vendredi 20 août 2021

DES LOIS QUI NIENT LES REALITES

Quand on commence à parler/informer sur le cannabis, on est vite assimilé à un fumeur de produits illégaux. Quand on parle de l'alcoolisme, est-on assimilé à un buveur quotidien ? Quand on parle de anti-dépresseurs, de somnifères, est-on un dépressif chronique ?Donc, parlons et informons sans aucune incitation à consommer quoi que ce soit.

«  Les consommateurs de cannabis...sont complices des tueurs du jeune garçon à Marseille » est en résumé ce qu'a déclaré hier le ministre de l'intérieur. Les acheteurs sont responsables des points de vente illégaux où sévissent les règlements de compte entre bandes pour avoir le marché. Cela fait des années que la loi française hyper répressive sur le cannabis a comme conséquence ces tueries de quartier. Bien sûr, s'y ajoute un amalgame de communication qui met dans le même sac toutes les drogues : crack, héroïne, cocaïne et cannabis (mais en occultant l'alcool, le tabac, somnifères et anti-dépresseurs, …). Toute information ou discussion sur ce sujet est soumis à une loi sur le prosélytisme du produit. Bien sûr, il ne s'agit pas d'inciter qui que ce soit à boire de l'alcool tous les soirs, pardon je voulais dire à consommer du cannabis et comme tout produit de ce type, il n'est pas sans danger (addiction psychologique, dosage de consommation). Mais il a aussi des vertus thérapeutiques, des usages médicaux et ne présente aucun danger particulier de santé comme les drogues dites dures (héroine, crack, cocaine, pillules-molécules chimiques, …).

Alors, c'est quoi le frein à toute évolution de la loi ? Difficile de trouver des arguments forts et définitifs surtout que la France est probablement le pays le plus rétrograde sur ce sujet. Le gouvernement déplore les règlements de compte liés au trafic des drogues, les policiers occupent pas mal de temps à la répression alors que d'autres tâches plus importantes seraient à assumer.

La légalisation, après une période d'usage « thérapeutique » autorisé, casserait, annihilerait tout ce trafic meurtrier, par une production, une gestion, une vente légale encadrée du produit comme c'est le cas dans pas mal de pays. 

 

 

                                         ci-dessous des publicités officielles d'un autre temps


 

Parlons-en.

Usage totalement légal du cannabis : Uruguay, Jamaïque, Canada, Afrique du Sud (+ Malawi, Zimbabwe), Hollande, Autriche, USA (10 États)...avec quelques variantes sur culture étatique ou contrôle des entreprises productrices, culture domestique, quantité dépénalisée, vente, ….Et ça rapporte pas mal d'argent aux budgets des Etats par les taxes sur les produits, comme pour l'alcool et le tabac !

Cannabis médical autorisé : Nouvelle-Zélande, Australie, République Tchèque, USA (30 États), Allemagne, Espagne, Chili, Portugal, Suisse, Bolivie, Mexique, Israël, Thaïlande, Italie, …

Vente légale des « dérivés » (CBD taux inférieur à 0,2% de THC) : Luxembourg, Danemark, Royaume Uni, Croatie, Chypre, Norvège, Finlande, …

Pays où tout est entièrement interdit : France et Hongrie.

En résumé, 21 pays (sur 28) dans l'Union Européenne ont déjà légalisé le cannabis à usage thérapeutique, première étape d'une légalisation de l'usage récréatif et de la culture domestique.


Effets thérapeutiques, marchés mafieux

La consommation légale médicale est utilisée pour soulager les douleurs, a un effet relaxant, décontractant, anti-inflammatoire, réduction du stress et sans aucun doute lorsqu'il sera plus étudié, le cannabis a bien d'autres propriétés médicales contre le glaucome et autres...comme le laissent entendre de nombreux médecins et chercheurs.

Au lieu d'en faire un sujet tabou et de laisser se poursuivre ces meurtres et attaques armées entre bandes du marché illégal qui créent la délinquance et l'insécurité avec des zones de non-droit, il serait temps d'informer, de créer du débat et d'adapter la législation avec l'exemple de nombreux autres pays de telle sorte à assécher tous ces trafics, ces marchés juteux parallèles mafieux, cette délinquance de quartier par un encadrement de la production, gestion et vente légale au même titre que l'alcool et le tabac par exemple sans oublier anti-dépresseurs, somnifères et autres psychotropes chimiques largement utilisés dans la médecine. 

 

 



A chaque élection, des promesses d'évolution ou de renforcement, et puis après, cela ne bouge plus. La France associée à ...la Hongrie sont les pays les plus rétrogrades sur ce sujet, ça interpelle !

Rendre complices et responsables les consommateurs est en fait un constat d'échec et de manque de courage de ce gouvernement (et des précédents) de prendre ce « problème » par un autre bout que la répression et l'accusation de complicité. La France est reconnue pour avoir le plus grand nombre de consommateurs de cannabis récréatif en Europe avec la législation la plus totalement répressive. Cela aussi interpelle sur la capacité d'un Etat à légiférer sur ce sujet, alors que les pays limitrophes ont tous évolué. Assimiler consommateurs festifs et délinquants pour cacher son inaction est une approche dangereuse car monter les uns contre les autres en occultant les comparaisons argumentées entre alcool, psychotropes et cannabis est malhonnête.

Et vous, qu'en pensez-vous après avoir assimilé toutes ces informations à présent ?





mardi 17 août 2021

UN PEU D'HISTOIRE presque CONTEMPORAINE !

1981 

Je me souviens très bien de ce 10 mai 1981. On habitait alors à New Orléans en Louisiane, une ville de musique, de fêtes, chaleureuse et variée entre créoles, noirs, cajuns, blancs et touristes de partout.

Cosmopolite, tropicale, chaleureuse, un mix qui apportait de la joie au quotidien. On a voté au Consulat Français à une heure où les résultats étaient déjà connus en France et à voir la tête des employé-e-s du consulat, on avait compris qu'il y avait du changement....Après le vote, on a appris que François Mitterrand avait été élu. Comme on hébergeait ce jour-là quelques ami-e-s français qui étaient venu-e-s voter comme nous, on a passé le reste de l'après-midi et la nuit à dévaliser le supermarché du coin de son stock de Freyssinet, le champagne disponible par ici.....On est rentré en France l'été qui a suivi...

Mais ce dont je me souviens le plus, ce sont les deux premières années (1981-1983), des années de rupture avec ce passé gaullien et conformiste que mai 68 n'a que peu bousculé quelques semaines...

Dès son arrivée à l’Élysée, il y a eu des réformes assez radicales.

Le smic est revalorisé de 10%, le minimum-vieillesse de 20 %, l'allocation aux handicapés augmentée, les allocations familiales augmentées de 25% comme l'allocation de logement. L'année suivante, impôt sur les grandes fortunes, taux à 65% pour les tranches d'impôt sur le revenu, prélèvement additionnel de 25% sur les revenus supérieurs à 100 000 ...francs. Une loi de nationalisation permet de prendre le contrôle des banques (comme avait fait le Conseil National de la Résistance au lendemain de le 2ème guerre mondiale) et aussi nationalisation de neuf des plus importants groupes industriels. Baisse à 39 heures de la durée hebdomadaire du travail, cinquième semaine de congés payés, le droit à la retraite à taux plein à 60 ans pour les hommes, 55 ans pour les femmes. Création des chèques-vacances, modification du code du travail (lois Auroux), les rapports entre propriétaires et locataires sont régulés (loi Quilliot). Les régions ne sont plus mises sous tutelle des préfets qui n'ont plus qu'un droit de contrôle car elles deviennent des Collectivités Territoriales administrées par des élus au suffrage universel et à la proportionnelle avec des transferts de compétences ; la loi électorale est transformée pour une représentativité de l'opposition dans les conseils municipaux. Et puis abolition de la peine de mort (loi Badinter), de la Cour de sûreté de l’État, suppression des tribunaux permanents des forces armées, abrogation de la loi « anti-casseurs » (mise en place en 68), suspension des expulsions d'étrangers, les immigrés sont autorisés à réguler leur situation, rétablissement de la liberté d'association, instauration de la carte de séjour de 10 ans renouvelable de plein droit, dépénalisation de l'homosexualité, remboursement de l'IVG par la Sécurité Sociale, autorisation des radios privées/libres locales (sans publicité et puissance émettrice limitée), prix unique du livre, doublement du budget culturel, création des Zenith et fête de la musique...

Ce n'est pas rien, mais s'en souvient-on encore ?

Les deux premières années du gouvernement de François Mitterrand ont marqué le siècle (dernier) et ont constitué une réelle rupture espérée d'avec l'Ancien Monde. 

 

C'ETAIT  IL Y A ...40 ANS !

MAIS cela n'a pas duré car dès 1983, il a été mis en place le « tournant de la rigueur » qui masquait un alignement sur l'idéologie du libéralisme qui n'a depuis pas arrêté de remettre en question toutes ces réformes, l'héritage de 68, pour en faire un État quasi totalitaire aujourd'hui où le Président a tous les droits, le Parlement est potiche, les ministres interchangeables tous les six mois et qui sont imbriqués dans des excès et délits divers. On est revenu pour ainsi dire au régime des rois de France des siècles d'un passé lointain avec les outils de propagande d'aujourd'hui et de dérégulations financières et économiques mondialisées où l'homme-l'humain n'est plus qu'une variable d'ajustement...

En quarante ans, le monde a bien changé, mais quelque part, pour moi, il a régressé sur pas mal de points. Par exemple, l'émancipation n'a pas pris la place importante pour l'éveil des consciences vers les biens communs et plus de liens locaux.


« La médiocrité est apparue à partir du moment où les hommes ont fait une distinction entre moyens de production et vie quotidienne. »

Vous avez bien compris que je ne suis pas un enfant du numérique. J'ai accompagné son évolution depuis sa naissance ! Enfant de la reconstruction après la seconde guerre mondiale, aux parents rescapés meurtris, c'était avant les microprocesseurs, avant la fibre optique, avant les cartes à puces, avant les téléphones portables, avant les cd et les clés usb, avant les écrans plats, avant l'emprise technologique. Ce temps où les individus avaient encore le goût de l'adhérence au monde...dans sa diversité.


Aujourd'hui, on assiste à une grande imposture d'une propagande de l'unification du monde autour d'une « morale » planétaire (libérale), citoyenne et écoresponsable ! Quelle est encore l'idée du bonheur ? Argent, pouvoir, sexe ? Et quid des relations concrètes, des coïncidences remarquables, des paysages absolus, des …

A quoi ça sert d'enseigner l'Histoire sans faire réfléchir à son intégration dans la vie quotidienne et politique contemporaine ? A quoi servent toutes ces richesses accumulées par quelques-uns et pourtant créent par tous ces gens qui n'en perçoivent que les miettes du ruissellement et qu'on maintient dans la peur permanente ? Et on alimente l’acculturation par la concentration des médias de propagande aux mains de quelques magnats. Moins on comprend quelque chose et plus on a peur. Plus on a peur, moins on conteste. Et ce système peut encore perdurer un peu jusqu'à ce que la dépendance fasse écrouler le château de sable.


Au temps de l'histoire d' homo sapiens, ce système libéral-occidental actuel qu'on nous fait miroiter comme le destin inéluctable de l'espèce humaine n'est qu'un épiphénomène. Il faut bien mettre tout en perspective pour comprendre et se situer. Qu'est la durée de vie d'un être humain au temps d'une planète, d'un système solaire, de la vie végétale, … ?

C'est pour cela qu'on peut dire que ce monde actuel obsédant et factice pourrait se définir non plus comme l'Ancien Monde ou le Nouveau Monde, mais l'Immonde !!!


Les nuages (des incendies) ont bien assombri le paysage, mais l'avenir n'est pas écrit !

 






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l'intitulé Immonde est développé dans le roman de Sébastien Lapaque -ce monde est tellement beau -2021


 

lundi 26 juillet 2021

LES RÊVEURS ET LES PRAGMATIQUES : ça n'a pas changé !

Du vice à la « vertu » ! 

"l'écologie de ...production" est le nouvel élément de langage de M. Macron !

Les stratèges du greenwashing – se faire passer pour écolo en continuant ses affaires juteuses- veulent nous faire adhérer au « pragmatisme » pour justifier leurs comportement et leurs choix. Les lanceurs d'alerte sont étiquetés « en quête de perfection esthétique", là où les libéraux "cherchent des solutions opérationnelles » (pour atténuer les effets néfastes qu'ils ont eux-mêmes créé). C'est sûr qu'ILS ont toujours été sourds à toutes les propositions et projets qui ne rentraient pas dans leur cadre de plus-values et de rétribution des actionnaires. Mettre des mots sur les constats est plus honnête  que de rabbacher sans cesse un inventaire des éléments de langage. Mais c'est gênant, troublant, et donc trouble à l'Ordre Public !

 



Notre pays est centralisé à l'extrême. Quelle est la liberté d'adaptation des régions quand la dépendance-sinon la soumission- est quasi totale, liée aux subventions versées par....l'Etat- et c'est qui l'Etat ? -. Les élu-e-s sont les mêmes depuis des décennies pendant que les enfants de la République grandissent et que la vie est mouvement. Le monde évolue autour d'eux, mais eux, immuables, ne l'entendent pas. Pourtant, quand on écoute les GENS, on sent bien toutes ces colères, ces injustices, ce repli sur soi pour se protéger, cette désespérance, ...Mais la démocratie, dans son état actuel, n'offre plus aucun lieu d'expression et de débats constructifs. Médias aux mains des « ILS », assemblées constitutionnelles où les majorités écrasantes -immuables donc- ne laissent que de petits temps de parole à une « opposition » réduite à sa plus simple expression, voilà tout pour faire croire à une ...démocratie ! Une vraie proportionnelle n'est pas pour demain. Et quand finalement il ne reste que la présence en gilets jaunes sur la voie publique, la répression policière -et politique- revêt sa forme la plus violente (éborgnement et mains arrachées) pour la réduire au silence. L'abstention massive aux élections démocratiques est une conséquence...parlante !


Quand en plus, ces élu-e-s tiennent des discours d'engagements dans leur région et qu'ils-elles aquiescent à Paris aux incantations du Chef-pour ne pas dire du Roi- acceptant ainsi de n'être que des exécutants régionaux, alors le cercle est fermé dans un cynisme quasi obscène.

Dans notre Histoire, il y avait 3 ordres dont le Tiers-Etat. Puis, on a parlé de « lutte des classes ». Les classes sociales. Aujourd'hui, au XXIème siècle, que dirions-nous ? Les GENS et les hors-la-loi, pardon, je veux dire les DIRIGEANTS, cette caste, cette oligarchie financière, industrielle mondialisée, dans leurs tours dorées et leurs îles protégées ?


Prendre de la distance, rester dans la recherche du bon sens, des mots précis pour dire, être conscient-e d'un destin commun entre espèce humaine, de notre fragilité et sociabilité, de s'interroger sur la vie, notre vie, le temps qui passe et les plaies qui ne se cicatrisent plus, ne sont plus soignées, ...


LES ALERTES D'IL Y A 50 ANS ont pénétré « dans l'air du temps », mais les stratégies d'évitement sont toujours bien à l'oeuvre. URGENCES climatiques et/ou sociales ne sont pas, pour eux-ils, des « problèmes ». Pour eux, urgence, c'est juste le profit immédiat pour accumuler des richesses qu'ils n'auront même pas le temps dans leur vie de dépenser.


Oui, mais A QUEL PRIX pour les « gens »?

 





PLUS DE ...50 ANS

POUR ENFIN SE RENDRE COMPTE (ou toujours pas)

DES DEGATS PLANETAIRES ET SOCIAUX engendrés.


jeudi 8 juillet 2021

LES BRÊVES DU MOIS (juin 2021)

 PAS DE COMPLOTISME, MAIS DE LA STRATEGIE !

La campagne présidentielle a commencé avec "l'opportunité" du Covid à savoir que quand on surfe sur la peur, on peut tout administrer à une population. Je sais, le mot "opportunité" semble excessif et malvenu, mais quand on a vu à l'oeuvre depuis des années le cynisme obscène de ces élu-e-s, alors il est adapté. Revenons un peu en arrière décembre 2019. Premiers signes, puis la déferlante pandémique. Et les incohérences, l'amateurisme, le manque de prévoyance, l'ignorance se montrent au grand jour. Pas besoin de masques...première vague puissante ! Se laver les mains, garder les distances mais vous pouvez partir en vacances (il faut que l'industrie touristique fonctionne) et deuxième vague d'automne. Confinement deuxième édition avec masques obligatoires maintenant que la Chine nous a alimenté-livré. Et pour noël, le variant "anglais" et une troisième vague puissante. Vaccinations en masse puisque les labos Américains nous ont alimenté-livré. Vacances d'été 2021, oui l'industrie touristique doit fonctionner, voyagez, entassez-vous...Et dès début juillet, c'est reparti pour un tour : quatrième vague et ....obligation de vaccination ou presque ou très, très bientôt. Faire peur pour imposer son timing politique. Car, le président reste maître du temps et des libertés avec les annonces d'un nouveau "conseil de sécurité" pour montrer qui est le boss...et se faire réélire. Comment ça, j'exagère.

Comme "par hasard" les médias de propagande publient un "sondage" "en même temps" qui dit que la plupart des gens sont pour une vaccination obligatoire des plus de 12 ans, mais celles-ceux qui refusent ce dispositif sont pour la plupart des sympathisant-e-s de ....La France Insoumise-LFI et Rassemblement National-FN. Quand on met dans le viseur de cette façon, il y a une "intention" ...politique insidieuse. Quand on réfléchit un peu, on comprend très bien.

 


LES ELECTIONS 2021 SONT PASSEES !

qu'est-ce qui a changé ? Rien. Les mêmes élu-e-s cumulard-e-s qui font la leçon et quand on leur demande de se bouger pour que ça change, répondent toujours invariablement : c'est compliqué, c'est difficile, on a crée une commission, diligenté une étude et bla bla bla bla....Et les autres sous-fifres passent leur temps à se glorifier d'être pris-es par des "réunions multiples" dont il n'en ressort que des compte-rendus, synthèses, projections, souhaits, et bla bla bla bla...Toujours les camions dans les cols, toujours les déchets ultimes enfouis à Stocamine, toujours des projets pompeux payés par nos impôts comme à l'époque le Bioscope-parc petit prince, toujours pas de baisse des tarifs TER et cadencements adaptés, toujours pas de taxe poids lourds et en plus une autoroute privée à péage GCO en ...Alsace, etc...etc...etc...

ELU-E AVEC 10-15% DES VOIX des inscrit-e-s.

Une semaine est passée et...on est passé à autre chose ! L'abstention massive, du jamais vu, n'a crée des commentaires que quelques jours. Et puis, on passe à autre chose, les élu-e-s votent leur président-e et la vie continue comme avant jusqu'aux prochaines élections, la Présidentielle...puis les Législatives, l'an prochain en avril-mai. Bon, M. Macron a bien été élu avec 20% des voix (des inscrit-e-s) et on est passé au autre chose. Mais quelle est la LEGITIMITE encore de ces personnages quand il n'y a plus que 2 personnes sur 10 qui se déplacent pour voter ? Mais au vu des indemnités touchées dans ces fonctions d'élu-e-s (en plus ils-elles cumulent...), on met à distance les questions gênantes et on traite d'emmerdeurs, celui-celle qui les pose

VOUS AVEZ VOTE, VOUS N'AVEZ PAS VOTE, RIEN N'A CHANGE !!!

"large victoire, "bon score", ....etc...le vocabulaire ne change pas le soir des élections. On regarde les pourcentages, 56%, 47% et on s'auto-félicite. Les élus-président-e-s sortants des régions sont reélu-e-s : 7 régions à droite ; 5 régions à gauche et l'autonomisme corse majoritaire. Comme avant exactement...Seule La Réunion a viré à gauche...Les électeurs-électrices vieux se sont encore déplacés dans les bureaux de vote, les 18-49 ans, non. L'abstention à hauteur de 66-70% est à peine évoquée et pour cause, car ça remet en question la LEGITIMITE des résultats quand un 55% en fait ne représente que 10 à 15% des inscrits ce qui veut dire que les élu-e-s le sont grâce à 2 électeurs-trices sur 10....Plus la peine de parler de "large" victoire ou "bon" score !!!!

Abstention: 2015 : 41% et 2021 : 66% Les chiffres parlent d'eux-même. Quand sur les listes électorales (quand elles sont parvenues), on ne trouve que des cumulards (maires, adjoints, délégué-e-s Com'Com', présidents de ...), on ne voit pas le changement, le renouvellement, la dynamique démocratique, une représentation plus éclectique et donc plus près de la réalité. Bien sûr, ça ne donne aucune envie d'aller voter. La France est dans un immobilisme politique qui frise le désintérêt total et quand le personnel élu ne moufte pas, ça n'est pas prêt de changer....Les élu-e-s ne sont plus légitimes, le président est un vieux conservateur dans la tête, les candidat-e-s, des carriéristes éternels aux convictions de plus en plus floues....Et déjà, les vieux discours reviennent, ça radotte depuis des années et "ils" comptent convaincre qui encore ????? On a eu Fillon, on va revoir Pécresse, Wauquiez, Bertrand, Jadot, Mélenchon, et bien sûr, le couple qui aimerait rester seul : Macron-La Pen, remake de 2017. Rien ne change (argent, pouvoir, sexe) et le remplissage des médias de propagande qui répètent leur litanie lassante. Eteignez vos portables, éteignez les Tv et écrans, redevenez des êtres "vivants", regardez autour de vous et construisez votre vie là où vous êtes...

Les changements passent par les urnes ou la révolution, toujours par des minorités agissantes, à chacun-e de trouver la forme de son émancipation....


PRIMAIRES pour départager !

Voilà c'est la course à la personnification, mais aussi un affichage idéologique...en mettant une fois encore à distance les signes qu'on ne veut pas considérer dans ce monde de plus en plus coupé des "gens" : l'abstention massive qui ôte toute légitimité aux élections actuelles dans un système et des institutions qui sentent l'obsolescence...Et on parle de "familles" politiques et il vaut mieux car dans toute famille il y a des cas qui tâchent, qui fâchent ! Ainsi, aujourd'hui, Les Verts n'existent plus (dans leur programme radical de changements profonds qui n'ont jamais été pris en compte-sauf dans les discours bla-bla-bla de green washing). On voit apparaitre des candidat-e-s Europe Ecologie-centristes, voir extrémistes ni..ni.., transfuges PS, waechtériens, aux parcours pour le moins chaotiques comme le gourou millionnaire Jean-Marc Governatori qui a fait liste à part, en cassant la liste écolo qui s'est retirée en PACA aux Régionales avec le résultat qu'on connait. Delphine Bathot, ministre de ...et qui revient vers le vent en poupe écolo...Yannick Jadot, prêt à pactiser avec les centristes et "bonnes volontés" avec les résultats qu'on connait avec cette méthode de drague : on a vu ce que ça a produit avec Hulot (et Mathieu Orphelin, désavoué). Alors, Eric Piolle, Sandrine Rousseau...Mais avant tout, se rassembler sur un programme radical de changements profonds : 6ème république avec pouvoir au Parlement qui devra être proportionnel et paritaire comme priorité pour casser la personnalisation de l'élection et réduire les pouvoirs absolus actuels du président, préserver les acquis des "Jours Heureux" (programme du Conseil National de la Résistance (sécu, services publics, contrôle des banques, ...). En gros, le programme "l'avenir en commun" de LFI-Mélenchon et son équipe et militant-e-s. Car sans réfléchir, ça repartira comme depuis très, très, très longtemps, malgré une urgence annoncée, avec une abstention qui ne légitimera plus aucune élection. Quand le choix est du pareil au même, pourquoi encore se déplacer...La guerre des leaderships, des égos montre bien pourquoi les "gens" sont dégoûtés de la politique, de celle-là en tout cas. En 2017, Macron, La Pen, Mélenchon étaient très proches pour un deuxième tour de la Présidentielle. Leurs programmes très différents. Aujourd'hui, Macron-La Pen ne sont plus si éloignés. Par contre un choix de deuxième tour, La Pen-Mélenchon redonnerait du sens à faire un choix de ...société très différent. Qu'on aime ou pas le personnage n'est pas la question, car c'est sur un programme qu'on vote, une équipe, pas une personne, qui ne fait que "porter" le programme, s'engageant à le mettre en oeuvre...par délégation. Pour de nombreux socialistes et certains écologistes, la personnalité et les polémiques régulières qui entourent Jean-Luc Mélenchon sont rédhibitoires. Mais, avec raison, les Insoumis reprochent à ces PS-EELV de masquer, sous ce prétexte, le refus d’une radicalité programmatique dont LFI est garante. Le programme est clair.

 


CONFERENCE citoyenne sur le CLIMAT qu'en reste-t-il ? 

C'est comme pour le Grand Débat National et autres joyeusetés stratégiques d'enfumage macronien, il n'en reste rien et la frustration et colères de celles et ceux qui ont participé doivent être grandes. Mais c'est ça. On se démobilise encore plus quand on est déçu et cela finalement se traduit aussi dans l'abstention massive du vote. Mais à présent, on a compris comment ce président des riches fait passer le temps aux citoyen-ne-s pendant que les affaires continuent pour ses financiers, contributeurs à son élection. Enfumage, faire peur, incohérence pour se perdre, langage double face "en même temps", et se prendre des claques réelles et électorales qui ne le touchent pas, puisqu'il se croit intouchable, protégé, roi de France avec tous les pouvoirs et ...sourd !

 



 

VOUS MANGEZ QUOI ?

Arsenic, mercure, chrome, cadmium,...tous ces métaux lourds sont dans votre alimentation, dans les produits de consommation de la grande distribution (en majorité), dans les poissons entre autres, mais pas seulement, car c'est aussi dans les céréales, etc...Et puis, de l'oxyde d'éthylène (ETO) dans les graines de sésame (importées d'Inde) et qu'on retrouve aussi mélangé dans la farine de caroube (importée de Turquie) utilisée pour les gélifiants, épaississants, (dans les confitures) mettant en cause une fois de plus la multinationale Cargill. Bon, les eaux radioactives de Fukushima déversées dans l'océan depuis des années a bien du se retrouver dans les poissons pêchés et consommés. Bref, vous mangez quoi ? Quand on parle de maladies, il faut quand même rappeler que l'alimentation ("il faut bien manger pour survivre") est aussi un facteur déterminant de santé (il faut manger bien). Alors, producteurs locaux, circuits courts, légumes et fruits de saison sont à privilégier si vous pensez qu'on ne peut pas ingérer n'importe quoi. C'est nous, vous, consom'acteurs qui faisons les choix. Et n'oubliez pas non plus que beaucoup de maladies infectueuses (sras, aviaire, covid) viennent des élevages intensifs industriels...

 


lundi 21 juin 2021

21 juin 2021 REGIONALES 2021 ...après le 1er tour

Vous avez bien remarqué qu'on ne parle quasiment pas des élections départementales, car elles n'ont pas d'impact national et vous avez tout aussi bien compris que les médias se gavent déjà de la campagne présidentielle depuis des semaines avec le « tour de France » du roi de France pour sa réélection où il veut dessiner un duel Macron-La Pen....avec une préfiguration avec ces élections régionales.

Mais précisons quel est le système de vote, avec quelle répartition des sièges pour bien intégrer à quoi peut servir votre vote.

Les élections régionales ont lieu tous les 6 ans.

Depuis 1986, elles se font au suffrage universel (tous les inscrits sur les listes électorales votent). 

Depuis 2004, c'est scrutin PROPORTIONNEL de liste avec prime majoritaire. Pour se maintenir pour le 2éme tour, il faut au moins 10% des voix. La répartition des sièges se fait donc de la façon suivante : ¼ des sièges à la liste arrivée en tête, ¾ des sièges repartis à la proportionnelle des scores des listes y compris celle arrivée en tête. Avec 33% de voix, la liste sera majoritaire et il faudra aussi une parité Homme-Femme.

Ce qui veut dire que les listes présentes au 2ème tour auront des élu-e-s au Conseil Régional.


Élections du 20 juin 2021

La première chose qui choque (mais peut se comprendre) est l'ABSTENTION MASSIVE qui va jusqu'à plus de 70% en Alsace. Ainsi, les pourcentages présentés au moment des résultats sont complètement faussés si on les met en relation avec le nombre d'électeurs-électrices inscrit-e-s.

Jamais on a atteint des sommets pareils (en 2015, c'était 52% d'abstention, déjà énorme!).

Il est évident que la politique est décrédibilisée, les élu-e-s mis en cause sur leur exemplarité, leurs attitudes de carriéristes (changements de partis pour arriver et conserver des postes bien rémunérés, car où sont les convictions et leurs responsabilités dans notre délégation en votant pour eux-elles).

Les partis sont décrédibilisés par leurs stratégies, leurs leaders égotiques, la guerre des « chefs », leurs représentants parfois girouettes...

Les jeunes ne se retrouvent pas dans les partis et avec ces mois d'enfermement, cette politique financière et de lobbys les dégouttent car loin de leurs préoccupations, le changement climatique et l'injustice sociale ne sont pas prioritaires pour les partis « traditionnels » qui continuent leur gestion libérale ou de croissance/emploi. Et n'oublions pas que par ici, nous sommes attachés à notre Alsace et que pas grand monde a compris le sens et les « avantages » (hic!) de Grand Est (Alsace-Lorraine-Champagne Ardennes) à part l'éloignement de tous les services et une perte d'identité régionale pourtant aussi forte qu'en Corse, Bretagne, Basque, …..

Deuxième constat, c'est que la carte des régions (couleurs politiques) ne bouge pas par rapport à

2015 (Gauche : 7 Droite : 8 Autres : 2). Nul ne peut donc crier victoire ou constater un changement profond. C'est la continuité, globalement, des sortants qui se représentent. En Alsace , c'est criant, mais il ne faut pas oublier qu'en 2010, c'était la seule région qui « restait » à la droite. On définit souvent l'Alsace comme conservatrice et légaliste, ça n'a guère évolué, ou si peu.

Troisième remarque : les scores du FN/RN sont en diminution, aucune région en vue (à part Paca, mais c'est à voir au deuxième tour) et les annonces de gagner des régions sont complètement sorties des commentaires médiatiques. La Pen qui en faisait un test avant la Présidentielle doit ronger sa déception. Idem pour LREM Macron qui n'arrive même pas à 10% alors qu'il a la majorité au Parlement et tous les pouvoirs régaliens. Une sanction par rapport à sa politique « des riches », ses incohérences, sa surdité, la répression policière des mouvements sociaux, la réduction des droits, l'hypocrisie purement stratégique de son Grand Débat, de sa Conférence Citoyenne sur le Climat pour ne citer qu'eux. Les écologistes font de bons scores, même devant le FN-RN parfois, et s'ils étaient plus rassemblés avec les autres mouvements-partis de gauche, ils pourraient représenter un espoir fort de changements.




Avant mardi 18h, heure limite de dépôt des listes pour le deuxième tour, des discussions de désistement sont forcément en cours. Cela configure aussi ce qui risque de se passer pour la Présidentielle du printemps prochain puisque les « rapports de force » entre partis existent, pas la peine de penser que tout le monde il est beau et gentil !!!!

Ainsi, alors que d'après les statuts de EELV, la décision revient à l'échelle régionale pour les élections régionales, la direction du parti a fait savoir qu'elle retirait son soutien à la liste du candidat EELV-PS de la région PACA-Marseille. De même, le PS a exigé que les membres sur cette liste se retirent afin que la liste alors incomplète ne puisse pas être déposée pour le 2ème tour. Le PS avait déjà fait cela en 2015 avec comme résultat, pas de présence de liste de gauche au deuxième tour et donc aucun-e élu-e pendant 5 ans !!! Le prétexte-car comment appeler cela encore aujourd'hui après les différentes expériences depuis 2002- est de « faire barrage au FN-RN » ! Avec quelle politique ensuite, quelle prise en compte de celles-ceux qui se sont effacé-e-s ??? Le « Front Républicain » contre le FN, c'est fini pour ainsi dire, dans la tête des électeurs. Le barrage s'effrite, la République n'en a plus que le nom (regardez le pouvoir absolu du président-roi qui nous dicte nos libertés ou pas) et la démocratie n'est plus à l’œuvre quand on accepte que les électeurs-électrices citoyen-nes ne reçoivent même plus les documents électoraux (professions de foi, listes, bulletins, ..) qui sont confiés à des sociétés privées pour la mise sous enveloppe et la distribution. Avec La Poste, encore service public, cela arrivait dans nos boites aux lettres. 

On perçoit dès lors où on veut en venir : voter avec son téléphone mobile, lire les documents sur écrans envoyés sur vos comptes Courriel, Facebook, Tweeter, …..avec toutes les fraudes et manipulations possibles ! Voter, un jeu de pari !!!

Et puis est-ce compréhensible de demander de voter au deuxième tour pour des partis qui appliquent une politique qui enfonce encore plus les classes moyennes et inférieures, qui mènent des actions industrielles (sous couvert d'emplois) hyper polluantes et en contradiction totale de ce qu'il faudrait faire devant l'urgence climatique que beaucoup minimisent ou veulent ignorer (tant que les affaires tournent!). Il me semble évident que les partis de gauche (EELV-PS-PC-LFI) doivent maintenir une liste quand l'une dépasse les 10% et peut le faire, afin d'avoir au moins des élu-e-s dans ces assemblées régionales et montrer qu'on a confiance en ses propres candidat-e-s.

Se désister, c'est aujourd'hui quasiment se trahir et surtout radoter, c'est à dire faire comme il y a 5 ans, 10 ans, 20 ans, bref....ne pas avoir compris que si l'abstention est à ce point de rupture de la légitimité des élections, c'est surtout de la faute des élu-e-s et des politiciens (sans mettre absolument tout le monde dans le même sac, mais tous subissant les conséquences de ces errances stratégiques non-mises à jour par manque d'auto-critique et ...d'un bon ménage (toujours les mêmes têtes...).



Changer enfin ?

Cette 5ème République (depuis ...1958) est obsolète, il faut changer le système de représentativité, de démocratie et de partage des pouvoirs, enfin passer à une 6ème République indispensable pour redonner du souffle à un pays qui se délite totalement et dangereusement au vu d'autres pays européens qui ont laissé la démocratie de côté. Il va falloir oser dépasser le duel programmé Macron-La Pen et choisir le changement profond. Qu'avons-nous à perdre au vu de ce qu'on vit actuellement et depuis des années ? Où est le courage dans le pays des Lumières, de la Révolution Française, des droits de l'homme, des « Jours Heureux », de la mutualisation dans les services publics (en voie de disparition), dans ce pays de râleurs et de réfractaires, mais critiques bon vivants et volontaires, généreux, quand les causes sont communes, partagées.


On vote pour une « symbolique », pour de l'espoir, du rêve, un projet.

On nous leurre en nous faisant nous focaliser sur des personnes alors qu'elles ne sont que représentatives de la délégation qu'on leur donne par nos voix au moment du vote. Alors, lui ou un-e autre comme représentant-e ? Ce qui compte, sur quoi on se détermine, sur quoi on choisit, ce ne devrait pas être la personne, mais un projet, un programme de changements, d'autres perspectives.

Avec 70% d'abstention, celle-ci devient une expression d'un rejet quasi total de ce qui se passe actuellement : ne plus être écouté, entendu, RESPECTE !

Les mêmes recettes pour la même vieille soupe qui n'a plus rien d'appétissant !

 

Mais l'avenir n'est pas écrit....

jeudi 27 mai 2021

MACRON : orphelin de TRUMP ?


Le président de la French American Foundation qui aimait voyager entre New-York, Las Vegas et la Silicon Valley, chantre de la French Tech, américanophile, tout à coup depuis l'élection de Biden, l'éviction de Trump, est devenu très silencieux sur les USA. Et pour cause....
 
Quand Joe Biden remporte la primaire démocrate face à Bernie Sanders, on s'est dit, bon c'est les USA, on n'élit pas des candidat-e-s trop à gauche et Biden est bien le type mollasson, typique américain, pas de vagues ! Mais voilà qu'une fois élu, on se retrouve avec un président américain qui prend des décisions avec des engagements qu'on n'attendait pas et qui laissent Macron sans voix.
« Aucune entreprise réalisant des milliards de dollars de bénéfices ne devrait avoir un taux d'imposition inférieur à celui des pompiers et des enseignants. Un pompier et un enseignant payent 22%, alors que Amazon et quatre-vingt dix autres grandes entreprises ne payent aucun impôt fédéral. »
Il débloque aussi des centaines de milliards pour la santé, pour le logement, pour les aides alimentaires, plus 41% de budget pour l'éducation (pour diviser par deux la pauvreté des enfants)...Et comment va-t-il financer cela ? Et bien en relevant le taux d'imposition sur les hauts revenus, sur les sociétés, sur les multinationales...
 
Et pourquoi tout à coup, Macron fait-il un black-out sur les USA ? Si on compare, en France, il a supprimé l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), a supprimé l' "exit-tax ", instauré une « flat tax » en faveur des dividendes-actionnaires, pérénisé le CICE (aides aux entreprises ! Air France-Renault- ….), réformé les retraites, de l'assurance-chômage, du droit au travail et permit ainsi au patrimoine des milliardaires de bondir de 55% en 2020 ! Avec toujours le même bla bla bla : « nous refusons toute hausse d'impôt, cela demandera des efforts importants sur la dépense pour rembourser la dette sans porter un coup d'arrêt à la croissance ». Eternel discours du dogme néo-libéral (capitalisme mondialisé) instauré par Reagan-Thatcher il y a plus de 30 ans. Macron , c'est l'archaïsme ...en marche, le dernier dirigeant à défendre un système essoufflé qui ne fait plus rêver. 
 
Car ce glissement vers une taxation des plus riches n'est pas que visible aux USA, mais aussi en Espagne, en Russie, en Argentine, au Royaume-Uni et même le FMI (Fonds Monétaire International) conseille « de mettre en place des impôts plus élevés pour les ménages les plus aisés et les entreprises très rentables. ».
Mais voilà, les riches français (Mulliez, Arnault, Hermès, …) ont planqué plus de 100 milliards au ….Luxembourg et ni Macron, ni Le Maire n'y voient un souci !!!!
 
Macron, la queue de la comète du néolibéralisme, en retard d'un demi-siècle, un politicien financier du milieu du siècle dernier qui veut se faire une image de jeune dirigeant moderne , alors qu'il est à la traîne des changements en cours, aveugle et sourd au monde qui résonne hors du palais élyséen.
M. Macron respirait la transpiration sous les aisselles d'un Trump et s'est détourné entièrement de son successeur dont il ne veut rien voir, entendre, prendre la température, amorcer le changement drastique. On sait bien que c'est le « président des riches » qui cherche à leurrer sans arrêt avec ses enfumages et ses « en même temps » qui masquent ce qu'il veut mettre sous le tapis....
Il n'a aucun sens de ce qui est en train de changer, de ce qu'il faut changer, il reste figé sur un vieux modèle qui arrive à terme. Les transformations sont en cours et il est hors course avec son oligarchie d'un autre temps et qui met sa fortune dans les off-shore/paradis fiscaux en ne participant d'aucune façon à un élan de transformation...
 
L'avenir n'est pas à chercher de ce côté-là, mais au passage à une 6ème République, à une autre économie, à une transformation sociale et environnementale radicale.
Ça ne sert à rien de s'accrocher à un vieux monde obsolète et ses dogmes éculés. Les discours, la propagande des images ne cacheront plus longtemps le vide abyssal de vision, de prévision, d'un projet de transformation.
 
 

 
 NE NOUS ENTHOUSIASMONS CEPENDANT PAS DE TROP POUR BIDEN

En cette fin mai (2021), le "naturel" revient au galop !
Deux reculades déjà : 
* par rapport au taux d'imposition minimum mondial de 21% pour les multinationales, son "administration" annonce qu'elle acceptera un taux plancher de 15% ;
* le grand plan d'investissement de 2,25 milliards $ est ramené à 1,7 milliard.
 
 
 
(lire "le tabou Biden" de François Ruffin dans Fakir n°98 mai-juin 2021)

 

jeudi 6 mai 2021

6 mai 2021 : « ACTUALITES » DU JOUR .... au-delà des titres, de l'info !

 Tous les matins, midis et soirs, on a les « gros titres de l'actualité » qui font les débats du jour :

  • jeune femme brûlée vive par son mari violent à Mérignac

  • Marine Le Pen, la parisienne des beaux quartiers, se présente aux élections ...départementales de Henin (Nord) par souci de « proximité » !

  • jeune policier tué à bout portant par un vendeur de résine de cannabis à Avignon

  • chiffres en diminution en centre de soins intensifs-réanimation Covid

  • dépendance absolue envers le Congo et la Chine pour les matières rares (cobalt, nickel, …)

Et c'est à chacun-e de nous de faire le tri, hiérarchiser ces « infos », en tirer des « conclusions » ou d'analyser de façon assez objective en mettant en parallèle d'autres faits dans le même régistre.

Quand on se pose des questions sur le traitement de la guerre contre le Covid, les divers vaccins, on est vite amalgamé à un-e « complotiste ». Quand on se pose des questions sur le traitement de la guerre contre le cannabis, on est vite amalgamé à un-e « drogué-e ».

C'est ainsi et cette pression du « regard de l'autre » engendre une auto-censure/un silence qui ne fait en rien avancer le débat (public) sur des faits de société qui pourtant concernent directement ou indirectement toute la société civile.

 

 

 

Ainsi, les policiers sont toujours en première ligne, exposés à la violence liée aux trafics des drogues. « C'est une guerre contre la drogue » martèle le ministre de l'intérieur, pour préserver la santé de nos concitoyen-ne-s. Cette déclaration est répétée à l'infini depuis les années ...70, du siècle dernier, sans évolution notoire dans notre pays, bien au contraire …

La prohibition de quelque chose (puisqu'il faut bien appeler les choses par leur vrai nom) est son interdiction totale ou son caractère illégal.

Quand on parle de prohibition, on pense de suite à l'alcool (produits alcoolisés) et aux Etats-Unis de 1920 à 1933. Mais ce fut aussi le cas en Russie (1914-1925), en Finlande (1919-1932) par exemple. La Nouvelle-Zélande, elle, a rejeté la prohibition, par référendum, dès ...1911 !

La prohibition était défendue et soutenue par un désir d'élever le niveau de moralité et pour améliorer la vie des plus pauvres (alcoolisme et violences conjugales).

La conséquence fut le développement de tout un trafic lié à ces produits-substances illicites tenu par des organisations-réseaux mafieux (ce qui est interdit génère des gains importants).

Dans la Convention sur les substances psychotropes de 1971, le Tétrahydrocannabinol (THC) est ajouté à la liste des produits stupéfiants.

La Convention contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988 autorise l'administration à usage médical. Elle prévoit de ne pas punir la consommation, mais de réprimer le fait de se procurer, de détenir et les actes préparatoires (même pour l'usage personnel).

Concernant les semences, l'Union Européenne possède sa propre réglementation :

  • Les semences destinées à l'ensemencement de variétés de chanvre cultivé doivent justifier d'un taux de THC inférieur à 0,2 %, ce qui est fixé par l'article 32.6 bis du règlement (CE) no 1307/2013.

  • Les graines de chanvre (chenevis) destinées à un usage autre que l'ensemencement ne peuvent être importées que via des importateurs agréés par l'État membre, ce qui permet de contrôler qu'elles ne sont effectivement pas destinées à l'ensemencement.

 

Les opposants à la prohibition développent plusieurs arguments :

  • limitation des libertés individuelles

  • inefficacité de la loi

  • manque à gagner sur les taxes

La fin de la prohibition eut comme conséquence que les organisations criminelles perdirent une part importante de leurs revenus et durent se tourner vers d'autres secteurs : jeux de hasard, prostitution, racket de protection, drogues « dures » (héroïne, cocaïne, …).

Quand on parle de « guerre contre la drogue » en France, c'est essentiellement de drogues « douces » dont on parle : résine de cannabis (haschich) et marijuana (« herbe »!).

Depuis les années 2000, le Canada et plusieurs autres pays ont commencé à distinguer l'usage médical du cannabis et la possession simple. C'est aussi le cas de seize États des États-Unis. La culture, la possession pour usage privé et la distribution sont généralement réglementées. En décembre 2013, l'Uruguay légalise la consommation récréative, la production et la vente de cannabis. En octobre 2018, le Canada a fait de même.

Selon l'ONU, le cannabis est la substance illégale la plus consommée à travers le monde.

Soixante-deux millions d'Européens (plus de 20 % de l'ensemble de la population adulte) ont déjà consommé du cannabis et vingt millions en ont consommé au cours de la dernière année. La consommation de cannabis, sous quelque forme que ce soit, s'est banalisée, devenant semblable à la consommation de cigarettes, voire d'alcool.

En France, le cannabis est la substance psychoactive la plus consommée après l'alcool, le tabac, la caféine et les médicaments psychotropes (anti-dépresseurs, somnifères, …). En 2012, 13,4 millions de Français de 15 à 64 ans l'ont déjà expérimenté et 1,2 million de français-ses se disent des utilisateurs réguliers. La France se place au quatrième rang dans l'Union Européenne derrière la République Tchèque, l'Espagne, l'Italie, en termes de consommation mensuelle.

Le simple usage encoure une peine maximale d'un an d’emprisonnement ou d'une amende pouvant aller jusqu'à 3 750 euros (Art. L.3421-1 du Code de la Santé Publique) ).

Quant à la production, même pour usage personnel, celle-ci est passible d'une peine maximale de vingt ans de réclusion criminelle ou d'une amende pouvant aller jusqu'à 7 500 000 euros (Art 222-35 du Code pénal).

Toute la législation française sur le cannabis est contenu dans la loi du 31 décembre ...1970.

Depuis novembre 2018, une petite adaptation précise que la détention d'une petite quantité donne lieu à une amende de 200 € (ou 150€ si paiement sous quinze jours).

 







La consommation est tolérée et/ou dépénalisée en :

Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, République Tchèque, Royaume Uni, Suisse, Argentine, Australie, Jamaïque, Maroc (uniquement région du Rif-Ketama), Mexique, Pérou, ….

La culture personnelle réglementée est tolérée en :

Allemagne, Autriche, Espagne, Pays-Bas, République Tchèque, Suisse, …


La prohibition est  directement responsable de réseaux, de trafics très organisés, qui brassent des sommes considérables et gangrènent de nombreux quartiers. 20 % de l’activité policière concerne le trafic de cannabis.

Abolir la prohibition (sur le cannabis) inverserait ce phénomène : l'argent des taxes reviendrait à l'Etat, l'activité de la police pourrait se recentrer sur ses missions principales, régaliennes.

Reste l'argumentaire sur la santé de nos concitoyen-ne-s. Or, les études sur le produit montre qu'il a des qualités en terme de santé et pour la plupart encore inconnues. Il n'y a pas de morts du cannabis (overdose ou autres), pas d'addiction physique (comme pour le tabac ou psychotropes), pas de dangerosité supérieure à l'alcool par exemple.

Production, vente et consommation peuvent se réguler selon une loi évolutive adaptée aux situations réelles et à la poursuite de la recherche médicale spécifique, comme c'est le cas déjà dans pas mal de pays à travers le monde et en Europe.

Et si on parle en termes de santé, on peut aussi alors s'interroger sur tous les traitements chimiques que subissent nos aliments que nous ingérons quotidiennement et provoquent diabète, obésité, problémes cardio-vasculaires et autres....sans compter toutes les pollutions de notre environnement quotidien.


A chaque nouvelle élection présidentielle, le sujet de la prohibition du cannabis revient dans l'actualité, sans évolution notoire APRES les élections. Pourtant, le « pragmatisme » est invoqué par nos dirigeants à perte de propagande verbale.

La mort de ce policier montre bien l'inocuité de la méthode employée pour cette « guerre contre la drogue ». Combien de morts faudra-t-il encore avant qu'on attaque la racine du « problème » à savoir la fin de la prohibition, sa régulation, sa réglementation, comme pour l'alcool par exemple ?

La question est récurrente, les réponses inaudibles ...à part la répression depuis 50 ans !!!!

On énonce les faits sans agir sur les causes, et on noye le débat de fond en parlant de SECURITE (thème récurrent à chaque élection en surfant sur la peur et le « fonds de commerce » du parti d'extrême-droite).