lundi 25 janvier 2021

PRESIDENTIELLE 2022

Oui, je sais, cela peut paraître indécent, choquant de parler d’élections à venir alors que nous sommes en pleine recrudescence de la pandémie Covid. Mais, ce n’est pas moi qui ai commencé ! Un sondage est dévoilé aujourd’hui par les médias (de propagande) qui donne Marine Le Pen vainqueur d’une courte tête sur Emmanuel Macron si l’élection avait lieu actuellement….Vous remarquerez de suite que implicitement présenté ainsi, cela veut dire que il n’y aurait que deux candidat-e-s crédibles….Et que le choix sera identique qu’en 2017. En rajoutant une dose de peur (attention le FN-RN pourrait être en tête!), M. Macron est sûr de gagner avec le même score à minima que il y a cinq ans. Et oui, ne pensez pas que celui-ci n’est pas dans la stratégie électorale dès à présent, il y est quasi tout le temps, car il doit contenir les colères afin que les affaires continuent tranquillement (à l’abri des regards) pour ses commanditaires qui l’ont fait élire (grâce aux financements et médias).

Après le Grand Débat National, la Conférence Citoyenne sur le Climat,, le Conseil Scientifique, le Conseil de Sécurité, voilà le Collectif Citoyen sur la Vaccination et que sais-je encore de tous ces leurres et écrans de fumée qui permettent de faire croire à des initiatives démocratiques et faire durer le temps d’attente, alors qu’il n’y a rien à attendre (vous avez vu les suites réelles dans les faits de toutes ces commissions, discussions, …?) puisque cela permet de couvrir justement l’inaction, l’incohérence, la navigation à vue, les contradictions, voire les mensonges !

Et l’autosatisfaction permanente de ce grand égotiste. Il se félicite du retour des USA dans l’accord de Paris (vous voyez c’est moi l’écolo !) et des convergences de vue sur le Covid (vous voyez que notre politique sanitaire est bonne!). Quand on a vu les photos de Macron et Trump ensemble comme larrons en foire, on sait à quel hypocrite-cynique-pragmatique on a à faire.

Et puis, regardez ses ministres, d'où viennent-ils ? Des lobbyistes, des carriéristes girouettes, des exécutants aux ordres, qui trainent des casseroles qui font qu’il y a quasi une démission par mois et complétés par des députés muselés et moutons...Vive la France ! Vive le macronisme ! 

 


 

Mais c’est quoi la ligne macroniste ?

Ce qu’on en a vu s’appelle le « en même temps » le double-langage permanent, les effets d’annonce et les réalités des faits et des non-actes. Si vous avez sous la main les tracts de la campagne présidentielle de 2017 (oui, à peine trois ans), lisez les déclarations du jeune Emmanuel et mettez-les en parallèle avec 2021 et ce qu’il dit aujourd’hui, vous avez la copie parfaite du président classique de cette Vème République obsolète qui ressemble plus à l’ancienne royauté où tout est décidé par une seule personne, sous influence permanente. Macron c’est un visage rajeuni sur un politicien banquier des siècles passés. C’est une usurpation permanente…

Président des riches, bonimenteur des plateaux TV, il aime se mettre en scène et bavasser des heures pour se faire passer pour quelqu’un de plus intelligent que nous, « une pensée complexe » !. Mais c’est du verbiage, de l’occupation du temps et de l’espace, il ne fait rien, se contredit en permanence, se moque de ce qu’il a dit la veille, pire que tout ce qu’on a déjà vu jusque là. Du spectacle mais qui est lassant très vite et il se croit encore convaincant alors qu’ il est complètement décalé, hors sol, qu’il devient un phénomène de moquerie, un pinocchio du théâtre de marionnettes...Il devenait même très dangereux avec la mise aux ordres de la police utilisée comme une armée répressive politique. Et s’il croyait diriger celle-ci, il a vite déchanté devant les excès d’individus extrémisés qui en font partie et sont couverts, sont relâchés sans sanctions. C’est qu’il en a besoin pour imposer les textes-arrêtés-lois qui détruisent l’État, la régulation aux profits du libéralisme économique de ses commanditaires...la restriction des libertés, une surveillance accrue de la population, des fichages complets, l’interdiction des rassemblements, manifestations, le couvre-feu, ...etc....

La France a le meilleur système de santé mutualisé du monde, mais on veut le casser avec une gestion d’entreprise dans les hôpitaux, en n’octoyant aucune aide supplémentaire en personnels revalorisés et en moyens. Elle a un régime de retraite parmi les meilleurs au monde, mais il faut le casser car les fonds de pension (« BlackRoc ») sont dans la salle d’attente ou au guichet de recettes.

La France avait des services publics que nous enviaient pas mal de pays, mais il faut les casser pour faire jouer la concurrence (SNCF) et saucissonner les secteurs (EDF-ENGIE), rentables pour le privé, déficitaires pour le domaine public….La France avait des travailleurs-ses sérieux-ses qui faisait que des entreprises étrangères de renommée venaient s’installer en France. Mais aujourd’hui à force de tirer sur la corde sans compensations, et avec le flux tendu des emplois grâce aux vacataires, intérimaires et CDD, l’implication n’est plus la même et le ras-le-bol de l’incertitude crée des tensions qui deviennent de plus en plus violentes. D’où, on en revient au début, une police politique qui se doit d’être aux ordres du président pour empêcher tout mouvement de protestation publique dans les rues...Les interdire pour cause de « violences » est l’étape suivante. On ne parle pas de quelques centaines de black bloc parmi les milliers de manifestant-e-s, on amalgame le tout pour TOUT interdire. Plus de meetings, plus de manifs, plus de campagnes électorales, plus de ...démocratie ! Plus de lien social, plus de fêtes, plus de rencontres, plus de ….

C’est complètement pervers et bloquant. 

 


 

 

Il faudra tôt ou tard passer à une 6ème République parlementaire, paritaire, proportionnelle. C’est une proposition mais pas de Macron, ni de Le Pen fille. Elle devra être incluse dans la rédaction d’un programme-projet qui reprendrait ce qui est commun à un « archipel social et écologique des gauches ». Ce programme sera développé par un groupe de candidat-e-s volontaires duquel sortiront (au tirage au sort) deux noms paritaires (un homme et une femme) et qui se présenteront en couple président-e/vice-président-e à l’élection Présidentielle. Rien que cela, ça changerait un peu des guerres internes égotiques fratricides dans les partis et entre les partis politiques.


Sans changements de pratiques, de propositions de réformes radicales, on risque de se retrouver dans une situation une fois de plus comme les fois précédentes et un taux d’abstention qui avoisinera peut-être les 60 % ou plus ...Légal mais pas légitime...avec 5 ans de plus !

Et les élections législatives (député-e-s) suivront la Présidentielle.

En attendant, c'est répétition générale avec et les élections départementales et régionales qui ont été reportées aux 13 et 20 juin, dans quelques semaines !


Et...et...et…, l’avenir n’est pas écrit !


mardi 19 janvier 2021

" EN MÊME TEMPS..."

Oui, "en même temps", est l'expression favorite de ce président de France, M. Macron pour faire croire à du "pragmatisme" (son autre mot récurrent), mais qui est de fait un enfumage permanent. Au temps du Covid, les "affaires" continuent....

Trois exemples :

 

ALSACE, POUBELLE DE LA FRANCE !

Ah oui, « ils » étaient bien contents il y a quelques années, ces industriels et gouvernants, de pouvoir se débarrasser à peu de frais de leurs déchets ULTIMES les plus polluants et les stocker dans les galeries des mines de potasse fermées, plus exploitées, afin qu’ils ne soient plus visibles, encombrants et en espérant qu’on les oublie vite. J’étais alors enseignant au collège de Wittelsheim-68 juste en face. Un incendie dans les galeries (déchets encore « chauds » ! ) a pris quelques mois plus tard et on a pu mesurer la pollution induite à l’extérieur (évacuation des élèves, de toute la cité alentour pendant quelques jours, difficultés aux pompiers d’exercer). Mais, ça n’a pas bougé : quelques déclarations d’élus, préfecture et ministre et, ...le temps a passé. Mais les alsaciens sont tenaces et un collectif de citoyens s’est constitué en association DESTOCAMINE et depuis des années exige le déstockage et traitement de ces déchets ultimes comme cela avait été promis lors de l’enfouissement : le stockage provisoire en attendant de trouver les traitements de dépollution. Des études indépendantes ont été diligentées par l’association afin de démontrer la possibilité de faire ce déstockage de ces 42 000 tonnes de produits hautement toxiques et aussi de l’impact mortifère à terme sur la nappe phréatique sous les mines, la plus importante réserve d’eau potable européenne. Mais cela n’inquiète aucunement le gouvernement à Paris, d’autant plus que les élus alsaciens ont toujours été très dociles , promettant d’intervenir quand ils viennent faire leur campagne électorale sur place, mais bien muets une fois installés sur les bancs de l’Assemblée Nationale ou du Sénat. Les gouvernements se succèdent, les ministres de l’écologie aussi et à chaque fois, des promesses, des visites de propagande avec moults médias (« oui on s’en préoccupe, on va étudier la faisabilité, on vous transmet notre réponse, ...bla-bla-bla... »)...La dernière en date, début janvier, après De Rugy, était donc Barbara Pompili  et la réponse habituelle tombe : «  enfouissement définitif et une enveloppe de 50 millions » pour filtration de la nappe phréatique en cas de problème !!!!!!!!!! C’est encore une fois, une claque, un coup de poignard aux citoyen-ne-s regroupé-e-s dans le collectif Déstocamine qui ont toujours gardé l’espoir et leur combativité. Mais au bout d’un moment, il faut se rendre compte que tous ces élus ne sont que des cyniques qui ne pensent qu’à conserver leurs postes, leurs avantages le plus longtemps possible. On les a vu défiler les Bruno Studer, les Raphaël Schellenberger , ces hypocrites carriéristes et même Frédéric Bierry en qui on pouvait garder un petit espoir en tant que président de la nouvelle Collectivité Alsace. On pourrait les faire condamner pour crime écocide puisque la pollution de la nappe phréatique n’est qu’une question de quelques années. Et après, sans eau potable, Nestlé sera content de nous vendre l’eau en bouteille et en réservoirs. Et nos enfants, petits-enfants ? Mais écocide n’existe déjà plus « grâce » à M. Macron qui a réécrit les synthèses de la Convention Citoyenne sur le Climat afin que rien ne soit contraignant pour ses amis-commanditaires ! Car chez M. Macron, il y a les mots, les emphases lyriques théâtrales qu’il aime et « en même temps » la réalité des faits, des actes, des décisions : un fossé, un gouffre sans fond entre les deux !

Et on peut rajouter les voisins de Bure /Meuse où l’enfouissement des déchets nucléaires est imposé de la même façon avec une dangerosité encore supérieure. On voit le futur qu’on laisse aux générations suivantes. La honte. Honte sur nous...Et celles et ceux qui se battent pour que cela change se font passer et traiter comme des criminels, des terroristes, des….Avec les nouveaux fichages, on aura bientôt un Guantanamo de protestataires-citoyens qui défendent la vie et l’avenir, les biens communs et la démocratie...Honte !

Et on devrait faire confiance ???????? Quand c’est trop, c’est trop. Au bout d’un moment, ce n’est plus supportable, justifiable, la patience est à bout. Et alors ?

Et maintenant ?


 



LIBERTE, j'écris ton nom...

Bon, ces mots sont le début d'un poème touchant que certain-e-s connaissent encore, mais qui deviendra bientôt un cri de revendication en France : "Liberté" ! Car celle-ci est réduite chaque jour davantage en profitant de l'écran de fumée médiatique quotidien sur le Covid, les masques d'abord et aujourd'hui la vaccination. 

Il y a la loi "sécurité globale", contestée chaque samedi par des manifestations, et maintenant,  plus discrètement, derrière l'écran de fumée, on trouve les Décrets du 2 décembre qui modifient trois fichiers de police (PASP, GIPSASP, EASP) afin d'autoriser policiers et gendarmes à inscrire, enregistrer, ficher désormais vos "opinions politiques", "convictions philosophiques et religieuses", "appartenance syndicale", ainsi que identifiants, photos et commentaires postés sur les "réseaux sociaux", sans compter troubles psychologiques, psychiatriques, ainsi que les "personnes morales" à savoir les associations. 

Les syndicats (CGT, FO, FSU, UNEF, SOLIDAIRES, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, Gisti) ont demandé un retrait référé-suspension de ces arrêtés. Mais le Conseil d'Etat a rejeté cette demande et c'est là qu'apparait les conflits d'intérêts , les spécials copinages au sommet de l'Etat, la main-mise sur tous les secteurs. 

QUI est le juge des référés qui a examiné ces recours au Conseil d'Etat ? Mathieu Hérondart. Cette personne était de juin 2017 au 6 juillet 2020, le directeur de cabinet de la ministre de la Justice, Nicole Beloubet, de 2008 à 2013, secrétaire adjoint de ce ministère et en 2007, directeur adjoint du cabinet de Rachida Dati. Oui, il n'y a plus de séparation des pouvoirs entre gouvernement exécutif et justice. Des allées-retours selon les circonstances et intérêts. 

Alors, les citoyens, libertés de conscience et d'expression, bof, on s'en fout, quoi !!!!

 

                                  



                              (source : POLITIS dessin : VEESSE www.hebdi.com)


SANOFI : un vaccin français ?

Que nenni, non. 

Au pays de Pasteur, Sanofi, décrit par le président et ministres-dirigeants comme une grande entreprise française, non seulement n'a pas développé un vaccin anti-Covid, mais va licencier (en plein Covid) 400 personnes en France dans la branche "recherche et développement" ! 

MAIS "en même temps", Sanofi a touché de l'Etat (nos impôts) 1 millard € en Crédit Impôt Recherche (!!!) et distribué 4 milliards de dividendes/bénéfices à ses actionnaires !!! 

Mais tout va bien, c'est cohérent, logique , dans LEUR monde !!!

 

 
dessin de VEESSE    www.hebdi.com

 

vendredi 8 janvier 2021

TRUMP et ses soutiens : la fange américaine !

 J’ai habité aux USA pendant quelques années, un magnifique pays avec ses contrées sauvages, ses étendues immenses de nature quasi vierges, ses villes vivantes 24h/24, colorées, musicales, hétéroclites, mélangées, ses habitant-e-s pour la plupart tolérant-e-s, accueillants, simples, attaché-e-s à leur liberté, à la démocratie, à la Constitution, ses universités et centres de recherche innovants, sa démesure festive, … J’ai aimé y vivre et j’y ai gardé des ami-e-s !

J’ai traversé le pays d’est en ouest, du sud au nord et la diversité y est flagrante, les inégalités tout autant, les mentalités aux antipodes parfois. L’histoire « occidentale » de ce grand pays est récente et les « premières nations » ont subi une sorte de génocide à l’arrivée des immigrants et leurs territoires spoliés. La beauté et la violence, voilà les USA !

Et puis l’individualisme forcené, le rêve de réussite dans un pays libre de régulation administrative, l’organisation en états fédéraux avec ses lois propres, une armée puissante qui impose sa domination au monde…

 

 


Ces quatre dernières années, le « make America great again » était un leurre parfait pour rassembler une ruralité laissée pour compte dans un pays sans services publics pour ainsi dire, sans système de santé généralisé et accessible, sans retraites, où l’argent est roi, où Dieu est sur le billet vert ! Les discours populistes du milliardaire de l’immobilier new-yorkais a trouvé un écho parmi cette population nombreuse avec ses promesses de jours meilleurs et d’emplois préservés grâce à une guerre économique contre la Chine, l’Europe, la Russie, l’Iran, et que sais-je encore  avec un enfermement sur soi et le rêve du retour d’une grande Amérique, celle des pionniers qui ont contribué à sa richesse et ...sa suprématie ! Sans compter une certaine « nostalgie » où les blancs régnaient en maître, les noirs étant leurs esclaves et serviteurs et plus tard, les chinois étaient les manœuvres corvéables à merci avant l’invasion des hispaniques mexicains, puis cubains et autres…


Le dictateur américain avec tous ses pouvoirs, a bien utilisés ces pouvoirs à son profit et ceux de ses proches à sa botte, car un écart et c’était « you are fired » ! La mémoire de la puissance américaine lui est montée à la tête et il s’est mis au-dessus des lois, construit un électorat en flattant les instincts les plus bas, en valorisant les colères, les détresses, en profitant d’une certaine naïveté avec ses discours simplistes et grandiloquents, en fermant les yeux sur les excès de violence à l’encontre des minorités, en dédouanant les agissements mortifères de la police…

Son empire financier et celui de ses « amis contributeurs » n’a fait que croître et bien sûr quatre ans de mandat c’est trop court pour installer la légende dans l’histoire de celui qui se dit « le meilleur, le plus fantastique, le jamais vu, le….. », les superlatifs étant sa spécialité verbale.

On sait bien où mènent les excès et tout en installant la peur, la crainte, nul n’est à l’abri. Et les rancunes, les déceptions, la réalité des faits ont commencé à creuser le fossé entre les communautés, entre les régions, entre la ville et la campagne, attisées, encouragées par celui qui se prend pour le maître du monde et a besoin du soutien des foules hystérisées, lobotomisées, ...  pour y croire.

Ce climat délétère commence à se faire sentir et l’Amérique est divisée drastiquement dans une ambiance qui ressemble de plus en plus à une pré-guerre civile. Il ne faut pas oublier non plus qu’aux Etats-Unis il y a 400 millions d’armes entre les mains des gens.

Ainsi sont revenus au premier plan ses plus grands soutiens : les militants d’extrême-droite Qanon, les suprémacistes blancs (ex-KuKluxKlan), ces racistes sudistes, les membres de la NRA - national rifle/armes association – le populiste party/teaparty, bref les clans les plus violents et conservateurs du pays… et ils sont nombreux. Comme dans nos souvenirs des années les plus sombres, ils ont trouvé et suivent aveuglément leur leader, obéissent à ses ordres, ses plans, ses stratégies...Avec l’exploitation des gazs bitumeux-de schistes, la réexploitation du charbon super polluant, les dérèglementations à outrance, cela a permis une certaine stabilité et même un enrichissement qui a tracé des perspectives d’une réduction provisoire du chômage et des baisses d’impôts. 

 




Mais l’image internationale des USA a commencé à se dégrader avec ses tweets délirants, ses frasques et comportements psychotiques, ses excès dictatoriaux, son individualisme sans borne, l’Amérique était pleinement identifiée, assimilée à ce personnage fantasque et globalement dangereux avec les pouvoirs qui étaient entre ses mains. Le Congrès n’arrivait même plus à le réguler et son équipe ministérielle changeait selon ses humeurs…

Il y avait donc une réelle, très forte attente de changement à l’occasion de ces élections de novembre dernier. Avec la crise du Covid19, on pouvait s’attendre à un scénario perturbé d’autant que le système électoral américain des « grands électeurs » est un suffrage universel par niveaux.

Cependant, ce fut une participation massive, par voie postale et vote électronique, et un réel souci démocratique de comptabiliser chaque voix pour le camp démocrate. Certains souvenirs d’élections précédentes restaient en mémoire !!!

Le Président sortant savait qu’il pourrait contester tout et n’importe quoi, distiller mensonges et contre-vérités, corrompre gouverneurs et juges, mais à force de cracher sur les médias, ceux-ci ont ouvert tous leurs canaux d’information et d’enquêtes pour contredire le manipulateur et même les fonctionnaires d’État ne pouvaient plus suivre les délires du locataire de la Maison Blanche. Sentant le vent tourner, il a voulu même arrêter les décomptes, un non-respect total des électeurs-électrices.

Mais , après vérifications longues, recomptage dans certains Etats, son concurrent avait 7 millions de voix de plus et l’écart des grands-électeurs était tout aussi important. Les recours et contestations sont tous tombés à plat devant les faits avérés, les résultats. Et même sa dernière tentative de corruption (pour « trouver » 12 000 voix ! ) dans la Sénatoriale en Georgie s’est retournée contre lui puisque le gouverneur, pourtant de son bord politique, ne l’a pas suivi. L’attachement à la démocratie est forte chez la plupart des américain-e-s, Républicains et/ou Démocrates.

Mais le maître du monde, soutenu par Dieu, ne pouvait pas perdre, rien ne peut lui résister. Alors, il compte sur la foule des supporters infantilisés, drogués à ses rêves-promesses, son mythe construit, et la fange la pire de cette Amérique raciste, conservatrice, suprémaciste blanche, armada fortement armée et prête à tout puisque déculpabilisée et soutenue par le président lui-même.

Comme tout lui donnait tort, il ne lui restait plus que l’insurrection pour renverser le processus démocratique. Le jour de la validation au Congrès des résultats des urnes, Trump exhorta ses troupes les plus extrêmes rassemblées à Washington à marcher sur le Capitole et interrompre ainsi la séance en créant le chaos.

On a vu au travers les images des médias en direct tous les leaders racistes en première ligne dans l’envahissement des bureaux et des lieux symboliques du capitole. Ce n’était pas une improvisation de circonstance, mais un plan bien préparé à l’avance et qui circulait sur les réseaux de ces groupes.

Dans cet état d’urgence ainsi crée, il aurait pu demander une rallonge de mandature afin de rétablir l’ordre et ainsi rajouter des pouvoirs supplémentaires encore dans la politique intérieure du pays fédéral. Et bien sûr reporter l’investiture de son concurrent Biden.

Face à un rejet quasi général, même de ses propres sénateurs républicains, et la reprise en main par la police et l’armée du Capitole, quelques heures après, il fait le coup du « en même temps » c’est à dire qu’après avoir clamé « marchez sur le Capitole », il déclame quelques heures plus tard, « rentrez chez vous paisiblement » !!!! Mais ce fut le pas en trop !

Il a signé son arrêt de mort politique, même si sa dernière déclaration est du genre « on nous a volé cette élection, la transition se fera, mais le combat continue ». Il ne reconnaît ni le résultat de l’élection, vérifiée, recontrôlée, validée, ni sa défaite, ni son exhortation à l’insurrection contre les valeurs démocratiques et la Constitution américaine. L’article 25 de cette constitution devrait l’écarter de la Maison Blanche pour les quinze jours restants de son temps de mandature et lui interdire de se représenter dans quatre ans. Et puis, redevenu citoyen, il n’est pas à l’abri de nombreux procès sur ses affaires qui pourraient revenir à la surface, sans compter tout ce qu’on va pouvoir éclaircir sur ses frasques présidentielles, ses accointances et dérives diverses.

 


 

L’Amérique démocratique a réussi à se débarrasser de son pire président de toute son histoire, même si elle a été mise en danger dramatiquement lors de ce dernier épisode hallucinant de ce mercredi 6 janvier 2021 (et avec quelles complicités pour rentrer si facilement dans ce bâtiment ultra-sécurisé normalement ? ).

Le duo Biden-Harris aura du mal à réconcilier un pays divisé, hystérisé.

 

Mais l’avenir n’est pas écrit...

lundi 21 décembre 2020

LE SILENCE DES PANTOUFLES

 « Mais pourquoi tu écris tout cela, pourquoi tu exprimes tes idées publiquement, tu te fais plein d’ennemis, qu’est-ce que ça t’apporte ? »
Oui, j’entends bien ces remarques et c’est vrai qu’on dit aussi « pour vivre heureux, vivons cachés » !


MAIS j’ai toujours 20 ans (plus 40 d’expériences), je suis inscrit dans l’histoire de ma génération, celle de l’immédiat après-guerre, celle de 68 , de 81, du passage au XXIème siècle et au libéralisme débridé, oppressant. Comment oublier les récits de nos parents qui ont vécu en Alsace la domination nazi, l’incorporation de force, les « malgré-nous », les collabos et celles-ceux qui avaient les moyens de fuir dans le Périgord ou ailleurs en Dordogne, la reconstruction, De Gaulle, les services publics, la Sécu,  le plein-emploi et la première crise du pétrole, la révolution culturelle et sexuelle, l’espoir de la gauche et les retombées amères, le capitalo-libéralisme, l’individualisme égoîste, les castes dominantes, la crise climatique,...le Covid et les dégâts des élevages industriels démesurés,…

Dans ce monde manufacturé sur ce côté de la planète, on perd nos savoirs-faire, on perd nos valeurs humaines, on perd notre identité, on perd nos libertés et même nos capacités à réfléchir par nous-mêmes...Quand même cela interpelle, et les questions sont multiples si on se projette un peu en avant. Elles se traduisent parfois dans la rue sous forme de manifestations de masse, sont réduites au silence et réprimées violemment à coups d’armes de guerre.
L’expression verbale ou écrite est encore possible, quoique de plus en plus certains mots-clés sont censurés par l’intelligence artificielle des observateurs de nos communications.
Et pourtant partager, échanger, confronter des idées, débattre est vital pour faire avancer, pour créer du mouvement, imaginer d’autres voies...Alors pourquoi s’auto-censurer ?

« Tu te fais plein d’ennemis, qu’est-ce que ça t’apporte ? »
D’abord, l’échange, le partage, car s’imaginer qu’on peut s’en sortir ou vivre seul est un leurre contre nature, contre la nature humaine qui est fragile et sociale.. Rien dans la nature ne vit pour lui-même : les rivières ne boivent pas leur eau, les arbres ne mangent pas leurs fruits. On s’enrichit les uns des autres, on se nourrit des expériences des autres, on s’équilibre par l’amour partagé.
Et puis quand on sent une oppression, un danger général, des catastrophes à venir, il faut réagir, alerter, se souvenir, s’entourer de partenaires, non pas se terrer dans son abri précaire. Et informer, parler, éveiller les consciences, faire réfléchir, …
« Quand ils sont venus chercher une personne X à l’étage, je n’ai rien dit, je n’étais pas X. Quand ils sont venus chercher mon voisin de palier Y, je n’ai rien dit, je n’étais pas Y. Quand ils ont frappés à ma porte pour me chercher, il n’y avait plus personne pour me défendre... » Vous connaissez cette histoire-fable souvent racontée pour faire comprendre nos dépendances et notre force collective.
Alors oui, habité par toute cette mémoire de vie, rempli d’expériences diverses, riche de mes lectures et d’échanges avec d’autres personnes, j’exprime ma façon de voir les choses, mon point de vue, sans filtres, afin de poser des questions, de dessiner des pistes, d’envisager des hypothèses, de suggérer des actions, de créer du débat. Si cela choque, si cela crée des oppositions violentes ou/et intellectuelles, cela appartient à celui ou celle qui juge, qui réagit ainsi, pas à moi. Son problème est donc son niveau de conscience et de confiance.

Le paraître est le paravent de l’être, c’est un écran entre soi et les autres. La différence entre les personnes qui se réalisent et celles qui n’évoluent pas dépend de leur degré d’audace. « Oser, c’est perdre l’équilibre un instant. Ne pas oser, c’est se perdre soi-même. » (Kierkegaard). Dire non à quelque chose ou à quelqu’un, c’est se dire oui à soi-même.


Franchement, les animosités qui peuvent prendre corps quand on dit ou fait des choses qui peuvent déplaire ne sont pas grand risque en 2020 sur cette partie du globe quand on pense à ces gamins de 17-20 ans qui ont pris le maquis contre les massacres des guerres, certains de nos parents !
S’imaginer qu’on sera tranquille en étant muet, en n’exprimant pas ce que l’on pense vraiment par crainte de déplaire, ce n’est que retarder le moment où on se retrouvera devant un mur qu’on aura construit soi-même et plus personne pour aider à le franchir.

Moi, j’aime les communautés où règne les cris de joie, les rires, les débats animés qui ne remettent pas en cause l’amour des uns envers les autres lié par la défense des biens communs, l’indépendance par l’apport collectif des savoirs-faire individuels, le respect et l’humanité indispensables à la survie de notre espèce fragile, …


Alors oui, je continuerai à exprimer ce que je pense, je ne m’inquiète pas du qu’en dira-t-on, je suis juste fidèle à ce que je suis, honnêtement et sans paravent...

Etre humain tout simplement.  

De passage et avec humilité, les pieds dans la terre, les yeux vers les étoiles…

 

 



...et 

"Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir mais de le rendre possible"                               

(Antoine de St-Exupéry)

samedi 12 décembre 2020

FAITES-VOUS ENCORE DES PROJETS ?

Lieux culturels fermés, stades et salles de sports clos, restaurants-bars, discothèques, salles de concerts vides, déplacements autorisés réduits, remontes-pentes en berne, couvre-feu strict 20h-6h, mais bus-trains chargés, lieux de travail masqués, supermarchés ouverts, circulation en ville dense, hôpitaux chargés et sans plus de personnel qu’au printemps, ... : voilà la vie quotidienne en cette fin de 2020.


Et vous, faites-vous encore des projets ?

Au nouvel an, on se retrouve chez...A Pâques, on va une semaine en montagne ….Cet été, on a loué …...Pour notre anniversaire de mariage, on s’est payé un voyage à ….Je suis content de retrouver ma sœur à….En famille, on va marcher sur le GR et on fera des bivouacs le soir….Avec mon copain, on va faire une semaine de vélo le long du Rhin de Bâle à ….Cet été, route 66, j’en ai rêvé…






La vie a changé, le rapport au temps aussi, nos libertés ont été réduites et on se pose pas mal de questions sur notre fragilité, nos dépendances, nos priorités, l’essentiel, le vital, …
La recherche médicale et les labos vont expérimenter des vaccins à grande échelle et on espère revenir le plus vite possible à une vie « normale ».
Mais est-ce que ce normal résonne encore pareil dans notre tête et nos yeux que l’an dernier à la même époque ? 

Bien sûr, dans pas mal de milieux professionnels et financiers, on a envie de revenir au « normal », mais ne restera-t-il rien de ce qui est là, mondialement, depuis des mois et sans réelle amélioration...La fragilité, la dépendance, l’impréparation, l’imprévoyance de nos politiciens et institutions, la réduction des libertés, ...vont-ils être mis à longue distance pour ne plus s’y référer dans quelques mois, quelques années...Et nos plus jeunes, avec ce monde masqué apparu du jour au lendemain, quels souvenirs vont rester dans leurs têtes ? On ne peut pas aujourd’hui mesurer quel regard on portera sur cette période dans quelques années et on ne peut deviner ce qui va rester et changer. Donc le retour à la « normale » n’a pas de sens...Le normal a explosé, l’ordre a été mis en cause, la cohérence des discours et décisions mis à mal, la gestion catastrophique des institutions a montré que la confiance s’émoussait vite, mais que la solidarité entre les gens n’était pas un vain mot. Cela met aussi en questionnement notre modèle social, la centralisation décisionnelle, la répartition par priorité des aides.
Pas mal de choses ont bougé, et les mois qui vont suivre dévoileront chômage massif, faillites nombreuses, précarité-pauvreté accrues, perte de confiance et violences, ...Nous sommes rentrés dans une période des plus chaotiques où essayer de préserver les apparences ne sert à rien.


Les Gilets Jaunes avaient pourtant alerté sur une pandémie...sociale où le remède proposé a été éborgnés, mutilés, grand débat leurré, répressions physiques, brutalités, ...et surdité ! Puis a suivi la pandémie sanitaire qui a montré la quasi inutilité de ce gouvernement hors sol, coupé des réalités quotidiennes. Et sévit depuis un long moment, mais qui s’accentue chaque année, la pandémie environnementale appelée urgence climatique qui est ignorée car les catastrophes augmentent le PIB des Etats et prendre des mesures radicales à la source des pollutions et causes ferait capoter tout un système financier de profits gigantesques aux mains des industriels acoquinés aux politiciens.
Social, sanitaire, climatique, comment affrontons-nous ces crises ? Quelles questions nous posons-nous pour élaborer des pistes et des actions opérantes qui ont un impact ? A qui pouvons-nous confier la responsabilité de faire bouger les choses, radicalement pour des impacts positifs rapides ?




Quand on a un certain âge et quand on est très jeune, on ne voit pas la vie et l’avenir de la même façon. On peut se dire que le temps est passé et/ou qu’on se sent impuissant face aux forces en présence. 

Mais pour les anciens, il y avait des projets de vie après avoir subi la deuxième guerre mondiale, et leurs enfants ont bénéficié d’une période de reconstruction et de paix. Mais les jeunes d’aujourd’hui, quels projets peuvent-ils rêver ? 

On parle de plus en plus de survie, 

même si l’avenir n’est pas écrit…

 

 

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jeudi 12 novembre 2020

DEMOCRATIE, un principe de survie humaine ?


Avec le mot « laïcité », démocratie revient aussi très souvent pour couvrir on ne sait pas trop quoi en ces temps où les libertés sont  encadrées, enfermées, muselées, et même aveuglées !!!


Démocratie en danger

La période est trop belle pour mettre en place toutes ces limitations/interdictions et plus le temps passe, plus cela commence à se voir qu’il y a plus qu’une intention de protection sanitaire, il y a une véritable stratégie de réduction au silence de toute manifestation qui pourrait sembler hostile en remettant en cause certaines dispositions qu’on dit indispensables pour empêcher la propagation du virus Covid19. Car en quoi interdire et condamner qu’on puisse filmer ou photographier des forces de police qui sont parfois dans l’abus, l’excès, réduirait la circulation de la pandémie ? C ‘est un peu gros, non ?

Avec plus de 5 millions de voix d’écart, il me semble que l’élection de Biden aux USA est légalement reconnue. Comment peut-on simplement imaginer une fraude à cette hauteur, car cela enlèverait toute légitimité à cette victoire. Et comment peut-on accuser une volonté de tricherie en parlant de vote par voie postale massive, alors que le Covid circule, a déjà fait 240 000 morts aux USA et qu’on trouve plutôt prudent et responsable d’appeler à voter par correspondance plutôt que d’engorger les centres de votation en masse un jour défini. Il y a la stratégie qui veut éliminer tout processus démocratique (une personne = une voix, et chaque voix compte) quand tout à coup est demandé un arrêt des décomptes de voix qui est un irrespect total, un rejet de l’expression populaire par les urnes. Là aussi la démocratie est menacée, alors qu’elle a montré sa puissance, contestée par le perdant bien sûr pour qui ce mot « perdu » n’existe pas.





Démocratie, « désigne à l'origine un  régime politique  dans lequel tous les citoyens participent aux décisions politiques » (Wikipédia). Quand on reporte cela au niveau local, il y a des signes qui ne trompent pas. Faire participer l’ensemble d’une communauté villageoise aux décisions qui les touchent, les concernent directement, entend un fonctionnement particulier qui devrait cependant être général. En France, cela commence par le vote puisque nous fonctionnons en déléguant le pouvoir à des « représentant-e-s ». Ceci étant, ça ne s’arrête pourtant pas là puisque le temps entre deux élections ( à tous les niveaux) n’est pas la passivité, l’attente, mais plutôt le suivi des décisions et la façon de les mettre en œuvre, où l’information, la consultation, la participation sont régulières.

Ainsi, l’instance « conseil municipal » se devrait de faire un effort permanent de communiquer avec ses « administrés » afin de les associer étroitement à tout ce qui les concernent, à appeler à participer aux actions concrètes mises en œuvre : chantiers de nettoyage, plantation d’arbres, entretien et amélioration de l’environnement, de l’espace et bâtiments publics, quand cela est possible à l’échelle communale. De même les investissements plus lourds  de travaux ou ventes de biens immobiliers peuvent être discutés, débattus publiquement, avant toute décision finale qui relève de la validation par les élu-e-s communaux. Il devrait en être de même pour le niveau intercommunal où un-e seul-e délégué-e (souvent) représente les intérêts communs.



Quelques pistes

Cela se passe parfois ainsi. Les habitant-e-s sont informés des dates et contenus des conseils municipaux, publics. Au siècle du numérique où quasi tout le monde à un accès internet et une adresse courriel, cela est relativement simple à mettre en œuvre. De même quand une décision importante est à prendre, certains conseils organisent un débat public dans la salle communale avant la validation finale. Des ateliers-chantiers aussi sont organisés en faisant appel à la participation des habitant-e-s, cela créant du lien social et un sentiment d’appartenance à une communauté villageoise impliquée. Par ce biais de fonctionnement « démocratique », les tensions s’atténuent, les colères s’amenuisent et la parole se délie.
Le « pouvoir » n’est plus vertical et concentré, mais horizontal où chacun-e a pu exprimer publiquement son avis, son point de vue, son ressenti, a pu participer d’une façon ou d’une autre à la protection des « biens communs ».
Par ces quelques exemples simples à mettre en œuvre, puisqu’ils ne sont liés qu’à une volonté de le faire ou pas, on voit bien, on sent bien que cela peut changer « l’ambiance » générale d’une commune, d’un territoire local, sans que cela enlève quoi que ce soit au pouvoir décisionnel final.

Ces changements locaux ont une incidence plus large, une réappropriation de la vie sociale, une certaine émancipation et éveil des consciences. La vie associative a également un rôle très important et est un réservoir de personnes actives, bénévoles.

Qu’on vienne pas me dire que cela est politique, au sens où on l’entend souvent, politique « politicienne ». Politique « désigne ce qui est relatif à l'organisation ... d'une cité ou d'un Etat et à l'exercice du pouvoir dans une société organisée » (Wikipédia). Donc, s’intéresser, vouloir participer à la vie d’une cité-commune relève de cela, mais dans un sens commun de prendre en compte que, si nous sommes des individualités, nous faisons aussi partie d’une collectivité où la somme des intérêts particuliers ne fait pas une politique commune, mais où la prise en compte des biens communs crée un sentiment (qui devient une réalité) d’appartenance à une communauté villageoise.






L’espèce humaine est fragile

Il est plus facile de critiquer, de râler sans proposer, mais ce faisant, il n’y a pas d’évolution possible. Or, la vie est mouvement et nous faisons tous-toutes partie de cette énergie vitale.
L’espèce humaine est la plus fragile et la plus dépendante des espèces vivantes. Se penser le prédateur supérieur, c’est occulter la nature profonde même de l’être humain qui est sociale.

Parler de démocratie dès lors, c’est se recentrer sur notre nature profonde, initiale, primitive, dans un monde en évolution constante où nous nous sentons généralement complètement ignoré-e-s, réduit-e-s à suivre des modèles imposés qui créent des tensions, qui peuvent dégénérer.

En globalisant, nous voyons que la marche en avant actuelle conduit à la menace même de la fin de l’espèce humaine sur cette planète. Nous ne sommes qu’une espèce vivante comme une autre sur cette terre et croire que notre puissance est supérieure aux autres, que nous dominons tout, est un leurre dont on voit les conséquences quasiment au quotidien.

Il est donc vital d’agir, chacun-e à son échelle, en commençant là où on a un impact direct, le territoire local où on vit.

La démocratie qui est un système qui nous permet de vivre ensemble en bonne communauté d’esprit est donc plus qu’importante pour la préservation de notre environnement de vie et pour la façon du « vivre ensemble ».

Pas mal de personnes l’ont compris depuis longtemps, d’autres sont encore dans l’interrogation ou l’ignorance, se contentant d’un conservatisme confortable mais qui a ses limites et crée des tensions qui peuvent se traduire par une certaine violence, du rejet, de la marginalisation, de la radicalisation, …



Démocratie, un mot, une idéologie, une philosophie, un principe de survie humaine ?








samedi 3 octobre 2020

ON A UN NIVEAU DE « CONFORT », C’EST QUOI LE PLUS ?

Je sais, difficile de développer quand on parle de « niveau de confort » (acceptable et digne) comme préalable quasi acquis pour tous. Car, ça ne l’est pas. Mais, tout le monde a des rêves, des envies, des ambitions, des désirs et qui sont différents pour chacun-e.

 

Partons donc du commun, du vital humain :

Se nourrir, avoir un toit/logement (chauffé), de l’eau courante, de l’électricité, se vêtir, pouvoir se soigner (avoir accès aux soins), se déplacer, s’instruire, avoir des loisirs, un environnement de détente, parler, s’exprimer librement, …

 

Dans ce monde, ce système monétarisé, tout est soumis à paiement car on a aussi perdu nos savoirs-faire, on achète au lieu de fabriquer-construire soi-même, on jette au lieu de réparer, on veut aller loin au lieu de regarder autour de soi, on trime pour de l’argent et plus pour soi, on n’aime plus/pas le travail qu’on fait car il est subi, on n’a plus de temps pour soi, sa famille, ses proches, ni pour réaliser, créer, …

 

 


 


Et quand on est arrivé à un équilibre acceptable et moins contraignant, on continue quand même pour du plus. Mais c’est quoi, le plus ?

Ce plus ne devient-il pas un moins pour d’autres, ne crée-t-il pas justement le déséquilibre et la perte du sens de la solidarité, de cette notion que l’espèce humaine est liée à la même planète, que le « destin » est commun à tous-toutes ?

Que, pour ce plus, la terre-mère productrice de nos « biens communs » élémentaires est dévastée, pillée, détruite, amoindrie pour le seul profit financier d’une oligarchie minoritaire mondialisée. Dans quel but ? Amasser encore plus d’argent, pouvoir se payer encore plus de plus, voler à travers le monde, acheter les objets connectés et vite obsolètes, de l'éphémère, de l'inutile,… Jouir égoïstement, individuellement et « après moi le déluge » !


Quand on se « bat », qu’on souffre au quotidien, dans une angoisse, une peur permanente pour juste arriver à « vivre », c’est à dire assurer ce « confort élémentaire de l’essentiel vital », alors on n’a plus la volonté, le temps pour affronter dans un rapport de force en nombre cette oligarchie – et sa cour des « nantis » ou apprentis-nantis -. Et pourtant, le mouvement quasi spontané et collectif des Gilets Jaunes a rendu visible cette colère froide, ce ras-le-bol profond et qui végétait depuis longtemps, ces personnes qui n’avaient plus droit à la parole et qu’on ne considérait même pas comme des interlocuteurs. Cette révolte latente est bien réelle et ne s’éteindra pas car le chemin emprunté mène inéluctablement dans un mur, tout système a des limites, mais celui-ci hypothèque les conditions même de la survie de l’espèce humaine.

 


 


La légende du colibri où chacun fait sa part est belle et fait rêver. Même si les changements sont souvent-toujours venus de minorités agissantes, sur une planète économiquement, financièrement mondialisée, c’est la mobilisation du nombre, partout, qui fera frissonner, déstabiliser le château de cartes, …

Mais dans ce rapport de force, la répression est violente, armée et sanglante, mortelle parfois, car les dirigeants aux pouvoirs ont sous leurs ordres la police, l’armée et la ...légalité ...démocratique ! Alors qu’ils ne font que ...protéger LEURS intérêts. Ce n’est pas difficile de comprendre cela, mais c’est notre soumission, notre impuissance qu’il est difficile d’accepter. 

Et tout aussi difficile est d’emprunter d’autres chemins...

 



Il y a des « clusters » de résistance, des territoires en transition, des changements de comportement, de consommation, de déplacements, de production, d’échanges, de créations, de …

Il ne faut plus se dire, je suis seul-e, je ne peux rien faire. Autour de soi, il y a de quoi tisser des liens, participer et rentrer dans des réseaux, des associations, des mouvements, des personnes qui sont comme vous et moi et qui créent autre chose, d’autres « mondes », une vie humaine consciente des valeurs, animée par des convictions. Des personnes qui agissent collectivement, créent, imaginent, inventent, construisent, … pas pour du plus, mais pour du mieux, pour tous.


L’avenir n’est pas écrit…                          

                                                                                           ...jamais mollir !

 

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