CHRONIQUES de ma montagne
le BLOG NOTES de Christian Weiss
mardi 17 mars 2026
FAURE ...dépourvu !
lundi 16 mars 2026
Après le 1er tour des MUNICIPALES
La France est composée d'environ 35 000 communes dont plus de ¾ sont des petites communes rurales. En Alsace, pour 824 communes sur 880 (soit 93%), les résultats étaient connus avant même d'aller voter, avec le nouveau système électoral modifié en mai ...2025 (il y a moins d'un an juste avant l'élection municipale) qui a réduit la démocratie directe à un niveau si bas qu'on devait s'obliger à se rendre aux bureaux de vote pour marquer son attachement encore à ce droit de vote, mais où le choix était nul puisque une seule liste la plupart du temps et plus de possibilité de barrer, rajouter, ...
L'argument de cette réduction démocratique pour les petites communes était la parité. C'est bien beau, mais quand y regarde de plus près, on voit bien que c'est un leurre total. En effet, dans nos territoires ruraux, le vrai pouvoir est exercé dans les Communautés de Communes. Or, après le vote, on voit bien que 2/3 des têtes de listes sont des hommes et donc ces maires vont siéger dans les Communautés de Communes où, dans ces postes-niveaux de responsabilité, là où se décide la politique du territoire dans ses choix, il y a donc une très, très large majorité des hommes. Donc, si on veut la parité, c'est aussi dans les Com'Coms que cela devrait se traduire pour faire sens. Mais bien sûr, ce ne sera pas le cas et donc on comprend bien que cette « excuse » de la parité pour réduire la démocratie directe est encore une fois un leurre pour réduire la liberté d'expression. Merci qui ? Si on veut la parité dans les instances, alors il faut l'imposer tout autant dans les Communautés de Communes.
Donc, il reste ¼ de villes plus importantes où le scrutin revêt plus l'habit des partis politiques avec des essais pour configurer la prochaine élection : la Présidentielle de 2027 (voir les élections sénatoriales de cet automne). Dès qu'on parle de programmes, on s'entend traiter d'idéologue alors que toutes les décisions, les choix sont de la politique au sens noble de gérer une commune, une région, le pays.
Et là bien sûr, on voit apparaître les fractures entre différents systèmes, différents fonctionnements. En gros, le système libéral-financier capitaliste où un groupe réduit de personnes s'enrichit sur la richesse produite par les travailleurs (sans partage, mais en accumulation, le "ruissellement" promis était juste une vue de l'esprit !!!) et un système plus distributif où c'est une majorité laborieuse qui voit des améliorations individuelles et surtout collectives (dans la défense des services publics, de l'augmentation du niveau de vie, de l'attention portée à la jeunesse-l'avenir, à la culture émancipatrice, à une démocratie directe et délocalisée, …).
Mais qui lit les « programmes », ces choix ? Toute la propagande médiatique se base sur des personnes, des « combats » de chefs, pour éviter surtout les discussions sur des programmes, des projets, des visions pour l'avenir dans un système, un monde, où on nous rabâche les oreilles qu'il n'y a pas d'alternatives possibles, pas d'autres choix... Et ensuite, le plus détestable, ce sont les égos des dirigeants des partis que l'on nous présente comme seule parole d'un parti !!!
On peut ainsi diaboliser, blanchir, leurrer, faire détester, mais surtout ne jamais discuter programme et choix stratégiques...Tout cela pour dire qu'au-delà de cette élection municipale, pour les grandes villes, l'enjeu est déjà des configurations pour l'élection présidentielle 2027.
Dans ce jeu de com' pervers, la propagande a joué fort. On a mis en avant le RN, parti raciste et d'exclusion en le présentant comme acceptable et où les droites ex-gaullistes s'enfoncent de façon poreuse. On a scindé la gauche rassemblée qui avait gagné lors de l'élection législative de 2024, sans traduction constitutionnelle dans un gouvernement, où le PS parti socialiste-quasi disparu-a refait surface dans ses vieux travers perdants en ranimant une soit-disante « social-démocratie » qui s'est ralliée au centre mou, à une droite traditionaliste, a soutenu le budget qui enfonce encore plus la classe ouvrière, active, en essayant de se faire passer pour un parti raisonnable, fréquentable et on se souvient du quinquennat de M. Hollande. Les alliés qui ont empêché le naufrage du PS sont du coup pointés comme des ultras, des terroristes, des … Toujours pas de discussion sur les programmes !
Avec toutes ces réalités, ces faits, au lendemain de cette élection municipale, on peut observer un certain nombre de points édifiants, mais dont on ne tiendra aucunement compte comme d'habitude.
Dans les campagnes, les zones rurales, la démocratie directe a disparu, s'est considérablement amoindrie avec une abstention qui va augmenter car le vote n'est plus qu'un devoir, sans choix.
Dans les villes, les stratégies des partis traditionnels ont échoué et/ou ont éclairci les choses. Le RN fait des bons scores dans les quartiers, les villes les plus riches, bourgeoises, mais n'a aucunement percé nulle part, en gardant cependant, mais difficilement, quelques fiefs comme Perpignan, Toulon, Fréjus, Henin-Beaumont. LR et le clan Macron (EPR-MODEM-RENAISSANCE) ont quasi disparu et se dissolvent vers la droite extrême comme Cioffi-Wauquiez, ... Le PS qui se voit comme le pôle républicain sauveur de la gauche dans un centre mou,opportuniste de postes de pouvoir, est dépassé par LFI que le PS a diabolisé avec l'épouvantail Mélenchon. Mais un mouvement n'est pas un seul homme et le programme du Nouveau Front Populaire (aujourd'hui rejeté par le PS) a eu plus d'écho chez les jeunes, dans les quartiers, chez les actifs et ceux qui croient en l'émancipation, la rupture avec ce système capitaliste-financier, une re-écriture de la Constitution (de ...1958!) et la répartition des pouvoirs, état fédéral des régions, une justice sociale, la prise en compte des bouleversements écologiques et des causes qui les provoquent.
Et ce ne sont pas des choix sectaires, idéologiques, mais une adaptation juste dans un monde en transition en pointant les responsables, les responsabilités. Au deuxième tour de cette élection municipale, on verra donc la droite -qui se dit républicaine- s'associer avec un RN fascisant (qui était l'ennemi pas fréquentable d'hier) et un PS- qui se veut honorable - qui ne veut pas renouer avec les « amis » d'hier de peur de perdre son « identité » (stratégie centriste Hollande) et se retrouver marginalisé. Aujourd'hui, M. Faure (PS) déclare que LFI ne peut pas gagner sans le PS, ce qui en réalité veut dire que le PS ne peut pas gagner sans LFI, qu'il a conspué, diabolisé...
Si l'avenir du pays est un changement en profondeur, alors on ne peut qu'entrevoir l'an prochain un choix entre RN et « alliés » de la droite poreuse et LFI, une gauche radicale émancipatrice avec ses alliés écolos et communistes. Les traditionalistes (centristes, PS) ne peuvent que disparaître après nous avoir amené là où on en est aujourd'hui, une situation (assez) chaotique et sans vision d'avenir dans ce système sclérosé qui en est à ses limites.
Les changements se devront collectifs avec des objectifs clairs, durables, au niveau de la reprise en main des politiques territoriales dans la ruralité, de pouvoirs économiques et sociaux accentués, et des transitions fortes dans les villes qui vont souffrir de plus en plus des changements climatiques et de la précarité économique. Les analyses des résultats de l'élection municipale montre bien combien tous les pronostics et sondages se sont fourvoyés. Le peuple qui ne peut plus s'exprimer (ignoré, censuré, réprimé, ..) montre bien qu'il n'est pas suiviste et dupé par la propagande ; ça ne marche pas pour tout le monde et ...
l'avenir n'est pas écrit !
samedi 14 mars 2026
C'EST QUAND MEME GRAVE ET CHOQUANT
Il ne faudrait pas devoir revenir sur la rixe provoquée par le guet-apens des groupes de l'extrême-droite à l'encontre des activistes antifascistes qui se rendaient à une conférence contestée par Némesis, ces militantes d'extrême-droite féministes.
Oui, un jeune néo-nazi a été fortement blessé, n'a pas souhaité que des passants appellent de l'aide médicale, a ensuite marché en ville pendant longtemps, avant de s'écrouler finalement avec une commotion qui a été fatale. C'est bien triste et choquant qu'on meurt après des heurts de bandes aux idéologies aux antipodes. C'est bien triste pour des parents qui perdent un enfant, mais qui connaissaient probablement ses "engagements" et agissements puisqu'il a diffusé des très nombreux textes glorifiant Hitler et le nazisme.
Ce fait a été instrumentalisé pendant des jours et des jours en pointant du doigt un seul responsable, un seul groupe. La propagande a été immense, la présidente de l'Assemblée Nationale a imposé une minute de silence pour honorer un militant actif fasciste devant le pays. Même le candidat Aulas de Lyon exigeait que sa photo immense soit accrochée sur la mairie, dans la ville de ...Jean Moulin. Quelle honte ! Et depuis les révélations de l'enquête approfondie de plusieurs médias indépendants, très peu de "mea culpa" et un silence révélateur...
DNA 14 mars 2026
C'est ça la France aujourd'hui et c'est édifiant, parlant, de là où on en est.
On est bien loin du gaullisme, bien loin des atrocités qu'on vécu nos parents, grands-parents par cette idéologie mortifère. Les costumes-cravates et tailleurs stricts bluffent beaucoup de personnes, mais tout le monde n'a pas perdu la mémoire, surtout dans ces temps incertains où les bombes illuminent le ciel dans des exterminations qu'on croyait d'un autre temps...révolu !
Quel monde ....
jeudi 5 mars 2026
LIBERTE ENCORE ?
« ...dit tout haut ce que l'on pense tout bas », c'est ce qu'on entendait quand la dédiabolisation du FN a commencé avec la complicité des médias de la propagande. Mais dirait-on la même chose de quelqu'un-e qui tiendrait plus des propos anticapitalistes, anti-racistes aujourd'hui ? Non, celui-celle là serait condamné-e pour tenir des propos qui mettent en danger le pays, le système et serait donc catalogué-e comme un danger potentiel, un-e terroriste intérieur-e !!! On en est là aujourd'hui dans l'inversion des valeurs et c'est insidieux et peut-être que pas mal de personnes ne s'en rendent pas compte. Il faut être conformiste, légaliste et se plier à « l'air du temps » qui est la lâcheté par le silence et la critique violente de tout ce qui sort de ce cadre. On le voit au quotidien.
D'ailleurs, dans les prises de paroles de dirigeants et élus, on invite en permanence sur les plateaux médias des personnes du RN (Bardella, LaPen, Jacobelli et autres) et on critique en permanence les « excès » hors contexte souvent de Mélenchon. Mais on ne fait quasiment jamais apparaître le clan Macron ( Attal, Philippe, Bayrou, Retailleau / EPR-Horizons-Modem-LR) comme s'il n'existait pas-plus ou pour pas se « mouiller »...On entend rarement Ruffin, Tondelier, Roussel comme s'ils ne comptaient pas ou étaient « ralliés » à Mélenchon. Quand au PS, il s'est perdu dans la conquête à tout prix de la Présidentielle, navigue à vue et en solitaire dans un centre qu'il espère sans vagues !
On ne va pas débattre de cela alors que la guerre est déclarée au Moyen-Orient par le gouvernement de l'extrémiste de droite, Netanyahou., n'est-ce pas ? Mais au 5ème jour de ce conflit « régional » après le génocide palestinien, voilà le tour de l'Iran et bien sûr du Liban. Et les USA de Trump sont là pour faire une démonstration de sa puissance guerrière et récupérer les exploitations pétrolières, le contrôle du trafic du détroit d'Ormouz. Le peuple iranien ? Trump s'en fout...
Voilà qu'on commence à entrevoir une nouvelle guerre mondiale, certes d'un autre type, mais mondiale quand même. L'Australie et le Canada se rangent à côté de Trump dans cette guerre, tout comme ….l'Allemagne de Mertz qui a rendu « visite » à la Maison Blanche ! La Grande-Bretagne est plus mesurée ( pas d'utilisation de leurs bases militaires par les USA au Moyen Orient) ; la France est comme toujours avec Macron dans le « en même temps », défendre les bases militaires françaises au Qatar, à Djibouti et ailleurs, tout en clamant vouloir défendre le droit international. Le seul pays phare de l'Europe actuellement est l'Espagne du PSOE et Gauche radicale de Pedro Sanchez qui dit clairement NON à la GUERRE en demandant que l'ONU et le droit international soient respectés. Et n'oublions pas non plus que la Chine dépend à 80% du pétrole du Moyen-Orient et son approvisionnement est donc bloqué actuellement et que l'URSS du coup peut mieux vendre son pétrole et gaz. Pour les USA, le pétrole extrait des sables bitumeux est plus dur à produire que le pétrole iranien!!! Et lorsque les conflits se durcissent dans cette région du Moyen-Orient, on fait appel sur le terrain aux Kurdes. Mais dès les conflits apaisés, la revendication des kurdes pour retrouver les frontières de leur pays entre Iran-Irak-Turquie est oubliée...Encore un détail dont on entend peu parler : il y a deux « écoles » aussi entre les Chiites et les Sunnites, deux visions de l'Islam dont il faut tenir compte.
Cette région du monde est loin de ressembler au paradis des pays très riches du Golfe qui font émerger des villes artificielles luxueuses construites dans un désert qui regorge encore pour quelques années de pétrole qui biberonne nos économies et styles de vie …
Que faut-il en déduire ? Que faut-il en penser ? Quelles vont être les conséquences ? Jusqu'où va s'étendre ces tensions mortifères ? En quoi avons-nous été consultés, en quoi cela va nous concerner ? Faut-il se taire ou en parler et pas seulement selon les termes de la propagande médiatique ? Quels sont les liens ? Qui ne se pose pas des questions ?
dimanche 15 février 2026
"SI VIEILLESSE POUVAIT, SI JEUNESSE SAVAIT"
Le temps, le vécu, qu'est-ce qu'on en tire ? Aujourd'hui, avec ce bagage de la mémoire, je peux en extirper d'innombrables histoires. Et trotte alors dans ma tête comme une lassitude. Entre désillusion et nostalgie ? Pas vraiment. Plutôt une sorte d'accumulation de rêves qui se sont envolés doucement avec quand même au fond toujours l'espoir que quelque chose de lumineux va bientôt éclore. Sous une forme ou une autre. Les transformations que j'ai constaté-vécu tout au long de ces années d'accélérations me donnent l'impression qu'on arrive à la fin d'un cycle.
Comment se passe-passera la transition, je n'en sais rien. Mais il y des « signes » qui ne trompent pas. Il y a les espèces vivantes et il y a la planète et le cosmos. Nous, être Humain, ne sommes guère plus qu'une fourmi, qu'un amas de poussières d'étoiles...
Global, local
Chaque jour, on est soumis à un flot de sons, d'images, de journaux, d'écrans, de mots, dans un rythme qui frise le trot, et l'on n'a plus le temps et le recul pour digérer tout cet afflux constant, permanent, étouffant. Tout se mélange, se répète, on ne sait plus distinguer le vrai du faux, l'important du futile, la communication de l'information. Relié à l'immédiateté, on croit avoir accès illimité à des connaissances disponibles, mais on en sait encore moins, le superficiel sans analyse n'est rien ! On oublie l'histoire, le passé et on reproduit les mêmes erreurs en pire. Les guerres pullulent, les conflits sont permanents, les destructions sont mortifères, les raisons ne sont pas raison. Ce sont des abominations inexcusables. Mais ce qui est détruit doit être reconstruit et générera des profits monétaires importants. Le « veau d'or » d'aujourd'hui, c'est l'argent. Une carte plastique, des chiffres qui circulent, codés dans des tuyaux, gérés dans des data centers énergivores.
Si l'impuissance globale vous gagne, il y le local, autour de soi, sur un petit territoire, comme les tribus (des contes). Si l'être humain est l'espèce vivante la plus fragile, elle est aussi la plus dépendante. Non, on n'est pas robuste et individu solitaire. Regardez la naissance d'un cheval, d'un veau, très vite sur ses pattes et broutant dans un pré. On comprend alors... Combien de temps met un humain pour marcher, devenir autonome, se nourrir, … ? L'être humain a besoin des autres pour vivre-exister-créer et la dimension humaine (valeurs et comportements) va forcément resurgir...par nécessité même peut-être ! L'imagination, la créativité, les rêves, les réalisations, le foisonnement des émotions, l'énergie partagée, …, la tolérance, la compassion, l'entre-aide, les échanges, …. Ces mots reprendront du sens, une réalité concrète dans le quotidien. Si une transition doit s'effectuer, elle devrait aller dans ce sens, une réappropriation du territoire et ...un fonctionnement organisationnel en démocratie directe. Retrouver aussi un maximum d'autonomie dans une vie sociale collective.
Cela réduira tout autant l'impact écologique destructeur de la planète avec ces industries polluantes, ces importations lointaines, racines du dérèglement et réchauffement climatiques.
Sortir de l'enfermement du travail salarié et des écrans de loisirs, de la communication hors sol, c'est avoir des activités, des implications collectives. Confrontés aux autres, associés à d'autres, on s'enrichit, on ouvre son niveau de conscience. Le spectacle vivant participe aussi à cette « émancipation » ! On commence à discerner mieux les dysfonctionnements, les abus, les injustices. L'énergie, la robustesse accompagnent et se nourrissent dans le cheminement.
Lorsque le capitalisme s'écrasera dans le mur de ses limites, reviendra l'Humain des tribus ancestrales avec de nouveaux outils performants.
mardi 10 février 2026
ELECTION MUNICIPALE 15 et 22 mars 2026 : mode d'emploi
En application de la loi du 21 mai 2025, les élections municipales ont désormais lieu selon un mode de scrutin de liste paritaire dans les communes de moins de 1000 habitants.
samedi 7 février 2026
POLITICIEN DE CARRIERE !
Oui, on disait dans les temps anciens, par exemple, « je suis militaire de carrière ». C'est à dire que c'était un choix de devenir et rester militaire quasi toute sa vie...professionnelle. Car pour certains qui se sont engagés très tôt dans l'armée et y sont restés, leur départ à la retraite pouvait être déjà à 45 ans avec même des propositions de reclassement dans des postes civils, tranquilles.... Etre « diplomate de carrière », ça l'était aussi pour certains qui sortaient de l'ENA et choisissaient cette voie. Des enseignants aussi faisaient toute leur carrière dans des établissements scolaires. Pas mal de corps de métiers (chez les fonctionnaires déjà) étaient adaptés pour ces engagements, garantie d'emploi à long terme, même si le choix était parfois aussi une « vocation » !
MAIS la politique, par essence, ne devrait pas rentrer dans cette catégorie des « métiers à vie » ! D'abord, et surtout, parce que faire, être dans la politique, n'est pas un métier, mais un engagement pendant une période donnée, un CDD de valeurs et projets à défendre.
Quand on regarde la représentation sociologique des députés, sénateurs, ministres et autres, on comprend bien qu'il manque des pans entiers de catégories sociales pour que l'Assemblée Nationale, le Sénat, les gouvernements soient représentatifs du «peuple » de France.
Quand on s'engage pour faire progresser des idées, des projets, améliorer le quotidien des gens, on abandonne pour un temps, son parcours professionnel pour se consacrer à plein temps à l'avancée de ce à quoi on croit. Au bout d'un-deux voire trois mandats, il faut savoir passer la main pour que d'autres puissent aussi venir s'engager dans ces instances décisionnaires.
Mais pour cela, il faut un vrai statut d'élu afin que le retour à la vie publique puisse se faire au même niveau que lorsqu'on a quitté le milieu professionnel, pour se consacrer à son mandat d'élu.
Sans cette garantie, ni la représentation, ni les « attitudes » ne changeront et on en voit les excès clairement avec toute cette caste d'élu-es qui veulent faire « carrière » dans le monde politique, c'est à dire vivre avec un financement qui provient des impôts prélevés. Quelqu'un n'omettra pas de dire que les élu-es vivent à nos crochets !!!
Et c'est là aussi que ça dérape.
Du jour au lendemain, députés, sénateurs touchent des « indemnités » d'un montant qui peut paraître excessif, voire scandaleux comparativement aux salaires des travailleurs qui font la richesse de ce pays. Et avec plein d'avantages en nature - frais de représentation, transports gratuits, repas, et cagnotte privée à discrétion, prêts bancaires à taux zéro et que sais-je encore! - qui font une sacré différence. Vivre un mandat, deux, voire trois dans cette opulence financière, ça peut marquer les « esprits » et en plus avec ce sentiment de pouvoir, puisque on devient un personnage public, ça accentue les choses ! Puis, on a des propositions qui émanent de personnes, de lobbyistes aussi, qui circulent dans les couloirs des palais dorés de la République. Alors, on voit des perspectives se dessiner pour garder ce « niveau de vie » le plus longtemps possible. En répondant à ces sollicitations, on devient vite un-e carriériste politique, mais dépendant de ceux qui vous proposent des « promotions ». Les engagements premiers deviennent bien diffus face aux « plans de carrière ». Et comme on observe cela de plus en plus, que le nombre de ces ambitieux augmente, le statut d'élu n'est pas pour demain et la politique perd de sa crédibilité, du respect pour la parole. On comprend bien le désintérêt politique de plus en plus grand, une abstention au moment des votes de plus en plus importante, ce qui enlève au final pas mal de « légitimité » aux résultats des élections.
Tous pareils ?
Non, je ne dirais pas cela. Il reste des personnes de convictions, mais quand elles s'expriment, leurs voix sont souvent conspuées, étouffées, voire ignorées.
Et quand les « carriéristes » (les plus nombreux) parlent, on n'écoute même plus, tant leurs contradictions sont grandes et leurs collègues loin d'être exemplaires non plus.
Les exemples ne manquent pas et ça commence par les plus jeunes ambitieuses visibles actuellement, comme Aurore Bergé, Amélie de Montchalin, et jusqu'aux anciens qui s'accrochent à « leurs privilèges » comme Pierre Moscovici, « entré » en politique à 30 ans, ministre de Jospin et de Hollande, qui après la Cour des Comptes en France rejoint la Cour des Comptes Européenne à Luxembourg avec 2040 € d'allocation logement et une rémunération mensuelle de 26 950 €.
Pour ne citer que deux-trois cas. Et vous pouvez en citer pas mal aussi, ça ne manque pas.
Là, en février 2026, c'est la période électorale des Municipales.
Je ne mets pas les maires, les élus régionaux dans la même catégorie, car ils restent des délégués - par les élections, on délègue notre pouvoir aux élus - qui sont présents sur le terrain, les territoires, et plus au contact des « gens ».
C'est plus rare de les voir briguer 4-5-6...mandats d'affilé. Et les motivations peuvent être très diverses. Dans les petites communes, on n'est pas dans une démarche « carriériste », plus dans la représentation, et beaucoup s'impliquent aussi pour recréer du lien social, des espaces de rencontre, une vie culturelle, un meilleur vivre-ensemble.















