Comment peut-on se sentir, quand on a éduqué, enseigné, transmis des valeurs de justice, de partage, de morale, de respect, de « liberté-égalité-fraternité », de reconstruction après une guerre destructrice, ...et qu'on voit tout cela balayé, contredit, ignoré, bafoué par une personne censée représenter TOUS les français-es et les protéger, qui, en fait, décide seul en autocrate et ne défend que les intérêts d'une caste et d'un système d'argent.
mercredi 28 août 2024
COMMENT VOUS SENTEZ-VOUS ?
mardi 27 août 2024
COUP D'ETAT légal, mais totalement ILLEGITIME
Bon, finalement c'est comme toute cette période du roi-président Macron : légal d'être président avec moins de 25% de voix des électeurs, légal le passage des lois retraite et autres sans vote et débat par le processus 49.3 , légaux tous les dispositifs anti-terroristes et Covid maintenus avec donc un contrôle numérique et autre par les outils de l'Etat et dérives des répressions policières, militaires (puisque les gendarmes sont des militaires)..., légal de décider seul une dissolution de l'Assemblée Nationale, légal de ne pas respecter le résultat des votes et de décider seul contre l'expression démocratique du peuple de nommer un gouvernement bis.
Bref, quand on énonce ainsi les faits, on se rend compte qu'on est bien dans un pays avec un roi totalitaire et égotique qui décide seul de tout. Dans d'autres pays où les « formes » ne sont pas respectées, cela s'appelle une dictature. Et ça ne va pas s'arrêter puisque cette vacuité présidentielle va jusqu'à provoquer une sorte de guerre sociale qui va prendre plusieurs formes et si ça dégénère, cela arrange fortement le roi qui pourra envoyer ses troupes de répression et se prévaloir de la stabilité du pays qu'il est le seul à pouvoir représenter.
MAIS QUI A CREE LE CHAOS ?
La stratégie de Macron est claire : pousser le bouchon le plus loin possible et réprimer en se faisant passer pour le garant de « l'unité nationale »....Pour un homme soit-disant du nouveau monde, il ne fait que répéter des stratégies anciennes...détestables !
Il a passé en force la réforme des retraites, il a abusé de lois restrictives pendant le Covid et les a laissé en place après. Il a dissolu l'Assemblée Nationale parce qu'il n'a pas de majorité qu'il pensait retrouver en faisant jouer le repoussoir RN-FN comme lors des deux dernières présidentielles.
Mais ça ne s'est pas vraiment entièrement passé comme il l'avait programmé.
Maintenant et avant de rentrer dans la situation du jour, imaginez un instant que ce soit le RN-FN qui soit le groupe le plus puissant de l'Assemblée Nationale (sans avoir la majorité absolue). Macron aurait nommé Bardella premier ministre et aurait cohabité avec un gouvernement RN-FN ?
Il faut se poser cette question avant tout et imaginer, car à la veille du vote, c'était les hypothèses des journaux, des merdias. Faire peur...Et puis comme d'habitude, un appel à un éveil REPUBLICAIN pour créer des désistements et faire élire des candidats de partis « respectables » et républicains. Les électeurs et candidats de gauche ont été interpellés pour se désister et voter des candidat-e-s qui se disaient républicains et du parti du président pour contrecarrer les candidats RN-FN. Cela a permis aux candidats macronistes de ne pas disparaître entièrement, mais a donné la victoire en nombre malgré tout (par une mobilisation de vote à 70%) au Nouveau Front Populaire rassemblant LFI, PS, EELV, PC, les partis de gauche.
MAIS comme il n'y a aucune reconnaissance, aucune éthique, aucune solidarité républicaine du côté des partis macroniens (Renaissance-Ensemble, Modem, Horizons), ceux-ci, dès les jours suivants, ont fait comme si de rien n'était, comme s'ils ne devaient pas leur re-élection grâce aux voix des désistés de gauche. Ingrats carriéristes égotiques...et qui se bourrent de fric public !
Pas une voix pour dire qu'il faut appliquer les règles DEMOCRATIQUES de la REPUBLIQUE française qui veut que le-la première ministre soit nommé dans le groupe qui a le plus de députés à l'Assemblée Nationale.C'est plutôt : « j'engrange mes indemnités de députés - (et cela dépasse les 6-9000 €/mois sans compter les avantages en nature et prêts) – et je me tais ». Pas de retour d'ascenseur et pas de fidélité aux règles démocratiques. C'est ça la réalité, la légalité ?
AUJOURD'HUI on a un montage médiatique dilué par les merdias de la propagande de la lobotomie qui veut nous dire, nous faire croire que les partis qui ont appelé à se désister pour faire barrage au RN-FN (à plusieurs reprises : 2x présidentielle + 1x législative) ne sont en fait pas des « républicains » !!!! Pas un mot d'un seul des députés macroniens. Tous aux ordres, complices d'un nouveau passage en force et vous connaissez leurs noms.
Macron crée le chaos et en rend responsable le parti politique de gauche, le Nouveau Front Populaire (composé de LFI, PS, EELV et PC), qu'il aimerait faire exploser, diviser comme avant !!! et passer ensuite pour le rassembleur, seul « garant de l'unité nationale », son refrain préféré !
Et voilà la méthode employée, une stratégie somme toute classique mais qu'il pense encore opérante.
Acte 1 : tout refus d'une proposition de gouvernement avec des ministres LFI (jugés trop « radicaux », voire anti-républicains) et de la première ministre présentée unanimement par le Nouveau Front Populaire.
Acte 2 : il n'y aura pas de ministres LFI dans le gouvernement du Nouveau Front Populaire. OK et donc on attend la nomination de Julie Castets, la candidate du bloc le plus important de l'Assemblée Nationale, le NFP (Nouveau Front Populaire).
Mais non, on ne va pas respecter la Constitution ou même le vote majoritaire des français-es. Mais non, c'est le roi-président qui décide, pas le vote du peuple français. On se dirait au Vénézuela...ou presque ! Donc, la nouvelle excuse (après le refus de ministres LFI) c'est « on censurera toute proposition d'un gouvernement NFP » dit Attal qui est soutenu par qui ? Par Marine Le Pen (le RN-FN) qui de fait se range du côté de Macron, de son oligarchie de riches et de son programme libéral et anti-social : voilà au moins c'est clair ! Tous les mensonges (et promesses balayées) deviennent évidents.De fait, on comprend très bien tout autant, que au fond, c'est le programme publié et chiffré du Nouveau Front Populaire, celui voté en majorité par les français-es, que Macron et sa clique ne veut pas et pour cause, ce programme NFP remet tout à plat, les choix, les lois, la gouvernance, l'obsolescence des règles de la Vème République (1958), le système capitaliste (appelé « libéral »). Bref, Macron opte pour le refus, le déni de l'expression politique du peuple français.
Ils ont maintenant peur, eux. Pas du tout courageux pour affirmer clairement leur opinion car sinon, ces députés Renaissance/Ensemble, Modem, Horizons (et autres) accepteraient le résultat des urnes, laisseraient se construire un gouvernement selon les règles constitutionnelles et ensuite feraient leur travail de députés à savoir discuter les propositions de lois présentées par le gouvernement à l'Assemblée Nationale et les voter ou non. C'est ça le fonctionnement normal de notre République. Empêcher ce fonctionnement, c'est un coup d'Etat, un abus de pouvoir, un coup de poing aux électrices-électeurs qui ont exprimé leur volonté de changement (dans la légalité du vote). Car imaginez une seconde ce qui se passerait. Le/la ministre présente une loi qui rétablit les services publics, ou la retraite à 62-60 ans, ou un Smic à 1600 €, ou un impôt sur la fortune, ou une justice fiscale avec de nouvelles tranches hautes, etc...(le programme du NFP) et passe au vote des députés. Ils-elles ne pourront plus se réfugier lâchement derrière un 49.3 sans vote, sans débat, ils-elles devront prendre position publiquement et cela éclaircirait les choses point par point. Election par défaut et lâcheté de décision-positionnement, voilà les élus du camp macronien et les opportunistes en attente du RN-FN sans compter les hésitations des L.R entre extrême-droite et soutien à Macron et sa politique des riches.
OK donc pas de ministre LFI, mais pas non plus les propositions du programme NFP.
Acte 3 : Essayer à nouveau de diviser en appelant PS, Ecolos, PC à se désolidariser de LFI, à participer à un gouvernement de « coalition » et le même programme de Macron, appel « à coopérer avec les autres forces politiques » !!!. Bref, diviser pour que rien ne change. Il n'y a pas eu de dissolution, il n'y a pas eu d'élections, il n'y a eu qu'une pause estivale olympique... Macron nomme un haut-fonctionnaire, un maire ou un chef d'entreprise de la « société civile » et on fait comme si rien n'avait changé à part une sorte de remaniement saisonnier.
Acte 4 : Macron se positionne comme d'habitude : « je suis le maître des horloges, c'est moi qui a tous les pouvoirs et JE décide seul ce qui doit être ou non ». Les français-es ? Ils me suivront car j'ai raison et ils le verront !!!!!!! Il choisira une personne qui a « l'expérience de service de l'Etat ». Là il faut quand même rappeler que Julie Castets présentée par le NFP est ...une haute fonctionnaire de l'Etat ». Première contradiction d'emfumage. Ensuite, il essaie de constituer un assemblage LIOT-Renaissance/Ensemble-Modem-Horizons-Radicaux-UDI, une coalition macronienne d'intérêts mais pas du tout l'expression du vote des français-es. Et pour gagner encore du temps, il continue la « consultation de personnalités politiques et autres »...Et puis demain 28 août, cérémonie des Jeux Para-Olympiques, puis ….Bref, vous avez compris, il veut présenter SON budget national à la Commission Européenne et pas permettre au NFP de construire son budget en fonction de son programme voté par les français-es. Et pour jouer comme au théâtre, il déclame qu'il souhaite que ... PS, PC et Ecolos-EELV fassent preuve d'un « esprit de responsabilité face au blocage ». On croit rêver, c'est comme s'il n'y était pour rien et en rejette lui la responsabilité sur les autres en ne faisant pas le job que la Constitution lui incombe : nommer le-la premier-e ministre dans le bloc qui a le plus de députés, puis laisser l'Assemblée Nationale faire son travail de voter ou non les propositions du nouveau gouvernement.
Acte 5 : Macron va nommer X comme premier ministre, va essayer de débaucher quelques carriéristes d'ex-gauche à accepter un poste ministériel avec ses complices actuels préservés et continuer jusqu'à la fin de son mandat comme si de rien n'était en se félicitant même d'avoir surmonté la situation et d'avoir assuré la sécurité (vite chargez les faits divers à la TV).
Ce sera donc un coup d'état légal, mais illégitime, en opposition avec le résultat des votes et qui se déclinera par des grèves et manifestations immédiates qui seront reprimées par Darmanin et son armada aux ordres afin d'assurer la « stabilité institutionnelle » dont Macron (et lui, Darmanin) sont les SEULs garants.
Acte 6 : Comment vous, vous voyez la suite après tous ces abus, ces détournements de la Constitution, ce déni de l'expression du vote des français-es ?
En tout cas, on vit une parodie qui n'est ni drôle et même explosive et ce n'est pas en minimisant ou en détournant l'attention que la situation va s'apaiser, bien au contraire. Car devant un tel déni, un tel coup d'Etat, la réponse ne sera pas la soumission. Nous sommes en France un pays qui sait parfois se soulever contre ses rois et l'injustice...et gare aux complices !
L'avenir n'est pas écrit...
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Vous voulez en savoir plus sur Julie Castets et pourquoi Macron n'en veut pas de cette haute fonctionnaire ? Lisez cette biographie et vous comprendrez mieux encore :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucie_Castets
vendredi 9 août 2024
L'HISTOIRE, UNE VIEILLE HISTOIRE !
Je ne vais pas affirmer que l'histoire se répète. Je ne vais pas paraphraser non plus en disant que si on ne garde pas la mémoire de ce qui s'est passé, cela risque fort de se reproduire...
Cependant, pour les personnes de ma génération d'après-guerre, on peut s'interroger sur ce qu'on observe depuis quelques années à l'éclairage de ce qu'on a vécu au travers de notre adolescence dans les années 70 du siècle dernier (!!!).
Pompidou, face à la flambée des émeutes de mai 1968, a apaisé les grèves générales en signant les accords de Grenelle avec les syndicats ouvriers : augmentation du Smig de 35%, semaine de travail ramenée à 40 heures, droits syndicaux renforcés, …, et les étudiants sont partis en vacances d'été (en Inde ou aux USA) après un printemps qui a remué toute la société française.
Avec De Gaulle, le « libérateur » du nazisme, la France s'est reconstruite et au fur et à mesure des années, est devenue un pays «de petits-bourgeois aux valeurs réactionnaires », après pourtant un début de « Jours Heureux » avec l'application du programme du Conseil National de la Résistance. Ce carcan moral (et catholique) a régné de longues années jusqu'à l'adolescence d'une génération qui n'avait pas connu la guerre et qui a crevé l'abcès en ce printemps 68. Ce souffle de révolte a fait exploser pas mal de convenances et de « traditions » vers la libération des mœurs, l'émancipation des femmes, vers une plus grande solidarité, vers des « rêves à vivre », traduits dans les slogans qui illustraient cette époque et ses nouveaux thèmes de penser : « ne rêvons plus notre vie, vivons nos rêves » ; « affranchir les esprits, motiver la création » ; « soyons réalistes, demandons l'impossible » ; …
Il s'agissait de libérer la parole et l'énergie qui ont trop longtemps été aliénées par les sociétés bourgeoises, de mettre à bas un monde qui étouffait toute liberté et initiatives de spontanéité créatrice.
En France, cela a revêtu la forme de combats de rue, d'occupations d'universités et de quartiers, de forums de discussions-débats, de constitution de groupes politiques multiples entre maoïstes, marxistes-léninistes, situationnistes, autonomes, … mais aussi les fachos du SAC et de la fac de droit d'Assas !
De l'autre côté de l'Atlantique se développait « en même temps » un phénomène social, culturel, mais d'un tout autre type qui n'avait pas la forme des violences urbaines de France. A Haight-Asbury, un quartier de San Francisco, près du Golden Gate Park sur les hauteurs de la ville, se sont rassemblés des milliers de jeunes venus de tout le pays et d'ailleurs, pour vivre leur révolution pacifique autour de la musique, l'amour, les drogues psychédéliques prônées pour élargir les consciences selon l'enseignement du professeur de Harvard, Timothy Leary. Soins, nourriture, logement étaient gratuits et collectifs : c'était le « summer of love », laisser l'amour s'épancher, la liberté, le désir, l'amitié. D'autres se sont dirigés vers l'Orient, l'Afghanistan, l'Inde, le Népal et plus près aussi, vers le Maroc.
Et puis, quelques années plus tard, la « société de consommation » a minorisé toutes ces initiatives et parcours de vie. Le profit, puis le capitalisme mondialisé a uniformisé les sociétés.
Et pour nous, cette génération d'après-guerre, on a l'impression d'une certaine façon de revenir à cette « chape de plomb de la morale majorité », de libertés qui se réduisent, d'un contrôle de plus en plus puissant de nos activités, d'un sentiment d'impuissance, de non-considération ; le retour de castes, la rupture sociale de classes, d'injustices flagrantes, voire d'un cynisme obscène ...
Les préoccupations ont peut-être évolué, la dimension écologique s'est affirmée, mais les colères se sont renforcées aussi, à nouveau. Les combats se sont diversifiés. Une étincelle suffit à embraser ce qui couve depuis un moment. On l'a vécu avec « les Gilets Jaunes ». On a assisté à la montée d'une extrême-droite (décomplexée ! encouragée !) largement relayée par les médias de propagande, mais aussi à la résistance d'une gauche rassemblée, ignorée par le pouvoir hégémonique du seul roi-président. Pour notre génération, cela résonne bizarrement, comme un écho de déjà-vu.
Il serait temps à nouveau de « libérer la parole et l'énergie créatrice de changements, trop aliénées » !!!
L'avenir n'est pas écrit.
jeudi 25 juillet 2024
UN NOM....MAIS NON !
C'était le titre du journal Libération d'hier pour bien marquer que le roi-président se moque des institutions et de la Constitution. Il a fait d'une République au régime parlementaire une royauté totalitaire où lui seul décide de tout, où il remplace le vote des représentants du pays (les députés) par la procédure du passage en force 49.3 et où seuls les intérêts de sa caste de riches trouvent leur compte pour s'enrichir à foison.
Le 7 juillet dernier, le vote massif des français-es a donné le résultat que l'on sait et que chacun analyse à sa façon. Le parti raciste d'exclusion est écarté du pouvoir grâce au désistement à 70% de candidats du Front Populaire au profit de candidats macronien et 40% à peine de désistement du côté macronien pour des candidats Front Populaire. Malgré ce déséquilibre de « discipline républicaine», c'est le Front Populaire- union des gauches- qui emporte le maximum de députés : 182 alors que le clan macronien en a 168 et le Rassemblement National-FN, 143.
Lors de l'élection du président de l'Assemblée Nationale, l'écart entre la candidate macronienne (rebelote Yaël Braun-Pivet) et le candidat Front Populaire (André Chassaigne) est de 13 voix. Or, 17 ministres-députés ont voté alors que la Constitution dit que les ministres ne peuvent pas voter tant qu'ils sont encore en fonction ce qui est le cas jusqu'à la nomination d'un nouveau gouvernement. Premier abus de passage en force. Les élections internes pour la composition du Bureau de l'Assemblée nationale heureusement rétablissent un certain équilibre puisque sur 22 postes, 12 (la majorité donc) reviennent au Front Populaire..
La Constitution dit que le premier ministre émane du groupe au plus fort nombre de députés et après quinze jours de débats internes, le Front Populaire, par décision commune, propose une candidate qui coche toutes les cases : Lucie Castets. Bien sûr, refus immédiat du roi-président Macron qui dit qu'il faut d'abord trouver une majorité fonctionnelle à l'Assemblée avant de nommer un-e premier-e ministre.Le clan macronien n'a jamais eu de majorité et a gouverné en force avec le 49.3 (adoption sans débat et sans vote). C'est ça la communication à la Macron : il est dans le déni, il biaise, il détourne, il « en même temps » et déclenche des concerts de casseroles quand il se déplace...Il veut rester maître du temps, le décideur suprême, mais dès fin août, il sera face à la réalité des faits et du respect devant la Constitution dont il dit qu'elle lui donne tous les pouvoirs !!!
Pourquoi le non immédiat devant le nom de Lucie Castets ? On le comprend tout de suite quand on définit les compétences de cette personne issue de la société civile et non des partis politiques, mais qui a de grandes compétences....dangereuses pour le clan financier macronien. Lucie Castets a 37 ans, études à Sciences Po Paris, énarque, puis direction générale du Trésor, conseillère financière à la mairie de Paris, experte de la répression des fraudes et de la criminalité financière, co-fondatrice du collectif « Nos services publics » dont elle est porte-parole. Elle coche toutes les cases pour appliquer le programme de rupture du NFP (Nouveau Front Populaire). On a bien compris que les paradis fiscaux, les évasions fiscales, les services publics sont ses préoccupations majeures. Et cela va à l'encontre des intérêts de la caste macronienne qui privatise, sous-traite et planque ses bénéfices financiers à l'abri de l'impôt dû en France où les éxonérations et aides d'Etat sont multiples pour eux.
En politique, il n'y a pas de trêve olympique, il y a une période de « vacances d'été » où le Parlement est en veille pendant quelques semaines en août. Mais le roi-président veut se montrer maître du temps, passer pour le seul décideur comme toujours !!! Il a pour lui tous les « merdias » de propagande de Bolloré-Lagardère, Arnault, Draghi et relais régionaux, mais cela ne suffit plus à endormir, abêtir...Les colères sont là, les faits sont là, les résultats sont connus, les abus évidents et cela ne dégonflera plus. Le rapport de force a changé, la chaos provoqué par le roi-président est bien là et il ne pourra pas se défausser longtemps.
« Ils ont l'argent, on a le nombre ».
L'avenir n'est pas écrit...
mardi 23 juillet 2024
ILS... contre les GENS
ILS se disent les défenseurs des institutions. ILS se disent les garants de la Constitution. ILS se disent les seuls « républicains » et, démocrates en plus.
ILS se disent la majorité, ILS se disent …
Mais, ILS font.
ILS valident la retraite à 64 ans, ILS votent les lois liberticides, les lois travail, les lois d'exclusion, les lois dictées par le président des riches qui défend les intérêts...de la caste, de cette oligarchie de l'argent qui ne veut rien « ruisseler ». On ne touche pas à nos avantages. ILS ne voient pas les répressions policières, ils ne voient pas, n'entendent pas les milliers de GENS dans les mobilisations de rue, ils ne souffrent pas de la précarité, ILS ...
ILS disent qu'ils sont à l'écoute des GENS dans leurs circonscriptions, ILS disent connaître « leur » population qu'ils rencontrent en coupant des rubans au milieu des élus locaux, en passant boire un verre aux fêtes communales, ILS disent qu'ils ont des « permanences », ILS se croient les représentants, les délégués, les porteurs de parole des GENS, mais ILS votent et valident une politique et un système anti-démocratique du 49.3 qui excluent de fait toute une grande partie de la population de ce pays en ignorant que c'est leur force de travail qui produit la richesse dont ils ne bénéficient quasi d'aucune façon. ILS s'opposent même à augmenter les salaires, le smic car cela « déséquilibrerait » le budget et « augmenterait » la dette, mais ILS ne veulent pas d'un impôt de solidarité sur les grosses fortunes, le retour de l'ISF, la diminution des aides aux entreprises du CAC40. ILS planquent leurs gains dans des paradis fiscaux. ILS ne voient pas l'abandon des services publics dans les zones rurales qui représentent la majorité du pays, ILS n'entendent pas la colère, la détresse, l'impuissance, ne prennent pas la responsabilité du déni de leurs voix qui ne sont pas entendues, ILS sont déconnectés de la réalité des GENS avec leurs indemnités de 6 à 9000 € par mois et leurs nombreux avantages, ILS sont pourtant censés les représenter !
ILS se rassemblent à l'Assemblée Nationale, ce Parlement censé parler au nom du Peuple de France, et font des alliances afin de conserver le pouvoir, de pouvoir poursuivre une politique de l'argent destructrice de l'humain et de son habitat-planète. ILS s'auto-détruisent entre eux pour bâtir de nouvelles stratégies égotiques et hégémoniques, la présidentielle de 2027 en vue afin de perpétuer le système et leurs intérêts privés.
ILS...Mais c'est qui, ILS ? Après ce que vous avez lu ci-dessus, vous avez quand même maintenant une petite idée. Bien sûr, il s'agit des députés du clan de Macron qui nous a entraîné de force et en seul maître à bord anti-démocratique là où nous en sommes au bout de ses 7 ans de mandat, à savoir les députés Renaissance, MODEM, Horizons, la plupart re-élus et avec le désistement et le report des voix du Front Populaire qu'ils nomment anti-républicain !
Le parti Les Républicains (L.R .), qui se disait dans l'opposition de droite, s'est allié pour une part au parti raciste RN de La Pen (Ciotti) et pour l'autre part (Wauquiez) au clan de Macron (pour faire élire « rien ne change » comme re-présidente de l'Assemblée Nationale).
Ce qui leur promet des ministres, des postes...Carriéristes de la politique- et il y en a un paquet- comment peuvent-ils prétendre encore représenter qui que ce soit ?
Un programme de rupture avec ce vieux monde qui se dit moderne, progressiste, « pragmatique » existe et est porté par une partie importante des GENS. Lors du dernier vote -ces Législatives-, les candidats-députés qui le portaient ont acquis le groupe le plus important à l'Assemblée Nationale. Les institutions, la Constitution dit que c'est dans le groupe de députés le plus important que l'on puise le premier ministre qui compose le gouvernement et le président de l'Assemblée Nationale.
Or, ILS -qui se disent les défenseurs des institutions, les garants de la Constitution – n'en ont tenu aucun compte, c'est dire combien leurs paroles pèsent et combien leurs mensonges sont évidents. Mais l'oligarchie qui possèdent tous les merdias-médias de propagande savent manier les mots pour nous abêtir chaque jour. Combien de temps cela va-t-il encore durer avant que ça n'explose à nouveau ? Car quand on gouverne par 49.3, quand on ne respecte plus la Constitution, quand on ne tient pas compte du résultats des votes, ni des mobilisations massives, alors à quoi peut-on s'attendre d'autre. La peur du RN n'est que le signe d'un effondrement de la société, d'un abandon des territoires-lieux de vie de ceux qui créent la richesse et ne voient rien venir, de ceux qui ne sont pas entendus, de ceux qui n'ont plus rien à perdre. Et quand on n'a plus rien à perdre, que toutes les décisions sont prises ailleurs, loin de leurs préoccupations et problèmes, alors à quoi peut-on s'attendre ?
« Ils ont l'argent, on a le nombre ».
L'avenir n'est pas écrit...
mardi 16 juillet 2024
MEMOIRE IMMEDIATE en perdition !
Et oui, même cela on la perd, la mémoire immédiate , récente, et pourtant : qu'est-ce qui a permis d'éloigner le RN-FN du pouvoir ? C'est bien le vote pour le Nouveau Front Populaire qui a minimisé entièrement le parti raciste, xénophobe de la millionnaire La Pen. Ce n'est pas LR hors Ciotti (!!! donc Wauquiez) ou le camp macronien (renaissance-modem-horizons), qui a mis le bulletin de vote NFP. Vous l'avez déjà oublié ?
lundi 8 juillet 2024
ET MAINTENANT...
ON NOUS A FAIT « PEUR », ON NOUS A TRAITES DE NON-DEMOCRATES, DE NON-REPUBLICAINS, ON NOUS A MENTIS, ON NE NOUS CONSIDERE QUE DANS LES PERIODES ELECTORALES, mais ça c'est l'ancien monde !
Je garde toujours espoir en la jeunesse, car j'ai été jeune et j'ai toujours rêvé, pensé le monde dans le quel je souhaitais vivre. Je sais qu'on peut changer certaines choses et qu'on peut toujours être surpris, agréablement !
Juin 1997, je roulais vers le lac pour une formation à la voile-catamaran le lendemain matin du deuxième tour de l'élection législative suite à la dissolution décidée par le président Chirac. A la « surprise » générale des commentateurs et sondeurs politiques, la gauche remporte l'Assemblée Nationale, Lionel Jospin devient premier ministre et la cohabitation avec Chirac durera jusqu'en 2002, terme du mandat présidentiel, où au deuxième tour, on aura l'épisode 1 du duel avec le clan Le Pen.
Juin 2024, la France est rentrée dans une psychose collective orchestrée par les médias de la propagande des forces de l'argent qui annonçaient la main-mise institutionnelle de l'extrême-droite RN-FN sur le pays, si ce parti obtenait la majorité à l'Assemblée Nationale. La participation au vote est montée à presque 70% et c'est le Front Populaire des partis de gauche avec un programme radical qui arrive en tête avec le maximum de députés élus. Les candidats du président en place doivent, en partie, leur réélection par le report des voix de nombreux électeurs qui n'adhèrent en rien à leurs idées libérales et leur politique « démocratique » par passage en force 49-3. Ils l'oublieront très vite comme toujours. Beaucoup de citoyen-nes disent « ouf ! », mais moi je pense surtout « ne nous décevez pas encore une fois ».
Ce matin, lendemain de l'élection, les commentateurs des « merdias » ne savent plus comment réagir pour ne pas se ridiculiser. Alors, on adopte une stratégie connue : diviser, essayer d'enflammer, minimiser la défaite...et on entend des incongruités comme depuis des semaines, des mois, des années. « la gauche a fait un hold-up !!! .....la macronie et l'extrême-gauche sont alliées !!!...le camp présidentiel a bien résisté !!!!...un barrage contre-nature, une alliance de la honte !!!...une victoire volée !!!... elle est juste différée à 2027». Et les analystes politiques de renchérir avec leur nouvelle stratégie : diviser, désigner une cible, diaboliser encore. Et ça commence : « PS, EELV et PC sont majoritaires au sein du Front Populaire » en continuant à marteler que LFI c'est l'extrême-gauche à exclure, rejeter. Mais....si on partitionne le Front Populaire, LFI a quand même le plus d'élus au sein des 4 partis rassemblés, car ce n'est pas 3 contre 1, mais un bloc lié. Qui va le déliter ? Toute la responsabilité est à présent de solidifier ce collectif rassemblé du Front Populaire, de ne pas renier le programme présenté qui transforme le pays économiquement, socialement, environnementalement, institutionnellement vers une 6ème République. Justice fiscale, sociale, le « ruissellement » promis, jamais mis en place !
Macron a, lui seul, choisi la dissolution et le calendrier électoral. Ainsi, aujourd'hui, lendemain d'élection où sa « majorité » et lui ont été massivement désavoués, il part 3 jours à Washington (au « sommet de l'Otan ») alors qu'il a créé un chaos institutionnel et une fracture profonde dans le pays.
J'ai espoir avec les « nouvelles têtes » comme Autain, Ruffin, Chapelier, Rousseau, Tondelier, Faure,...une génération de convictions qui dépassera peut-être les égos et plans de carrière. Bien sûr, les merdias mettront en avant les « compatibles du libéralisme » comme Glucksmann par exemple et on ressort même Hollande qui est autant un repoussoir que Mélenchon aujourd'hui pour notre génération...
Aujourd'hui s'ouvre une nouvelle page de notre histoire qui devrait permettre une réflexion plus large, en profondeur. Mais je connais assez aussi le milieu politique politicienne pour savoir combien ça peut vite déraper et décevoir encore une fois.
Les Philippe, Attal, Wauquiez sont déjà dans la perspective de 2027, les députés « macroniens » (Renaissance, Modem, Horizons) seront contre la révision de la loi retraite 64, même s'ils sont élus grâce au report d'une partie des voix des électeurs des candidats NFP qui se sont désistés en leur faveur...
L'avenir n'est pas écrit...













