mercredi 8 mars 2023

REFLECHIR, C'EST COMMENCER A DESOBEIR. 

 « Quand tu ne sais plus où tu vas, souviens-toi d'où tu viens. »

Dans nos sociétés du nord, « occidentalisées », la richesse financière impose son système par la force. Cette richesse financière est détenue par une classe bourgeoise (qui a remplacée l'aristocratie) et est composée de quelques familles qui ne viennent pas de nulle-part. Dans l'imaginaire collectif qu'on nous a inculqué, il s'agirait d'entrepreneurs courageux qui se sont construits par eux-mêmes. Presque des héros, intouchables.

Mais quand on commence à les nommer, on se rend vite compte que ce sont des héritiers, des banquiers d'affaires, des haut-fonctionnaires, des ... et qui bénéficient largement des aides financières publiques, des détaxations d'impôts en plus. Sans compter « l'entre-soi » en réseaux d'influences (politiques, médiatiques, …), d'intérêts partagés, actionnaires de la Bourse en plue-values, mais qui n'investissent pas en création d'emplois puisqu'ils en démolissent bien plus directement (vente-rachat) et indirectement (délocalisations, …). Et ils sont les premiers pollueurs, responsables des dérèglements climatiques, l'appauvrissement des ressources naturelles, de la mort des terres fertiles, de la déforestation massive, de … Vous avez compris.

 


 


« Ils ont l'argent, on a le nombre. »

Et, ils bénéficient du travail de la classe laborieuse qui se doit d'être flexible, maintenue en soumission par le chantage au chômage et à la précarité. La valeur travail n'est plus reconnue et la fierté au/du travail disparaît avec des activités, des productions qui n'ont plus de sens : des « bullshit jobs » éphémères. Pourquoi s'investir alors qu'on n'est pas reconnu-e ?

Il y a bien des classes sociales, mais pas de justice sociale. Il n'y a pas de « négociations sociales » possibles, puisque le rapport est inégal. Il y a bien un rapport de force entre le profit permanent de quelques-uns et la vie quotidienne de millions d'autres. Ce rapport de force, il faut se le réapproprier, l'inverser, car qui est le plus nombreux ?


« La force n'est pas la violence »

Il y a plusieurs types de force.

  • la force économique : grèves, boycott, perturbation des transports, ...La classe laborieuse n'obtient des avancées que lorsqu'elle démontre que la richesse est produite par leur travail. Les blocages, dès qu'ils durent quelques jours de suite, le montrent bien et la bourgeoisie plie vite quand leur richesse n'est plus crée. Après chaque grève forte, il y a eu des négociations avec des gains salariaux et amélioration des conditions de travail.

  • la force politique : les partis ont déserté les rangs de la classe laborieuse, les syndicats n'arrivent plus à se densifier. Quand on regarde la sociologie des équipes dirigeantes des partis et syndicats, on se rend vite compte qu'il n'y a là quasi aucun de celles et ceux qui représentent la majorité de la population : ouvriers, employés, artisans, paysans, étudiants, soignants, …...La jeunesse (l'avenir) l'a bien compris et se mobilise bien plus dans des collectifs (de quartier, locaux, …, à démocratie horizontale). Ces organisations collectives sont indispensables dans une perspective de changements profonds à plusieurs niveaux.

  • la force sociale : exposer (informer) les méfaits d'une entreprise, dénoncer les travers des « supérieurs » (exemplarité), nommer personnellement les responsables, développer les faits, ….

  • la force physique : destruction des outils-des biens qui détruisent, qui symbolisent les injustices, les lieux de ce pouvoir.

     

     



« Etre en colère contre les injustices, c'est fatiguant. »

On n'entend que la morale bourgeoise (et son pendant « d' opium du peuple » que sont les religions) avec ses récits flatteurs sur la classe dominante (qui prend soin de nous , œuvre pour le bien commun!!!), ses mystifications de classe (on utilise le mot « économie de marché » pour cacher « accumulation subventionnée » ou encore « mondialisation » au lieu de « colonialisme financier »), ses grilles de lecture faussées, ses....

Mais pas de haine ou d'envie envers eux, ils n'en valent pas la peine.

Restons fiers de qui nous sommes, d'où nous venons : nous avons aussi une morale de classe qu'on ne veut pas entendre, qui n'a quasi jamais la parole dans les médias confisqués, aux mains de quelques-uns de cette caste-oligarchie bourgeoise.

Dans ce système, il y a le rapport de force imposé.

Il n'y a que le rapport de force qui peut le changer.

« Ils ont l'argent, on a le nombre. »

 


 

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remerciements à François Ruffin et Nicolas Framont pour leurs écrits

mardi 7 mars 2023

"AMI-E, ENTENDS-TU ............"

 "Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?

Ohé! partisans, ouvriers et paysans, C'est l'alarme!

Ce soir l'ennemi connaîtra......"
 
Vous connaissez la suite, non ? C'est le chant des partisans. 
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7 mars : Bon. Quasi tout le monde a entendu dire que ce mardi 7 mars (et la suite) est une journée de grève massive. Bien. Quasi tout le monde a lu dans la presse locale et nationale (de propagande) que les sondages disaient que 70 % de la population était contre cette réforme des retraites et souhaitait son retrait. On nous montre pourtant à la TV des gens qui attendent un train et semblent...surpris !!!! Rien n'a bougé depuis 3 semaines après 5 manifestations gigantesques dans tout le pays. Les médias de propagande de l'oligarchie ont surtout dévié du sujet en parlant essentiellement de pouvoir d'achat, inflation, de pénurie de pluie et de Palmade pas emprisonné, mais ...malade ou de Neymar absent en Ligue des Champions-foot !!!!! Mais cela n'a pas entamé la détermination de la classe laborieuse à ne pas se laisser imposer 2 ans de travail en plus avant la retraite dans un pays riche. Perdre deux-trois jours de salaire ou travailler deux ans de plus en fin de carrière ! Le choix est clair...Donc, dès ce matin, les dépôts de bus sont bloqués, les raffineries, les gares, les écoles, et Macron envoie sa police pour dégager les blocages....ça fera de belles images d'échauffourées et de violences enfumées pour les médias d'infos non-stop de Bolloré et Draghi....puisque les autres (France-info, F2/3) sont en grève...Bien entendu, c'est intentionnel de vouloir faire voter cette réforme de force, afin d'humilier la classe laborieuse, lui faire peur, la réduire à l'impuissance et pouvoir tout lui administrer dans sa soumission à la ...flexibilité. Ainsi, l'oligarchie bourgeoise peut continuer ses affaires et polluer sans compter, avec un discours de greenwashing-économie verte illusoire, dont il n'ont même pas honte. 
 
 

 
 
Mais les responsables ont un nom, sont des personnes de chair et de sang, et peuvent être montrés du doigt. Ils ne sont qu'une poignée de centaines (100 à 500) et sont clairement les responsables de cette économie capitalogène et du dérèglement climatique par leurs activités directes ou indirectes. La liste commencerait par tous ceux qui ont mis en place Macron pour servir leurs intérêts et font leur business qui déclenche aujourd'hui une montée de colères : Patrick Pouyanné (TotalEnergies), Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Xavier Niel, Lagardère, Draghi, Rodolphe Saadé (CGM-CMA), Aponte, Moller, Marcel Fournier, E. Leclerc, Mulliez, Michel Pébéreau (BNP Paribas), Pascal Lamy, JC Trichet, Jean-Claude Naouri, Stéphane Richard (Orange), Alexis Kohler, Muriel Pénicaud, Elisabeth Borne, Raphaël Enthoven, Nicolas Bouzou, Carol Dweck, Sarah Saldmann, ....Dominique de Villepin (3%), Bruno Le Maire (Cice-Isf-...) ......on pourrait continuer la liste encore un moment. D'autres la compléteront ! 
 
 

 
 
Ce sont elles-eux les responsables car peut-on accuser un congolais dans son village d'être responsable du dérèglement climatique et de la captation économique financiarisée ? Tous les humains ne sont pas responsables à la même hauteur. Et ça va perdurer s'il n'y a pas de réorganisation collective de la classe laborieuse. La bourgeoisie et celles-ceux qui rêvent d'en faire partie sont clairement identifiés par leurs actes destructeurs, leurs complicités muettes...et le pouvoir absolu qu'ils veulent exercer sur nos vies... Oui, on est dans une société de classe et notre système est mortifère pour la planète entière.
 
L'avenir n'est pas écrit.... 

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compléments de lecture :

BUREAUCRATIE  et BULLSHIT JOBS  de David Graeber 
et
PARASITES de Nicolas Framont
 


jeudi 9 février 2023

LA PATIENCE A DES LIMITES, ELISABETH DEPASSE LES BORNES

On s'en fout de la propagande des comptables de la rue (plus, moins que, ...basta ! 
Juste énormément de monde, beaucoup, beaucoup, partout,... et à chaque fois ! 
On s'en fout des leurres et des mensonges de la première ministre Elisabeth Borne, perroquet du roi, et de l'autre corrompu, Olivier Dussopt, ministre du ....travail !!!! Ils répètent depuis des jours leur crédo qui ressemble à celui de Sarko : "il faut travailler plus pour gagner....moins ! " (ça c'est la variante Macron !). On parle durée de travail OU on parle financement-budget ? 
Car là aussi, le roi Macron muet est aussi sourd que celle (sa première ministre) qui entend des voix, des cris dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale qui couvrent visiblement ce qu'elle pourrait entendre dans les rues depuis des semaines. Un autre financement est possible. 
Même aux USA (chantre du capitalisme financier-boursier), il y a une demande de taxe minimale sur les milliardaires. Répéter, devant un-e sourd-e borné-e, ne sert à rien. Mais tout le monde a compris que vouloir imposer cette réforme , c'est surtout vouloir mesurer la force du pouvoir présidentiel et de sa caste devant ....le peuple (dont il proclame qu'il est le représentant de tous !). 
Financer le budget des retraites (et Sécu), c'est faisable facilement avec une volonté politique : 2% de taxe sur les plus riches (ruissellement !), égalité de salaires entre hommes et femmes, emploi contraint des seniors 55-60 ans qui forment les jeunes qui doivent être employés en CDI. Vouloir faire des aménagements à la marge est en contradiction totale avec la volonté d'éliminer les "régimes spéciaux" (comme ceux des députés-sénateurs-ministres-etc...!!!!). C'est 60 ans et 37, 5 annuités de cotisation : c'est clair et finançable. 
 
 

 
Tout le reste, ce sont des écrans de fumée, des leurres...On peut le répéter, le répéter, jamais on n'entend une discussion technique, concrète, économique aux heures de pointe où on nous bassine les mêmes éléments de langage : indispensable OU la faillite, faire des efforts à travailler plus, de plus en plus de vieux retraités qui coûtent cher, etc...etc...etc...Pourquoi ne voulez-vous pas une taxe minimale de 2% sur les milliardaires (ruissellement !!!!) ? Pourquoi dites-vous que l'égalité des salaires hommes-femmes est dans la loi, alors que les écarts sont de 27% ? Qu'est-ce qui empêche de garder les seniors en tant que formateurs des nouveaux jeunes employés en CDI ? 
Après la surdité, voilà le mutisme face à ces questions simples. Ne pas répondre, ne pas entendre la foule des rues et ce qui y est exprimé, a fait bien comprendre à qui on a à faire et n'a fait que renforcer la détermination de la majorité des travailleurs-employés, de la classe laborieuse, des "gens".... 
 
 

 
 
Commencer à parler d'échauffourées en fin de manifs arrange les TV car de la fumée pour les images, des heurts avec les CRS (en grappes) pour parler de violences et ça permet de décrédibiliser le droit de manifester, de faire peur aux familles de venir dans la rue...
Mais après trois mobilisations massives sans réponses à des questions-propositions légitimes, ça ne peut que monter en intensité et en actes divers : la patience a ses limites !

jeudi 12 janvier 2023

Quelques réflexions (personnelles) d'un retraité...

Les retraités seraient donc une CHARGE pour l'Etat avec un budget déficitaire qu'il faudrait équilibrer en changeant le nombre d'années où on pourrait en bénéficier (âge légal du départ à la retraite) et en abaissant le montant de la pension en allongeant les années de cotisation (de trimestres salariés). 

Les retraités ne rapportent plus rien à l'Etat.

C'est ce qu'on entend, c'est peut-être même rentré dans la tête de la plupart des gens.

Oui, mais voilà.

La richesse d'un pays est crée par le travail des gens. Ces gens cotisent toute leur vie de salarié-e pour leur retraite (future), pour la prise en charge de leur santé, pour les services publics (école, transport, justice, ….). Le système mutualisé français est ainsi fait que une génération paye la retraite de celle d'avant, que la participation de chacun selon ses revenus permette une égalité de traitement. C'est Ambroise Croizat, ministre des travailleurs , qui le met en place au lendemain de la fin de le deuxième guerre mondiale en application du programme du Conseil National de la Résistance. Ce droit et pension de la retraite est une juste reconnaissance de ce que chacun-e a apporté au pays pendant de longues années avec la perspective d'un autre moment de vie à un certain âge.

Il n'y a pas à remettre en cause ce droit dans un pays riche et encore moins l'amoindrir pour équilibrer des dépenses autres.


Les cotisations sociales étaient retenues sur le salaire des salariés plus une part patronale. Lorsque l'industrie, les entreprises se sont robotisées, informatisées, la masse des salariés a diminué et l'éventuel manque à gagner n'a pas été répercuté par l'imposition d'une part des bénéfices de l'entreprise dont la part patronale sur les salariés avait diminué (puisque robotisée-informatisée).

Aucun gouvernement jusque là n'a revu ce dispositif. On continue sans pointer le doigt sur ce qu'il faut changer : le reéquilibrage des cotisations patronales basées sur les bénéfices plutôt que sur le nombre de salariés employés. Mais aujourd'hui, on ne touche pas aux entreprises, ni aux actionnaires : ça c'est un choix politique, idéologique.


Les retraités ne sont pas une charge pour l'Etat et un frein économique. Nous continuons à payer les cotisations sociales, selon le montant de la pension, on continue à payer des impôts pour certains, on achète des biens de consommation, on fait travailler des artisans, on vit, on sort, on paye les TVA, nos dépenses rentrent dans le système économique du pays. Nos actions bénévoles aussi participent à la vie et au bien-être du pays. La partage de nos savoirs-faire sont une richesse à ne pas perdre. Nos expériences aident à l'éveil des consciences et au devoir de mémoire.


Le système mutualisé des retraites et les retraités montrés du doigt et causes d'un déficit budgétaire, un danger pour le pays, tout cela est juste un leurre pour tourner la tête. Car on voit bien se profiler dans ce système mondialisé et financier, que l'objectif est de privatiser les services publics, de favoriser les « mutuelles »-assurances privées, les fonds de pension, privatiser-rentabiliser les services de soins-hopitaux, de ….


Alors oui, ne nous laissons pas aller à ces arguments fallacieux, « diviser pour régner » on connaît, mais ça ne prend plus. Jeunes, actifs, vieux, ne laissons pas ce système mortifère tuer ce qui doit nous unir : pouvoir vivre dignement jusqu'à la fin de vie.

 


 

lundi 2 janvier 2023

RETRAITES et ECONOMIE

 


Faire travailler plus longtemps pour payer les dettes, mais surtout ne pas taxer les super profits ou les échanges boursiers pour payer les dettes : voilà en gros le projet du roi Macron pour protéger sa caste et fixer les problèmes quotidiens sur un seul sujet.

 

UN PEU D'HISTOIRE...

Jusqu'au XIXè siècle, il n' y avait pas de vieux pauvres puisque l'espérance de vie s'arrêtait bien avant d'être ...vieux ! La Révolution Industrielle n'a pas non plus arrangé les choses puisque avec l'âge, les ouvriers ne pouvaient plus suivre les cadences du travail : dans le prolétariat, on ne faisait pas de vieux os.

Et pourtant, cet état de fait fut changé en une génération ...par des décisions politiques !

En 1910 apparaissent les premiers prélèvements décidés par le ministre socialiste René Viviani, les « retraites ouvrières » : 1% sur les maigres salaires. Mais ce ne sera qu'en 1944, que le PCF a son apogée participe au gouvernement et le ministre des Travailleurs, Ambroise Croizat met en place une retraite qui doit être « une nouvelle étape de la vie ». En 1946, cinq millions de personnes bénéficient de ce nouveau régime grâce au Conseil National de la ...Résistance. Les premiers versements sont très bas (10 à 20% des salaires), mais dès 1956, le « minimum vieillesse » est mis en place. Le gouvernement de Pierre Mauroy (PS) instaure en 1982 l'abaissement à 60 ans de l'âge de la retraite. Et on pouvait penser que l'étape suivante serait 55 ans.

Mais ce que la politique a fait, elle peut le défaire tout autant...

 



LA CASSE VERS LA PRIVATISATION

Thatcher, Reagan, Friedman, relayés par Montand, Madelin, Tapie en France commencent à parler de « retraite à la carte » et remettent en cause la retraite par répartition (mutualisée) en faisant la promotion de la « retraite par capitalisation » (les assurances, mutuelles complémentaires privées, fonds de pension se frottent les mains). Balladur continue sur cette lignée avec son Plan Epargne Retraite, en 1993, et il fait passer la retraite des salariés du privé de 37 ans et demi à 40 avec le montant calculé sur les 25 meilleurs années (et non plus 10) ainsi que sur l'évolution des prix et non plus sur les salaires. 

La conséquence est la diminution des retraites de 36 % à combler par les retraites complémentaires des banques et des mutuelles-assureurs privés. Suivront le plan Juppé (1995), la réforme Fillon (2003), les régimes spéciaux en 2008 et le recul de l'âge de la retraite par Sarkozy en 2010. Dès 1997, Dominique Strauss-Kahn préparait déjà les « fonds de pension à la française ». Et c'est François Hollande avec sa ministre Marisol Touraine qui instaure l'augmentation de la durée des cotisations pour toucher la retraite pleine (en 2035, il faudrait ainsi 43 ans de cotisations). En 2017, Fillon parle de « système à point » ce qui permet au gouvernement de fixer le montant du point et donc de diminuer le niveau des pensions...C'était aussi l'idée de Macron 1 (avortée par les manifs), mais Macron 2 revient à la charge pour repousser l'âge du départ à la retraite à 65 ans.


JUSTIFICATION EUROPEENNE

Qu'est-ce qui justifie cela ?

D'après le président, c'est à cause des déficits  (pour couvrir les chèques-cadeaux/aumône ponctuelle d'Etat ???), puis on change de vocabulaire et la nouvelle justification dit que c'est « pour financer la transition énergétique et climatique ». 

Les services publics sont oubliés : ce ne sera pas pour l'hôpital, l'école, les transports, l'isolation thermique des bâtiments, ….non. 

La retraite à 64-65 ans et moins indemnisée, c'est pour permettre « la réduction pérenne des prélèvements obligatoires afin de renforcer la compétitivité des entreprises » et financer cette baisse des impôts de production par la « maîtrise des dépenses publiques qui repose sur des réformes structurelles, LA REFORME DES RETRAITES NOTAMMENT ». 5lettre de Macron à la Commission Européenne).

 Voilà à quoi doit servir cette réforme des retraites. Vous avez compris que cela n'a rien à voir avec la réduction des déficits (calculée à 0,4% du PIB pour les retraites et temporairement).

 

 


Un autre chiffre pour comprendre, pour compléter : en 1983, on travaillait en moyenne une semaine par an ...pour les actionnaires ; aujourd'hui c'est quatre semaines !

En 1930, l'économiste Keynes estimait que les besoins économiques dans les pays développés pourraient être couverts avec 20 heures de travail par semaine ; Fourastié en 1965 parle de 30 heures par semaine pendant 35 ans. Depuis quarante ans, les machines, l'informatique, internet ont augmenté les gains de productivité et pourtant cela n'a pas libéré une sixième semaine de congés payés ? Les 35 heures/semaine de Jospin-Aubry n'ont guère duré longtemps. Avec Sarkozy-Fillon on est vite revenu aux 40 heures et même plus via les heures supplémentaires, les dimanches aussi...


Ambroise Croizat, le fondateur du système mutualisé des retraites, avait un idéal social.

« Comment apporter de nouvelles améliorations à la qualité réelle de la vie humaine ? » 

« Quelle société voulons-nous ? »

Produire moins, consommer moins, répartir mieux...

« Il serait temps pour l'humanité d'apprendre comment consacrer son énergie à des buts autres qu'économiques. »









Lecture conseillée/sources : 

 « Le temps d'apprendre à vivre » François Ruffin 

(édition les liens qui libèrent)

lundi 28 novembre 2022

POURQUOI CE SYSTEME SE PERPETUERA encore, ….un peu !

 

On peut faire tous des constats, énoncer des faits qui illustrent, avoir la conviction qu'il faut changer ce système mortifère qui n'interfère pas seulement sur nos vies personnelles, mais impacte la survie même de l'espèce humaine en détériorant ses besoins essentiels et l'équilibre naturel.


On sait tout autant que pour faire évoluer, changer, imposer d'autres voies, cela passe par le rapport de force avec ce qui est installé, ce qui impose, dirige. Cela passe aussi bien par toutes les initiatives locales (économie, liens, savoirs-faire) qu'au niveau d'un Etat et de ceux qui « gouvernent ».

Si les changements, les « transitions » sont en cours dans toutes les régions, les blocages viennent bien des « lois » nationales en principe débattues, enrichies, adaptées par les délégués-députés à l'Assemblée Nationale, au Sénat, qui composent le Parlement, instance décisionnelle. Mais quand l'Assemblée Nationale ne fonctionne plus par le recours permanent (le 6ème depuis septembre) au processus 49.3 à savoir décision par le seul Président et sa représentante, la première ministre, sans débat et sans vote des délégués-députés, alors il faut bien construire d'autres rapports de force.

 

 


Les jeunes activistes, qui ont intégré l'urgence et leur avenir, n'hésitent plus à passer par des voies d'actions plus radicales qui s'attaquent au matériel, aux outils de la destruction, aux symboles de la main-mise « des amis du pouvoir dominant » sur tous les secteurs de nos vies.

Comme tous les phénomènes de changements radicaux, ces actions locales, ciblées doivent pouvoir être épaulées par un groupe représentatif dans les instances (encore) démocratiques, relais indispensable ou alors c'est le chaos (et pour certains, on a des souvenirs de Mai 68 ***et des Gilets Jaunes plus récemment).

Qui dit rapport de force sait aussi que la dissémination, la multiplicité, le carriérisme politique, les fonctionnements égotiques des partis sont les ennemis de la mise en œuvre même d'un rapport de force. Et c'est ainsi que des pouvoirs en place sont reconduits et deviennent des totalitarismes qui se cachent sous des images démocratiques.

On en est là et on en était déjà là de façon compulsive depuis de longues années et avec des présidents différents. Sauf que quand ça fonctionne (au profit d'une caste précise), cela s'accentue et se durcit également par touches successives et une passivité crée par la précarisation, la peur du lendemain.

Quand on fait partie des gens qui ont (encore) des valeurs HUMAINES, le sens du partage, de la justice sociale, du collectif, du service public non-marchand, de ….alors on ne peut qu'être abattu par ce qui se passe et se répète inexorablement au niveau des partis, censés vouloir représenter nos « sensibilités », nos valeurs, les mettre en œuvre par des décisions fortes, une fois ses représentants élus.

 

                                             Macron drague de tous les côtés (le cynisme obscène sans limites)


Les derniers « échos » et constats de cette année 2022 ne sont aucunement encourageants et mobilisants.

Je ne veux pas et ne vais pas développer ce qui se passe dans les camps traditionalistes, racistes. Comme tous les conservateurs, ils privilégient les intérêts industriels aux enjeux écologiques et sociaux. C'est comme ça depuis ...toujours (déjà sous Reagan en 1984 et Thatcher).Tout le monde a pu voir les glissements successifs vers plus de fermeture, de rejet, de repli sur soi, de réduction des libertés, de répressions violentes et de désintérêt par une abstention massive qu'on ne déplore que un jour ou deux après les élections.

Alors, parlons de la « gauche », ce courant qui se veut porteur de ces valeurs humanistes (qui comprennent les valeurs et combats écologistes ).



Une gauche unie, avec un programme radical de transformation construit sur des bases communes.

C'est probablement le souhait de pas mal de personnes qui croient encore à des changements mis en place sans violences et qui considèrent TOUS les habitants d'un pays, et d'une seule planète.


Malheureusement, cette année 2022 nous a fait espérer un moment et puis, ... (je déteste cette expression, mais elle est négativement parlante et clos tout débat) « le naturel est revenu au galop » !

Un léger retour en arrière sur les faits pour bien comprendre puisque le devoir de mémoire est indispensable pour avancer ….sans reproduire les mêmes erreurs, devrait-on dire.

Sans parler de l'élan collectif dans le contexte des années 80 avec l'élection de Mitterrand (mais aussi son revirement après seulement deux ans de présidence!), restons-en à cette année 2022.

Après cinq ans de poudre aux yeux du roi Macron aux pouvoirs absolus-avec une Assemblée Nationale à sa botte- on pouvait espérer à des frottements de yeux et une autre dynamique pour un changement radical.

Début d'année de tractations entre partis et au final, malgré le souvenir (!) de 2017, chacun part de son côté (pour mesurer son poids électoral et imposer un calcul équilibré de répartition des postes et/ou des candidats-députés-élligibles). Mais la mémoire semble défaillante, les égos étant plus forts, profondément personnels dans un projet carriériste où le collectif n'a plus sa place sauf dans le verbiage pour cacher...

Les intentions de vote donnaient des perspectives abyssales pour certains, mais cela n'entamait en rien leur acharnement à pôle négatif. Hidalgo (PS) était loin de 5%, tout comme Roussel (PC) et l'EELV de Jadot était presque au même niveau. Il n'y avait guère que LFI et son représentant Mélenchon qui passait la barre des 20% (comme en 2017). L'extrême-gauche, NPA (Poutou) et LO (Artaud) frôlaient les 1%.

Il ne faut pas oublier non plus que, dans nos textes législatifs, les partis qui se présentent aux élections ne bénéficient pas du financement public de la campagne s'ils n'atteignent pas 5%.

« L'intelligence » des partis aurait donc du obligatoirement prendre ces éléments en compte et se rassembler pour un représentant unique de la « gauche » progressive. Cela ne se fit pas avec les résultats connus le soir du 10 avril, un coup de pied au cul définitif puisque le scénario de 2017 se rejoua dans la plus grande morosité, une déception brutale quasi définitive pour certains d'entre-nous.

PS Hidalgo 1,75%      PCF Roussel 2,28%       EELV Jadot 4,63%     et      LFI Mélenchon 21,95%

(RN La Pen 23,15%       LREM Macron 27,85%        LR Pécresse 4,78% )

Pas besoin de grandes analyses pour occulter que la multiplicité a mortifié tout changement possible légalement par les élections. L'évidence était grosse...

Financièrement aussi, PS, PC et EELV étaient au plus bas, dans la quasi obligation de se mettre en « liquidation », de vendre leur acquis immobiliers pour rembourser leurs emprunts de campagne.

Et Macron fut reélu.

 

 

Restait l'ultime étape de consolidation comme au premier mandat (2017-2022), obtenir la majorité de députés à l'Assemblée Nationale donc à l'élection législative.

La France Insoumise (LFI), mouvement collectif a su intelligemment proposer aux autres partis de se rassembler et proposer des candidats de tous ces partis. Pourtant ces partis, (PS-PC-EELV), quasi morts, avec leur maintien ont empêché le changement, l'élection de celui qui avait le plus de chance et portait leurs valeurs. Là aussi, il faut parler encore financement public des partis. Un député élu, cela fait quelques euros par voix obtenue et donc un apport financier non négligeable payé annuellement par l'Etat au parti pendant toute la législature. D'autre part, un parti qui a plus de 12-15 députés bénéficie d'un financement du groupe et d'autres avantages matériels pendant toute la durée de leur mandat. C'est donc une proposition tout à fait inespérée, généreuse, faite aux partis moribonds. Enfin, unis sous la bannière NUPES (nouvelle union populaire écologiste et sociale), les résultats étaient encourageants.


LFI  75 députés        PS 31       EELV 23       PC 22

(ENSEMBLE : Renaissance-Macron  172      Démocrates-Bayrou  48        Horizons-Philippe  30)

(RN-La Pen  89         LR  62)


Le Président Macron n'avait plus la majorité requise de 289 députés à l'Assemblée Nationale, mais il règne pareillement en maître absolu, avec la procédure du 49.3, (utilisé systématiquement déjà 6 fois depuis septembre), dispositif qui permet d'adopter des textes de loi (et les budgets) sans débat, sans vote, avec ainsi un système démocratique constitutionnel qui ne fonctionne plus.

 



Mais cela n'empêche pas du tout certains partis de gauche de revenir à leurs dérives obsessionnelles : exister et surtout faire vivre leurs délégués élus à tous les niveaux et garder une perspective pour ...la prochaine fois. Ils ont beau parler d'urgence, d'essentiel, de rester unis, mais dans leur fonctionnement on ne voit rien de tout cela.

Cambédalis, ex-secrétaire du PS, veut faire tomber l'actuel secrétaire national, Olivier Faure, « il ne faut pas laisser mélenchoniser la gauche », Jadot (par l'intermédiaire du Congrès de décembre de EELV) aimerait bien propulser Marie Tondelier et surtout pas Sandrine Rousseau. Roussel se la joue solo et reste adepte du nucléaire et emplois avant tout, peu importe l'impact écologiques des entreprises. Ces « macron compatibles » ne sont pas des activistes du changement. Entendre « on va recréer « la fondation d'un grand mouvement de l'écologie politique » en l'appelant Les Ecologistes, on croit du Waechter dans le texte. Il faudrait aussi se culpabiliser et fermer sa...bouche quand on lit une déclaration du type : «  dire du mal d'un écologiste, c'est dire du mal de l'écologie ». Là, on reste sans voix. Et surtout quand s'y ajoute qu'il faut un « réarmement doctrinal », ça frise l'extase !!! Il faudrait oublier Baupin, De Rugy, Hulot Pompili, Cohn-Bendit...Un parti sans mémoire n'a pas d'histoire. J'ai mal à mon ex-parti Les Verts, oublié dans les limbes des ambitions ...sans lendemains.



Ce qui s'est passé avant le 10 avril 2022 avec les résultats que l'on sait m'a dégoûté à tout jamais de cette politique là, de ces jeux de partis qui sont hors sol, n'ont plus de contact avec la vie quotidienne des « gens ».

Les seules alternatives et changements viendront des initiatives locales, de lien social et de la transmission des savoirs-faire. C'est sur les territoires que nous verrons concrètement si l'impact de la transition se démultiplie.


L'avenir n'est pas écrit,

mais l'espoir s'est éloigné du changement par la politique (des partis).

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*** POUR MEMOIRE :

 

                                       Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et Che Guevara en 1960 (à Cuba)

Le 9 octobre 1967 est exécuté-assassiné Che Guevara. Ce révolutionnaire sud-américain était le symbole de l'opposition à l'impérialisme capitaliste américain. C'était aussi l'époque des manifestations contre la guerre du Vietnam. La théorie du Che était la suivante : «  allumer simultanément plusieurs foyers de rébellion rurale pour créer par l'insurrection, les conditions politiques d'une révolution ».


En 1968, en France, voilà ce qu'on entendait : « on en a marre de la chape de plomb morale qui pèse sur nous, on n'est plus au XIXè siècle ! On veut une nouvelle société qui nous laisse penser par nous-mêmes, aimer qui on veut et faire l'amour librement.... »

La grève générale paralysa le pays, avec moyens de transport bloqués et pénurie de carburant. Les ouvriers réclamaient une augmentation des salaires (ils obtiendront 25% d'augmentation du smic), des conditions de travail décentes et la fin de la tyrannie des petits chefs.


Dans les années 70, Haight-Asbury (quartier hippie de San Francisco-USA) a été le laboratoire du futur. « Nous avons fait bouger le monde. Toutes les idées que nous défendions sont encore d'actualité aujourd'hui : l'écologie, la non-violence, le féminisme, le droits LGBT, le végétarisme, le bio, les philosophies orientales, ...Nous avons tout testé, tout expérimenté, nous avons influencé l'informatique et la psychologie, nous sommes allés parfois trop loin, et parfois nous nous sommes perdus...mais nous avons planté des petites graines qui continuent à pousser. »


En novembre 1974, la ministre de la Santé, Simone Veil a fait voter la loi qui légalise l'avortement après 25 heures de débats houleux.


En 1983, un Big-Mac a remplacé le Golf-Drouot. « Comment pouvait-on servir une saloperie pareille aux jeunes ? On allait en faire des obèses, et le cholestérol, et les pauvres vaches, et l'élevage intensif et bla bla bla... » ***


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*** Les phrases en italiques entre les ".........." sont extraites du roman de Tonie Behar "on n'empêche pas une étoîle de briller" qui se passe dans le contexte des années 1966 à nos jours.


lundi 14 novembre 2022

La compensation des dégâts climatiques, enjeu décisif de la COP27 ?

 Je n'ai jamais vraiment compris cet « échange » souvent accepté par des associations environnementales qu'on nomme « compensation ». Comment peut-on accepter, trouver juste/équitable, un échange de type par exemple, une surface bétonnée sur des terres cultivables contre un espace naturel protégé-préservé ? La surface bétonnée enlève des champs, des forêts (par exemple) alors que l'espace protégé n'apporte rien de plus (pas une nouvelle surface cultivable). Ce marché de dupes n'empêche pas la bétonisation, la destruction d'espaces et d'espèces naturels. 

 



 

A un autre niveau, on institutionnalise cette supercherie. Pour masquer l'inutilité évidente des différentes COP, il faut à chaque session communiquer une décision « forte » !!!

Cette fois-ci, ça se passe en Egypte, et on mettra en avant (peut-être) la décision de « compensations » (financières) au profit des pays qui subissent des dégâts liés au …. « réchauffement climatique ». Oui, il vaut mieux dire réchauffement climatique que pollution massive industrielle, il ne faut surtout pas incriminer des multinationales pointées comme responsables, car ça serait à elles alors de payer, mettre la main à la poche ! Ce n'est pas pour rien qu'elles ont envoyé six-cent lobbyistes à cette foire annuelle des solutionneurs de la pollution mondiale, de l'avenir de l'espèce humaine sur notre planète !

Et cette supercherie ne date pas d'aujourd'hui, puisque hier déjà IL a été décidé de faire un marché de la pollution où la tonne de CO2 est devenue une marchandise échangeable puisque mesurable (à voir d'ailleurs sur quels critères).

Ainsi des pays peuvent présenter un bilan quasiment neutre ou positif en externalisant. Je prends l'exemple d'un pays voisin, la Suisse.

La Suisse semble assez exemplaire. Ils ont des centrales hydrauliques qui produisent pas mal d'électricité. Ils ont un réseau de chemins de fer très dense et très utilisé. Pas mal. MAIS c'est un pays très riche financièrement qui importe aussi énormément de produits d'ailleurs. C'est un pays où les personnes voyagent beaucoup en se déplaçant par avions. Du coup, le bilan consommation est très négatif en terme d'émissions de CO2. Aussi pour « compenser » la Suisse va payer pour des réalisations écologiques neutres dans des pays africains ou d'Amérique du sud et inclure ce bilan positif ailleurs dans le leur (puisque ce sont les payeurs de ces bonnes conduites) et équilibrer ainsi la balance pour avoir un bilan d'impact très bas.

En gros, c'est du calcul. Tu as droit de polluer 10 et moi aussi. Comme tu n'en utilises que 3 je t'en achète 7 et ainsi je peux polluer 17 et dire que je n'ai pas dépassé mon seuil permis : on équilibre !!!

Tout ça pour dire que marchandiser-financiariser la tonne de CO2 ou la compensation pour dégâts, c'est quasi la même chose, ça ne change rien aux pollutions présentes (et à venir, en s'accentuant), ça n'oblige aucun pollueur à changer-le business doit continuer-, ça n'incite à aucune évolution pourtant urgente et...vitale.

Alors bannissons ce mot « compensation », combattons-le car ce n'est que pour nous endormir, pour faire durer, avant le chaos. Ne pas oublier que le réchauffement, la fonte des glaciers et donc la réduction de la durée de gel des banquises permettent de forer plus longtemps sur les plate-formes de pétrole de Norvège et ailleurs, que le passage par le détroit du nord permettra l'acheminement plus rapide vers les autres continents des tankers géants de marchandises et donc que cela rapportera encore plus d'argent à ceux qui produisent en grande partie ces dérèglements climatiques et dégâts immenses. 

Du cynisme obscène...