite du retour des USA dans l’accord de Paris (vous voyez c’est moi l’écolo !) et des convergences de vue sur le Covid (vous voyez que notre politique sanitaire est bonne!). Quand on a vu les photos de Macron et Trump ensemble comme larrons en foire, on sait à quel hypocrite-cynique-pragmatique on a à faire.

Et puis, regardez ses ministres, d'où viennent-ils ? Des lobbyistes, des carriéristes girouettes, des exécutants aux ordres, qui trainent des casseroles qui font qu’il y a quasi une démission par mois et complétés par des députés muselés et moutons...Vive la France ! Vive le macronisme ! 

 


 

Mais c’est quoi la ligne macroniste ?

Ce qu’on en a vu s’appelle le « en même temps » le double-langage permanent, les effets d’annonce et les réalités des faits et des non-actes. Si vous avez sous la main les tracts de la campagne présidentielle de 2017 (oui, à peine trois ans), lisez les déclarations du jeune Emmanuel et mettez-les en parallèle avec 2021 et ce qu’il dit aujourd’hui, vous avez la copie parfaite du président classique de cette Vème République obsolète qui ressemble plus à l’ancienne royauté où tout est décidé par une seule personne, sous influence permanente. Macron c’est un visage rajeuni sur un politicien banquier des siècles passés. C’est une usurpation permanente…

Président des riches, bonimenteur des plateaux TV, il aime se mettre en scène et bavasser des heures pour se faire passer pour quelqu’un de plus intelligent que nous, « une pensée complexe » !. Mais c’est du verbiage, de l’occupation du temps et de l’espace, il ne fait rien, se contredit en permanence, se moque de ce qu’il a dit la veille, pire que tout ce qu’on a déjà vu jusque là. Du spectacle mais qui est lassant très vite et il se croit encore convaincant alors qu’ il est complètement décalé, hors sol, qu’il devient un phénomène de moquerie, un pinocchio du théâtre de marionnettes...Il devenait même très dangereux avec la mise aux ordres de la police utilisée comme une armée répressive politique. Et s’il croyait diriger celle-ci, il a vite déchanté devant les excès d’individus extrémisés qui en font partie et sont couverts, sont relâchés sans sanctions. C’est qu’il en a besoin pour imposer les textes-arrêtés-lois qui détruisent l’État, la régulation aux profits du libéralisme économique de ses commanditaires...la restriction des libertés, une surveillance accrue de la population, des fichages complets, l’interdiction des rassemblements, manifestations, le couvre-feu, ...etc....

La France a le meilleur système de santé mutualisé du monde, mais on veut le casser avec une gestion d’entreprise dans les hôpitaux, en n’octoyant aucune aide supplémentaire en personnels revalorisés et en moyens. Elle a un régime de retraite parmi les meilleurs au monde, mais il faut le casser car les fonds de pension (« BlackRoc ») sont dans la salle d’attente ou au guichet de recettes.

La France avait des services publics que nous enviaient pas mal de pays, mais il faut les casser pour faire jouer la concurrence (SNCF) et saucissonner les secteurs (EDF-ENGIE), rentables pour le privé, déficitaires pour le domaine public….La France avait des travailleurs-ses sérieux-ses qui faisait que des entreprises étrangères de renommée venaient s’installer en France. Mais aujourd’hui à force de tirer sur la corde sans compensations, et avec le flux tendu des emplois grâce aux vacataires, intérimaires et CDD, l’implication n’est plus la même et le ras-le-bol de l’incertitude crée des tensions qui deviennent de plus en plus violentes. D’où, on en revient au début, une police politique qui se doit d’être aux ordres du président pour empêcher tout mouvement de protestation publique dans les rues...Les interdire pour cause de « violences » est l’étape suivante. On ne parle pas de quelques centaines de black bloc parmi les milliers de manifestant-e-s, on amalgame le tout pour TOUT interdire. Plus de meetings, plus de manifs, plus de campagnes électorales, plus de ...démocratie ! Plus de lien social, plus de fêtes, plus de rencontres, plus de ….

C’est complètement pervers et bloquant. 

 


 

 

Il faudra tôt ou tard passer à une 6ème République parlementaire, paritaire, proportionnelle. C’est une proposition mais pas de Macron, ni de Le Pen fille. Elle devra être incluse dans la rédaction d’un programme-projet qui reprendrait ce qui est commun à un « archipel social et écologique des gauches ». Ce programme sera développé par un groupe de candidat-e-s volontaires duquel sortiront (au tirage au sort) deux noms paritaires (un homme et une femme) et qui se présenteront en couple président-e/vice-président-e à l’élection Présidentielle. Rien que cela, ça changerait un peu des guerres internes égotiques fratricides dans les partis et entre les partis politiques.


Sans changements de pratiques, de propositions de réformes radicales, on risque de se retrouver dans une situation une fois de plus comme les fois précédentes et un taux d’abstention qui avoisinera peut-être les 60 % ou plus ...Légal mais pas légitime...avec 5 ans de plus !

Et les élections législatives (député-e-s) suivront la Présidentielle.

En attendant, c'est répétition générale avec et les élections départementales et régionales qui ont été reportées aux 13 et 20 juin, dans quelques semaines !


Et...et...et…, l’avenir n’est pas écrit !


mardi 19 janvier 2021

" EN MÊME TEMPS..."

Oui, "en même temps", est l'expression favorite de ce président de France, M. Macron pour faire croire à du "pragmatisme" (son autre mot récurrent), mais qui est de fait un enfumage permanent. Au temps du Covid, les "affaires" continuent....

Trois exemples :

 

ALSACE, POUBELLE DE LA FRANCE !

Ah oui, « ils » étaient bien contents il y a quelques années, ces industriels et gouvernants, de pouvoir se débarrasser à peu de frais de leurs déchets ULTIMES les plus polluants et les stocker dans les galeries des mines de potasse fermées, plus exploitées, afin qu’ils ne soient plus visibles, encombrants et en espérant qu’on les oublie vite. J’étais alors enseignant au collège de Wittelsheim-68 juste en face. Un incendie dans les galeries (déchets encore « chauds » ! ) a pris quelques mois plus tard et on a pu mesurer la pollution induite à l’extérieur (évacuation des élèves, de toute la cité alentour pendant quelques jours, difficultés aux pompiers d’exercer). Mais, ça n’a pas bougé : quelques déclarations d’élus, préfecture et ministre et, ...le temps a passé. Mais les alsaciens sont tenaces et un collectif de citoyens s’est constitué en association DESTOCAMINE et depuis des années exige le déstockage et traitement de ces déchets ultimes comme cela avait été promis lors de l’enfouissement : le stockage provisoire en attendant de trouver les traitements de dépollution. Des études indépendantes ont été diligentées par l’association afin de démontrer la possibilité de faire ce déstockage de ces 42 000 tonnes de produits hautement toxiques et aussi de l’impact mortifère à terme sur la nappe phréatique sous les mines, la plus importante réserve d’eau potable européenne. Mais cela n’inquiète aucunement le gouvernement à Paris, d’autant plus que les élus alsaciens ont toujours été très dociles , promettant d’intervenir quand ils viennent faire leur campagne électorale sur place, mais bien muets une fois installés sur les bancs de l’Assemblée Nationale ou du Sénat. Les gouvernements se succèdent, les ministres de l’écologie aussi et à chaque fois, des promesses, des visites de propagande avec moults médias (« oui on s’en préoccupe, on va étudier la faisabilité, on vous transmet notre réponse, ...bla-bla-bla... »)...La dernière en date, début janvier, après De Rugy, était donc Barbara Pompili  et la réponse habituelle tombe : «  enfouissement définitif et une enveloppe de 50 millions » pour filtration de la nappe phréatique en cas de problème !!!!!!!!!! C’est encore une fois, une claque, un coup de poignard aux citoyen-ne-s regroupé-e-s dans le collectif Déstocamine qui ont toujours gardé l’espoir et leur combativité. Mais au bout d’un moment, il faut se rendre compte que tous ces élus ne sont que des cyniques qui ne pensent qu’à conserver leurs postes, leurs avantages le plus longtemps possible. On les a vu défiler les Bruno Studer, les Raphaël Schellenberger , ces hypocrites carriéristes et même Frédéric Bierry en qui on pouvait garder un petit espoir en tant que président de la nouvelle Collectivité Alsace. On pourrait les faire condamner pour crime écocide puisque la pollution de la nappe phréatique n’est qu’une question de quelques années. Et après, sans eau potable, Nestlé sera content de nous vendre l’eau en bouteille et en réservoirs. Et nos enfants, petits-enfants ? Mais écocide n’existe déjà plus « grâce » à M. Macron qui a réécrit les synthèses de la Convention Citoyenne sur le Climat afin que rien ne soit contraignant pour ses amis-commanditaires ! Car chez M. Macron, il y a les mots, les emphases lyriques théâtrales qu’il aime et « en même temps » la réalité des faits, des actes, des décisions : un fossé, un gouffre sans fond entre les deux !

Et on peut rajouter les voisins de Bure /Meuse où l’enfouissement des déchets nucléaires est imposé de la même façon avec une dangerosité encore supérieure. On voit le futur qu’on laisse aux générations suivantes. La honte. Honte sur nous...Et celles et ceux qui se battent pour que cela change se font passer et traiter comme des criminels, des terroristes, des….Avec les nouveaux fichages, on aura bientôt un Guantanamo de protestataires-citoyens qui défendent la vie et l’avenir, les biens communs et la démocratie...Honte !

Et on devrait faire confiance ???????? Quand c’est trop, c’est trop. Au bout d’un moment, ce n’est plus supportable, justifiable, la patience est à bout. Et alors ?

Et maintenant ?


 



LIBERTE, j'écris ton nom...

Bon, ces mots sont le début d'un poème touchant que certain-e-s connaissent encore, mais qui deviendra bientôt un cri de revendication en France : "Liberté" ! Car celle-ci est réduite chaque jour davantage en profitant de l'écran de fumée médiatique quotidien sur le Covid, les masques d'abord et aujourd'hui la vaccination. 

Il y a la loi "sécurité globale", contestée chaque samedi par des manifestations, et maintenant,  plus discrètement, derrière l'écran de fumée, on trouve les Décrets du 2 décembre qui modifient trois fichiers de police (PASP, GIPSASP, EASP) afin d'autoriser policiers et gendarmes à inscrire, enregistrer, ficher désormais vos "opinions politiques", "convictions philosophiques et religieuses", "appartenance syndicale", ainsi que identifiants, photos et commentaires postés sur les "réseaux sociaux", sans compter troubles psychologiques, psychiatriques, ainsi que les "personnes morales" à savoir les associations. 

Les syndicats (CGT, FO, FSU, UNEF, SOLIDAIRES, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, Gisti) ont demandé un retrait référé-suspension de ces arrêtés. Mais le Conseil d'Etat a rejeté cette demande et c'est là qu'apparait les conflits d'intérêts , les spécials copinages au sommet de l'Etat, la main-mise sur tous les secteurs. 

QUI est le juge des référés qui a examiné ces recours au Conseil d'Etat ? Mathieu Hérondart. Cette personne était de juin 2017 au 6 juillet 2020, le directeur de cabinet de la ministre de la Justice, Nicole Beloubet, de 2008 à 2013, secrétaire adjoint de ce ministère et en 2007, directeur adjoint du cabinet de Rachida Dati. Oui, il n'y a plus de séparation des pouvoirs entre gouvernement exécutif et justice. Des allées-retours selon les circonstances et intérêts. 

Alors, les citoyens, libertés de conscience et d'expression, bof, on s'en fout, quoi !!!!

 

                                  



                              (source : POLITIS dessin : VEESSE www.hebdi.com)


SANOFI : un vaccin français ?

Que nenni, non. 

Au pays de Pasteur, Sanofi, décrit par le président et ministres-dirigeants comme une grande entreprise française, non seulement n'a pas développé un vaccin anti-Covid, mais va licencier (en plein Covid) 400 personnes en France dans la branche "recherche et développement" ! 

MAIS "en même temps", Sanofi a touché de l'Etat (nos impôts) 1 millard € en Crédit Impôt Recherche (!!!) et distribué 4 milliards de dividendes/bénéfices à ses actionnaires !!! 

Mais tout va bien, c'est cohérent, logique , dans LEUR monde !!!

 

 
dessin de VEESSE    www.hebdi.com