jeudi 23 juin 2022

LE CYNISME OBSCENE N'A PAS DE LIMITES !

 

Je crois que ça y est, il a perdu pied...Déjà que dès qu'il sortait des palais dorés, il vacillait et faisait le show appris pour "faire contact ", en prenant parfois des claques et parfois entendait des mots qu'il ne voulait pas commenter mais envoyait les flics le lendemain pour rappel à l'ordre. D'ailleurs un détail, encore une ministre-secrétaire d'Etat donc de son gouvernement- accusée de viols, ça en fait combien déjà ? Pouvoir, argent, sexe, c'est leur crédo ! 
 
Donc, le voilà dans une situation qu'il n'avait pas mis dans son logiciel personnel. Elu par une stratégie maîtrisée en 2017 avec 25% des voix (des inscrits) avec une Assemblée Nationale de nouveaux élus à sa botte, puisqu'ils ont été choisis par lui.  Pas un homme de parti politique, sa jeunesse, son énergie ont bluffé tout le monde pendant quelques mois. Mais très vite, on a compris le style et le fond de son projet, dépendant de ses "actionnaires-contributeurs" qui ont leurs lobbys en place au ministère de l'économie, son poste ministériel après la Banque Rothschild ! 
Et puis, il y a eu les cadeaux aux "contributeurs financiers de sa campagne" : cice, flat tax, suppression ISF, pas de chasse aux paradis fiscaux, les mesures anti-sociales, la casse des services publics, la fermeture des lits d'hopital devenue des entreprises, l'école attaquée et mise sous une forme de tutelle de contrôle, ...etc... Pour la tromperie-flâtterie, un Grand Débat National, puis une Conférence Citoyenne sur le Climat, bref de la poudre aux yeux avec aucun changement ou prise en compte de quoi que ce soit malgré ses promesses de reprise "sans filtre" !!!! 
On a compris la méthode : de la poudre aux yeux, des écrans de fumée, de la théâtralisation, du vocabulaire construit pour les éléments de langage de la propagande médiatique de ses amis. Cinq ans de pouvoir absolu, jupiterien...
Puis on a entendu, avec la crise des Gilets Jaunes, des Marches pour le climat, du Covid qu'il avait changé, qu'il avait compris, qu'il .....quoi ? La suite a montré que rien du tout : on continue, on intensifie même, on installe la peur et on se permet tout...Et puis pour la reélection, pas de souci, on se promène à travers la campagne, on ne parle pas de bilan et on fait monter la crainte du FN-RN Marine. Se retrouver encore une fois au deuxième tour avec elle et c'est gagné par "front républicain" anti-facho ! 
Mais là, c'est le même score (après 5 ans de gouvernance) : abstention énorme, ni Marine, ni Macron et une reélection de justesse grâce à la dispersion des égos des leaders de la gauche. Devant leur mort annoncée, EELV-PS-PC décident devant la proposition de survie de LFI d'accepter un front uni pour les élections législatives. Ce troisième tour permet de redonner du pouvoir au Parlement en élisant de nombreux députés de cette gauche radicale qui a un programme chiffré solide et en rupture avec le libéralisme financier au profit d'une seule caste...et qui aurait pu -à quelques voix- se retrouver au deuxième tour de la présidentielle. 
Bref, dimanche dernier, 19 juin 2022, les résultats sont tombés et le président a perdu sa majorité, c'est le Parlement qui devient central. Bien sûr, complètement surpris et démuni devant ce scénario, une gauche radicale en nombre, un RN qui rentre également en nombre et LR qui est amoindri et hésite à se mettre avec Macron (LREM rebaptisé Ensemble !) car c'est leur absorption, éclatement et disparition assurés dans ce cas. 
Alors, il se la joue "au-dessus" comme il a pris l'habitude royale. Surtout ne pas interroger son programme-objectifs dictés par ses commanditaires- mais dissoudre la réalité du vote, se parer de la légalité du vote comme une adhésion "du pays" entier à son projet (peu développé) et dire que le blocage institutionnel est de la responsabilité (faute) des adversaires...La conséquence est une Assemblée Nationale disparate (en 4 blocs), mais la responsabilité est celle entière du président Macron, de ses 5 ans de gouvernance, de son style arrogant, de ses mensonges "en même temps", de sa politique mondialisée (américaine !) au profit des seuls "riches" (et cabinets conseil) et le voilà qui EXIGE qu'on lui donne une majorité post-électorale pour lui "permettre de gouverner" sur SES lois-projets pourtant rejetés par les urnes. Il ne veut pas entendre (encore une fois, comme toujours) que c'est un camouflet, un désaveu total qui s'est exprimé. 
Et comme le roi tout puissant qu'il pense être, il fixe un ultimatum aux partis d'opposition : soit vous signez un contrat de coalition, soit vous me donnez un accord de majorité texte par texte. Je pars deux jours, vous me rendrez les copies à mon retour. Voilà comment il se défausse, son cynisme n'a pas de limites, il pense qu'on va gober que le blocage vient des opposants qui ont un tout autre projet pour la France et les français-ses. En fait, il est démuni, ne sait plus comment s'en sortir en gardant sa place royale. Dans ses 8 minutes d'allocution hier soir : rien ! Il a parlé comme il y a 5 ans, comme si rien ne s'était produit, resté dans sa sphère avec les mots-promesses-poudre aux yeux : pouvoir d'achat, plein emploi, climat !!!!!!!! 
La 6ème République donne des premiers signes : le pouvoir revient aux députés de l'Assemblée Nationale, mais il faudra de la représentation proportionnelle, la parité réelle, de nouvelles règles de gouvernance...L'opposition a compris puisque dans la réalité des faits, pendant les 5 années passées, TOUS les amendement de celle-ci ont été rejetés. Et donc aucun compromis n'est possible, le projet Macron est aux antipodes du projet "l'Avenir en commun" pourtant validé par pas mal d'économistes. 
 
Essayer de faire croire à des arrangements possibles, c'est se moquer de tout le monde, obscène. Il ne restera pas grand choix d'ici quelques semaines : la dissolution du Parlement ou le passage en force comme pendant 5 ans avec des arrêtés (49-3) sans vote et sans débat, mais cette fois-ci avec une Assemblée qui va bouillir et s'exprimer fortement de tous les cotés...Son cynisme, hypocrisie obscènes vont vite devenir évident au plus grand nombre encore. 
"Ils ont l'argent, on a le nombre" dixit Fakir, alors ...
l'avenir n'est pas écrit !
 
 
                                        dessin de Laurent Salles
 
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Je tiens à préciser  par rapport au vocable de certain-e-s que entendre "extrême-gauche" pour la NUPES est fort de café. Les partis d'extrême gauche en France sont LO Lutte Ouvrière et NPA Nouveau Parti Anticapitaliste. 
LFI La France Insoumise est un parti républicain et réformiste, comme EELV, PS, PC, LR, Modem, ....Que son programme "l'Avenir en commun" soit aux antipodes de celui de Macron est une évidence et il peut être éventuellement qualifié de radical dans le sens où il s'attaque aux racines, aux causes réelles de ce qui provoque une société d'injustice fiscale, de précarité sociale, de crises écologiques, de dépendances industrielles, de ...
S'attaquer à la racine, c'est radical !

mardi 21 juin 2022

UNE SAISON BIEN CHAUDE

21 juin....c'est l'été sur le calendrier, c'est la fête de la musique (qui adoucit les moeurs !)...
Mais dès ce lendemain d'élections législatives, les médias de propagande doivent remplir le temps d'antenne sans écorner de trop l'ami de leurs patrons ! 
On parle peu de l'abstention massive qui relativise les pourcentages des résultats présentés. Cependant, les groupes sont bien répartis en 4 : la gauche radicale (131 + 22 !) (l'extrême gauche ce sont NPA et LO, -sans élus-, arrêtez de confondre ou d'amalgamer), le centre droit (245), la droite (64), l'extrême droite (89). 
Le président-roi, qui a bien crée en partie cette situation de stratégie où au deuxième tour lui et son parti se retrouvent face au RN-FN, ne peut que constater que si ça marche à la Présidentielle, cela se retourne contre lui à d'autres élections puisque aujourd'hui on sait à qui on a à faire !!!! Il peut recevoir aujourd'hui et demain les chefs de partis à l'Elysée pour essayer de trouver une forme d'accord, de rassemblement. Il dira ensuite que "pour le bien du pays, il a essayé, mais certains ont refusé" et pourra essayer de rejeter la faute de l'ingouvernabilité sur eux ! Mais ça ne marchera que dans la tête des naïfs, tant la manoeuvre est grossière...
S'il en est là, c'est le résultat des 5 ans de gouvernance verticale avec des députés aux ordres et une méthode par décrets 49-3, sans débats, des mensonges permanents (Conférence Citoyenne sur le climat par exemple ou Grand Débat ou ...). Il joue la "nonchalance" pour occulter la crise institutionnelle. De toute façon il aura fait ses deux mandats, car en 2027 il ne peut plus se représenter...
Et puis, il faut de suite salir l'opposant principal (la Nupes) pour ne pas parler de l'arrivée historique en masse du RN-FN de Marine-Bardella à l'Assemblée Nationale. 
Pour créer un pôle fort à gauche, Mélenchon (LFI) propose de constituer un groupe commun (une seule formation) la NUPES à l'Assemblée Nationale car si les divers groupes (EELV, PS, PC) ont survécu après leurs scores minables à l'élection présidentielle, c'est par la volonté de rassemblement de LFI avec une répartition des circonscriptions qui fait que chaque formation peut avoir un groupe parlementaire (le PC avec 12 élus ne peut pas, il en faut 15). Ce n'est pas de l'hégémonie (comme du temps du PS), mais bien pour marquer le rapport de force et obtenir des présidences de commissions (les finances-budgets entre autres). Donc la proposition COMPLETE est un groupe unique-une seule formation (Nupes) à l'Assemblée, pas de fusion, mais avec des délégations différentes (LFI-EELV-PS-PC) et une présidence tournante. Une proposition tout à fait recevable et équitable. Bien sûr que maintenant que la survie de certaines formations est assurée (EELV, PS, PC), certains vieux "réflexes" égotiques reviennent à la surface. 
De l'autre côté, LR déclare une opposition sans faille et pas de pacte de gouvernement. Mais leur président va changer très, très vite. Wauquiez prendra peut-être la succession et le discours variera probablement. 
RN-FN aura Marine comme chef à l'Assemblée et le parti dirigé par Jordan Bardella. 
Quand à LREM (Ensemble !) de Macron, il va devoir négocier avec le Modem/ Bayrou et Horizons/Edouard Philippe qui va se positionner dans la perspective de sa candidature en 2027 (ou avant selon...). 
 
 

 
 
Voilà donc la situation à ce jour. On a passé de Jupiter à René Coty (4ème République) et le retour au parlementarisme qui existe dans bien d'autres pays. C'est aussi l'occasion de changer les institutions pour plus de proportionnelle, la parité absolue, renforcer le pouvoir de l'Assemblée Nationale et du débat (préfiguration d'une 6ème République appelée des voeux par LFI depuis des années). En tout cas, le programme de casse des services publics, de retraite à 65 ans, d'inaction environnementale, de ...., c'est fini. Le roi tout puissant avec tous les pouvoirs et des députés LREM qui votaient comme un seul homme sur ordre et sans débat, c'est fini. 
Il n'y a plus de "majorité présidentielle" : c'est le résultat de 5 ans de gouvernance macronienne et de toutes les colères contenues, accumulées, des répressions subies, de l'inégalité fiscale, de l'augmentation des taxes (et de la TVA prévue !!!), des décisions antisociales, d'une politique de la caste des "riches" et des actionnaires. 
 
L'avenir n'est pas écrit !

lundi 13 juin 2022

LE CHANGEMENT PAR LES URNES

Ce soir du 10 avril, ma déception était profonde. Le roi Macron -start up nation- avait réussi sa stratégie : se retrouver avec La Pen au deuxième tour, ticket gagnant.

La démocratie était une fois encore si visiblement mise à mal. Le peuple-citoyen, qui n'a que le bulletin de vote pour s'exprimer, s'abstient de plus en plus et est envahi massivement au quotidien par les médias qui sont devenus les outils de la propagande concentrés dans les mains de quelques riches oligarques. Les partis politiques sont disséminés dans leurs égos et l'entre-soi.

J'ai vécu un mai-68, j'ai vécu un mai 1981 où les espoirs (et rêves) d'un monde meilleur étaient présents, par les mouvements de rue et par les urnes. En ce mois d'avril 2022, cet espoir était ravivé et j'en veux depuis des semaines à mes compères militants verts et pc de ne pas avoir compris que l'enjeu, leur responsabilité, dépassaient le « jeu égotique » de leurs chapelles où la lumière vacillait.

L'intelligence d'un rassemblement arrivait tardivement pour un troisième tour -l'élection législative de juin- où l'élection d'un groupe parlementaire important de députés nupes pourrait bloquer, atténuer les décisions et le projet d'un président jupitérien, seul maître à bord. Ce projet dépasse les préoccupations des « gens ». On a bien compris que c'est l'argent, l'économie de l'exploitation des ressources naturelles et la surconsommation de produits éphémères qui sont l'objectif premier des dirigeants d'aujourd'hui, cette caste des patrons d'entreprises multinationales du forum annuel de Davos qui dictent les chemins et les règles aux dirigeants politiques des pays ...accompagnés (surveillés, contrôlés!) par des cabinets de conseil !


Quand on met en perspective trois « concepts » en œuvre en ce début de vingt-et-unième siècle, peut-être est-il plus facile de comprendre cet im-monde. Souveraineté, mondialisation, démocratie. Faire croire que les trois peuvent cohabiter est un leurre, un mensonge pour la façade, de belles paroles, des promesses hypocrites, un cynisme obscène, une tromperie qui dérive vers la manipulation de masse.

Démocratie et souveraineté ne peuvent être mondialisées. Mondialisation et démocratie ne peuvent être souveraines (« ordre mondial »). Souveraineté et mondialisation ne peuvent être démocratiques.

Si un Etat veut rester souverain, il doit abandonner la mondialisation (le cauchemar des multinationales) ou il doit abandonner la démocratie.

Quand on comprend, qu'on intègre cela, alors toutes les libertés qui s'étiolent au nom de la sécurité, de la santé prennent une autre couleur. La numérisation de notre quotidien ne ressemble plus à une facilitation, mais plus à du contrôle permanent. La dégénérescence culturelle accomplit le reste de la soumission et la répression policière de tout mouvement de protestation renforce le sentiment d'impuissance.

La démocratie s'est développée parallèlement à l'industrialisation au travers de la construction des règles encadrant le travail. Ce n'est pas anodin que ces lois travail soient remises en question en permanence, tout comme les retraites, puisque c'est la force du travail qui produit la richesse ... financière.

Il ne faut pas oublier que la démocratie est née en Grèce il y a très, très, très longtemps. Elle consistait à ce que le conseil, qui régissait la vie des gens, soit composé de personnes tirées au sort parmi la population et pour une durée donnée.


 

Aujourd'hui, on est bien loin d'une représentation proportionnelle, d'élus tirés au sort pour une durée de mandat limité. Quand on voit le spectacle lamentable de ces politiciens devenus professionnels au sens où ils ne veulent plus lâcher ces postes rémunérés - qu'ils marchandent des accords par des jeux pervers de chaises musicales pour les conserver -, on comprend la déliquescence de confiance et l'abstention massive aux diverses élections.

Les changements, les révolutions (sous différentes formes), sont toujours venus de minorités agissantes. Cela peut se produire par les urnes dans une démocratie ou par des mouvements de contestation.

Sommes-nous encore dans une démocratie ? La question est posée, fortement au vu des dernières années et de ce qu'on voit se passer. 

Donnez-moi des exemples pour que je puisse encore y croire ?

 


 

lundi 13 juin 2022 

Au lendemain du premier tour de l'élection Législative 2022

Première constatation à répétition : la démocratie va mal, la confiance de crédit apportée aux candidat-e-s politiques est au plus bas avec un taux d'abstention de près de 54% en Alsace.

Ce qui veut dire qu'il faut relativiser les résultats des votes et se dire que c'est loin d'être une adhésion collective que d'être élu-e.


Deuxième constatation en rappel : nous sommes en Alsace, terre du légalisme et du conformisme, terre de la droite républicaine, gaulliste mais qui est de plus en plus perdue politiquement puisque en territoires ruraux les racistes d'exclusion du FN-RN font toujours des scores élevés, pourtant sans population ciblée présente !!! Vote de rejet, de protestation, essentiellement donc.


Troisième constatation : en 2017, sur les 15 députés (9 dans le Bas-Rhin-67 et 6 dans le Haut-Rhin-68) il y avait 14 hommes et 1 femme , 8 LR (Les Républicains) 6 LREM (parti Macron) 1 divers droite

En 2022, au terme du premier tour, aucun élu, des ballottages partout avec encore en lice :

4 LR 13 LREM (aujourd'hui Ensemble Renaissance Horizons) 8 RN (ex-Front National) et

5 NUPES (gauche rassemblée Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale)

Ce qui veut dire que LR a quasi disparu du paysage alsacien, que la NUPES peut gagner 4 voire 5 postes de députés (dans les villes Strasbourg 4 - Mulhouse 1), et que dans les zones rurales ce seront des deuxièmes tours quasiment que LREM – RN (dans le Haut-Rhin, plutôt LREM-LR).


Dans ma 6ème circonscription du Bas-Rhin qui était avant LR (Furst-Meyer) c'est la "dynastie" Morel qui pointe son nom avec la fille (après la mère-maire) qui affrontera facilement son concurrent RN. C'est la stratégie de la présidentielle reportée en région et qui sera donc sans surprise puisque peu importe le nombre de voix au deuxième tour, il faut être en tête, c'est tout, même si cela ne représente que 1 électeur sur 3....et que l'abstention gonflera encore plus, de façon drastique. Mais cela est à peine évoqué dans une démocratie qui n'en a plus que le nom. Il est évident que les déclarations-promesses des candidat-e-s LREM-ensemble-renaissance-horizons-modem ne sont que des paroles dans l'air du temps car ils-elles n'auront pas à les défendre puisqu'ils-elles ne portent pas un mandat des électeurs-électrices, mais sont les éxécutant-e-s de ce que leur dictera le boss-roi qui leur a fait signer une charte d’allégeance (et non d'un accord sur un projet-un programme) avant de les nommer candidat-e-s. C'est avec une démocratie de ce type que les gens s'éloignent des urnes et ne croient plus à la politique de ces carriéristes bien rémunérés aux égos démesurés qui viendront nous faire la leçon en s'imaginant avoir un pouvoir absolu.

Mais les résistances existent, ne sont pas forcément visibles car elles ne s'investissent plus dans ces processus électoraux biaisés d'un autre siècle.

 


 


DERNIER ROUND pour ramener du débat et du pouvoir à l'ASSEMBLEE NATIONALE

Dimanche prochain (19 juin), au soir du deuxième tour, il n'y aura que très peu de changements en Alsace, mais par contre au niveau national, le parti présidentiel avec son bilan des 5 années passées n'aura plus une majorité absolue. Il aura à faire avec une opposition très forte qui devrait bloquer les réformes antisociales en cours et le lobbying anti-environnemental de la caste du roi Macron qui est devenu bien muet de découvrir une France qu'il ne connaît pas.

470 candidat-e-s député-e-s NUPES sont en ballottage  (sur 577 circonscriptions) ce qui laisse entrevoir pas mal de "surprises" même si la campagne médiatique de propagande va peser sur les "esprits" malléables.

5 député-e-s seulement ont été élu-e-s dès le premier tour : 4 nupes et 1 lrem-ensemble-renaissance.

C'est un signe...Le ras-le-bol se traduira-t-il dans les urnes ou dans l'abstention ?

à suivre....

L'avenir n'est pas écrit





jeudi 19 mai 2022

LEGISLATIVES 2022 12-19 juin

 Il y a 577 députés en France qui siègent à l'Assemblée Nationale.

Il y a  223 candidat-es en Alsace  pour 15 mandats ( 9/67 + 6/68).

Pour certains partis, c'est l'occasion de se financer pour 5 ans selon la règle suivante :

1 voix = 1,€ 64 par an à condition d'obtenir au moins 1% des voix dans 50 circonscriptions.

C'est donc l'objectif de certains partis de se (re)financer pour continuer à exister (MEI, Unser Land, Parti Animaliste, Parti Pirate, LO, ….)

 

                                                                   l'opportuniste Waechter

                                          écologie dévoyée, son "cabinet" a crée le Bioscope  par exemple !!!!


REMARQUES-ANALYSE :

  • Le parti-mouvement du président sortant et reélu Macron ne s'appelle plus LREM et son nom a disparu afin de troubler-perturber l'électeur-électrice, voire le-la tromper ! Il y a là une volonté indéniable de ne pas assumer le bilan des 5 ans de gouvernance où les député-e-s LREM ont voté comme « un seul homme » , sans débats, tous les textes proposés par Macron, le patron-chef unique qui a permis à ces député-e-s de se faire élire et jouir de leur statut et émoluments....

Aujourd'hui, LREM = Ensemble Renaissance

mais c'est juste le nom qui change, pas les contenus du programme, même si on prend ceux dans l'air du temps pour troubler -et mentir-....

  • Le MEI de Antoine Waechter, l'opportuniste qui s'était mis avec EELV pour avoir des élu-e-s dont lui bien sûr, a repris son chemin de traverse, individualiste et présente des candidat-e-s dans plusieurs circonscriptions selon la stratégie de récolter des fonds publics de financement...Honteux et girouette permanente depuis des décennies.

  • Dans le Haut-Rhin, autre individualiste (carriériste?) Flavien Ancely-Frey, élu municipal écologiste colmarien , mais qui n'a pas obtenu son investiture NUPES, alors il se présente quand même, mais sous étiquette « dissident EELV » !!!!

  • Dans les opportunistes et diviseurs comme le MEI, on a des « ancien-nes » qui ont des parcours selon la saison ! Dans le Haut-Rhin, Hubert Ott, naturaliste qui était Modem, puis, puis...et aujourd'hui LREM - Ensemble Renaissance et serait donc en accord avec la politique de Macron qui n'a rien d'écologiste !!! Comme dans le Bas-Rhin, Cutajar qui se présente sous étiquette « écologie au centre » !!! Puis, on a toujours dans le Bas-Rhin, Lafaye qui se présente « Place Publique », PS reconvertie!!!!!Et pour terminer, cerise sur le gâteau, l'égérie Martine Wonner qui était élue LREM, a quitté, mais s'attache à son mandat de députée pour continuer à exister publiquement en se présentant aujourd'hui pour Ensemble, mais pas Renaissance, mais « ensemble ...pour les libertés » , parti qu'elle a crée elle-même pour elle en jouant sur la confusion pour « Ensemble »....ex-LREM !


PAR CHEZ NOUS , 

circonscription 06/67 Molsheim-Schirmeck-Saales-... :

En 2012, c'est Laurent Furst ( Les Républicains-LR) qui l'a emporté, il était assistant parlementaire du député du coin Alain Ferry qui s'est retiré. Il a été reélu en 2017, quitte sa fonction de maire de Molsheim (cumul de mandats), mais en 2020, il se représente à 'élection municipale, est élu et abandonne son poste de député. C'est son suppléant, Philippe Meyer qui prend sa place et qui est donc le député sortant en 2022.

Les 7 candidat-e-s actuel-le-s (car la clôture des candidatures est le 20 mai-18h00) sont :

  • Philippe Meyer, député sortant, LR, Les Républicains

  • Jean-Frédéric Steinbach, RN, Rassemblement National, ex-FN

  • Carine Hamm, Unser Land, régionaliste

  • Martial Debriffe, Parti Animaliste

  • René Camus, LO, Lutte Ouvrière

  • Louise Morel, Ensemble Renaissance, ex-LREM et ex-suppléante de Guy Salomon LREM

  • Martine Marchal, Nupes-EELV, Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Sociale




Le choix est d'inverser le rapport de force par un changement de majorité à l'Assemblée Nationale et imposer une cohabitation en élisant la troisième force de la Présidentielle, l'Union Populaire qui a rassemblé les différents partis de la gauche humaniste (EELV-PC-PS-LFI-...) en développant son nom (Nupes)  avec un programme social et écologique (retraite à 60 ans, smic à 1500 €, blocage des prix des produits courants et de l'énergie, planification écologique, …) reprenant « l'avenir en commun ».


C'est le troisième tour de la Présidentielle en quelque sorte puisque selon les résultats, tout peut encore changer. Sinon, ce sera 5 ans de plus de ce qu'on a pu vivre depuis 2017 avec les régressions annoncées (retraite à 65 ans, casse des services publics, numérisation à outrance, libertés restreintes, prix en hausse-pouvoir d'achat en baisse et libéralisme financier mondialisé poursuivi avec l'inaction climatique et écologique qui va avec...)


On entend des candidates LREM-Ensemble Renaissance développer pendant leur campagne des thèmes qui sont totalement à l'opposé de la politique de Macron depuis 5 ans et qui va se poursuivre. Ainsi, on les entend s'exprimer sur l'environnement (mais pas un mot sur la bétonnisation-GCO, les 40 000 tonnes de déchets ultimes toxiques enfouis dans les mines Stocamine, le glyphosate, les néonicotinoïdes, la politique agricole intensive et polluée d'insecticides et autres, ….), parler de transports et mobilité (SNCF privatisée et mise en concurrence-ligne Strasbourg-St Dié par exemple), et développer la solidarité entre les générations (sans parler de statut et rémunérations des « invisibles » ces personnes dévouées auprès de nos ainé-e-s, ni des services publics de proximité abandonnés, …)...

Bref de la poudre aux yeux en opposition avec les faits et tout ce qui a été mis en place et décidé par le parti qu'ils-elles représentent. Ils-elles sont dans le même esprit que leur mentor Macron à savoir dire des choses contraires aux réalités, du bla bla dans l'air du temps par devant et les faits, les actes, les décisions contraires par derrière. S'il y avait des débats démocratiques contradictoires, cela se verrait tout de suite. Mais comme les bonimenteurs de marché, pour vendre, tout est permis....


Sauf que là, on est dans des élections qui vont diriger les choix de notre pays et imputer nos vies pour 5 ans. Ce n'est pas un jeu de représentation, il faut bien en mesurer la valeur et les implications.

 L'avenir n'est pas écrit ....




lundi 25 avril 2022

MERCI QUI ????

LENDEMAIN D'ELECTION (2ème tour)
 
 
MERCI QUI ?
Non, c'est une boutade, car pour le merci, cela se réduit à quelques mots déclaratifs volés à droite et à gauche ("le président de tous les français", 5 ans de mieux" , " ambition et bienveillance", "ère nouvelle", "invention collective", "un projet social et écologique !!!!"...") qui ont ponctué le discours vainqueur du roi reélu, mais le plus mal reélu de la Vème République avec à peine 37,4% des voix des inscrit-e-s....qui sont présentés comme 58,5% des voix exprimés. Car, pour la politique, il ne changera rien : retraite à 65 ans, inaction climatique, semblant de "grand débat" et Medef et Cac40 qui se servent au buffet élyséen. En nombre réel, cela donne 18,8 millions de voix pour Macron, 15,8 millions d'abstentions/blancs 28% (un record après le pic de 31% de 1969) et 13,3 millions pour La Pen. Celles-ceux qui ont voté pour le roi sont en majorité des personnes de plus de 70 ans et des 18-24 ans.
 
 
FAIS-MOI PEUR !
Je pense que vous "soufflez" ? C'est sûr que la stratégie de la peur, ça fonctionne à fond quand on n'analyse pas en profondeur. Et puis, depuis des années (crise de 2008 ?), la mise en précarité crée un rapport de force des pouvoirs de l'argent, du chantage au chômage, etc... et faire peur du lendemain, ça marche à fond. Rajoutez à cela le calcul financier de la survie des partis "traditionnels" (LR-PS-PC) et EELV qui a fait un choix égoïste, voir égotique, et a perdu pas mal de sa crédibilité. Et on en est là, comme en 2017, même résultat, la voie libre pour continuer la casse sociale et écologique avec le libéralisme financier, mondialisé des mandataires du roi Macron. 
 
 
ET MAINTENANT ?
La seule perspective qui va s'animer les prochaines semaines, c'est la perspective de l'élection législative des député-e-s pour espérer une Assemblée Nationale à autre majorité (et donc une cohabitation forcée). On peut dire qu'aujourd'hui, il y a 3 pôles politiques qui vont être caricaturés par les médias de propagande comme extrême-droite, centriste (!!!) et extrême-gauche. Et voilà encore un "fais-moi peur" avec les mots "extrêmes" ! Et puis, ne rêvons pas. On aura beau nous agiter la "responsabilité" de se rassembler, il sera quand même difficile de voter pour des candidat-e-s EELV (oublions PS et PC) qui seraient "représentant-e-s" de ce pôle de gauche de transformation, alors qu'au premier tour ce parti a maintenu son candidat jusqu'au bout (pour rembourser sa campagne !!!) et que ces voix ont manqué pour un deuxième tour très différent. EELV voulaient-ils faire gagner la gauche de transformation ? Retrouver des Sandra Regol parachutée à Strasbourg par exemple, cela ferait mauvais effet dans la ville où Mélenchon est arrivé en tête au premier tour. Et compter récolter 1,€ 50 par voix aux Législatives en imposant des candidat-e-s, cela sonnerait quand même très...très, comment dire, ...mercantile ? Alors oui, il reste le "lot de consolation" des Législatives des 12 et 19 juin prochains, mais nous ne sommes plus naïfs-naïves. La violence de la déception du 10 avril restera longtemps gravée en nous et la déception aussi, envers la stratégie des militant-e-s EELV, PS, PC qui ont fait le lit de ce remake de deuxième tour et en plus invectivaient les électeurs-électrices de Mélenchon de voter le roi (au deuxième tour) en les rendant quasi responsables de l'éventuelle élection de la raciste-séparatiste. Celles et ceux qui suivent la politique pensaient bien que cela ne serait pas...possible. C'en était de trop ! Oui, il reste ce deuxième espoir de consolation d'imposer une cohabitation par l'élection législative. Mais ne nous leurrons pas de trop et surtout qu'on vienne pas nous faire avaler encore des couleuvres. 
On se comprend...non ? 
Peut-être !
 
 
QUI n'avait pas compris que ça se jouait au premier tour,
....... SI on avait envie d'un changement drastique ?
 

 

 

mardi 12 avril 2022

TRAHISONS

"Ni droite, ni gauche", "aussi bien à droite qu'à gauche", on a entendu cela pendant toute la campagne de 2017, pendant tout le quinquennat de Macron et on sait bien en faisant le bilan que c'est une politique pour les riches, de droite libérale-capitaliste et résolument d'inactions environnementales. Le « en même temps » ne nous a pas leurré longtemps et le sourire du jeune carriériste, porte-parole de ses financiers, n'a plus fait d'effet dès que les premières contradictions se faisaient évidentes.

On entend urgence sociale, justice fiscale, urgence climatique. La volonté de changement se fait de plus en plus forte puisqu'on a bien compris que ce ne sont pas des options du président, qui a tous les pouvoirs avec une assemblée nationale de moutons. Il est devenu un roi cynique obscène, adepte du double langage et des promesses non-tenues, et même bien pire, avec des attaques permanentes contre les services publics, les agents de l'Etat,  préférant enrichir les officines privées avec l'argent de nos taxes et impôts.

Au bout de 5 ans, on a toutes-tous bien compris à qui on a à faire....Le changement ne pouvait donc venir que par les urnes ou par le rapport de force dans la rue. Les manifestations étant réprimées avec des armes de guerre comme on a pu le voir avec les éborgnés et mutilés, certain-es ont espéré croire que cela se ferait par les urnes.

Le scénario de 2017 était connu, vécu : allions-nous nous contenter d'un remake en 2022 ? Il fallait donc lire les programmes dans les détails, chercher les points communs, essayer de présenter un-e candidat-e unique pour avoir une chance de changer l'offre du deuxième tour avec un vrai débat sur les programmes, le système, les institutions, les changements radicaux à opérer (qui s'attaquent à la source, à la base). Chacun-e a développé ses points de vue, ses projets, construits parfois collectivement. En 2017, EELV et PS ont fait cause commune avec le résultat que l'on sait. L'avions-nous déjà oublié ??? LFI a fait un bien meilleur score, a obtenu des député-e-s qu'on a entendu-e-s quand ils-elles ont eu droit à la parole au Parlement. EELV s'est retrouvé avec des transfuges qui ont rejoint Macron (Canfin, Durand, Hulot, Pompili, …) et ça aussi on s'en souvient après l'épisode De Rugy, Baupin-Cosse et autres Placé. Le programme « l'avenir en commun » de 2017 a été reactualisé, complété collectivement et a été le centre de la campagne de 2022. Les égos ont gonflé, les poitrines enflées, les coqs ont caquelé et EELV-PS se voulaient les leaders uniques de la gauche pour cette campagne. Il aurait donc fallu faire l'aveugle sur les stratégies précédentes (PS-EELV de 2017, carriérisme de certains cadres qui ont changé de camp par opportunisme et gains financiers !) ? 

LFI-Union Populaire a développé son programme sans taper sur aucun des partenaires possibles (ce qui n'a pas du tout était réciproque pendant la campagne). Au bout d'un moment, à quelques semaines de la date du 10 avril, la tendance était relativement claire que le candidat qui progressait et qui pouvait avoir des chances d'être au deuxième tour devant La Pen était Jean-Luc Mélenchon. Ni Jadot, ni Hidalgo, ni Roussel n'ont cherché alors un accord,  pensant de toute façon dépasser les 5% et se faire rembourser leur campagne par nos impôts (financement public des partis). Je crois que toute notion collective, toute notion de responsabilité d'Etat ne rentraient plus dans leur stratégie nombriliste.

Le 10 avril au soir, on en a été là : il manquait 1% pour avoir un candidat de gauche au deuxième tour avec une campagne qui aurait confronté deux programmes très différents et offrir un VRAI choix le 24 avril.

Ce 1% fait mal, très mal, très, très mal...


Et le lendemain, l'obscénité atteint des sommets. EELV rend responsable l'Union Populaire de ne pas avoir su convaincre plus d'électeurs-d'électrices, de ne pas s'être plié derrière le candidat Jadot qui s'était acoquiné avec le PS en 2017 pour un résultat minable pour deux partis rassemblés !!!  Jadot lance de suite un appel à voter Macron et ...à faire des dons pour rembourser les 5 millions € de dettes-emprunts de campagne. Avec en plus le cynisme de faire la leçon aux électeurs-électrices qui ne voteraient pas Macron pour faire barrage à la candidate ...qu'ils ont eux-mêmes favorisée en se maintenant. Mais il ne faut pas oublier que les changements se font soit par les urnes, soit par le rapport de force dans la rue (...ou sabotages matériels !!! ).

La question se pose entre la soumission et le chaos.

Et EELV, PS, PC (LR pareil à droite) pourront dire ce qu'ils veulent, ils n'ont plus aucune crédibilité, aucune force politique et plus assez d'argent pour maintenir un parti opérant. Ils vont bien sûr présenter des candidat-e-s aux Législatives partout avec ce calcul financier que chaque voix sur un-e candidat-e rapporte 1, € 50 pour le parti pendant 5 ans. C'est carrément la quête aux « pièces jaunes » ! Ainsi, on verra des parachutages de leurs cadres du genre Sandra Régol, n°2 du parti,qui viendra se présenter en juin sur une circonscription de Strasbourg (d'où elle est partie il y a 10 ans et sans avoir jamais été une militante de terrain, du quotidien). Ville verte donc elle espère, mais ...ville où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête devant les deux autres (tout comme à Mulhouse et dans la ruralité de montagne, à Wildersbach-67 et à Aubure-68).


Alors oui, je suis prêt à entendre toutes les critiques, remarques, etc...de mes anciens compagnons de militance, mais qu'ils entendent aussi quelques vérités qu'ils essayent d'occulter, de mettre sous le tapis. Les vérités sont bonnes à dire...en tout cas indispensables à exprimer si on veut avancer...

Cela me fait penser à cette pensée de Kierkegaard : «  La vie ne prend du sens que si on regarde en arrière, mais elle se vit vers l'avant ».

Et cet en-avant n'est pas le 24 avril (il l'était le 10 avril), ce 2ème tour est une étape pour les dupes (fais-moi peur ! ). Mais, ce sera la suite, les années à venir puisque on sait ce qui nous attend...

Dans l'état actuel des choses, on sait que cette Vème République est obsolète, qu'elle est devenue une royauté hégémonique absolue. Que les partis « traditionnels » sont morts et discrédités. Que urgences il y a, mais il ne faut attendre quasi aucun changement avec Macron.



L'avenir n'est pas écrit...mais il s'annonce très perturbé !

 


 

jeudi 31 mars 2022

VOUS VOULEZ QUE çA CHANGE ?

 J'aurais pu appeler cette chronique « lettre ouverte à mes ami-e-s verts, communistes », mais cela aurait été trop restrictif car cela concerne tout le monde, en tout cas celles et ceux qui sont encore humains, qui pensent aux biens communs, à la justice sociale, à une politique environnementale, qui sont attachés à la démocratie en espérant un changement dans les institutions, qui…

Quand on veut du changement, quand on ne veut plus continuer dans ce système des riches, ce système de royauté où une seule personne a tous les pouvoirs avec des députés à sa botte, sa cour... ; alors il faut être conséquent, agir avec discernement.

Je sais bien que la tendance, la « tradition » veut qu'on vote selon ses convictions (pour son parti) au premier tour et ensuite, c'est selon ce qui restera pour le deuxième tour. Souvent, c'est « contre » !

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai encore de la mémoire et je sais ce qui s'est passé ces dernières années, je sais faire globalement le bilan de ce mandat de cinq ans qui se termine. ISF supprimé, Flat taxe, actionnaires, retraite, APL, vente Alstom et autres, bétonisations, Gilets Jaunes, masques et vaccins, troisième exportateur d'armements, concentration extrême des médias, lois d'exception, spéculations et hausse des prix (bien avant l'excuse Ukraine), écoles et hôpitaux en désespérance, élections biaisées, ….et bien d'autres choses !

 

 



Vous voulez que ça change ?

Si la réponse est non, cela ne vous concerne pas, vous voterez le roi de France aux deux tours et continuerez à vous plaindre des immigrés, des assistés du RSA, de ces gens qui ne veulent plus travailler pour un salaire de misère, voire forcés gratuitement !!!, vous vous plaindrez des saisons qui n'en sont plus, mais continuerez à vivre sans vous soucier de quoi que ce soit avec des discours suffisants (la technologie va réguler, l'industrie doit vivre), copies conformes de la propagande diffusée quotidiennement par les « voix de son maître »...

Si la réponse est oui, alors il faut savoir quel est l'objectif et comment l'atteindre. Et là, aujourd'hui à dix jours de l'élection, il me semble que les stratégies ne sont plus multiples. Donner sa voix à celui-celle qui a le plus de chance d'être au deuxième tour face au roi Macron. Dans l'état actuel des possibilités, ce serait La Pen et Mélenchon. Si vous trouvez le programme raciste d'exclusion du parti de Jean-Marie RN-FN à votre goût, n'allez pas plus loin dans la lecture. Cela ne vous concerne plus. Si vous avez encore de l'humanité en vous, de la compassion, le sens de la justice sociale, la conscience écologique de faire partie d'un tout, alors il faut vous poser la question de qui est à même de défendre ces valeurs, d'agir selon le programme défini présenté et qui reprend l'ensemble de ces préoccupations.

Pour mémoire, en 1981, je n'étais pas PS socialiste, mais pourtant j'ai voté pour le candidat qui défendait des valeurs humanistes et de justice sociale et qui avait le plus de chance d'être au deuxième tour et de gagner. Les deux années qui ont suivi ont apporté pas mal d'avancements et de changements positifs. Nous sommes un peu dans la même situation où, si on veut que ça change, il faut porter sa voix au candidat qui porte des valeurs communes et qui a le plus de chance d'être au deuxième tour et ensuite de l'emporter. Faire la fine bouche, imaginer la politique comme une romance d'amour (je l'aime-je l'aime pas), rêver l'impossible (Poutou-Roussel-Lasalle, voire Jadot-Hidalgo, élu-e-s), se donner bonne conscience dans une rigidité idéologique sur des points particuliers qui peuvent pourtant évoluer, c'est oublier la précarité, le chômage réel massif et les intérimaires-stagiaires, le bilan des hôpitaux, des écoles, c'est oublier les « invisibles », c'est se contenter, se soumettre, se sentir impuissant et finalement accepter l'immonde et « après-moi le déluge »....Face aux changements indispensables et urgents à mettre en œuvre, face au dérèglement climatique, face à nos dépendances industrielles, économiques, financières, face à ce dédain des « gens », oui votre vote est un choix fort et la bonne conscience ne fait pas le poids face au pouvoir absolu d'une personne porteuse des intérêts d'une oligarchie, d'une caste que tout le monde a vu à l'oeuvre, celle qui accumule, ne partage rien et même s'enrichit de façon scandaleuse en pleines crises...

 





Vous voulez que ça change ?

Il ne resterait au deuxième tour (une fois de plus) que les nantis qui théâtralisent le « en même temps » (cyniques obscènes) et les réactionnaires qui se cachent derrière une image adoucie.

Si vous voulez que ça change, c'est au premier tour, le 10 avril, qu'il faudra donner son bulletin à celui actuellement en capacité d'être au deuxième tour, qui porte un programme de rupture, de changements profonds du système, en accord avec une part importante de nos convictions. Tout autre choix amène inéluctablement aux scénarios connus précédemment.

A trois semaines du 24 avril, les médias de propagande sont déjà dans la finale pour eux évidente : Macron-La Pen. Ils ne mettent même pas en avant une autre alternative tant c'est joué d'avance, pour eux, comme il y a cinq ans. Alors, à quoi servent encore des élections quand on vit dans une royauté qui se pare du nom de République !!!

Vous en voulez encore : la retraite à 65 ans, pas d'augmentation du Smic, conditions réduites des droits au chômage, RSA sous conditions, hausse continue des prix des produits courants (spéculations et dépendances), pas d'arrêt à l'exploitation des ressources fossiles, nucléaire=solution verte décarbonée, etc..etc..

Soyez aigri-e-s, déçu-e-s, écoeuré-e-s, vous avez toutes les raisons de l'être avec le spectacle lamentable des carriéristes politiques, même s'il reste encore des personnes de convictions (rares), mais qui n'ont pas « voix au chapitre ».

Cependant, le vote présidentiel influe fortement sur nos vies pendant les cinq ans qui suivent. On connaît la royauté absolue Macron, pourquoi ne pas essayer la 6ème République de Mélenchon ?

Vous avez peur du changement (5 ans c'est pas long) ? Quand on est dans sa zone de confort, on n'aime pas être bousculé et on veut que ça continue. Mais regardez le monde (l'im-monde) tel qu'il est et vous savez bien que votre tranquillité n'a aucune garantie, que tout cela est fragile comme l'être humain. Que chacun-e fasse sa part. L'espoir, le désir d'un changement sont encore (un peu) là. Non ?


L'avenir n'est pas écrit...

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 COMPLEMENTS EUROPEENS :

Et pour globaliser de la France à l'Europe, puisqu'on dit toujours que c'est l'Europe qui finalement impose, savons-nous comment ça fonctionne ?

Si la France compte parmi les pays influents (fondateurs) de l'Union Européenne, pour changer les choses au niveau européen, il faut que ces pays forment un noyau fort. Et quelles sont les « couleurs politiques » de ces pays ?


Social-démocrate (de gauche) : Allemagne, Espagne, Portugal

Libéral : France

autre (coalition de tous les partis) : Italie


Les autres pays :

Social-démocrate : Danemark

Libéral : Irlande, Bulgarie, Estonie, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg

Conservateur : Grèce, Roumanie, Autriche, Slovénie, Croatie, Slovaquie, République Tchèque, Lituanie, Lettonie

Droite radicale : Pologne, Hongrie


Si la France change de présidence, cela rebat aussi les cartes au niveau du pouvoir européen.

Car si le pouvoir est concentré à la Commission Européenne (1 commissaire par pays-actuellement Thierry Breton pour la France), ce représentant est nommé par le chef d'Etat et change donc aussi.

De plus, les lois sont proposées pour adoption par la Commission Européenne au Parlement Européen où siègent des député-e-s Verts, LFI, PS, …

L'élection présidentielle française a donc aussi forcément des répercutions de changement au niveau du pouvoir décisionnel de la Commission Européenne et votes du Parlement Européen.


On ne peut donc pas négliger ces conséquences plus globales au moment du vote.

 

 

 

 

 dessins de Aurel et Zxouki