dimanche 30 août 2026

LA RUPTURE EST PROFONDE

Le Parti Socialiste (PS) est ce parti qui avait un premier président en 1981-1995 (François Mitterrand) et qui a réussi à faire élire un autre président en 2012-2017 (François Hollande). Si le premier a apporté quelques réformes, le second dont « l'ennemi était la finance » s'est plié très vite au marché mondialisé capitaliste et ...financiarisé avec un ministre de l'économie, banquier, E. Macron. Ce parti n'a qu'une ambition : remettre ses cadres à des postes ministériels et électifs bien rémunérés. On a pu juger sur pièce et, dans le temps, mesurer tout l'abîme existant entre les déclarations et les décisions-actes lorsque ce parti est aux affaires : renoncements et pactisation avec le clan central du libéralisme, loin des changements radicaux nécessaires dans ce pays avec des institutions d'un autre temps, d'une autre époque, d'un autre siècle.

Après avoir été éliminé du paysage politique français (tout comme les écologistes EELV et le PC), c'est grâce à la NUPES, puis le NFP, (rassemblements des gauches LFI, PS, EELV, PC), que les trois derniers cités ont pu retrouver des élus députés et reformer des groupes parlementaires. Mais une fois obtenu ce gage de survie, l'union s'est vite fissurée et le PS s'est remis à sa mélodie habituelle, jouer solitaire en essayant de retrouver une hégémonie, quitte à pactiser-négocier avec la droite-centriste molle. Et maintenant que la perspective de l'élection présidentielle se profile, le PS crache sur son allié d'hier qui lui a permis son maintien en vie. C'est ça la reconnaissance et la stratégie de ce parti, qui cherche à se présenter respectable et moral !!!!

 


 

Aujourd'hui, ils sont tellement unis (!) qu'ils ont 5 candidats * dans un parti complètement éclaté et qu'ils veulent présenter comme l'alternative réformiste entre la droite (du RN et LR) et la gauche de changement (LFI et peut-être Les Ecologistes et PC). Leur crédibilité est largement entachée car on se souvient très bien du quinquennat de Hollande et des magouilles de non-censure pendant le règne de Macron et de ses premiers ministres successifs (et illégitimes!).

La question essentielle de cette campagne présidentielle est de savoir quel sera le Front Républicain opposé au vote RN (Le Pen-Bardella-Cioffi/Zemmour) ? On se souvient quand même de Macron-Le Pen aux deux fois deuxième tour où l'appel à un Front Républicain a mobilisé les voix de gauche (et même lors du deuxième tour Chirac-Le Pen il y a plus longtemps!).

Mais qu'en sera-t-il en avril-mai prochain lorsque le deuxième tour opposera « l'Avenir En Commun » (-LFI, Les Ecologistes, PC) contre le Rassemblement-Front National ?

Les centristes et républicains étaient bien contents (mais sans remercier ! ) que la gauche vote Macron pour faire barrage au RN-Le Pen. Mais qu'en sera-t-il en 2007 ? Que voteront ces centristes et républicains (et le PS) pour faire barrage au RN-Le Pen/Bardella. La vraie question est celle-là...

Cohérence ou jeu cynique politicien ?

 



Ce pays est peuplé de gens qui travaillent et font la richesse de ce pays. Ces personnes aspirent à des conditions de vie bien meilleures et un avenir. Qui va améliorer les choses de façon drastique après ces décennies qui ont vu les grosses fortunes gonfler encore et le niveau de vie des actifs stagner ou même se précariser ?

Deux choix de société : la fermeture, l'exclusion, la répression ou retrouver ce qui a toujours fait la France : la liberté de penser, les initiatives, les avancées sociétales, une égalité (devant la santé , l'éducation, ..) et le savoir-vivre décontracté et solidaire dans les combats citoyens entre autres.

 L'avenir n'est pas écrit, ...mais il n'est pas très lumineux pour l'instant...


 les dessins sont de PAT (Thiébaut de Still)  www.lagitedulocal.com

 

 * Déjà 5 candidats déclarés, mais non-investis, au sein du même parti : Guedj, Brun, Royal, Glucksmann et Faure, sans compter Hollande, en retrait mais prêt pour« le retour en rassembleur ». Et ils ont du mal à se redéfinir : social-démocratie, socialisme écologique, social-écologie, république écologiste , !!!!! ça drague sérieux !

lundi 24 août 2026

BUDGET-DETTE-PROGRAMME-PROPAGANDE

 

LES PRIX DE L'ESSENCE ET DU RESTE, SAUF ....

ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe au-dessus de 2€ le litre jusqu'à 2, 35€ pour le gasoil, sans compter le mazout pour cet hiver ....Et puis les producteurs parlent de frais d'énergies supplémentaires en hausse pour produire, avec en plus les pertes dûes à la sécheresse et canicule, bref on voit tout augmenter pour se déplacer, se nourrir, se .... SAUF les salaires et ça, ça interpelle. En réfléchissant un peu avec empathie ou esprit collectif, on se dit : comment quelqu'un qui a besoin de son véhicule pour aller travailler tous les jours, qui fait ses courses pour se nourrir, comment peut-il (elle) supporter ces augmentations qui réduisent chaque jour son niveau de vie (de survie) ou finalement le salaire est diminué de tout autant ? A moins d'1,50€ le litre d'essence (1, 35€), cela a engendré le mouvement des "Gilets Jaunes" qui exprimait un ras-le-bol général. Jusqu'où va-t-on supporter la situation actuelle ?



FAIS-MOI PEUR

M. Lecornu, premier ministre, "met en garde" les parlementaires afin qu'ils votent le budget avant l'élection présidentielle de 2027.

On a l'habitude d'être pris pour des con-nes puisque on nous bourre tellement le crâne par la propagande quotidienne des merdias qu'on ne prend plus le temps pour mettre les choses en perspective au regard du passé même récent. Alors allons-y ! Depuis l'élection et ré-élection de Macron, PAS UNE SEULE FOIS le budget n'a été adopté par le vote des députés :

1. Gouvernement Édouard Philippe (2017–2020) Budgets 2018-2019-2020 : Recours au 49.3

2. Gouvernement Jean Castex (2020–2022) Budgets 2021-2022 : Recours au 49.3

3. Gouvernement Élisabeth Borne (2022–2024) Budgets 2023-2024 : Recours au 49.3

4. Gouvernement Gabriel Attal (2024–2025) Budget 2025 : Recours au 49.3

5. Gouvernement Sébastien Lecornu (2025–2026) Budget 2026 : Recours au 49.3

Alors, pourquoi cette "menace" puisque de toute façon, au final, il est adopté de force, SANS VOTE. C'est bien sûr encore un leurre pour occuper l'espace, le temps, dévier de ce qui préoccupe vraiment les gens, ne rien faire pour diminuer les taxes d'Etat sur les carburants, ne rien faire pour plafonner les produits courants alimentaires (dont les prix explosent), ne surtout pas augmenter le smic et donc accentuer encore plus la diminution du niveau de vie et la précarité, .....



BUDGET-DETTE-PROGRAMME-PROPAGANDE merdias

On voit bien quotidiennement comment fonctionne la propagande des merdias et d'un système que la caste ne veut surtout pas changer, tant la richesse de l'oligarchie industrielle et financière a augmenté pendant cette décennie de Macron.

On n'entend moins parler du RN qui sans honte présente une candidate deux fois condamnée pour détournement d'argent public, qui souhaite représenter notre pays (et s'amnistier-au dessus des lois).

On n'entend moins parler de LR et du centre macroniste, les uns puisqu'ils sont poreux vers le RN, les autres puisqu'ils sont dans le marasme des égos avec Philippe-Attal et d'autres en embuscade comme...Lecornu et des revenants.

Il s'agit à présent pour les merdias d'occuper les écrans-radios-journaux pour diaboliser un mouvement de gauche en ...marche et rendre vierge et compatible le PS-Place Publique avec le système en place, en oubliant que tout ce que ce parti n'a pas voté ou voté avec les macronistes du centre mou.

Pour cela, on avance le sujet du budget et de la dette, en accusant la gauche « radicale » (qui s'attaque aux racines ) de ne pas faire des propositions raisonnables et opérantes. Bien sûr, il faut faire croire que l'effort doit venir par la retraite à 65-67 ans, par la taxation des retraités, par ...etc..

Mais jamais ne sont évoqués d'autres choix possibles puisque cela amputerait un petit peu les grosses fortunes qui se gavent des aides financières de l'Etat. Pas de « ruissellement », ni de justice fiscale, ni de …(voir l'image ci-dessous de ce qui n'est jamais discuté et même évoqué !)

Quand les électeurs-électrices se pencheront peut-être sur la lecture des «programmes » à l'automne, on pourra mesurer ce qui relève des possibles changements, des mensonges et reniements de ceux qui ont déjà été au pouvoir, de ceux qui disent le contraire de ce qu'ils ont voté ou pas voté à l'Assemblée Nationale. Et identifier ceux qui sont cohérents et qui défendent des valeurs, qui veulent sortir de ce système mondialisé, financiarisé qui a des impacts sociaux catastrophiques et qui provoque des dérèglements climatiques dont on mesure la violence et les sinistres humains.

 

 





jeudi 20 août 2026

LE CASTING DE L'INCARNATION COMMENCE

 Quelques réflexions globales préalables

Un pays est gouverné par une équipe de ministres et des hauts-fonctionnaires, secrétaires d'Etat et autres collaborateurs. Le chef de l'Etat est le garant des institutions et de la mise en œuvre des lois et budgets votés par un Parlement composé de députés, élus par le suffrage universel et de sénateurs, élus par les « grands électeurs «  (maires et autres « dignitaires d'Etat »). C'est le principe de la Vème République de 1958 toujours en vigueur et dont on a pu observer les dérives possibles lorsque le chef de l'Etat s'octroye les pleins pouvoirs en ne respectant plus les débats par l'adoption du 49.3 et le non-respect du résultat des élections législatives qui donne la place de premier ministre au groupe qui obtient le plus de voix.

Nous sommes à la fin de l'été 2026 et dans quelques mois, ce sera l'élection présidentielle (18 avril-2 mai 2027) où le « sortant » après deux mandats quinquennaux successifs ne peut plus se représenter. C'est donc parti pour le grand casting des candidat-es et le déferlement des « sondages » qui valent ce qu'ils valent : des influenceurs d'opinion plus que des images de la société à un moment précis.

Le système de l'élection présidentielle est le pire puisqu'il est centralisé, focalisé sur l'affichage d' UNE seule personne qui est la cible de toutes les attaques (son physique, déclarations, rumeurs et chuchotages, fake news et déstabilisations si ce n'est diabolisation, …). Un système qui fausse toute analyse en profondeur et qui dénature totalement les choix pour un événement qui peut changer énormément la vie quotidienne et la vie du pays, socialement, économiquement, politiquement, démocratiquement, institutionnellement, fiscalement, …

Se déterminer sur le jeu des portraits pour un enjeu pareil, c'est fausser tout un avenir possible, qui peut être différent, en meilleur ou encore en pire. En 2027, nous sommes à un moment charnière de l'histoire de notre pays et de sa place en Europe et dans le monde.

Dans la galerie des portraits, nous avons une pléiade de prétendant-es, car ça attise beaucoup d'égotiques, apparatchiks professionnels qui ne connaissent pas grand chose de la vie quotidienne « de terrain », la vie des gens.

On en connaît certain-es par les merdias qui doivent remplir leurs journaux, radios, tv tous les jours pour créer de l'espace publicitaire pour des produits éphémères à l'obsolescence programmée et de goûts douteux !

Nommons les plus probables : La Pen, Zemmour, Retailleau, Philippe, Attal, Glucksmann, Mélenchon, ...Celles et ceux que je ne nomme pas ici peuvent se retrouver ensuite dans des équipes gouvernementales bien sûr.


Un peu de recul

Quand on a des convictions qu'on traduit dans des idées fortes, qu'on a bien réfléchi à un ensemble de dispositifs opérants et réalisables, on les consigne dans un ...programme. Et c'est celui-ci qui est le fondement de toute avancée possible. Il guide les choix de mise en œuvre, les changements profonds à réaliser. Un programme dans la durée que tout le monde peut lire pour se déterminer ensuite. C'est comme cela que ça devrait se passer : choisir un programme.

Mais, on le sait bien, aujourd'hui, on n'en est plus là, puisque c'est sur des portraits individuels qu'on se détermine superficiellement alors que ça va engendrer des années de vie. Beaucoup de candidat-es se préparent à du casting et de la com' médias, ce qui veut dire parler de choses qui peuvent plaire à un électorat donné, changer même selon l'actualité du jour, coller aux « idées » à la mode, emprunter celles des concurrents pour troubler la compréhension, instaurer des doutes permanents, bref utiliser des méthodes qui n'ont plus grand chose à voir avec des convictions ou des visions évolutives et émancipatrices.

Avec comme résultat que les programmes portés par les uns et les autres n'apparaissent jamais et parfois il n'y en a même pas puisque leurs communications ne portent que sur quelques points généraux (sécurité, racisme, endettement,....).

Le programme, pas la personne

On peut donc mesurer le sérieux d'une démarche quand on a un représentant qui est porteur d'un programme construit depuis des années, avec une équipe stable et en capacité. Si on prend ces critères pour faire des choix, alors celui-ci se réduit drastiquement.

Et dans le programme, on va donc puiser ce qui nous convient en fonction de ce que chacun-e souhaite voir se réaliser et qui va faire la différence de ce que peut devenir le pays dans les années à venir. Et si ces programmes sont radicalement différents, cela devient un vrai choix de société.


Il est donc indispensable, en tant que citoyen-ne, de lire les programmes proposés plutôt que de se focaliser sur le portrait du représentant qui va le porter pendant la période électorale et sera le porte-parole et garant de la mise en œuvre de ce programme avec son équipe et les votes du Parlement -à nouveau respecté- qui sera nouvellement élu aussi et peut-être à la proportionnelle pour une plus juste représentativité du « peuple souverain » dans une République, selon le résultat du vote de l'élection présidentielle.