lundi 17 février 2025

SECURITE, ARMES, GUERRES, ....argent, immigration, unité !

 

On est cette région de la planète qui s'appelle l'Occident et qui dans l'histoire des civilisations ne représentait quasi rien puisque inexistante jusqu'à récemment. Oui, il faut le comprendre dans le temps de l'évolution longue de l'espèce humaine. Ce sont les conquêtes coloniales grâce aux navigateurs marins qui ont commencé à créer des échanges marchands ...enrichissants. Et c'est donc toujours sur l'exploitation des ressources d'ailleurs que l'Occident s'est développé. Cela n'a guère changé depuis, puisque toutes les guerres et conflits - qui sont devenus militairement plus élaborés avec les armes sophistiquées et de destruction massive - se passent toujours là où il y a des ressources à exploiter, à financiariser, à capitaliser puisque nous sommes aujourd'hui dans un monde du veau d'or argent aux mains d'une petite caste qui exerce le pouvoir par la corruption et la spéculation (pardon, optimisation !) financières. Les chefs d'Etat ne sont aujourd'hui plus que des marionnettes au service de "l'économie" dirigée par des banquiers-hommes d'affaires cyniques. On est dans la consommation massive de produits importés, fabriqués ailleurs et à la durée de vie réduite pour assurer une production permanente qui génère les plus-values des boursicoteurs et autres actionnaires. 

Prenons la France. Après avoir exploité "nos" colonies africaines (en uranium et bien d'autres matériaux), les importations aujourd'hui sont aux mains du cercle restreint du roi-président, les familles Aponte-Saadé et leurs gigantesques tankers qui font les allers-retours avec la Chine essentiellement. Tout autant hypocrite est Pouyaté et son entreprise Total qui continue ses activités minières et pétrolières à travers le monde tout en tenant un discours "écolo" sur les énergies renouvelables. Et Engie-EDF nous bassine les oreilles de la même façon, mais a dépensé sans compter pour imposer son EPR Flamanville et aujourd'hui ses SMR, les nouvelles centrales nucléaires pour alimenter les data centers gigantesques et chers au roi-président qui se veut l'avenir avec son Intelligence "Artificielle". Et silence sur les déchets radioactifs mortels, parlons juste bilan carbone !!! Ah oui, il réunit aussi les chefs d'Etat européens pour créer une défense européenne commune afin de ne pas perdre l'Ukraine revendiquée par la Russie et ...les USA car il y a des réserves très importantes de "terres rares" nécessaires aux technologies ... numériques ! Et puis, la nourriture ! On ne va pas aider une agriculture de proximité et de qualité, mais des méga ...champs, fermes, bassines et tout cela sans être à l'écoute des agriculteurs, mais en tendant l'oreille auprès du lobby FNSEA des céréaliers et gros éleveurs qui regardent plutôt les échanges Mercosur et autres qui concurrencent leurs prix !!! Et surtout pas parler pesticides et autres néonicotinoïdes car ils permettent de garder des niveaux hauts de production ...de produits empoisonnés ! 

 


Les gens ne sont qu'une valeur d'ajustement, ils travaillent pour créer la richesse des Cac 40 et spéculateurs, mais aucun "ruissellement". Pas de hausses de salaires, et même une prolongation des années de labeur avec une retraite dont l'horizon est de plus en plus lointain. Précarité, chômage, RSA, peu importe, puisque cela fait peur quand ça peut arriver à tout le monde, et la peur permet de tout administrer,  de la restriction des libertés, à la réduction des droits, à la répression de tout mouvement de protestation et de pointer, pour détourner l'attention, vers les racisés et autres fléaux religieux afin de ne pas nommer les responsables. Pour cela, il faut aussi une équipe de cyniques obscènes prêts à tout pour garder privilèges et lumières des médias. Valse des ministres ou plutôt chaises musicales car ils sont interchangeables. En ayant affiché quatre gouvernements en un an, ce sont pourtant les mêmes têtes qu'on voit toujours. Des Darmanin-Retailleau, des Borne-Lecornu, et le retour des bons serviteurs-larbins du pouvoir, carriéristes à la fin de leur cursus, et qui ont perdu la mémoire car ils ne veulent surtout pas qu'on rappelle leurs compromissions et aveuglements complices d'un passé pas si lointain. « Je ne me souviens pas... » et les mensonges pleuvent pour couvrir les comportements traumatisants des adeptes catholiques qui sont les premiers à cracher sur les autres religions car l'Occident a une « tradition judéo-chrétienne » n'est-ce pas ! 

On parle et on utilise encore les mots République et Démocratie, même si aujourd'hui le roi-président bafoue l'esprit de la Constitution chaque jour (résultats des élections niés, 49.3 pour ôter tout pouvoir aux députés du Parlement, nomination des proches au Conseil Constitutionnel, …) et qui ne sert plus que les intérêts de sa caste avec un aveuglement et une surdité par rapport à son « peuple ». Mais il est si hors sol, dans sa sphère dorée et ses privilèges à vie.

Chef de guerre, le roi-président décide d'attribuer des milliards pour l'armement construit par les entreprises de ses amis Dassault et autres. Et pour imprégner les esprits de chacun-e, les médias sont concentrés dans les mains de six des milliardaires de la caste, l'oligarchie, qui nous diffuse en permanence sa propagande de la « pensée unique ». A la porte de ce cercle réduit se rassemblent tous-toutes ces carriéristes qui veulent se faire remarquer en usant de cupidité, de paroles formatées pour rentrer dans "la cour" et qui ont depuis longtemps placés leurs intérêts personnels avant l'engagement au service du bien commun !!!

A quoi servent les guerres aujourd'hui ? Quel est le sens de cette surenchère des armements ? Pourquoi cet enferment de sécurité, ce repli sur soi ? Avons-nous perdu tout sens humain, toutes nos valeurs vitales d'espèce fragile et dépendante ? Sommes-nous arrivés à ce niveau de décervelation où on n'interroge même plus notre vie et sa durée courte de passage conscient ? Ne compter plus que sur soi pour s'en sortir, s'individualiser et se retrouver au fond du puits sans assistance, sans aide. Est-cela notre « destin commun » ? Le sentiment d'impuissance est lié au fait qu'on ne sait plus s'unir pour « agir-ensemble », construire d'autres îlots, créer des archipels, se relier autrement, retrouver notre spécificité humaine, qui n'est ni la virilité, ni la violence prédatrice, mais la solidarité, le partage des savoirs-faire, le construire ensemble, l'empathie, l'amour, la mémoire novatrice et constructive, imaginative et festive...

L'avenir n'est pas écrit, mais pour l'instant bien assombri ….

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Et pour mémoire, voilà d'où je viens : 

CE MONDE QUE JE VOIS S'AUTO-DETRUIRE

Enfant de l'après-guerre, j'ai vécu et pu mesurer l'évolution qui a changé nos quotidiens ainsi que l'accélération dans le sens d'un système qui s'est mondialisé avec tous les impacts négatifs sur notre planète-lieu de vie.

Dès les années 50, la « modernisation » de l'agriculture a encouragé les remembrements, regroupements des exploitations agricoles pour faciliter le travail mécanique. Cela a engendré l'arrachage des haies et l'aplanissement des terrains.

Le temps de paix et la mémoire des horreurs des armes font que beaucoup de jeunes aspirent à une autre vie, voyagent en auto-stop à travers les continents et se regroupent dans « des communautés » à la campagne.

 



Influencé par les beatnicks et le mouvement hippie, le soulèvement de Mai 68 remet en cause le modèle productiviste et consumériste : « A bas la société de consommation ». C'est dans son sillage que naît une écologie politique avec comme figure emblématique, André Gorz qui cite pour la première fois le principe de « décroissance ».

Emblème de la contre-culture post-68, la bande dessinée de Gébé du magazine Politique Hebdo (ancêtre de Hara-Kiri et Charlie Hebdo) « L'An 01 » marque toute une génération. Elle sera adaptée en film (avec Coluche, Miou-Miou, Depardieu) et sort en salle en 1973.

Emblématique aussi, les luttes sur le plateau du Larzac contre l'extension d'un terrain militaire qui dureront de 1971 jusqu'en 1981 et qu'annulera le président nouvellement élu, François Mitterrand.

En 1972 paraît aussi le rapport Meadows (des chercheurs du MIT-Massachusetts Institute of Technology) qui s'intitule « The limits of growth » (les limites de la croissance), ouvrage commandé par le Club de Rome qui réunit scientifiques, industriels et hauts fonctionnaires. Pour éviter un effondrement global, la seule solution est d'organiser une économie sans croissance. Traduit en 37 langues, l'alerte du rapport reste lettre morte.

Le développement de la voiture individuelle commence à polluer les espaces urbains que le choc pétrolier de 1973 a interrogé. A sa suite, le plan Messmer engage la France sur le terrain nucléaire avec le choix de la construction de 58 réacteurs (Bugey, Fessenheim, Golfech, Plogoff) qui rencontre une forte opposition et des manifestations importantes comme contre le projet du surgénérateur Superphénix de Creys-Malville. S'opposer au nucléaire, c'est rejeter le capitalisme et la société de consommation. En 1981, ces mobilisations ont abouti dans un premier temps à l'abandon du projet de la centrale nucléaire de Plogoff (Bretagne) et de la non-mise en service de Superphénix.

 

Le tourisme de masse fut tout autant dénoncé avec le parc de la Vanoise et de la bétonisation des stations balnéaires du Grau-du-Roi, du Cap d'Agde et de La Grande-Motte.

« Je bois devant vous un verre d'eau, précieuse, puisque avant la fin du siècle, elle manquera » avertit René Dumont à la télévision, cet ingénieur agronome qui marque l'élection Présidentielle de 1974., tout comme son livre « L'Utopie ou la Mort ».

Dans les années 80, la baisse des prix du pétrole met à distance le problème de la rareté des ressources qui ne sont pourtant pas illimitées. La pensée néo-libérale imprègne l'espace public.

En 2002 apparaît Pierre Rabhi, ancien ouvrier devenu spécialiste de l'agroécologie qui se présente à l'élection Présidentielle, mais il n'obtiendra pas les 500 signatures de maires pour aller jusqu'au scrutin. Ces années-là, on voit ici des mouvements qui s'attaquent au pilier du consumérisme : la publicité.

L'Institut Momentum de Yves Cochet et Pablo Servigné développent la collapsologie dans leur essai « Comment tout peut s'effondrer ». Développement durable, mot d'ordre, va voir la création de pas mal de publications comme Le Sauvage, Silence, l'Age de Faire.

« Ni ici, ni ailleurs » initie de nombreux combats contre des projets d'aménagement contraires à l'intérêt général (extension d'aéroports, centres commerciaux démesurés, sites d'extraction, ferme à mille vaches, Notre Dame des Landes, barrage de Sivens, montagne d'or en Guyane, Europa City, mégabassines, …) qui aboutissent parfois à mettre un coup d'arrêt à la logique d'expansion.

 



Il est bon parfois de se souvenir d'où on vient, ce qu'on a traversé et qui explique qu'on n'a pas désarmé et qu'on s'inspire de toutes ces mobilisations, luttes et alertes des gens de notre génération et suivantes...

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Sources diverses dont Wikipedia, de nombreuses revues et magazines, livres, ….


samedi 15 février 2025

COMMENT CROIRE UN HOMME DE (mauvaise) FOI ?

 

ça avait très mal commencé : Mayotte en ruine, mais le new Premier Ministre François BAYROU est plutôt allé à Pau pour garder son poste de maire. Quand des journalistes lui posent la question du cumul des mandats, cela ne lui pose pas un problème. Une conseillère municipale affirme d'ailleurs qu'il n'est quasi jamais présent. Mais quand un journaliste insiste en disant qu'il s'est déclaré à plusieurs reprises contre le cumul des mandats, il dit : "non, non, non". Quand le journaliste insiste en lui montrant son livret de campagne pour l'élection présidentielle où c'est marqué noir sur blanc et des extraits de déclarations publiques, devant ces preuves évidentes, il dit finalement : " je ne me souviens pas". Voilà. 
 
 

 
 
Avec cette nouvelle "affaire" de l'établissement privé Notre-Dame de Betharram, c'est pareil. Il dit qu'il n'est pas au courant, qu'il n' a jamais pris connaissance de la situation...MAIS il était ministre de l'Education Nationale à cette époque, ses enfants fréquentaient cet établissement privé, sa femme y enseignait le catéchisme et des plaignants lui ont envoyé des lettres, etc... 
On a compris qu'il est menteur (sur son passé et présent puisque "je n'utiliserais pas le 49.3 , je respecterais tous les partis..." avait-il annoncé à sa nomination de PM). Donc, pour s'en sortir, pense-t-il convaincre en disant qu'il va rencontrer ce matin (ça a été organisé vite fait) les membres du collectif des plaignants ! OUI MAIS, sur les 112 plaignants il va en rencontrer.....8 sans caméras et journalistes !!!Et je pense qu'ils ont été choisi parmi les plus softs bien entendu... et qu'il va dire sans arrêt que "les faits ne sont pas arrivés à sa connaissance", car il connaît le droit pénal !!!! 
Mais voilà, il a commencé menteur, il continue menteur (devant les preuves évidentes de l'enquête de Médiapart entre autres) et il veut durer "coûte que coûte"....
 
 

 écoutez aussi cette analyse claire : https://www.youtube.com/watch?v=CS-4FEBTkF8
 
Pas un pour sauver l'autre, mais comme ce sont tous la même caste de carriéristes, professionnels de la politique, on n'est même plus étonné...Et que sont devenus les 330 000 abusés sexuellement par des prêtres et autres de l'église catholique ? Faites la leçon, dites ce qu'on a le droit de dire ou pas pour cacher votre cynisme obscène. On parlera tant qu'on ne nous coudra pas les lèvres ou arrachera la langue et ...on pourra toujours encore écrire. On ne peut pas continuer cette hypocrisie si on veut sauver la démocratie !
Et le devoir de mémoire.

mardi 4 février 2025

PARTI "SOCIALISTE" : on n'est jamais étonné

 Si les "cadres" dirigeants de ce parti pensent qu'on perd la mémoire, c'est raté. Et en plus, on s'en souviendra à chaque échéance électorale... Le mot "union" n'a pas la même déclinaison éthique, stratégique chez ces apparatchicks-carriéristes. Toujours près du pouvoir, peu importe lequel ! Jusqu'où iront-ils ? Et qu'ils n'utilisent surtout pas les mots d'exemplarité ou de cohérence. Car là ça friserait le cynisme obscène, la décrédibilisation définitive...

Avec M. Bayrou, premier ministre, les "socialistes" ont passé ce marché : " on ne vous censure pas, si vous vous engagez à ne pas utiliser le 49.3" ! Mais, apparemment, c'est déjà passé aux oubliettes : quelques semaines ont passé, la "trêve" de Noël !
Puis ça a été, première glissade : "on a obtenu le gel des 4000 suspensions de postes à l'Education Nationale". Waouh !!! Seuls 10% des établissements ont un effectif d'encadrement complet actuellement. Il y a donc plus à exiger des moyens, pas se contenter de ça ! Bref, déjà que l'ex-président Hollande au bilan déplorable se retrouve sur les bancs des députés, c'est interrogatif. Donc, voilà que le Parti Socialiste ne votera pas la censure du gouvernement qui présente le même budget austéritaire de Barnier, avec une équipe des quasi mêmes ministres de Barnier. On vote la censure quand c'est Barnier qui présente le budget, mais quand c'est Bayrou, on ne la vote plus, pourtant c'est quasi le même budget. Logique, cohérent, exemplaire !!!!! L'excuse suivante est tout aussi ....convaincante : " Mais la France ne peut pas être SANS budget." On croit entendre les pires des éditorialistes politiques de la propagande. Il y avait "sans budget suivi" lors du Covid et le pays tournait grâce aux "invisibles" à qui (avec tous nous autres) on va asséner le budget Barnier-Bayrou. Merci qui ? Bon, on a compris que les Faure-Vallaud-Kanner et autres Guedj sont retournés à la niche qui est restée à la même place. L'union des gauches avec un réel programme de changement institutionnel, politique, économique, social, environnemental et défense des services publics auquel ils se raccordés n'existe plus pour le PS. Comment les députés socialistes vont-ils expliquer cela à leurs militant-es ? En tout cas, après cette scission et leur aide à ce gouvernement pour qu'il dure, on sait à qui on a à faire, on saura mesurer leur responsabilité et on n'oubliera pas car c'est une accumulation de trahisons depuis 2002 au moins ... 
 
 
PS : adieu !
 

 

lundi 3 février 2025

EXEMPLARITE et COHERENCE

Bien sûr quand les merdias de la propagande veulent biaiser la réalité des faits et le non-respect des institutions démocratiques de la Constitution Française, alors ils utilisent toutes sortes de mots et de tournures verbales alambiquées pour vous faire perdre la mémoire et vous entraîner dans la peur qui fait tout accepter.

Après la dissolution de l'Assemblée Nationale par le roi-président pour retrouver le pouvoir, le résultat des votes qui ont suivi a donné le plus important groupe de députés au Nouveau Front Populaire- NFP composé de LFI-EELV-PC-PS . Selon les institutions de notre Constitution (de 1958), c'est au sein du groupe le plus important qu'on sort le-la premier-e ministre qui composera son gouvernement et dirigera la politique du pays. Oui, mais voilà que la proposition de la candidate Julie Castet ne convient pas au roi-président, ni le programme qu'elle soutient et compte mettre en œuvre.

Donc, premier déni démocratique, ne pas tenir compte des résultat d'un vote au suffrage universel. M. Macron nomme donc Michel Barnier, premier ministre, issu du plus petit parti représenté à l'Assemblée Nationale (LR-Les Républicains) dont le chef a rejoint déjà le groupe de Marine Le Pen d'extrême-droite , le RN-FN. Celui-ci propose un plan politique et un budget d'austérité drastique qui sera adopté sans vote et sans débat par le processus 49.3 (deuxième déni démocratique, par le passage en force) qui sera suivi par une motion de censure – rejet des décisions présentées- qui sera voté par l'ensemble du NFP et du RN avec comme conséquence la démission du gouvernement Barnier.

Au lieu de vouloir dans cette situation suivre le processus démocratique – nomination d'un-e premier-e ministre issu du groupe de députés le plus important - , le roi-président persiste et nomme François Bayrou issu d'un groupe minoritaire, le MODEM, qui reprendra dans son gouvernement quasi les mêmes ministres que Barnier (et Borne avant lui) et qui présente le même budget austéritaire quasiment devant l'Assemblée Nationale ce lundi 3 février. Encore un déni démocratique ! Le même passage en force se fera par le même processus 49.3 sans débat, sans vote, un quatrième déni démocratique ...Bien sûr devant tous ces abus, une nouvelle motion de censure est déposée et devrait logiquement , en COHERENCE, être votée par le NFP dans son ensemble et le RN.

 


 


Oui, mais voilà, l'exemplarité et la cohérence ne sont pas des valeurs et des comportements éthiques de pas mal de députés apparatchiks et carriéristes et ce sont bien ces choix qui n'ont plus de sens qui éloignent les citoyen-nes des urnes, puisque le résultat des votes ne sont plus respectés. Légal, mais illégitime !

Ainsi, le PS Parti « Socialiste » revient vers ses vieux démons, la guerre des chefs, l'hégémonie des partis de « gauche », et cherche à retrouver des postes tout en divisant ce qui fait la force des partis, le collectif unitaire. Voilà Valls-Hollande-Jospin et les vieux briscards sans honte qui veulent revenir à la lumière et qui veulent bien croire que nous avons perdu la mémoire...Et le Olivier Faure qui va se dédire pour espérer encore garder sa présidence du parti PS !!! Il va se prévaloir des miettes ramassées au sol pour dire que ça le nourrit !!!!! Négocier pour obtenir quelques promesses et qui oublie tout le reste contenu dans le budget général et celui de la Sécu (et retraites) qui sont une démolition des services publics et la privatisation à terme de la santé...


C'est quoi la COHERENCE aussi bien du PS que du RN ?

Censurer le gouvernement et le budget de Barnier et quelques semaines plus tard, ne pas censure le gouvernement et le budget Bayrou qui est le même et les mêmes ministres quasiment.

C'est quoi qui a changé ? RIEN, pour ainsi dire quasi RIEN …

On a bien compris l'hypocrisie, le cynisme obscène et on retrouve ce PS qui s'est fait détester et rejeter après le quinquennat de Hollande qui espère sur son retour avec ses vieux pros de la politique !!! Honteux, désespérant, ce qui arrange bien la caste au pouvoir dont les privilèges ne seront pas touchés puisque s'ils provoquent la dette (avec toutes les « aides » d'Etat sans conditions), ce ne sont pas eux qui la paye...et le ruissellement promis, on ne l'a jamais vu....

 



Voilà où on en est et on ne peut qu'être écoeuré, dégoûté, en colère et surtout bien déçu par ces méthodes qu'on ne peut plus appeler DEMOCRATIE.


Et on peut même craindre le pire à venir quand on observe la montée de tous les partis d'extrême-droite dans pas mal de pays européens. Après 80 années de paix en Europe, les tensions montent et on ne peut que se poser des questions, mais aussi pointer le doigt sur les responsables et les complices de cette escalade malsaine.

mardi 28 janvier 2025

samedi 18 janvier 2025

LA NOTION DE DECROISSANCE INTERROGE NOS VIES AU QUOTIDIEN

 C'est un mot clivant, rejeté, car on ne veut pas prendre en compte les constats que chacun-e peut faire et qui impacte notre quotidien et notre futur quasi immédiat, proche. L'accélération des choses est bien là, on se sent impuissant, alors on laisse faire car on ne veut pas remettre en cause un système dont on sent bien qu'il nous entraîne sur des voies qui détruisent, avec des conséquences que l'on peut imaginer quand on amalgame une vision globale.


Dans cette société, l'argent est fondamental : l'individu travaille pour un salaire et achète au moyen de ce salaire. Il y a une valeur sociale, dans les sociétés consuméristes, accordée au fait de travailler et d'acheter, de s'adapter au « marché ». Au lieu d'être vu comme une source de dépendance, de vulnérabilité, c'est ressenti comme socialement valorisant.

Mais on n'a pas les mêmes besoin en fonction de la période de l'histoire à laquelle on appartient, en fonction du lieu où l'on vit.

 


Dans une société où tout est fait pour que le téléphone soit l'outil d'accès à énormément de services, il devient indispensable... et on incite à le changer régulièrement (business is business). *

Le récit d'un « cloud », d'un numérique qui serait immatériel est un pur mensonge puisque cela détruit tout, tout autour.. Le besoin de calcul informatique pour l'IA a été multiplié par un million en six ans et décuple chaque année.

On dénombre plus de 5000 data centers, centres de données dans le monde : 2700 aux USA, près de 3000 en Europe appartenant aux géants du numérique, Google, Méta, Amazon, Microsoft, avec une consommation démesurée en eau, en électricité, en terrains. **

Ces Data Centers émanent aussi des gazs à effet de serre qui seraient 662% plus importants qu'annoncés. Une requête sur l'application ChatGPT consomme dix fois plus qu'une recherche sur Google (ou Qwant).

Pour pallier à cette immense demande d'énergie, les compagnies misent sur la fusion nucléaire et la construction de « mini-réacteurs » . Three Mile Island, centrale nucléaire américaine fermée depuis 2019 à la suite de l'accident de 1979, est relancée par Microsoft.

Quelle est l'utilité de ces données stockées ? 88% peuvent être considérées comme des « junk data ».

 



Avoir le choix entre un produit A et un produit B, ce n'est pas la même chose qu'avoir le choix entre acheter un produit et ne pas l'acheter. L'Etat a toujours soutenu le capitalisme, et donc le consumérisme. Cette idéologie du choix et de la liberté des consommateurs se heurte au mur des inégalités.

Plus les individus auront une communauté par laquelle ils pourront accéder à des ressources, plus ils seront capables de boycotter le marché.

La pollution mortifère liée à l'extraction des ressources naturelles (pétrole, gaz, lithium, terres rares, …), liée au consumérisme de produits éphémères (amenés par tankers, camions, avions, …) est une réalité qu'on ne peut qu'observer, mais plus contester. 

 



En 2024, 57% de la population mondiale, soit plus de 4,6 milliards de personnes, vit en ville. Le développement des villes repose sur un besoin gargantuesque de matériaux et de ressources qui les rend dépendantes, et donc vulnérables, mais repose également sur l'exploitation des territoires ruraux.

La municipalité est l'échelle privilégiée et stratégique. : habiter, coopérer, autogérer, c'est ce qu'on définit aujourd'hui comme la voie « ruraliste ».

Le tout-bio, tout-vélo, tout-écolo des politiques métropolitaines ne changera rien à la réalité.

85% des déplacements domicile-travail se font en « autosolisme » c'est à dire seul dans une voiture cinq places.




L'habitat est une condition première de la décroissance. Les Eco-Hameaux sont de fait réservés à un certain public qui a de l'argent. Pour accéder plus facilement à se loger, se libérer du poids du foncier, on peut louer sur le long terme des terrains, diminuer le coût de la construction en réduisant la taille et utiliser des matières comme le bois, mutualiser certains espaces (cuisine, buanderie, salle de réception, chambres supplémentaires).

 


Tous nos débats sont placés sous le signe de la contrainte financière avant d'être placés sous le signe de l'utilité sociale, des besoins. Le verrou du remboursement de la dette nous contraint à faire des choix de court terme qui nous orientent dans la direction inverse de celle que nous devrions prendre collectivement.

L'austérité ne fonctionne pas, c'est un mécanisme qui consiste à pratiquer des saignées sur un corps déjà malade, et revient donc à l'affaiblir encore plus.

Une Banque Centrale (BCE par exemple) ne peut pas faire faillite, elle peut théoriquement s'endetter à l'infini et a la capacité d'annuler certains titres de dette qu'elle détient. On peut mettre en place un système de création monétaire libre de dette, placé sous strict contrôle démocratique.

Le Conseil National de la Résistance avait bien envisagé la création d'un « Parlement du crédit et de la monnaie ».

La dette est un sujet éminemment politique, à la merci de toutes les manipulations. Elle permet de justifier toutes les réformes structurelles et d'autoriser tous les sacrifices.

 


L'avenir n'est pas écrit....





* Le Fairphone (ni américain, ni coréen, ni chinois, mais hollandais) est un téléphone durable, réparable, pièce par pièce.

** DIGITAL REALITY à Marseille est le plus grand centre de trafic de données en France et est combattu par le Collectif « le nuage est sous nos pieds » et « la quadrature du net ».



vendredi 17 janvier 2025

CE MONDE QUE JE VOIS S'AUTO-DETRUIRE

Enfant de l'après-guerre, j'ai vécu et pu mesurer l'évolution qui a changé nos quotidiens ainsi que l'accélération dans le sens d'un système qui s'est mondialisé avec tous les impacts négatifs sur notre planète-lieu de vie.

Dès les années 50, la « modernisation » de l'agriculture a encouragé les remembrements, regroupements des exploitations agricoles pour faciliter le travail mécanique. Cela a engendré l'arrachage des haies et l'aplanissement des terrains.

Le temps de paix et la mémoire des horreurs des armes font que beaucoup de jeunes aspirent à une autre vie, voyagent en auto-stop à travers les continents et se regroupent dans « des communautés » à la campagne.

 


Influencé par les beatnicks et le mouvement hippie, le soulèvement de Mai 68 remet en cause le modèle productiviste et consumériste : « A bas la société de consommation ». C'est dans son sillage que naît une écologie politique avec comme figure emblématique, André Gorz qui cite pour la première fois le principe de « décroissance ».

Emblème de la contre-culture post-68, la bande dessinée de Gébé du magazine Politique Hebdo (ancêtre de Hara-Kiri et Charlie Hebdo) « L'An 01 » marque toute une génération. Elle sera adaptée en film (avec Coluche, Miou-Miou, Depardieu) et sort en salle en 1973.

Emblématique aussi, les luttes sur le plateau du Larzac contre l'extension d'un terrain militaire qui dureront de 1971 jusqu'en 1981 et qu'annulera le président nouvellement élu, François Mitterrand.

En 1972 paraît aussi le rapport Meadows (des chercheurs du MIT-Massachusetts Institute of Technology) qui s'intitule « The limits of growth » (les limites de la croissance), ouvrage commandé par le Club de Rome qui réunit scientifiques, industriels et hauts fonctionnaires. Pour éviter un effondrement global, la seule solution est d'organiser une économie sans croissance. Traduit en 37 langues, l'alerte du rapport reste lettre morte.

Le développement de la voiture individuelle commence à polluer les espaces urbains que le choc pétrolier de 1973 a interrogé. A sa suite, le plan Messmer engage la France sur le terrain nucléaire avec le choix de la construction de 58 réacteurs (Bugey, Fessenheim, Golfech, Plogoff) qui rencontre une forte opposition et des manifestations importantes comme contre le projet du surgénérateur Superphénix de Creys-Malville. S'opposer au nucléaire, c'est rejeter le capitalisme et la société de consommation. En 1981, ces mobilisations ont abouti dans un premier temps à l'abandon du projet de la centrale nucléaire de Plogoff (Bretagne) et de la non-mise en service de Superphénix.

                                                                        dessin de TARDI
 

Le tourisme de masse fut tout autant dénoncé avec le parc de la Vanoise et de la bétonisation des stations balnéaires du Grau-du-Roi, du Cap d'Agde et de La Grande-Motte.

« Je bois devant vous un verre d'eau, précieuse, puisque avant la fin du siècle, elle manquera » avertit René Dumont à la télévision, cet ingénieur agronome qui marque l'élection Présidentielle de 1974., tout comme son livre « L'Utopie ou la Mort ».

Dans les années 80, la baisse des prix du pétrole met à distance le problème de la rareté des ressources qui ne sont pourtant pas illimitées. La pensée néo-libérale imprègne l'espace public.

En 2002 apparaît Pierre Rabhi, ancien ouvrier devenu spécialiste de l'agroécologie qui se présente à l'élection Présidentielle, mais il n'obtiendra pas les 500 signatures de maires pour aller jusqu'au scrutin. Ces années-là, on voit ici des mouvements qui s'attaquent au pilier du consumérisme : la publicité.

L'Institut Momentum de Yves Cochet et Pablo Servigné développent la collapsologie dans leur essai « Comment tout peut s'effondrer ». Développement durable, mot d'ordre, va voir la création de pas mal de publications comme Le Sauvage, Silence, l'Age de Faire.

« Ni ici, ni ailleurs » initie de nombreux combats contre des projets d'aménagement contraires à l'intérêt général (extension d'aéroports, centres commerciaux démesurés, sites d'extraction, ferme à mille vaches, Notre Dame des Landes, barrage de Sivens, montagne d'or en Guyane, Europa City, mégabassines, …) qui aboutissent parfois à mettre un coup d'arrêt à la logique d'expansion.

 


Il est bon parfois de se souvenir d'où on vient, ce qu'on a traversé et qui explique qu'on n'a pas désarmé et qu'on s'inspire de toutes ces mobilisations, luttes et alertes des gens de notre génération et suivantes...

L'avenir n'est pas écrit... 

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                    Sources diverses dont Wikipedia, de nombreuses revues et magazines, livres, ….