jeudi 22 octobre 2026

CE N'EST PAS UN SCENARIO DE FILM, MAIS UNE FICTION QUI DEVIENT REELLE

Ça commence toujours un peu comme ça...

Première étape : le contexte social provoqué par un système profondément injuste.

Un climat de colères, de défiance des gens d'un pays envers les élus qui mènent une politique qui les précarise de plus en plus en favorisant une caste de « riches » à l'abri de toute justice fiscale.

Lorsque cela s'exprime en manifestations multiformes de convergences, alors c'est l'étape 2 qui est la répression massive par la police fortement armée afin de faire peur et dissuader de tout rassemblement ultérieur.

Lorsque cela ne suffit pas, on passe à la troisième étape : instaurer des couvre-feux, interdictions de circuler, interdiction de toutes manifestations... et on emprisonne en masse avec l'ajout de lois répressives et de moins en moins constitutionnelles, voire on muselle la justice et on l'oblige à être expéditive.

Et l'étape 4 : l'instauration de l'état d'urgence qui donne tous les pouvoirs au président et annule tous les droits légaux et individuels, sans compter les restrictions sur les libertés d'expression, de circulation, de ….

Ensuite, il ne reste plus qu'à arrêter ...préventivement tous les « fauteurs » de trouble c'est à dire n'importe qui, qui « dérange » le pouvoir absolu mis en place.

Et celui-ci a remplacé tous les fonctionnaires et personnes aux postes-clé par des nouveaux « petits soldats » qui exécutent les ordres ….pour le « maintien de l'ordre ».

Pour les derniers « rebelles », on enlève-arrête une personne de la famille et qui ne réapparaît plus. Ce qui calme tout le monde en attendant, en espérant qu'on la relâche ! Facile et efficace...


Mais il y a un risque : que des « résistants » persistent et se constituent des groupes actifs qui prennent le « maquis » et affrontent les représentants et symboles du pouvoir pour le faire vaciller et tomber.


Aujourd'hui, nous en sommes au stade 3 où le président et son gouvernement se disent impuissants de répondre aux demandes-revendications largement exprimées depuis des années, sous excuse de dette abyssale de l’État envers les banquiers prêteurs, alors que les impôts sont largement distribués en aides aux grandes compagnies des plus riches sans que ceux-là payent des impôts ou une part à minima, totalement injuste. Les taxer à la bonne hauteur, on n'en parle même pas, c'est sujet tabou.

Et on va vers une sorte de guerre civile, ou guerre sociale ou affrontement de classes, selon comme on regarde et analyse la situation qui se dégrade chaque jour un peu plus.

Lorsque ce sera en miettes, le « parti de l'ordre » se présentera comme le sauveur en installant un régime quasi fasciste où toute voix discordante sera un danger pour l’État, et donc à éliminer.

 

 
 
 

                                           
    dessin de PAT (Thiébaut/Still 67)   www.lagitedulocal.com



Vous ne sentez pas les prémisses, les premiers groupes, milices d'auto-défense des magasins, puis des quartiers, et ….une police politique qui avec la « présomption de légitime défense » a toutes les marges de manœuvre.

En Alsace, il reste des stigmates du passé récent de l'histoire chaotique de cette région particulière, avec la mémoire de nos parents et grands-parents et les silences pour cacher des drames profonds.

Peut-être que cela donne une sensibilité particulière, un regard différent sur les événements au quotidien et une vision en perspective relative à ce passé encore très douloureux et présent dans la mémoire collective.


L'avenir n'est pas écrit, mais …..

 


 

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