Oui, ça revient souvent dans ce qu'on entend en tendant l'oreille. Mais dans cette phrase, le choix n'existe pas, il est déjà induit. La bataille médiatique (qui fait l'opinion !) est parfaitement inégale puisque quasi tous les organes d'information (TV, journaux, magazines, distribution presse et livres) sont entre les mains de quelques six patrons (grosses richesses industrielles) qui diffusent leur voix en accord avec leurs intérêts. Ils ont favorisé, financé l'un des leurs, un banquier d'affaire au look jeune pour la façade, afin qu'il s'installe à l'Elysée. Pour eux, demain, un autre locataire au même look peut y prendre place, à condition qu'il continue à servir leurs intérêts. Le prétendant qui file la romance avec une belle héritière aristocratique de leur monde, ça ne les dérange pas. Il ne changera rien dans leurs « affaires ».
Mais, il ne faut surtout pas quelqu'un qui perturberait cette belle période pour eux qui ne se sont jamais autant enrichis que ces dernières dix années. Non, pas une 6ème République qui changerait le pouvoir du roi-président, qui ferait ruisseler en ponctionnant leurs fortunes (même de 1%), qui favoriserait les pouvoirs publics, qui améliorerait la vie quotidienne des gens plutôt que la préservation des avantages de « la cour », qui s'attaquerait aux racines de tous les dérèglements et les abus et sanctionnerait les responsables. Non, surtout pas ça.
Alors, il faut salir, diaboliser, diviser ce camp du changement et faire croire que c'est l'autre côté qui a les faveurs (de « l'opinion ») : lui (eux) ne touchera pas à leurs business et fera régner l'ordre répressif, en faisant pointer du doigt le leurre des héritiers de la colonisation, cause d'un envahissement et responsables des « difficultés » !!! Et surtout, effaçons l'histoire, ignorons même la plus récente, ou adoptons-la dans un récit qui dénie la réalité des faits.
En Alsace, pourtant, nos familles ont toutes été touchées par l'annexion et l'envahissement par le régime nazi. Mais non, ça n'a rien à voir. Ah bon ? Moi même, je me souviens encore d'un certain Franco en Espagne où ça a perduré encore longtemps après 1945. Et puis Hongrie, Italie, ….et partout encore il reste cette idéologie mortifère qui veut s'imposer en oubliant notre histoire. Mais sommes-nous amnésiques ? Et de quoi avons-nous peur ? Après ces dernières dix années, on a bien vu qu'on ne vit pas mieux, bien au contraire et qu'il faut que ça change. Alors qu'est devenu ce peuple « gaulois » , toujours critique et souvent inventif, courageux et parfois étonnant, et qui a mis en avant les valeurs humaines dans des droits de l'homme universels, qui a changé de la royauté absolue en une République qui prônait la démocratie, qui a changé radicalement la société après la deuxième guerre mondiale en instaurant des droits sociaux comme la Sécurité Sociale pour la santé de tous, des droits du travail, des congés payés, des ….Oui, n'oublions pas que bien des choses sont possibles s'il y a un élan collectif qui peut venir d'un trop, c'est trop, comme la récente mobilisation des Gilets Jaunes ou des combats écologiques pour défendre le vivant et nos ressources communes. On peut choisir un changement radical nécessaire plutôt qu'une nouvelle adaptation répressive qui n'améliorera rien et nous soumettra encore plus à des règles liberticides qui nous envahissent déjà quasi quotidiennement...Ce ne sont pas des choix de personnes, on n'est pas dans un casting, mais un choix de programmes, de vision, de façon de faire et de ...gouverner. Entre un souverain qui a tous les pouvoirs et un basculement vers le Parlement, élu proportionnellement, comme cela devait être (mais n'est plus respecté), il faut réfléchir et jauger où on se sent, où on se situe. N'oublions pas notre histoire, ce qu'on vécu nos parents, nos grands-parents.
L'avenir n'est pas écrit et nous sommes peut-être à un moment de bascule très particulier.
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