lundi 8 juin 2026

ON N'A JAMAIS ESSAYE...

Oui, ça revient souvent dans ce qu'on entend en tendant l'oreille. Mais dans cette phrase, le choix n'existe pas, il est déjà induit. La bataille médiatique (qui fait l'opinion !) est parfaitement inégale puisque quasi tous les organes d'information (TV, journaux, magazines, distribution presse et livres) sont entre les mains de quelques six patrons (grosses richesses industrielles) qui diffusent leur voix en accord avec leurs intérêts. Ils ont favorisé, financé l'un des leurs, un banquier d'affaire au look jeune pour la façade, afin qu'il s'installe à l'Elysée. Pour eux, demain, un autre locataire au même look peut y prendre place, à condition qu'il continue à servir leurs intérêts. Le prétendant qui file la romance avec une belle héritière aristocratique de leur monde, ça ne les dérange pas. Il ne changera rien dans leurs « affaires ».

Mais, il ne faut surtout pas quelqu'un qui perturberait cette belle période pour eux qui ne se sont jamais autant enrichis que ces dernières dix années. Non, pas une 6ème République qui changerait le pouvoir du roi-président, qui ferait ruisseler en ponctionnant leurs fortunes (même de 1%), qui favoriserait les pouvoirs publics, qui améliorerait la vie quotidienne des gens plutôt que la préservation des avantages de « la cour », qui s'attaquerait aux racines de tous les dérèglements et les abus et sanctionnerait les responsables. Non, surtout pas ça.

Alors, il faut salir, diaboliser, diviser ce camp du changement et faire croire que c'est l'autre côté qui a les faveurs (de «  l'opinion ») : lui (eux) ne touchera pas à leurs business et fera régner l'ordre répressif, en faisant pointer du doigt le leurre des héritiers de la colonisation, cause d'un envahissement et responsables des « difficultés » !!! Et surtout, effaçons l'histoire, ignorons même la plus récente, ou adoptons-la dans un récit qui dénie la réalité des faits.

En Alsace, pourtant, nos familles ont toutes été touchées par l'annexion et l'envahissement par le régime nazi. Mais non, ça n'a rien à voir. Ah bon ? Moi même, je me souviens encore d'un certain Franco en Espagne où ça a perduré encore longtemps après 1945. Et puis Hongrie, Italie, ….et partout encore il reste cette idéologie mortifère qui veut s'imposer en oubliant notre histoire. Mais sommes-nous amnésiques ? Et de quoi avons-nous peur ? Après ces dernières dix années, on a bien vu qu'on ne vit pas mieux, bien au contraire et qu'il faut que ça change. Alors qu'est devenu ce peuple « gaulois » , toujours critique et souvent inventif, courageux et parfois étonnant, et qui a mis en avant les valeurs humaines dans des droits de l'homme universels, qui a changé de la royauté absolue en une République qui prônait la démocratie, qui a changé radicalement la société après la deuxième guerre mondiale en instaurant des droits sociaux comme la Sécurité Sociale pour la santé de tous, des droits du travail, des congés payés, des ….Oui, n'oublions pas que bien des choses sont possibles s'il y a un élan collectif qui peut venir d'un trop, c'est trop, comme la récente mobilisation des Gilets Jaunes ou des combats écologiques pour défendre le vivant et nos ressources communes. On peut choisir un changement radical nécessaire plutôt qu'une nouvelle adaptation répressive qui n'améliorera rien et nous soumettra encore plus à des règles liberticides qui nous envahissent déjà quasi quotidiennement...Ce ne sont pas des choix de personnes, on n'est pas dans un casting, mais un choix de programmes, de vision, de façon de faire et de ...gouverner. Entre un souverain qui a tous les pouvoirs et un basculement vers le Parlement, élu proportionnellement, comme cela devait être (mais n'est plus respecté), il faut réfléchir et jauger où on se sent, où on se situe. N'oublions pas notre histoire, ce qu'on vécu nos parents, nos grands-parents.

L'avenir n'est pas écrit et nous sommes peut-être à un moment de bascule très particulier.

 

dessin de VEESSE

 


mercredi 3 juin 2026

CULTURE ET EVEIL en ZONE RURALE

Ben oui, le Covid avait lancé une sorte d'exode vers les zones rurales à l'habitat plus dispersé et donc plus sécure....
Souvent, on se dit que pour les spectacles, la culture, il faut aller dans les villes. 
Mais quand on aime vivre près de la nature, quand on aime un territoire où la richesse humaine existe, alors on s'investit et collectivement, à plusieurs on réalise plein de belles choses qu'on partage ensuite et qui donne de la valeur à un territoire (comme le maintien des écoles, des commerces, des lieux de soins, la desserte en train, ...) 
 
La vallée de la Bruche à 50 kms à l'ouest de Strasbourg allie tous ces aspects grâce à des habitant-es engagé-es.... Sur ce territoire où les ballades vont vous ressourcer, il y a aussi ces moments forts, ces événements culturels, festifs, conviviaux : TransverSâales (en mai), Les Scènes Sauvages (fin juin), le Festival JAZZ 'n BRUCHE (en juillet-lire ci dessous) et le Forum Social Local (en septembre)...
 
On vit bien, et les yeux et oreilles bien ouverts, dans notre belle haute vallée de la Bruche. 
 

CULTURE EN MILIEU RURAL, MAIS LAQUELLE ?

C'est une petite bande de copains de collège, de lycée et certains qui partageaient déjà la même cour d'école primaire, près de Strasbourg. Le temps a passé, chacun a fait sa route, l'un est devenu batteur professionnel à parcourir le pays et le monde avec de nombreux groupes. Puis, il a créé une boîte de production, un studio, ...Il y a une quinzaine d'années, il s'est installé dans la haute vallée de la Bruche où il a déménagé son studio d'enregistrement, qui est devenu « Le Club », une petite salle d'une quarantaine de places où se produisent de nombreux musiciens chaque mois. Les copains d'enfance se retrouvent et décident de créer des événements musicaux l'été en plus du Club.

Ce sont les balbutiements du Festival Jazz 'n Bruche. D'abord sur le terrain à côté du Club et ...au bord de la Bruche, puis tous les samedis de juillet et d'août et depuis quelques années cela est devenu un grand festival d'été sur dix-douze jours et qui est nomade puisqu'il se déplace sur plusieurs lieux de la haute vallée. Cette année, ce sera le dixième anniversaire !

Et puis la petite bande du départ s'est enrichie de plusieurs personnes de la vallée et nous sommes un staff de bénévoles d'une quinzaine d'actifs, un très petit nombre pour un festival de cette taille à présent, mais on est une bande qui est devenue très proche et polyvalente pour que tout se passe bien.

Le budget d'un tel festival est important et la part d'autofinancement (billetterie, bar) est de l'ordre de 70%. Les aides financières des institutions sont minimes et ont tendance à stagner ou diminuer. Le dernier coup dur cette année a été la décision de la DRAC-Ministère de la culture de ne plus verser d'aides aux festivals. Nous avions bien sûr construit notre budget en fonction des dotations des années précédentes, en n'imaginant pas que la Drac allait couper ces aides et surtout nous le notifier, il y a quelques jours, six semaines avant le début du festival alors que toutes les dépenses sont bien sûr déjà engagées.

Mais nous ne nous décourageons pas car nous avons la volonté de faire durer ce festival dans ce territoire rural et pour cela, seul le public peut nous soutenir fortement en venant passer de belles soirées musicales avec de belles découvertes. Nous avons toujours privilégié également à ce que ce soit accessible et donc pratiquer les prix les plus bas possibles qui vont de la gratuité à des concerts et des tarifs de 10€, 20€, 25€ et 35€ pour les deux soirées aux cachets et frais très importants.

Avec la diminution des aides, voir la désaffection, on peut s'interroger sur quelle culture on veut faire vivre dans nos territoires ruraux. Se déplacer une heure ou bien plus pour y avoir accès et donc en réduisant, sélectionnant d'une certaine façon la sociologie du public ...ciblé ? Soutenir, diffuser notre événement, c'est comprendre l'attachement qu'on a à notre territoire rural et la volonté de le faire vivre, d'y apporter notre contribution, des lieux de rencontres, de partage dans notre « domaine » choisi.

Réservations et infos :

https://www.jazznbruche.fr/

https://www.facebook.com/profile.php?id=61572629173659

https://www.youtube.com/@jazznbruche

le programme complet :

https://indd.adobe.com/view/5921cd06-d73a-47df-bcba-3c3147d3cdd2

 


 

 
 

mardi 19 mai 2026

AU BOUT D'UN MOMENT, ON SATURE...

C'est un peu l'objectif de ce déferlement de « news » quotidiennes, qui tournent toujours autour des mêmes sujets anxiogènes, des mêmes dangers potentiels et des images de destruction massive de personnes et de territoires habités. Basta ! Quel monde …


ça c'est quand on a un quotidien pas évident, que se loger est cher, se chauffer est très cher, se nourrir avec des aliments morts, se déplacer presque plus possible avec perte de travail, se soigner quasi impossible, bref se retrouver dans une précarité qui s'intensifie chaque jour.


Mais il y a aussi un autre monde où les salaires sont basés sur les performances industrielles qui détruisent petit à petit les territoires par l'extraction, l'engraissement par empoisonnement, par la captation de l'eau, par la densification des élevages et de la monoculture, les importations massives de produits éphémères, les places de positionnement politique d'élu-e bien discipliné-e qui profite de la manne publique pour délivrer des discours de l'air du temps...


Les différences de classes existent et les fossés se creusent. Plus la peine de rêver à un quelconque ascenseur social, pure illusion puisque les cercles sont fermés et qu'imaginer pouvoir y rentrer est pure démagogie et instrumentalisation quand ça peut servir les intérêts de la caste.


Donc, nous y voici, nous y revoilà et il faudra bien se déterminer puisque les clivages sont évidents. 

»Si tu es sage, obéissant, sans critique, tu pourras peut-être nous rejoindre et tu auras la vie agréable ». C'est beau comme un conte de fée, comme un discours électoral, mais sans lendemain concret, il faut arrêter de croire éternellement à des beaux rêves qui s'évanouissent dans la brume dès que les yeux s'ouvrent à nouveau sur une réalité quotidienne qui ne s'améliore pas, mais se dégrade de plus en plus... et sans protestations, tellement on est aujourd'hui soumis avec un sentiment d'impuissance. Voilà où on en est et nous sommes tous responsables.

Enfoncés, on n'a plus la force de se rassembler collectivement pour se battre et la répression est très violente. A la limite, on ne dit plus rien pour conserver le peu qu'on a encore. Et au-delà, on profite de tous les avantages en regardant ailleurs et en tenant un discours de méritocratie, cynisme des nantis héritiers.


Alors oui, au bout d'un moment, on sature...

On ne supporte plus les bla bla bla, les discours lénifiants idéologiques, les leçons d'une morale dépassée alors que le cynisme obscène se décline tous les jours sans complexe, on a envie de saboter ce qui détruit ou on se réfugie dans l'individualisme du bien-être personnel, de la recherche de son moi intérieur, un aveuglement volontaire qu'on justifie par l'horreur du monde, la violence humaine et la recherche de l'amour universel. Basta...C'est foutu !

On peut revenir au nihilisme d'une certaine époque car l'espoir on ne le voit plus. Il est obligé de se cacher, de se marginaliser dans ces groupes d'activistes ou ces nouvelles communautés qui se regroupent pour construire le monde de demain en recherchant des pratiques anciennes résilientes, un collectif qui partage, qui mutualise, qui utilise les nouvelles techniques mais en se détachant du contrôle centralisé du « cloud ». Ces ilôts de résistance ou de reconstruction sont disséminés et invisibilisés. Mais ils existent...partout, même si on les dit marginalisés.


Oui, il faudra bien se déterminer, savoir où on se situe et ce qu'on est prêt à faire, à s'impliquer...

Les clivages se précisent, les perspectives s'amoindrissent...

Vous êtes où ?

 


 

lundi 4 mai 2026

DIALOGUE 2026


  • Non mais comment tu veux qu'on accroche avec cette gauche ? On ne voit que « génocide à Gaza », « Palestine vivra », on ne parle que du Liban, de l'Iran et ...en France ? LFI me plombe à ne pas parler de ce qui nous préoccupe, nous travaille. Les Ecolos ? Ils se battent entre eux et parler de pesticides, de vélos et zones piétons, d'interdire l'entrée des villes aux artisans et ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter des voitures neuves- critères acceptés en ville- ce n'est pas ce qui va améliorer notre quotidien. Le PS ? Non mais là tu oublies. Tu ne te souviens plus de Hollande qui a engendré Macron en plus. Et les voilà qui ne votent plus les censures et laissent passer le budget. En plus, regarde toute cette bande qui croit qu'on a oublié et qui ne voit qu'une chose, reprendre le pouvoir pour eux, ces politicards professionnels qui n'ont rien fait d'autre et qui sont avec ces centristes mous toujours à la botte de ceux qui dirigent, des girouettes.... Le PC ? Il existe encore, on n'en entend plus parler et pourtant quand ils étaient actifs dans les quartiers, c'était quelque chose : salles communes, ateliers, bibliothèque, spectacles, ...ça occupait les jeunes, ça discutait entre plus vieux...Un autre temps !

  • Non, mais là tu pousses un peu, non ? Tu as lu le programme « l'avenir en commun » ? Voilà du contenu, des propositions, un vrai programme de gouvernement qui devrait unir toute la gauche sur l'essentiel et changer la constitution, nos institutions, s'attaquer aux racines, aux causes, …

  • Oui, mais ce n'est plus d'actualité, on va avoir à nouveau 4-5 candidats qui se revendiqueront de la « gôche » !

  • C'est sûr que tout est faussé dans une élection : c'est la personnalisation, l'incarnation alors qu'un gouvernement c'est une équipe avec des collaborateurs, des techniciens, des gens d'expérience, certains du terrain et pas qu'un bonhomme ou une femme mise en avant. On ne verra jamais une affiche électorale présidentielle avec sur la photo toute une équipe, même s'il n'y a qu'un nom du représentant de l'équipe en gros....et ça changerait notre perception, notre compréhension. Ah oui, avec CEUX-LA pourquoi pas ! Mais ça n'arrivera pas...Et c'est fini le Nouveau Front Populaire d'une gauche unie, rassemblée.

  • Et alors, tu penses quoi ?

  • Il faudrait déjà que ces représentants parlent de ce qui concerne notre quotidien, surtout actuellement. Diminuer les taxes pour que l'on ne dépense pas notre salaire à mettre de l'essence dans la voiture pour aller...travailler et gagner de l'argent ...qu'on met dans l'essence ! Bloquer les prix des produits courants du quotidien, se battre pour augmenter les salaires en taxant les plus riches qui se gavent sur notre travail et donnent à leurs actionnaires planqués qui ne produisent rien, ne partagent rien, des cyniques obscènes...Garder la Sécu et profiter de la baisse de natalité pour réduire les effectifs des classes dans les écoles...Ne pas nous bassiner avec ces guerres, ces génocides qui ne s'arrêtent jamais de toute façon et où on n'y peut rien, bref parler du quotidien et pas faire de beaux discours qui ne nous intéressent que peu...Il ne reste que là où on vit où on peut un peu agir avec les échanges entre voisins ou dans des groupes.

  • Là tu es d'un pessimisme consternant. Et le racisme, l'extrême-droite qui se voit déjà en poste à l'Elysée et dans les ministères, tu en fais quoi ?

  • Mais toutes leurs idées sont déjà là et votées pour certaines, avec une droite (dans le temps gaulliste sociale) et qui aujourd'hui est en phase avec l'extrême-droite. Il n'y a plus de différences, quasi plus aucune, alors ce n'est pas la peine de parler de ce qui risque d'arriver, on l'a déjà laissé s'installer....Mais ce sera pire pour tous les bronzés, métissés, identifiés racisés. Et ça c'est ce qui nous fait encore réagir. Personne n'est là pour dire que si on expulse ces gens, l'économie va subir un sacré choc car pas mal de secteurs seront vidés de leur main-d'oeuvre et ça, on n'en parle pas...

  • Et alors, tu vas faire quoi, toi ? Voter quoi ?

  • Je n'y crois plus au changement par le vote, il y aura un taux d'abstention tellement important (comme c'était déjà le cas) que ce sera un élu avec 20% des voix, une parodie de démocratie, de république, une sorte de 49.3 présidentiel !

  • Et alors ?

  • Se battre localement, sur le territoire où on vit, crée du lien, des réseaux d'échanges, s'alimenter auprès des producteurs locaux, mettre des choses en commun, ne plus se laisser imposer des décisions par les seuls maires et com 'coms, avoir le courage d'imposer ce qui est du bon sens, du bien commun, vital pour tous. Bref, rendre la vie plus supportable dans le quotidien où on vit. Et pour cela, il faut sortir de l'individualisme, recrée du lien entre les gens, partager, s'entre-aider...C'est probablement du rêve, mais si on ne croit plus en rien, si on se sent impuissant sur tout, ce qui nous empêche d'avancer, alors que resterait-il ? Il faudrait augmenter les salaires, faire ruisseler la richesse produite et pas dans les poches de ceux qui en ont déjà bien assez, diviser par deux le prix des trains et bus, détaxer l'essence pendant cette crise, bloquer les prix des produits du quotidien, importer moins, échanger plus, il y a tant de choses possibles à faire, mais...

  • Ce que tu dis est très pessimiste, voire réaliste, des constats bien amers, mais qu'ai-je à te répondre encore pour faire croire à un meilleur lendemain ? Viens , on va se poser sous cet arbre, écouter les oiseaux et le vent.

     


     


vendredi 24 avril 2026

JOUR DU DEPASSEMENT

Se nourrir, se loger, se déplacer, ...ont un impact sur notre environnement. Notre consommation globale a bien augmentée, s'est pas mal diversifiée, depuis les années 70 qui marquent un peu le début d'une nouvelle période (d'abondance) d'après-guerre.

Le monde occidental est un grand consommateur par l'amélioration de son niveau de « confort », producteur conséquent, par son impact destructeur, de la réduction des ressources naturelles indispensables à tous les habitants de notre planète et aussi responsable des déchets non-recyclables et du CO2 (dioxine de carbone) qui cause les dérèglements climatiques. Ce CO2 provient en majorité des exploitations minières, de l'élevage et cultures intensifs de l'agriculture, des poids lourds, voitures, tankers, avions, du chauffage, des productions industriels, ….

On peut ainsi calculer notre impact qu'on nomme « jour du dépassement » pour mesurer le déséquilibre qui s'amplifie chaque année. 

Définissons d'abord les choses pour bien comprendre. Wikipédia nous apprend ceci :

« Le jour du dépassement, ou jour du dépassement de la Terre, correspond à la date de l’année, à partir de laquelle l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète est capable de produire en un an pour régénérer ses consommations ou absorber les déchets produits, dont le dioxine de carbone (CO2). Passé cette date, l’humanité puiserait donc dans ses ressources à une vitesse qui n'est pas de l'ordre du « renouvelable à échelle humaine », accumulant les déchets au-delà de leur absorption sur le reste de l'année en cours.

Une ressource naturelle est une substance, un organisme, un milieu ou un objet présent dans la nature, sans action humaine, et qui fait, dans la plupart des cas, l'objet d'une utilisation pour satisfaire les besoins (énergies, alimentation, agrément, etc.) des humains, animaux ou végétaux. Il peut s'agir :

Une ressource renouvelable est une ressource naturelle dont le stock peut se reconstituer sur une période courte à l'échelle humaine de temps, en se renouvelant au moins aussi vite qu'elle est consommée. C'est le cas par exemple de diverses ressources animales d'élevage ou végétales cultivées (biomasse), l'eau d'une nappe d'eau souterraine dont le niveau reste stable, de l'énergie éolienne et de l'énergie solaire. En ce qui concerne les ressources vivantes naturelles (gibiers, poissons, mais aussi humus, forêts primaires…), elles ne sont considérées comme renouvelables que si le taux de régénération est supérieur ou égal au taux d' exploitation, par la chasse ou la pêche ».

 

Avec tous ces critères, on est arrivé à schématiser par une date de dépassement de notre impact.

En 1971, c'était le 29 décembre. En 2000, le 16 septembre ; en 2020, le 9 août ; en 2025, le 24 juillet et cette année 2026, on a déjà atteint ce seuil le 24 avril.

Quand certains faisaient des projections sur la situation possible et probable en 2050 et le réchauffement climatique de 4° ou plus d'ici la fin du siècle ou avant, cela ne faisait pas réagir grand monde. Doucement, périodiquement, on voit quand même ce qui se passe autour de nous et ailleurs sur la planète et ces chiffres, les projections, devraient nous interpeller bien plus et faire réagir sur nos comportements, mais surtout exiger des changements profonds et radicaux auprès des instances décisionnaires et des responsables industriels, économiques, financiers.

 


 

jeudi 16 avril 2026

RUISSELLEMENT et les BREVES DE LA SEMAINE

 

RUISSELLEMENT DISAIT-IL...
"Oui, on subventionne les grandes compagnies-entreprises car elles créent de la richesse et celle-ci va ruisseler pour tout le monde". C'était beau comme un conte de fée, mais c'est resté un conte ...sans réalité ! 
Les entreprises s'enrichissent, distribuent les bénéfices à leurs seuls actionnaires, et licencient en nombre pour augmenter encore leurs gains... 
La France, pays occidental, riche, ne voit pas s'améliorer les conditions de vie des travailleuses-travailleurs qui ... créent la richesse. Bien au contraire, la précarité augmente et on le voit encore plus depuis quelques semaines où le niveau de vie, de consommation, de difficultés quotidiennes , s'accentuent de jour en jour. 
4 millions de personnes renoncent à des produits d'hygiène de première nécessité. Sans compter les restrictions alimentaires et maintenant un budget de transport pour aller travailler qui explose. Il est où le ruissellement ? 
Et le roi-président et gouvernement Lecornu ne baissent pas les taxes essence, ni ne bloquent les prix sur les produits essentiels comme l'ont fait d'autres pays européens autour de nous, ... comme l'Espagne.
 
 

 
 
LES BREVES 
 
* Main-mise en expansion : Après les chaînes TV, les médias "mainstream", les points de vente et de distribution "presse", les maisons d'édition comme Fayard et autres du groupe Hachette, voilà Grasset que BOLLORE veut mettre au pas. 150 auteur-es quittent la maison avec son directeur viré.
 
* Vol et conflits d'intérêts à l'Elysée : vous vous souvenez que Macron a fait changer toute la vaisselle (de luxe) dès son arrivée.
Il semblerait que le "chef argentier" de l'Elysée s'est bien servi en faisant disparaître (et revendre) des pièces les unes après les autres. Ils n'en ont jamais assez....
 
Vous vous souvenez des grandes opérations médiatiques des évènements comme lors du Panthéon et autres célébrations. Et bien c'est toujours Shortcut Events qui remportait les marchés évènementiels et quand le Parquet Financier a voulu venir perquisitionner dans les dossiers, il leur a été interdit de pénétrer dans les bureaux de l'Elysée. Le roi-président au-dessus des lois.
 
* Les voitures "autonomes" : vous savez ces voitures où vous n'avez plus les mains sur le volant, ni les pieds sur les pédales, ni le regard dans les rétroviseurs, où vous regardez défiler le paysage...comme dans un bus ou un train ! Bref quel intérêt encore de ...conduire ou même posséder une voiture ? Bon, pour l'instant, ce n'est permis qu'aux Pays-Bas, mais ... Et le seul modèle autorisé est ...Tesla !
 
* Le PS, girouette permanente, part dans tous les sens même sans vent ! 
Voilà le duo Guedj et Hollande qui rêve de revenir à l'Elysée, le trio Vallaud-Glucksman-Jadot qui pensent recréer un centre mou gagnant, peut-être avec le Modem-Renaissance (!!!), les "social-démocrates" !!!   Mais la présidentielle de 2002, le quinquennat de Hollande et le score misérable des élections suivantes (Hamon, Hidalgo, ...), on n'oublie rien !
 
 

 

mardi 24 mars 2026

REPORTER SES VOIX POUR FAIRE GAGNER OU EMPECHER ….

On entend bien ces déclarations de victoire avec les stratégies qui sont sous-tendues. Ainsi bien sur de suite celles du PS de Hollande-Vallaud-Guesch qui analysent que le PS SEUL a gagné à Paris et Marseille (sans LFI). Bien sûr quand on regarde le report des voix, il est évident que beaucoup de votes pour LFI se sont reportés au deuxième tour sur les candidats de gauche restants pour empêcher le RN de gagner à Marseille (avec le retrait responsable du candidat LFI) et à Dati de devenir maire de Paris. Le cas de Strasbourg est bien différent, on est en Alsace, terre conservatrice et légaliste où le nom de Trautmann résonne encore fortement chez une certaine génération... et où la panachage avec la droite préfigure les alliances de demain. Et puis là où c'est un candidat LFI en tête (comme à Toulouse) alors là, les votants PS par contre ne reportent pas leurs voix. La musique hégémonique du PS est de retour avec ce que ça a engendré dès 2002 puisque on reparle de l'ère Jospin et sans oublier l'épisode Hamon. A l'époque LFI c'était le PC, l'extrême gauche le NPA et LO.

 

 


 

Les médias de la propagande distillent bien des éclairages complètement faussés. On entend les nouveaux vocabulaires qui vont s'adapter à la campagne présidentielle qui commence dès maintenant. Gauche « Républicaine » censée représenter la « Social-Démocratie » que les revanchards PS souhaitent réactiver avec Glucksmann (attention à bien prononcer!) …. Mais à droite c'est encore pire. Aussitôt élu maire, Edouard Philippe va tenir un meeting national comme candidat de la droite à la Présidentielle. Son élection à Le Havre n'est pas pour être maire, mais pour un plébiscite de candidat. Et les Wauquiez, Retailleau, Darmanin, Attal, Bergé et autres rongent leur frein pour trouver comment rentrer dans la course à l'Elysée. Bardella-La Pen sont prêts depuis leur campagne de dédiabolisation...A gauche, il y aura Ruffin, Autain et d'autres comme Mélenchon, Guesch, Glucksmann et peut-être Faure, Tondelier !!! 

Voilà, on connaît déjà plus ou moins les têtes d'affiche puisque l'élection présidentielle est incarnée par une personne seule, alors que toute une équipe de futurs ministres l'accompagne et on devrait présenter ces groupes pour être honnête et transparent ! Mais on est dans une Constitution qui donne tous les pouvoirs au président-roi, on l'a bien vécu clairement ces dix dernières années et les 49.3....Il y a bien des changements radicaux à faire, une transformation de nos institutions, de nos représentations, et de notre politique économique et sociale. On a des exemples à côté de nous pour savoir les choix que l'on veut faire : s'inspirer de l'Espagne ou subir la Hongrie de Orban (ou Méloni) ? 

 

 


 

Un dernier point qui me tient à cœur concernant la démocratie avec l'exemple de cette séquence d'élection municipale. La loi de mai 2025 a ôté un pan de démocratie directe puisque jusqu'alors, dans les petites communes (les plus nombreuses en France) on pouvait barrer-rajouter des personnes sur les listes et étaient élu-es celles-ceux qui avaient le plus de voix reportés sur leur nom. Aujourd'hui, il faut prendre la liste complète, figée. L'excuse, l'argument était d'imposer la parité sur les listes et donc au Conseil Municipal. Oui, mais on sait que la gouvernance d'un territoire est sur le périmètre de la Communauté de Communes. Or, la plupart des têtes de liste sont des hommes et ainsi, dans notre Com'Com décisionnaire, on aura 21 hommes pour 5 femmes qui siégeront : où est la parité invoquée dans les lieux de pouvoir et de responsabilité ? Voilà comment la démocratie s'effrite et pourquoi le taux d'abstention va encore augmenter irrémédiablement...Pourquoi encore voter quand tout est plié ou que les votes ne sont plus respectés (Assemblée Nationale, gouvernement, 49.3 ). On en est là et ça promet...mais pas dans la construction, la transformation positives.

 C'est bien dommage, même si 

l'avenir n'est pas écrit !

 


 

lundi 23 mars 2026

UNE FRANCE TOTALEMENT FRACTUREE : LA DEMOCRATIE EN BERNE !

Bien sûr, à un an de l'élection présidentielle, les partis politiques voulaient mesurer leur impact dans l'expression des votes ...dans les grandes villes ! Puisque avec la nouvelle loi électorale de mai 2025, la démocratie directe a disparu dans les petites communes, alors dans 93% des villages le résultat était déjà connu avant même le jour du vote puisque il n'y avait qu'une seule liste et que le système fermé de ne plus pouvoir barrer/rajouter ôtait toute expression directe là où on était élu jusque là sur le nombre de voix portées sur les noms des personnes. Dès lors, plus grand intérêt de se déplacer dans les bureaux de vote. La scission envers la démocratie commence là et tout le reste en découle : le désintérêt de la chose publique, l'abstention de plus en plus massive, la distance entre élu-e-s et les gens, la méfiance...

 


 

A un autre niveau, il y a eu l'élection législative de 2024 après la dissolution de l'Assemblée Nationale dans un pays déjà bien divisé. Après les résultats de ce vote, cela a été complètement ignoré et le président a nommé des premiers ministres successifs issus des partis minoritaires. Un autre abus qui a affaibli encore plus l'expression démocratique.

On a ensuite vu la scission d'un parti, autrefois à la tête du pays, par rapport à une union des forces politiques de gauche qui lui a permis de ne pas disparaître. Et celui-ci d'oeuvrer à détruire cette union en se rangeant aux côtés des partis centristes et d'aller jusqu'à adouber un budget de restrictions de tous les services publics.

De l'autre côté de l'échiquier politique, on a vu la porosité des anciens partis gaullistes qui se sont rapprochés du parti de l'exclusion et du racisme, une aberration historique au vu du passé animé de notre pays. Complets-vestons-cravates, tailleurs stricts et foulards de luxe pour un look dress code respectable et diabolisation de l'autre côté pour des propos sortis des contextes afin de changer de sens et de perception.

 


 

Une France complètement fracturée et qui n'est pas prête à retrouver ses valeurs des Lumières, mais bien plutôt en situation de tomber dans les heures les plus sombres de son histoire. Et oui, la mémoire s'efface vite dans ce monde illusoire de l'immédiateté et du profit direct.

Celles et ceux qui veulent tirer des leçons stratégiques pour enrichir l'abêtissement général ne vont pas se priver, mais ils-elles auront du mal à en sortir des théories fumeuses, alors que les cas sont tellement différents et multiples. Mais la propagande arrange toujours les choses à sa façon, on le sait bien.

Il n'y a qu'un constat à tirer des différents scénarios présentés, la France est complètement divisée, la démocratie n'a plus cours, la Constitution de 1958 est dépassée, les lois sont dévoyées, des ex-présidents sont corrompus, condamnés ou ont perdu la mémoire, d'autres crient au loup alors qu'ils ont dévoré, profité, se sont servis à volonté tout en niant tout !!!

 


 

Les guerres coloniales pour récupérer des énergies fossiles, des terres rares, de l'espace d'extension sont en train de déstabiliser tout le système financier et de ressources qui mettent en lumière toutes nos dépendances et nos fragilités.

Alors quelles sont encore les lumières qui peuvent éclairer un avenir plus réjouissant ?

Les questions qui se posent sont-elles encore sur des relations de pouvoir ou plus existentielles, comment vivre ensemble dans une société fracturée qui n'a plus de boussole, d'avenir en commun ?

mardi 17 mars 2026

FAURE ...dépourvu !

Le PS qui a pu survivre grâce au NFP (nouveau front populaire) et NUPES aux Législatives, très rapidement, pour eux, l'union des gauches n'était plus une valeur et ce parti dont on a pu mesurer tous les renoncements et dérives politiques s'est remis dans un schéma hégémonique de « gauche » ! Sauf que avoir accepté le budget, s'être rangé dans le centre macroniste, ne votant pas la censure du gouvernement, on a compris que le PS trahirait une fois encore les accords programmatiques, les stratégies anti-fascistes en voulant drainer le centre mou sans changer de politique. Se dire de gauche pour le PS est devenu une falsification. On a compris, définitivement compris. 
 
 
 

                                             dessin PAT thiébaut-Still  www.lagitedulocal.com
 
 
Le test des municipales pour les partis politiques dans les grandes villes pouvait commencer (en vue de la Présidentielle de 2027). Mais c'est là que la ligne Hollande-Guesch-Glucksmann a prévalu et ...s'est planté.Tous les médias de la propagande (comme le PS) sont tombés à bras raccourcis sur LFI à la suite de la rixe de Lyon. La vérité des faits a ensuite été minimisée car il ne correspondait absolument pas à la version assénée pendant des jours par ces merdias pour diaboliser LFI ! De l'antifascisme assimilé au lepenisme ce fut dur à entendre, mais on savait déjà combien la propagande permanente TV, radios, journaux essayait d'imprégner les cerveaux. Puis, ce fut au tour de l'antisémitisme pour des faits de prononciations moqueuses. Un peu léger comme « preuves » !!! Mais ça n'a pas fonctionné aussi facilement. Les gens ne sont pas tous des moutons, ne gobent pas toutes les inepties et fake-news quotidiennes. Le « parti des médias » et des sondages (mêmes propriétaires) ont perdu et se regardent en s'interrogeant. Les 56% qui vont encore voter, ont pu exprimer des tendances dans les grandes villes, car pour les innombrables communes de moins de 1000 habitants, le nouveau code électoral des listes figées (et souvent uniques) a surtout provoqué une grande abstention puisque voter dans ces conditions devenait inutile au sens que la règle édictait le résultat avant même le vote : désastreux pour la démocratie !
 
Au soir de premier tour, les commentateurs ont été pris de court : le RN faisait quelques bons scores dans quelques villes moyennes (Fréjus, Toulon, Perpignan, Hénin-Beaumont), LFI tout autant et même plus puisque en tête dans quelques villes et déjà un maire (« racisé »!) élu dans le fief de Saint-Denis. Si Les Ecologistes ont vite compris à Lyon et Strasbourg en concluant un panachage et soutien avec LFI, le PS joue le double-jeu habituel comme le RN : je dis une chose, je fais autrement , bref du « en même temps » macronien. Mais contrairement à la déclaration du secrétaire PS, Olivier Faure qui jouait sur les mots national et local, les accords PS-EELV-LFI ont bien été mis en œuvre , outre Lyon et Strasbourg, à Toulouse, Nantes, Brest, Avignon, Limoges,Chartres, Beauvais, Niort, Besançon, Clermont-Ferrand et bien d'autres. 
 
Les électrices-électeurs savent ce que le racisme, l'antifascisme veulent dire et surtout la jeunesse, les quartiers qui se mobiliseront peut-être plus massivement au deuxième tour dimanche prochain. Bien sûr, on ne parlera que de Marseille et Paris où le PS veut encore faire vitrine et manager seul. Quand on pense que c'est une unité « printemps marseillais » qui a fait élire Michèle Rubirola et viré Gaudin, on se pose des questions sur Payan, l'apparatchik. Il va accuser ensuite LFI d'avoir par son maintien permis....bla bla bla..etc... Quand à Paris, c'est la symbolique bataille PS-Dati ! Ce pays a besoin d'un nouveau souffle, d'un autre système économique et social, une constitution adaptée, des changements radicaux et pas la répétition perpétuelle de ce qu'on connaît même si les visages changent....La jeunesse l'a bien compris, avec des parcours divergents, en dénonçant racisme, exclusion, en se mobilisant contre ce qui détruit la planète, les combats écologiques et aussi la récupération des « communs » et...de la liberté. 
 
L'avenir n'est pas écrit et ne se déclinera pas comme les médias de la propagande nous le dessinent (très mal) chaque jour....Basta !

lundi 16 mars 2026

Après le 1er tour des MUNICIPALES

La France est composée d'environ 35 000 communes dont plus de ¾ sont des petites communes rurales. En Alsace, pour 824 communes sur 880 (soit 93%), les résultats étaient connus avant même d'aller voter, avec le nouveau système électoral modifié en mai ...2025 (il y a moins d'un an juste avant l'élection municipale) qui a réduit la démocratie directe à un niveau si bas qu'on devait s'obliger à se rendre aux bureaux de vote pour marquer son attachement encore à ce droit de vote, mais où le choix était nul puisque une seule liste la plupart du temps et plus de possibilité de barrer, rajouter, ...

L'argument de cette réduction démocratique pour les petites communes était la parité. C'est bien beau, mais quand y regarde de plus près, on voit bien que c'est un leurre total. En effet, dans nos territoires ruraux, le vrai pouvoir est exercé dans les Communautés de Communes. Or, après le vote, on voit bien que 2/3 des têtes de listes sont des hommes et donc ces maires vont siéger dans les Communautés de Communes où, dans ces postes-niveaux de responsabilité, là où se décide la politique du territoire dans ses choix, il y a donc une très, très large majorité des hommes. Donc, si on veut la parité, c'est aussi dans les Com'Coms que cela devrait se traduire pour faire sens. Mais bien sûr, ce ne sera pas le cas et donc on comprend bien que cette « excuse » de la parité pour réduire la démocratie directe est encore une fois un leurre pour réduire la liberté d'expression. Merci qui ? Si on veut la parité dans les instances, alors il faut l'imposer tout autant dans les Communautés de Communes.

 


Donc, il reste ¼ de villes plus importantes où le scrutin revêt plus l'habit des partis politiques avec des essais pour configurer la prochaine élection : la Présidentielle de 2027 (voir les élections sénatoriales de cet automne). Dès qu'on parle de programmes, on s'entend traiter d'idéologue alors que toutes les décisions, les choix sont de la politique au sens noble de gérer une commune, une région, le pays. 

Et là bien sûr, on voit apparaître les fractures entre différents systèmes, différents fonctionnements. En gros, le système libéral-financier capitaliste où un groupe réduit de personnes s'enrichit sur la richesse produite par les travailleurs (sans partage, mais en accumulation, le "ruissellement" promis était juste une vue de l'esprit !!!) et un système plus distributif où c'est une majorité laborieuse qui voit des améliorations individuelles et surtout collectives (dans la défense des services publics, de l'augmentation du niveau de vie, de l'attention portée à la jeunesse-l'avenir, à la culture émancipatrice, à une démocratie directe et délocalisée, …). 

Mais qui lit les « programmes », ces choix ? Toute la propagande médiatique se base sur des personnes, des « combats » de chefs, pour éviter surtout les discussions sur des programmes, des projets, des visions pour l'avenir dans un système, un monde, où on nous rabâche les oreilles qu'il n'y a pas d'alternatives possibles, pas d'autres choix... Et ensuite, le plus détestable, ce sont les égos des dirigeants des partis que l'on nous présente comme seule parole d'un parti !!!

On peut ainsi diaboliser, blanchir, leurrer, faire détester, mais surtout ne jamais discuter programme et choix stratégiques...Tout cela pour dire qu'au-delà de cette élection municipale, pour les grandes villes, l'enjeu est déjà des configurations pour l'élection présidentielle 2027.

 


 

Dans ce jeu de com' pervers, la propagande a joué fort. On a mis en avant le RN, parti raciste et d'exclusion en le présentant comme acceptable et où les droites ex-gaullistes s'enfoncent de façon poreuse. On a scindé la gauche rassemblée qui avait gagné lors de l'élection législative de 2024, sans traduction constitutionnelle dans un gouvernement, où le PS parti socialiste-quasi disparu-a refait surface dans ses vieux travers perdants en ranimant une soit-disante « social-démocratie » qui s'est ralliée au centre mou, à une droite traditionaliste, a soutenu le budget qui enfonce encore plus la classe ouvrière, active, en essayant de se faire passer pour un parti raisonnable, fréquentable et on se souvient du quinquennat de M. Hollande. Les alliés qui ont empêché le naufrage du PS sont du coup pointés comme des ultras, des terroristes, des … Toujours pas de discussion sur les programmes ! 

 


 

Avec toutes ces réalités, ces faits, au lendemain de cette élection municipale, on peut observer un certain nombre de points édifiants, mais dont on ne tiendra aucunement compte comme d'habitude.

Dans les campagnes, les zones rurales, la démocratie directe a disparu, s'est considérablement amoindrie avec une abstention qui va augmenter car le vote n'est plus qu'un devoir, sans choix.

Dans les villes, les stratégies des partis traditionnels ont échoué et/ou ont éclairci les choses. Le RN fait des bons scores dans les quartiers, les villes les plus riches, bourgeoises, mais n'a aucunement percé nulle part, en gardant cependant, mais difficilement, quelques fiefs comme Perpignan, Toulon, Fréjus, Henin-Beaumont. LR et le clan Macron (EPR-MODEM-RENAISSANCE) ont quasi disparu et se dissolvent vers la droite extrême comme Cioffi-Wauquiez, ... Le PS qui se voit comme le pôle républicain sauveur de la gauche dans un centre mou,opportuniste de postes de pouvoir, est dépassé par LFI que le PS a diabolisé avec l'épouvantail Mélenchon. Mais un mouvement n'est pas un seul homme et le programme du Nouveau Front Populaire (aujourd'hui rejeté par le PS) a eu plus d'écho chez les jeunes, dans les quartiers, chez les actifs et ceux qui croient en l'émancipation, la rupture avec ce système capitaliste-financier, une re-écriture de la Constitution (de ...1958!) et la répartition des pouvoirs, état fédéral des régions, une justice sociale, la prise en compte des bouleversements écologiques et des causes qui les provoquent. 

Et ce ne sont pas des choix sectaires, idéologiques, mais une adaptation juste dans un monde en transition en pointant les responsables, les responsabilités. Au deuxième tour de cette élection municipale, on verra donc la droite -qui se dit républicaine- s'associer avec un RN fascisant (qui était l'ennemi pas fréquentable d'hier) et un PS- qui se veut honorable - qui ne veut pas renouer avec les « amis » d'hier de peur de perdre son « identité » (stratégie centriste Hollande) et se retrouver marginalisé. Aujourd'hui, M. Faure (PS) déclare que LFI ne peut pas gagner sans le PS, ce qui en réalité veut dire que le PS ne peut pas gagner sans LFI, qu'il a conspué, diabolisé...

Si l'avenir du pays est un changement en profondeur, alors on ne peut qu'entrevoir l'an prochain un choix entre RN et « alliés » de la droite poreuse et LFI, une gauche radicale émancipatrice avec ses alliés écolos et communistes. Les traditionalistes (centristes, PS) ne peuvent que disparaître après nous avoir amené là où on en est aujourd'hui, une situation (assez) chaotique et sans vision d'avenir dans ce système sclérosé qui en est à ses limites.

Les changements se devront collectifs avec des objectifs clairs, durables, au niveau de la reprise en main des politiques territoriales dans la ruralité, de pouvoirs économiques et sociaux accentués, et des transitions fortes dans les villes qui vont souffrir de plus en plus des changements climatiques et de la précarité économique. Les analyses des résultats de l'élection municipale montre bien combien tous les pronostics et sondages se sont fourvoyés. Le peuple qui ne peut plus s'exprimer (ignoré, censuré, réprimé, ..) montre bien qu'il n'est pas suiviste et dupé par la propagande ; ça ne marche pas pour tout le monde et ...

l'avenir n'est pas écrit !

samedi 14 mars 2026

C'EST QUAND MEME GRAVE ET CHOQUANT

 Il ne faudrait pas devoir revenir sur la rixe provoquée par le guet-apens des groupes de l'extrême-droite à l'encontre des activistes antifascistes qui se rendaient à une conférence contestée par Némesis, ces militantes d'extrême-droite féministes. 

Oui, un jeune néo-nazi a été fortement blessé, n'a pas souhaité que des passants appellent de l'aide médicale, a ensuite marché en ville pendant longtemps, avant de s'écrouler finalement avec une commotion qui a été fatale. C'est bien triste et choquant qu'on meurt après des heurts de bandes aux idéologies aux antipodes. C'est bien triste pour des parents qui perdent un enfant, mais qui connaissaient probablement ses "engagements" et agissements puisqu'il a diffusé des très nombreux textes glorifiant Hitler et le nazisme. 

 

source DNA 14 mars 2026 

Ce fait a été instrumentalisé pendant des jours et des jours en pointant du doigt un seul responsable, un seul groupe. La propagande a été immense, la présidente de l'Assemblée Nationale a imposé une minute de silence pour honorer un militant actif fasciste devant le pays. Même le candidat Aulas de Lyon exigeait que sa photo immense soit accrochée sur la mairie, dans la ville de ...Jean Moulin. Quelle honte ! Et depuis les révélations de l'enquête approfondie de plusieurs médias indépendants, très peu de "mea culpa" et un silence révélateur... 

 

 

                                                                 DNA  14 mars 2026

 

 

C'est ça la France aujourd'hui et c'est édifiant, parlant, de là où on en est. 

On est bien loin du gaullisme, bien loin des atrocités qu'on vécu nos parents, grands-parents par cette idéologie mortifère. Les costumes-cravates et tailleurs stricts bluffent beaucoup de personnes, mais tout le monde n'a pas perdu la mémoire, surtout dans ces temps incertains où les bombes illuminent le ciel dans des exterminations qu'on croyait d'un autre temps...révolu ! 

Quel monde ....

 
 
 
 
 
Devant la montée de l'extrême-droite en Allemagne et la militarisation du gouvernement Mertz, les jeunes manifestent leur opposition forte. Nos voisins au passé lourd n'ont pas perdu la mémoire....
 

 

jeudi 5 mars 2026

LIBERTE ENCORE ?



« ...dit tout haut ce que l'on pense tout bas », c'est ce qu'on entendait quand la dédiabolisation du FN a commencé avec la complicité des médias de la propagande. Mais dirait-on la même chose de quelqu'un-e qui tiendrait plus des propos anticapitalistes, anti-racistes aujourd'hui ? Non, celui-celle là serait condamné-e pour tenir des propos qui mettent en danger le pays, le système et serait donc catalogué-e comme un danger potentiel, un-e terroriste intérieur-e !!! On en est là aujourd'hui dans l'inversion des valeurs et c'est insidieux et peut-être que pas mal de personnes ne s'en rendent pas compte. Il faut être conformiste, légaliste et se plier à « l'air du temps » qui est la lâcheté par le silence et la critique violente de tout ce qui sort de ce cadre. On le voit au quotidien.

D'ailleurs, dans les prises de paroles de dirigeants et élus, on invite en permanence sur les plateaux médias des personnes du RN (Bardella, LaPen, Jacobelli et autres) et on critique en permanence les « excès » hors contexte souvent de Mélenchon. Mais on ne fait quasiment jamais apparaître le clan Macron ( Attal, Philippe, Bayrou, Retailleau / EPR-Horizons-Modem-LR) comme s'il n'existait pas-plus ou pour pas se « mouiller »...On entend rarement Ruffin, Tondelier, Roussel comme s'ils ne comptaient pas ou étaient « ralliés » à Mélenchon. Quand au PS, il s'est perdu dans la conquête à tout prix de la Présidentielle, navigue à vue et en solitaire dans un centre qu'il espère sans vagues !



On ne va pas débattre de cela alors que la guerre est déclarée au Moyen-Orient par le gouvernement de l'extrémiste de droite, Netanyahou., n'est-ce pas ? Mais au 5ème jour de ce conflit « régional » après le génocide palestinien, voilà le tour de l'Iran et bien sûr du Liban. Et les USA de Trump sont là pour faire une démonstration de sa puissance guerrière et récupérer les exploitations pétrolières, le contrôle du trafic du détroit d'Ormouz. Le peuple iranien ? Trump s'en fout...

Voilà qu'on commence à entrevoir une nouvelle guerre mondiale, certes d'un autre type, mais mondiale quand même. L'Australie et le Canada se rangent à côté de Trump dans cette guerre, tout comme ….l'Allemagne de Mertz qui a rendu « visite » à la Maison Blanche ! La Grande-Bretagne est plus mesurée ( pas d'utilisation de leurs bases militaires par les USA au Moyen Orient) ; la France est comme toujours avec Macron dans le « en même temps », défendre les bases militaires françaises au Qatar, à Djibouti et ailleurs, tout en clamant vouloir défendre le droit international. Le seul pays phare de l'Europe actuellement est l'Espagne du PSOE et Gauche radicale de Pedro Sanchez qui dit clairement NON à la GUERRE en demandant que l'ONU et le droit international soient respectés. Et n'oublions pas non plus que la Chine dépend à 80% du pétrole du Moyen-Orient et son approvisionnement est donc bloqué actuellement et que l'URSS du coup peut mieux vendre son pétrole et gaz. Pour les USA, le pétrole extrait des sables bitumeux est plus dur à produire que le pétrole iranien!!! Et lorsque les conflits se durcissent dans cette région du Moyen-Orient, on fait appel sur le terrain aux Kurdes. Mais dès les conflits apaisés, la revendication des kurdes pour retrouver les frontières de leur pays entre Iran-Irak-Turquie est oubliée...Encore un détail dont on entend peu parler : il y a deux « écoles » aussi entre les Chiites et les Sunnites, deux visions de l'Islam dont il faut tenir compte.


Cette région du monde est loin de ressembler au paradis des pays très riches du Golfe qui font émerger des villes artificielles luxueuses construites dans un désert qui regorge encore pour quelques années de pétrole qui biberonne nos économies et styles de vie …

 





Que faut-il en déduire ? Que faut-il en penser ? Quelles vont être les conséquences ? Jusqu'où va s'étendre ces tensions mortifères ? En quoi avons-nous été consultés, en quoi cela va nous concerner ? Faut-il se taire ou en parler et pas seulement selon les termes de la propagande médiatique ? Quels sont les liens ? Qui ne se pose pas des questions ?

dimanche 15 février 2026

"SI VIEILLESSE POUVAIT, SI JEUNESSE SAVAIT"

Plus, j'avance en âge et plus ce proverbe prend du sens. Mais ce n'est bien sûr pas une vérité ! Quand on me demande, je dis toujours : « J'ai vingt ans dans la tête et cinquante ans d'expériences. » La vivacité et une certaine sagesse acquise. C'est en tout cas, l'impression que j'ai quand je m'interroge.

Le temps, le vécu, qu'est-ce qu'on en tire ? Aujourd'hui, avec ce bagage de la mémoire, je peux en extirper d'innombrables histoires. Et trotte alors dans ma tête comme une lassitude. Entre désillusion et nostalgie ? Pas vraiment. Plutôt une sorte d'accumulation de rêves qui se sont envolés doucement avec quand même au fond toujours l'espoir que quelque chose de lumineux va bientôt éclore. Sous une forme ou une autre. Les transformations que j'ai constaté-vécu tout au long de ces années d'accélérations me donnent l'impression qu'on arrive à la fin d'un cycle.

Comment se passe-passera la transition, je n'en sais rien. Mais il y des « signes » qui ne trompent pas. Il y a les espèces vivantes et il y a la planète et le cosmos. Nous, être Humain, ne sommes guère plus qu'une fourmi, qu'un amas de poussières d'étoiles...

 

 



Global, local

Chaque jour, on est soumis à un flot de sons, d'images, de journaux, d'écrans, de mots, dans un rythme qui frise le trot, et l'on n'a plus le temps et le recul pour digérer tout cet afflux constant, permanent, étouffant. Tout se mélange, se répète, on ne sait plus distinguer le vrai du faux, l'important du futile, la communication de l'information. Relié à l'immédiateté, on croit avoir accès illimité à des connaissances disponibles, mais on en sait encore moins, le superficiel sans analyse n'est rien ! On oublie l'histoire, le passé et on reproduit les mêmes erreurs en pire. Les guerres pullulent, les conflits sont permanents, les destructions sont mortifères, les raisons ne sont pas raison. Ce sont des abominations inexcusables. Mais ce qui est détruit doit être reconstruit et générera des profits monétaires importants. Le « veau d'or » d'aujourd'hui, c'est l'argent. Une carte plastique, des chiffres qui circulent, codés dans des tuyaux, gérés dans des data centers énergivores.


Si l'impuissance globale vous gagne, il y le local, autour de soi, sur un petit territoire, comme les tribus (des contes). Si l'être humain est l'espèce vivante la plus fragile, elle est aussi la plus dépendante. Non, on n'est pas robuste et individu solitaire. Regardez la naissance d'un cheval, d'un veau, très vite sur ses pattes et broutant dans un pré. On comprend alors... Combien de temps met un humain pour marcher, devenir autonome, se nourrir, … ? L'être humain a besoin des autres pour vivre-exister-créer et la dimension humaine (valeurs et comportements) va forcément resurgir...par nécessité même peut-être ! L'imagination, la créativité, les rêves, les réalisations, le foisonnement des émotions, l'énergie partagée, …, la tolérance, la compassion, l'entre-aide, les échanges, …. Ces mots reprendront du sens, une réalité concrète dans le quotidien. Si une transition doit s'effectuer, elle devrait aller dans ce sens, une réappropriation du territoire et ...un fonctionnement organisationnel en démocratie directe. Retrouver aussi un maximum d'autonomie dans une vie sociale collective.

Cela réduira tout autant l'impact écologique destructeur de la planète avec ces industries polluantes, ces importations lointaines, racines du dérèglement et réchauffement climatiques.

Sortir de l'enfermement du travail salarié et des écrans de loisirs, de la communication hors sol, c'est avoir des activités, des implications collectives. Confrontés aux autres, associés à d'autres, on s'enrichit, on ouvre son niveau de conscience. Le spectacle vivant participe aussi à cette « émancipation » ! On commence à discerner mieux les dysfonctionnements, les abus, les injustices. L'énergie, la robustesse accompagnent et se nourrissent dans le cheminement.


Lorsque le capitalisme s'écrasera dans le mur de ses limites, reviendra l'Humain des tribus ancestrales avec de nouveaux outils performants.