lundi 24 août 2026

BUDGET-DETTE-PROGRAMME-PROPAGANDE

 

LES PRIX DE L'ESSENCE ET DU RESTE, SAUF ....

ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe au-dessus de 2€ le litre jusqu'à 2, 35€ pour le gasoil, sans compter le mazout pour cet hiver ....Et puis les producteurs parlent de frais d'énergies supplémentaires en hausse pour produire, avec en plus les pertes dûes à la sécheresse et canicule, bref on voit tout augmenter pour se déplacer, se nourrir, se .... SAUF les salaires et ça, ça interpelle. En réfléchissant un peu avec empathie ou esprit collectif, on se dit : comment quelqu'un qui a besoin de son véhicule pour aller travailler tous les jours, qui fait ses courses pour se nourrir, comment peut-il (elle) supporter ces augmentations qui réduisent chaque jour son niveau de vie (de survie) ou finalement le salaire est diminué de tout autant ? A moins d'1,50€ le litre d'essence (1, 35€), cela a engendré le mouvement des "Gilets Jaunes" qui exprimait un ras-le-bol général. Jusqu'où va-t-on supporter la situation actuelle ?



FAIS-MOI PEUR

M. Lecornu, premier ministre, "met en garde" les parlementaires afin qu'ils votent le budget avant l'élection présidentielle de 2027.

On a l'habitude d'être pris pour des con-nes puisque on nous bourre tellement le crâne par la propagande quotidienne des merdias qu'on ne prend plus le temps pour mettre les choses en perspective au regard du passé même récent. Alors allons-y ! Depuis l'élection et ré-élection de Macron, PAS UNE SEULE FOIS le budget n'a été adopté par le vote des députés :

1. Gouvernement Édouard Philippe (2017–2020) Budgets 2018-2019-2020 : Recours au 49.3

2. Gouvernement Jean Castex (2020–2022) Budgets 2021-2022 : Recours au 49.3

3. Gouvernement Élisabeth Borne (2022–2024) Budgets 2023-2024 : Recours au 49.3

4. Gouvernement Gabriel Attal (2024–2025) Budget 2025 : Recours au 49.3

5. Gouvernement Sébastien Lecornu (2025–2026) Budget 2026 : Recours au 49.3

Alors, pourquoi cette "menace" puisque de toute façon, au final, il est adopté de force, SANS VOTE. C'est bien sûr encore un leurre pour occuper l'espace, le temps, dévier de ce qui préoccupe vraiment les gens, ne rien faire pour diminuer les taxes d'Etat sur les carburants, ne rien faire pour plafonner les produits courants alimentaires (dont les prix explosent), ne surtout pas augmenter le smic et donc accentuer encore plus la diminution du niveau de vie et la précarité, .....



BUDGET-DETTE-PROGRAMME-PROPAGANDE merdias

On voit bien quotidiennement comment fonctionne la propagande des merdias et d'un système que la caste ne veut surtout pas changer, tant la richesse de l'oligarchie industrielle et financière a augmenté pendant cette décennie de Macron.

On n'entend moins parler du RN qui sans honte présente une candidate deux fois condamnée pour détournement d'argent public, qui souhaite représenter notre pays (et s'amnistier-au dessus des lois).

On n'entend moins parler de LR et du centre macroniste, les uns puisqu'ils sont poreux vers le RN, les autres puisqu'ils sont dans le marasme des égos avec Philippe-Attal et d'autres en embuscade comme...Lecornu et des revenants.

Il s'agit à présent pour les merdias d'occuper les écrans-radios-journaux pour diaboliser un mouvement de gauche en ...marche et rendre vierge et compatible le PS-Place Publique avec le système en place, en oubliant que tout ce que ce parti n'a pas voté ou voté avec les macronistes du centre mou.

Pour cela, on avance le sujet du budget et de la dette, en accusant la gauche « radicale » (qui s'attaque aux racines ) de ne pas faire des propositions raisonnables et opérantes. Bien sûr, il faut faire croire que l'effort doit venir par la retraite à 65-67 ans, par la taxation des retraités, par ...etc..

Mais jamais ne sont évoqués d'autres choix possibles puisque cela amputerait un petit peu les grosses fortunes qui se gavent des aides financières de l'Etat. Pas de « ruissellement », ni de justice fiscale, ni de …(voir l'image ci-dessous de ce qui n'est jamais discuté et même évoqué !)

Quand les électeurs-électrices se pencheront peut-être sur la lecture des «programmes » à l'automne, on pourra mesurer ce qui relève des possibles changements, des mensonges et reniements de ceux qui ont déjà été au pouvoir, de ceux qui disent le contraire de ce qu'ils ont voté ou pas voté à l'Assemblée Nationale. Et identifier ceux qui sont cohérents et qui défendent des valeurs, qui veulent sortir de ce système mondialisé, financiarisé qui a des impacts sociaux catastrophiques et qui provoque des dérèglements climatiques dont on mesure la violence et les sinistres humains.

 

 





jeudi 20 août 2026

LE CASTING DE L'INCARNATION COMMENCE

 Quelques réflexions globales préalables

Un pays est gouverné par une équipe de ministres et des hauts-fonctionnaires, secrétaires d'Etat et autres collaborateurs. Le chef de l'Etat est le garant des institutions et de la mise en œuvre des lois et budgets votés par un Parlement composé de députés, élus par le suffrage universel et de sénateurs, élus par les « grands électeurs «  (maires et autres « dignitaires d'Etat »). C'est le principe de la Vème République de 1958 toujours en vigueur et dont on a pu observer les dérives possibles lorsque le chef de l'Etat s'octroye les pleins pouvoirs en ne respectant plus les débats par l'adoption du 49.3 et le non-respect du résultat des élections législatives qui donne la place de premier ministre au groupe qui obtient le plus de voix.

Nous sommes à la fin de l'été 2026 et dans quelques mois, ce sera l'élection présidentielle (18 avril-2 mai 2027) où le « sortant » après deux mandats quinquennaux successifs ne peut plus se représenter. C'est donc parti pour le grand casting des candidat-es et le déferlement des « sondages » qui valent ce qu'ils valent : des influenceurs d'opinion plus que des images de la société à un moment précis.

Le système de l'élection présidentielle est le pire puisqu'il est centralisé, focalisé sur l'affichage d' UNE seule personne qui est la cible de toutes les attaques (son physique, déclarations, rumeurs et chuchotages, fake news et déstabilisations si ce n'est diabolisation, …). Un système qui fausse toute analyse en profondeur et qui dénature totalement les choix pour un événement qui peut changer énormément la vie quotidienne et la vie du pays, socialement, économiquement, politiquement, démocratiquement, institutionnellement, fiscalement, …

Se déterminer sur le jeu des portraits pour un enjeu pareil, c'est fausser tout un avenir possible, qui peut être différent, en meilleur ou encore en pire. En 2027, nous sommes à un moment charnière de l'histoire de notre pays et de sa place en Europe et dans le monde.

Dans la galerie des portraits, nous avons une pléiade de prétendant-es, car ça attise beaucoup d'égotiques, apparatchiks professionnels qui ne connaissent pas grand chose de la vie quotidienne « de terrain », la vie des gens.

On en connaît certain-es par les merdias qui doivent remplir leurs journaux, radios, tv tous les jours pour créer de l'espace publicitaire pour des produits éphémères à l'obsolescence programmée et de goûts douteux !

Nommons les plus probables : La Pen, Zemmour, Retailleau, Philippe, Attal, Glucksmann, Mélenchon, ...Celles et ceux que je ne nomme pas ici peuvent se retrouver ensuite dans des équipes gouvernementales bien sûr.


Un peu de recul

Quand on a des convictions qu'on traduit dans des idées fortes, qu'on a bien réfléchi à un ensemble de dispositifs opérants et réalisables, on les consigne dans un ...programme. Et c'est celui-ci qui est le fondement de toute avancée possible. Il guide les choix de mise en œuvre, les changements profonds à réaliser. Un programme dans la durée que tout le monde peut lire pour se déterminer ensuite. C'est comme cela que ça devrait se passer : choisir un programme.

Mais, on le sait bien, aujourd'hui, on n'en est plus là, puisque c'est sur des portraits individuels qu'on se détermine superficiellement alors que ça va engendrer des années de vie. Beaucoup de candidat-es se préparent à du casting et de la com' médias, ce qui veut dire parler de choses qui peuvent plaire à un électorat donné, changer même selon l'actualité du jour, coller aux « idées » à la mode, emprunter celles des concurrents pour troubler la compréhension, instaurer des doutes permanents, bref utiliser des méthodes qui n'ont plus grand chose à voir avec des convictions ou des visions évolutives et émancipatrices.

Avec comme résultat que les programmes portés par les uns et les autres n'apparaissent jamais et parfois il n'y en a même pas puisque leurs communications ne portent que sur quelques points généraux (sécurité, racisme, endettement,....).

Le programme, pas la personne

On peut donc mesurer le sérieux d'une démarche quand on a un représentant qui est porteur d'un programme construit depuis des années, avec une équipe stable et en capacité. Si on prend ces critères pour faire des choix, alors celui-ci se réduit drastiquement.

Et dans le programme, on va donc puiser ce qui nous convient en fonction de ce que chacun-e souhaite voir se réaliser et qui va faire la différence de ce que peut devenir le pays dans les années à venir. Et si ces programmes sont radicalement différents, cela devient un vrai choix de société.


Il est donc indispensable, en tant que citoyen-ne, de lire les programmes proposés plutôt que de se focaliser sur le portrait du représentant qui va le porter pendant la période électorale et sera le porte-parole et garant de la mise en œuvre de ce programme avec son équipe et les votes du Parlement -à nouveau respecté- qui sera nouvellement élu aussi et peut-être à la proportionnelle pour une plus juste représentativité du « peuple souverain » dans une République, selon le résultat du vote de l'élection présidentielle.

 

 


 


vendredi 24 juillet 2026

NE PAS SE TROMPER , SE SOUVENIR POUR COMPRENDRE .

 

Dans ces temps de chaos et de confusions provoquées pour insuffler la peur permanente, il faut garder la pensée claire, se baser sur des faits et surtout se souvenir pour comprendre et analyser. 
 
Par exemple, repenser au mouvement des Gilets Jaunes qui a débuté par opposition à l'augmentation des taxes sur les carburants dont les prix (fin 2018) étaient autour de 1,49/1,57€ le litre. Aujourd'hui, (23 juillet 2026) les prix des carburants sont autour de 2,15/2,20€ le litre. Non, les salaires n'ont pas augmenté d'autant, même pas du tout, mais c'est Trump qui a semé le chaos (et s'enrichit à millions en spéculation bitcoins) et Totalénergies entre autres qui fait des bénéfices énormes avec ses réserves. 
 
Autre exemple : la propagande des merdias est tellement forte que l'on perd toute capacité d'analyse en s'abêtissant chaque jour un peu plus à répéter ce qu'on nous martèle au quotidien et qui nous empêche tout discernement. On en arrive à agresser des maires de villages qui ne cherchent qu'à améliorer le quotidien de leurs administrés, les habitant-es. Et cela puisque les vrais responsables des situations critiques ne sont jamais nommés. Et pourtant on les connaît, ceux qui parlent avec des mots multiples pour cacher leur inaction, leur refus de changer quoi que ce soit, pour ne pas amputer leurs gains énormes...Et leurs complices qui votent pour protéger leurs intérêts ! Il faut pointer le doigt vers le haut, ne pas se tromper de responsables. 
 
Quant au déni, il est généralisé. On peut se lamenter des incendies qui détruisent et s'intensifient chaque année, on entend les voix des dirigeants qui veulent plus de moyens pour éteindre les feux, mais aucun n'analyse les causes, ne s'attaque aux racines de ce qui les provoque, des activités industrielles, minières, économiques qui sont les causes premières de tous ces dérèglements climatiques. Le déni pour ne pas mettre en cause tout un système qui ne profite qu'à un nombre restreint de personnes, la caste, l'oligarchie au cynisme obscène. 
Voilà où nous en sommes arrivés dans "l'évolution" de ce monde que nous, les plus anciens, on a vu changer ! Quelle tristesse.... 
 
 
Mais l'avenir n'est pas écrit...
 
 

 
 
 

lundi 8 juin 2026

ON N'A JAMAIS ESSAYE...

Oui, ça revient souvent dans ce qu'on entend en tendant l'oreille. Mais dans cette phrase, le choix n'existe pas, il est déjà induit. La bataille médiatique (qui fait l'opinion !) est parfaitement inégale puisque quasi tous les organes d'information (TV, journaux, magazines, distribution presse et livres) sont entre les mains de quelques six patrons (grosses richesses industrielles) qui diffusent leur voix en accord avec leurs intérêts. Ils ont favorisé, financé l'un des leurs, un banquier d'affaire au look jeune pour la façade, afin qu'il s'installe à l'Elysée. Pour eux, demain, un autre locataire au même look peut y prendre place, à condition qu'il continue à servir leurs intérêts. Le prétendant qui file la romance avec une belle héritière aristocratique de leur monde, ça ne les dérange pas. Il ne changera rien dans leurs « affaires ».

Mais, il ne faut surtout pas quelqu'un qui perturberait cette belle période pour eux qui ne se sont jamais autant enrichis que ces dernières dix années. Non, pas une 6ème République qui changerait le pouvoir du roi-président, qui ferait ruisseler en ponctionnant leurs fortunes (même de 1%), qui favoriserait les pouvoirs publics, qui améliorerait la vie quotidienne des gens plutôt que la préservation des avantages de « la cour », qui s'attaquerait aux racines de tous les dérèglements et les abus et sanctionnerait les responsables. Non, surtout pas ça.

Alors, il faut salir, diaboliser, diviser ce camp du changement et faire croire que c'est l'autre côté qui a les faveurs (de «  l'opinion ») : lui (eux) ne touchera pas à leurs business et fera régner l'ordre répressif, en faisant pointer du doigt le leurre des héritiers de la colonisation, cause d'un envahissement et responsables des « difficultés » !!! Et surtout, effaçons l'histoire, ignorons même la plus récente, ou adoptons-la dans un récit qui dénie la réalité des faits.

En Alsace, pourtant, nos familles ont toutes été touchées par l'annexion et l'envahissement par le régime nazi. Mais non, ça n'a rien à voir. Ah bon ? Moi même, je me souviens encore d'un certain Franco en Espagne où ça a perduré encore longtemps après 1945. Et puis Hongrie, Italie, ….et partout encore il reste cette idéologie mortifère qui veut s'imposer en oubliant notre histoire. Mais sommes-nous amnésiques ? Et de quoi avons-nous peur ? Après ces dernières dix années, on a bien vu qu'on ne vit pas mieux, bien au contraire et qu'il faut que ça change. Alors qu'est devenu ce peuple « gaulois » , toujours critique et souvent inventif, courageux et parfois étonnant, et qui a mis en avant les valeurs humaines dans des droits de l'homme universels, qui a changé de la royauté absolue en une République qui prônait la démocratie, qui a changé radicalement la société après la deuxième guerre mondiale en instaurant des droits sociaux comme la Sécurité Sociale pour la santé de tous, des droits du travail, des congés payés, des ….Oui, n'oublions pas que bien des choses sont possibles s'il y a un élan collectif qui peut venir d'un trop, c'est trop, comme la récente mobilisation des Gilets Jaunes ou des combats écologiques pour défendre le vivant et nos ressources communes. On peut choisir un changement radical nécessaire plutôt qu'une nouvelle adaptation répressive qui n'améliorera rien et nous soumettra encore plus à des règles liberticides qui nous envahissent déjà quasi quotidiennement...Ce ne sont pas des choix de personnes, on n'est pas dans un casting, mais un choix de programmes, de vision, de façon de faire et de ...gouverner. Entre un souverain qui a tous les pouvoirs et un basculement vers le Parlement, élu proportionnellement, comme cela devait être (mais n'est plus respecté), il faut réfléchir et jauger où on se sent, où on se situe. N'oublions pas notre histoire, ce qu'on vécu nos parents, nos grands-parents.

L'avenir n'est pas écrit et nous sommes peut-être à un moment de bascule très particulier.

 

dessin de VEESSE

 


mercredi 3 juin 2026

CULTURE ET EVEIL en ZONE RURALE

Ben oui, le Covid avait lancé une sorte d'exode vers les zones rurales à l'habitat plus dispersé et donc plus sécure....
Souvent, on se dit que pour les spectacles, la culture, il faut aller dans les villes. 
Mais quand on aime vivre près de la nature, quand on aime un territoire où la richesse humaine existe, alors on s'investit et collectivement, à plusieurs on réalise plein de belles choses qu'on partage ensuite et qui donne de la valeur à un territoire (comme le maintien des écoles, des commerces, des lieux de soins, la desserte en train, ...) 
 
La vallée de la Bruche à 50 kms à l'ouest de Strasbourg allie tous ces aspects grâce à des habitant-es engagé-es.... Sur ce territoire où les ballades vont vous ressourcer, il y a aussi ces moments forts, ces événements culturels, festifs, conviviaux : TransverSâales (en mai), Les Scènes Sauvages (fin juin), le Festival JAZZ 'n BRUCHE (en juillet-lire ci dessous) et le Forum Social Local (en septembre)...
 
On vit bien, et les yeux et oreilles bien ouverts, dans notre belle haute vallée de la Bruche. 
 

CULTURE EN MILIEU RURAL, MAIS LAQUELLE ?

C'est une petite bande de copains de collège, de lycée et certains qui partageaient déjà la même cour d'école primaire, près de Strasbourg. Le temps a passé, chacun a fait sa route, l'un est devenu batteur professionnel à parcourir le pays et le monde avec de nombreux groupes. Puis, il a créé une boîte de production, un studio, ...Il y a une quinzaine d'années, il s'est installé dans la haute vallée de la Bruche où il a déménagé son studio d'enregistrement, qui est devenu « Le Club », une petite salle d'une quarantaine de places où se produisent de nombreux musiciens chaque mois. Les copains d'enfance se retrouvent et décident de créer des événements musicaux l'été en plus du Club.

Ce sont les balbutiements du Festival Jazz 'n Bruche. D'abord sur le terrain à côté du Club et ...au bord de la Bruche, puis tous les samedis de juillet et d'août et depuis quelques années cela est devenu un grand festival d'été sur dix-douze jours et qui est nomade puisqu'il se déplace sur plusieurs lieux de la haute vallée. Cette année, ce sera le dixième anniversaire !

Et puis la petite bande du départ s'est enrichie de plusieurs personnes de la vallée et nous sommes un staff de bénévoles d'une quinzaine d'actifs, un très petit nombre pour un festival de cette taille à présent, mais on est une bande qui est devenue très proche et polyvalente pour que tout se passe bien.

Le budget d'un tel festival est important et la part d'autofinancement (billetterie, bar) est de l'ordre de 70%. Les aides financières des institutions sont minimes et ont tendance à stagner ou diminuer. Le dernier coup dur cette année a été la décision de la DRAC-Ministère de la culture de ne plus verser d'aides aux festivals. Nous avions bien sûr construit notre budget en fonction des dotations des années précédentes, en n'imaginant pas que la Drac allait couper ces aides et surtout nous le notifier, il y a quelques jours, six semaines avant le début du festival alors que toutes les dépenses sont bien sûr déjà engagées.

Mais nous ne nous décourageons pas car nous avons la volonté de faire durer ce festival dans ce territoire rural et pour cela, seul le public peut nous soutenir fortement en venant passer de belles soirées musicales avec de belles découvertes. Nous avons toujours privilégié également à ce que ce soit accessible et donc pratiquer les prix les plus bas possibles qui vont de la gratuité à des concerts et des tarifs de 10€, 20€, 25€ et 35€ pour les deux soirées aux cachets et frais très importants.

Avec la diminution des aides, voir la désaffection, on peut s'interroger sur quelle culture on veut faire vivre dans nos territoires ruraux. Se déplacer une heure ou bien plus pour y avoir accès et donc en réduisant, sélectionnant d'une certaine façon la sociologie du public ...ciblé ? Soutenir, diffuser notre événement, c'est comprendre l'attachement qu'on a à notre territoire rural et la volonté de le faire vivre, d'y apporter notre contribution, des lieux de rencontres, de partage dans notre « domaine » choisi.

Réservations et infos :

https://www.jazznbruche.fr/

https://www.facebook.com/profile.php?id=61572629173659

https://www.youtube.com/@jazznbruche

le programme complet :

https://indd.adobe.com/view/5921cd06-d73a-47df-bcba-3c3147d3cdd2

 


 

 
 

mardi 19 mai 2026

AU BOUT D'UN MOMENT, ON SATURE...

C'est un peu l'objectif de ce déferlement de « news » quotidiennes, qui tournent toujours autour des mêmes sujets anxiogènes, des mêmes dangers potentiels et des images de destruction massive de personnes et de territoires habités. Basta ! Quel monde …


ça c'est quand on a un quotidien pas évident, que se loger est cher, se chauffer est très cher, se nourrir avec des aliments morts, se déplacer presque plus possible avec perte de travail, se soigner quasi impossible, bref se retrouver dans une précarité qui s'intensifie chaque jour.


Mais il y a aussi un autre monde où les salaires sont basés sur les performances industrielles qui détruisent petit à petit les territoires par l'extraction, l'engraissement par empoisonnement, par la captation de l'eau, par la densification des élevages et de la monoculture, les importations massives de produits éphémères, les places de positionnement politique d'élu-e bien discipliné-e qui profite de la manne publique pour délivrer des discours de l'air du temps...


Les différences de classes existent et les fossés se creusent. Plus la peine de rêver à un quelconque ascenseur social, pure illusion puisque les cercles sont fermés et qu'imaginer pouvoir y rentrer est pure démagogie et instrumentalisation quand ça peut servir les intérêts de la caste.


Donc, nous y voici, nous y revoilà et il faudra bien se déterminer puisque les clivages sont évidents. 

»Si tu es sage, obéissant, sans critique, tu pourras peut-être nous rejoindre et tu auras la vie agréable ». C'est beau comme un conte de fée, comme un discours électoral, mais sans lendemain concret, il faut arrêter de croire éternellement à des beaux rêves qui s'évanouissent dans la brume dès que les yeux s'ouvrent à nouveau sur une réalité quotidienne qui ne s'améliore pas, mais se dégrade de plus en plus... et sans protestations, tellement on est aujourd'hui soumis avec un sentiment d'impuissance. Voilà où on en est et nous sommes tous responsables.

Enfoncés, on n'a plus la force de se rassembler collectivement pour se battre et la répression est très violente. A la limite, on ne dit plus rien pour conserver le peu qu'on a encore. Et au-delà, on profite de tous les avantages en regardant ailleurs et en tenant un discours de méritocratie, cynisme des nantis héritiers.


Alors oui, au bout d'un moment, on sature...

On ne supporte plus les bla bla bla, les discours lénifiants idéologiques, les leçons d'une morale dépassée alors que le cynisme obscène se décline tous les jours sans complexe, on a envie de saboter ce qui détruit ou on se réfugie dans l'individualisme du bien-être personnel, de la recherche de son moi intérieur, un aveuglement volontaire qu'on justifie par l'horreur du monde, la violence humaine et la recherche de l'amour universel. Basta...C'est foutu !

On peut revenir au nihilisme d'une certaine époque car l'espoir on ne le voit plus. Il est obligé de se cacher, de se marginaliser dans ces groupes d'activistes ou ces nouvelles communautés qui se regroupent pour construire le monde de demain en recherchant des pratiques anciennes résilientes, un collectif qui partage, qui mutualise, qui utilise les nouvelles techniques mais en se détachant du contrôle centralisé du « cloud ». Ces ilôts de résistance ou de reconstruction sont disséminés et invisibilisés. Mais ils existent...partout, même si on les dit marginalisés.


Oui, il faudra bien se déterminer, savoir où on se situe et ce qu'on est prêt à faire, à s'impliquer...

Les clivages se précisent, les perspectives s'amoindrissent...

Vous êtes où ?

 


 

lundi 4 mai 2026

DIALOGUE 2026


  • Non mais comment tu veux qu'on accroche avec cette gauche ? On ne voit que « génocide à Gaza », « Palestine vivra », on ne parle que du Liban, de l'Iran et ...en France ? LFI me plombe à ne pas parler de ce qui nous préoccupe, nous travaille. Les Ecolos ? Ils se battent entre eux et parler de pesticides, de vélos et zones piétons, d'interdire l'entrée des villes aux artisans et ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter des voitures neuves- critères acceptés en ville- ce n'est pas ce qui va améliorer notre quotidien. Le PS ? Non mais là tu oublies. Tu ne te souviens plus de Hollande qui a engendré Macron en plus. Et les voilà qui ne votent plus les censures et laissent passer le budget. En plus, regarde toute cette bande qui croit qu'on a oublié et qui ne voit qu'une chose, reprendre le pouvoir pour eux, ces politicards professionnels qui n'ont rien fait d'autre et qui sont avec ces centristes mous toujours à la botte de ceux qui dirigent, des girouettes.... Le PC ? Il existe encore, on n'en entend plus parler et pourtant quand ils étaient actifs dans les quartiers, c'était quelque chose : salles communes, ateliers, bibliothèque, spectacles, ...ça occupait les jeunes, ça discutait entre plus vieux...Un autre temps !

  • Non, mais là tu pousses un peu, non ? Tu as lu le programme « l'avenir en commun » ? Voilà du contenu, des propositions, un vrai programme de gouvernement qui devrait unir toute la gauche sur l'essentiel et changer la constitution, nos institutions, s'attaquer aux racines, aux causes, …

  • Oui, mais ce n'est plus d'actualité, on va avoir à nouveau 4-5 candidats qui se revendiqueront de la « gôche » !

  • C'est sûr que tout est faussé dans une élection : c'est la personnalisation, l'incarnation alors qu'un gouvernement c'est une équipe avec des collaborateurs, des techniciens, des gens d'expérience, certains du terrain et pas qu'un bonhomme ou une femme mise en avant. On ne verra jamais une affiche électorale présidentielle avec sur la photo toute une équipe, même s'il n'y a qu'un nom du représentant de l'équipe en gros....et ça changerait notre perception, notre compréhension. Ah oui, avec CEUX-LA pourquoi pas ! Mais ça n'arrivera pas...Et c'est fini le Nouveau Front Populaire d'une gauche unie, rassemblée.

  • Et alors, tu penses quoi ?

  • Il faudrait déjà que ces représentants parlent de ce qui concerne notre quotidien, surtout actuellement. Diminuer les taxes pour que l'on ne dépense pas notre salaire à mettre de l'essence dans la voiture pour aller...travailler et gagner de l'argent ...qu'on met dans l'essence ! Bloquer les prix des produits courants du quotidien, se battre pour augmenter les salaires en taxant les plus riches qui se gavent sur notre travail et donnent à leurs actionnaires planqués qui ne produisent rien, ne partagent rien, des cyniques obscènes...Garder la Sécu et profiter de la baisse de natalité pour réduire les effectifs des classes dans les écoles...Ne pas nous bassiner avec ces guerres, ces génocides qui ne s'arrêtent jamais de toute façon et où on n'y peut rien, bref parler du quotidien et pas faire de beaux discours qui ne nous intéressent que peu...Il ne reste que là où on vit où on peut un peu agir avec les échanges entre voisins ou dans des groupes.

  • Là tu es d'un pessimisme consternant. Et le racisme, l'extrême-droite qui se voit déjà en poste à l'Elysée et dans les ministères, tu en fais quoi ?

  • Mais toutes leurs idées sont déjà là et votées pour certaines, avec une droite (dans le temps gaulliste sociale) et qui aujourd'hui est en phase avec l'extrême-droite. Il n'y a plus de différences, quasi plus aucune, alors ce n'est pas la peine de parler de ce qui risque d'arriver, on l'a déjà laissé s'installer....Mais ce sera pire pour tous les bronzés, métissés, identifiés racisés. Et ça c'est ce qui nous fait encore réagir. Personne n'est là pour dire que si on expulse ces gens, l'économie va subir un sacré choc car pas mal de secteurs seront vidés de leur main-d'oeuvre et ça, on n'en parle pas...

  • Et alors, tu vas faire quoi, toi ? Voter quoi ?

  • Je n'y crois plus au changement par le vote, il y aura un taux d'abstention tellement important (comme c'était déjà le cas) que ce sera un élu avec 20% des voix, une parodie de démocratie, de république, une sorte de 49.3 présidentiel !

  • Et alors ?

  • Se battre localement, sur le territoire où on vit, crée du lien, des réseaux d'échanges, s'alimenter auprès des producteurs locaux, mettre des choses en commun, ne plus se laisser imposer des décisions par les seuls maires et com 'coms, avoir le courage d'imposer ce qui est du bon sens, du bien commun, vital pour tous. Bref, rendre la vie plus supportable dans le quotidien où on vit. Et pour cela, il faut sortir de l'individualisme, recrée du lien entre les gens, partager, s'entre-aider...C'est probablement du rêve, mais si on ne croit plus en rien, si on se sent impuissant sur tout, ce qui nous empêche d'avancer, alors que resterait-il ? Il faudrait augmenter les salaires, faire ruisseler la richesse produite et pas dans les poches de ceux qui en ont déjà bien assez, diviser par deux le prix des trains et bus, détaxer l'essence pendant cette crise, bloquer les prix des produits du quotidien, importer moins, échanger plus, il y a tant de choses possibles à faire, mais...

  • Ce que tu dis est très pessimiste, voire réaliste, des constats bien amers, mais qu'ai-je à te répondre encore pour faire croire à un meilleur lendemain ? Viens , on va se poser sous cet arbre, écouter les oiseaux et le vent.