lundi 29 novembre 2021

BASTA

Les espoirs, les rêves s'écroulent, l'immonde est lâché, tout est permis pour les gens de pouvoir et si ça ne l'est pas, ils s'en fichent, ils sont au-dessus des lois, au-delà, protégés par leurs murs de dollars et d'euros. Quoi les précaires ! Quoi les chômeurs ! Il en faut pour faire peur et la peur permet tout.

Des changements nécessaires ? Pour quoi faire ! Ceux qui tirent les manettes s'en accommodent très bien puisqu'ils sont hors champ. Et puis il faut un roi qui a tous les pouvoirs pour protéger la caste, l'oligarchie, le business et de préférence un bon bonimenteur qui sait surjouer les soit-disantes émotions qui font vibrer, du genre la compassion, la compréhension, le pragmatisme, la « raison », le sens du commun, de la collectivité, ...bref qui sait user de tous les registres théâtraux.

 


 


Enfants de l'après-guerre, nous avons traversé les ans entre reconstruction, nationalisations, privatisations, industrialisation, numérisation, exploitation, domination, ...révolution jamais ! Exploitation des réserves richesses fossiles, monétisation de tout même le vivant et la tonne de carbone, main-mise sur les circuits de la propagande, main d'oeuvre humaine jetable, émigrants noyés, villes polluées, nourriture chimique et génocide générationnel, mensonges et cynisme, éborgnés, mutilés, tués, l'immonde ne cache plus sa face horrible, même les écrans de fumée n'arrivent plus à le dissimuler.Du changement devant l'urgence, le mur ? Pour quoi faire, il y a encore de la marge à se faire de l'or, même si cela détruit, perturbe, dérègle, annihile, et on trouvera toujours un endroit où se planquer ? Sur Mars !!!! Oui, eux aussi ils rêvent, ils ont perdu le sens des réalités et surtout ils se croient éternels, transhumanistes...Et pour détourner l'attention il y a le racisme, la religion, la peur du lendemain, ...Est-ce que ça tient encore ? Pour combien de temps ? Il va falloir trouver autre chose...




En attendant, l'immonde a pris le dessus, fini les espoirs, les rêves, l'avenir meilleur, les lendemains qui chantent, la raison retrouvée, le sens du commun, de la collectivité. Les sabotages, les barricades, les grèves générales sont des souvenirs lointains qui sont même mis en question pour rejoindre les oublis de la mémoire (même récente). Il reste les leurres d'une révolte ou d'un changement par les élections. Que nenni, de la poudre aux yeux encore, une répétition récurrente tous les cinq ans d'un même spectacle lamentable avec si peu de variantes et les mêmes résultats.


Qu'attendre encore ? Quelques mois de douceur, retirés de l'immonde, quelques semaines de regard contemplatifs sur les rares zones d'une nature qui survivra à l'espèce humaine, quelques journées où on essaye encore le sourire, des questionnements éternels sur le sens d'une vie, avant de disparaître, poussière d'étoîles dans l'immensité de l'espace qui dépasse notre entendement.


« Que reste-il de nos ….. »...... "avec le temps …... »

vous connaissez ces chansons, non ????


mardi 16 novembre 2021

FLORILEGE de novembre

 17 novembre 2021 : GJ 3 ans !

LES FORMES D'ACTION S'ETIOLENT ...
Cela fait quand même pas mal de temps que je martèle que les formes de luttes actuelles devraient revenir au local, aux territoires pour mobiliser et donner du sens concret aux actions multiples qui peuvent s'y exercer. Et établir un autre rapport de force avec des actions de désobéissance civile, voire de l'écosabotage qui attaque le matériel et donc l'argent...Peut-être est-ce le recul de l'âge, l'expérience des années et la connaissance de l'évolution des formes de lutte depuis les années soixante-dix qui m'ont éclairé, raffermi dans cette direction évidente. Il y a trois ans l'élan inattendu des Gilets Jaunes sur les ronds-points a surpris tous les partis et mouvements organisés et a déstabilisé le pouvoir. La répression de la police politique armée avec éborgnés et mutilés à la clé a bien mis en lumière quel type de démocratie on vivait, le rapport de force n'était plus dans le débat et l'écoute. Le combat contre le GCO (autoroute de contournement de Strasbourg, privé et à péage) a revêtu toutes les formes possibles de l'opposition non-violente avec le résultat que l'on voit : ouverture de la bande bitumée, couloir à camions à la mi-décembre. Tout est rapport de force et l'heure n'est plus à convaincre, mais à entrer dans la confrontation. Il faut arrêter de demander les choses gentiment et proprement alors que nous avons en face de nous des cyniques obscènes qui ont des objectifs et stratégies complètement à l'opposé du bien commun, du service public, de la transition écologique, de l'atténuation de l'empreinte industrielle sur le climat, du sens commun, ....Il faut quand même ne pas s'aveugler devant la radicalité de l'époque avec la montée des fascismes, la violence des dominants, la financiarisation de tout, la répression armée, la surdité des gouvernements, la corruption des élu-e-s (directe ou indirecte), la non-exemplarité des donneurs de leçons, l'hypocrisie, le cynisme, l'obscénité, ....On se bat, on veut changer, là où on vit, où on habite, à partir des préoccupations concrètes, des vécus de chacun-e, ....
Penser global, agir local ! Vieil adage encore bien d'actualité...
 



 

 

16 novembre 2021

les "nouveaux" mots détournés pour embrouiller

1. RADICAL 

le nouveau mot-concept qui rentre dans le discours électoral et dans la bouche des candidat-e-s. Il y a encore peu-vous vous souvenez de la "primaire" EELV - "on" descendait Sandrine Rousseau puisqu'elle était "radicale". Et tiens, maintenant, ceux qui occupent les médias en permanence (les "bons" clients) n'ont que ce mot à la bouche pour se démarquer les uns des autres. RADICAL veut dire qui s'attaque aux causes, à l'origine, la racine...Donc, regardez comment ce mot va être utilisé, dans quel sens fourvoyé... J'utilisais souvent dans mes "chroniques" les mots "BLA BLA BLA" pour qualifier l'inutilité, le vide des discours et déclarations politiques. Je lis que c'est redevenu courant dans la bouche de pas mal de commentateurs. Dans cette période de campagne électorale, les excès de verbiage sont nombreux et on se régale devant ces écrans de fumée, ces promesses adressées à celles-ceux qui veulent bien y croire, mais le niveau est lamentable car à part "l'avenir en commun", je n'ai entendu aucun programme cohérent, juste des réactions sur un sujet ou un autre avec la surenchère habituelle ( par exemple le nucléaire ces derniers jours !!!!).

 


 

2. WOKE

Beatnicks, hippies, gauchistes, écolos, bobos, woke....bref, les mots génériques pour mettre en cases/cages existent depuis toujours et cela n'avance en rien puisque caractériser veut dire ignorer une grande partie, n'en regarder qu'une façade. 

Le dernier né "woke" est donc tout aussi général et vaste au point que cela ne veut quasiment rien dire qu' un rejet de plus. 

WOKE = éveillé, être conscient-e des inégalités, des injustices, ...Vient d'un terme utilisé chez les afro-américains conscient de leur "statut-identité" de noirs aux USA. 

A présent, sorti du contexte culturel, cela veut tout dire ou rien selon la personne qui l'emploie. 

Prenons un exemple : on est plusieurs sur un bateau. Une ou deux personnes voient qu'il y a des trous dans la coque et que cela va créer un problème, un danger important. Ils alertent, mais au lieu que tout le monde s'y mette pour colmater ou écoper, on accuse ceux qui alertent de vouloir faire couler le bateau. Voilà woke !!! 

Celui qui alerte est considéré comme coupable !!!

 


15 novembre 2021

INDUSTRIE TRANSPORT AGRICULTURE
sont les principaux secteurs émetteurs de CO2 (entre autres), les principaux secteurs polluants. Et on veut verdir tout cela avec la complicité des médias aux mains de ceux qui s'enrichissent dans ces secteurs. La Bourse explose vers des sommets de bénéfices pour ses actionnaires, les transports ont repris au même niveau : tankers sur les mers, avions dans les airs, nouvelles autoroutes pour les voitures en faisant croire que les véhicules électriques ne polluent pas et camions à profusion, glyphosate et nouveaux produits polluants dans l'agriculture intensive (subventionnée !!!) .... Et qui dit électrique entend nucléaire (décarboné) ! On a compris...c'est désolant de tourner en rond ainsi depuis des décennies avec des discours anti-gaspi, puis anti-co2, puis ....Jamais on entend vraiment le NOM des responsables, de ces entreprises, des ces banques de soutien, de ces patrons, et de ceux qui font des textes qui permettent....Quelques déclarations "de principe", tout ça c'est de l'habillage vert, du bla bla bla électoral, mais dans les faits, regardez autour de vous et listez ce qui a changé dans le bon sens. Alors ?
 

 

 15 novembre 2021

 LE BON FILON 

Quand on aime l'argent, les déviances font partie du lot très vite. Quand on veut devenir intouchable président, il faut un minimum d'exemplarité et ne pas cacher les ordures sous le tapis avec un spray de parfum pour couvrir l'odeur nauséabonde. Et quand on utilise femme et enfants pour démultiplier les gains, alors là ça devient un système quasi mafieux familial. Et comme on perd vite la mémoire, on a tendance à oublier et donc quelque part ignorer, voire relativiser, pardonner. 600 000 € d'argent public "détourné" !!! par emploi fictif pour madame, et un statut de critique littéraire bien rémunéré mais sans trace de travail chez un éditeur, plus les missions payées des enfants (ça couvre les frais de mariage) par de l'argent public aussi, ça commence à chiffrer pas mal pour le châtelain de la Sarthe qui se voyait immunisé président. Mis en examen, jugé une première fois avec une sanction demandée de 5 ans de prison dont 2 ans ferme, 10 ans d'inéligibilité et ....que 375 00€ d'amende...Ce personnage qui a fait appel avec son armada d'avocats repasse aujourd'hui devant le tribunal.

 

 photo Paris-Match (je crois !)

 

 

14 novembre 2021

 J'AI BIEN AIME 

la bande de motards qui sont venus chercher une élève harcelée à la sortie du collège (c'est à Caen). Elle est montée à l'arrière d'une moto et ça a suffisamment impressionné pour que elle ne soit plus "embêtée" ! Oui, je sais que ça va commenter sec sur les motards, les gros bras, les pollueurs sonores, etc...Mais quand on fait trop d'amalgames, on réduit son champ de compréhension, on s'enferme dans la pensée unique alors que nous sommes la diversité et que il n'y a pas qu'un point de vue, une classification unique, tous pareils. Non...Il faut aussi savoir regarder les attitudes positives.

 


ELECTIONS = PIEGE A CONS ! 

était un des slogans du passé...récent ! 15 décembre, sans troisième dose (ou dose ARN si on a eu le vaccin Jenssen), on se retrouve comme toutes celles et ceux qui ne sont pas vacciné-e-s, mêmes interdictions. C'est logique, non ? Faites un effort collectif, vaccinez-vous, mais après, ça ne suffit pas, rajouter une dose, puis.. .Bon on a compris que ça ne terminera pas ! Mais si on ne peut pas aller au restaurant, au cinéma, au ...et bien, on estimera tout pareil qu'on ne peut pas aller dans un bureau de vote à la fin de l'hiver. Basta

 


14 novembre 2021

COP26 

Cinq ans depuis les soit-disants engagements non-contraignants, sans sanctions de la COP21 de Paris . Qui a gouverné depuis 5 ans avec quels engagements, quelles réalisations, quels actes ???? Bref, ces dirigeants des pays ne dirigent plus rien, ils ne sont pas les maîtres du jeu, ne vous laissez pas impressionner. ILS se réunissent pour le G20 (dirigeants des pays riches), puis vont se faire voir un peu à la COP annuelle (ça fait bien de se faire passer pour quelqu'un "sensible" à l'écologie !!!!), et puis ce sera Davos, le rassemblement des riches industriels et maîtres du monde....Quelles images, quelles arnaques, quelles dépenses inutiles, quelle ...nullité ! La synthèse de deux semaines de négociations pour la survie de l'espèce humaine est résumé en trois mots : " bla bla bla " !

 


 12 novembre 2021

ECOLO et NUCLEAIRE 

voilà les choses sont dites, c'est maintenant clair et on sait où est la ligne de ...démarcation ! Que celles et ceux qui se prônent écolo, "oui ce sera la priorité des priorités, nous oeuvrons pour la transition, contre le réchauffement climatique, et bla bla bla et bla ba bla..." et qui mettent en avant le nucléaire comme une alternative puisque DECARBONEE, celles-là, ceux-là sont débusqué-e-s : des menteurs-menteuses hypocrites, opportunistes, tout ce qu'on veut mais sûrement pas un gramme d'écologiste. DEPENDANCE envers les pays qui nous livrent l'uranium extrait dans quelles conditions, puis le transport (il n'y en a pas en France) à savoir Niger, Kazakhstan, Canada voire Australie. POLLUEUR à décennies sans solution concernant les déchets radioactifs. DANGEROSITE industrielle et technologique (Three mile islands, Tchernobyl, Fukushima, voir Hiroshima et Nagasaki, ....). On peut me raconter ce qu'on veut pour noyer le poison, pour argumenter avec des théorèmes fallacieux. Avec notre cinquantaine de réacteurs actuels, comment va-t-on les démanteler en fin de vie, qui sait faire ? Quels cadeaux coûteux dont on ne parle pas. Et le sur-sur-sur-coût de l'EPR ? Pour des financiers, un gouffre que nous payons, nous car EDF-ENEDIS c'est l'Etat, "actionnaire" principal...Mais on n'y croyait plus, c'est une hallucination que d'entendre le roi (qui dit nous quand il parle de lui puisqu'il décide de tout tout seul !) dire "nous sommes les premiers depuis des décennies (il a oublié l'EPR) à décider la construction de nouvelles centrales nucléaires". Amen ...Remember ce qu'il disait il y a très peu : "Make the earth great again", mais de ce monde, immonde, on n'en veut pas !

 


 

LES LEURRES EN POLITIQUE 
c'est très pratique pour détourner les conversations vers des débats interminables plutôt que vers des analyses objectives et options opérantes. Le "en même temps" du roi procède de cette méthode, ainsi que de lancer des débats éculés, réactualisés et qui feront forcément polémique, ça occupe et pendant ce temps, le business continue sans changements profonds...COP26 = bilan carbone CO2 ! Cool, on relance l'idée de mini-centrales nucléaires "décarbonées" pour occulter la dépendance énergétique à l'extraction dans des conditions "particulières" de l'uranium du Niger, du Kazakhstan, du Canada, ...et surtout ne pas évoquer les déchets qu'on laisse pour des centaines et milliers d'années à nos enfants, petits-enfants, etc...
On glorifie la valeur TRAVAIL pour décliner en fait le régime des retraites futures qui fera travailler jusqu'à 62, 64, 67 ans, autant dire qu'il ne restera rien des retraites qui seront de toute façon privatisées auprès des mutuelles et placées en fonds de pension spéculatifs...Question santé, pour faire oublier la réduction régulière des lits d'hôpitaux et d'un personnel usé jusqu'à la moëlle à qui on balance juste une prime pour calmer (un os à ronger, quoi !), on parle de 4ème, de 5ème, de x nouvelle vague Covid tous les six mois. Le Sida vient du singe vert, le Covid du pangolin et moi, je viens de Mars !!! On aime qu'on nous raconte des histoires qui incitent à rêver sa vie et le monde à travers des paillettes et des lumières colorées. DES LEURRES ET DU RÊVE !

 

 

ETRE PRESENT CHAQUE JOUR AUX NEWS DU SOIR 

c'est bien connu que en période électorale et on y est (ne jouons pas aux hypocrites niais), il faut un évènement par jour. Sarkozy c'était pendant tout son quinquennat, Macron ce n'est que depuis quelques temps, mais avec la même méthode : JE décide, JE parle, JE fais et vous, les exécutants-ministres vous vous arrangez pour la mise en oeuvre, même si ce n'est pas cohérent. Et comme tous dépendent de son bon vouloir, ils exécutent en espérant garder au moins un poste de député après la Présidentielle !!! Car finalement, ce ne sont que des employés plus ou moins visibles. D'ailleurs, vous avez remarqué, pendant la COP26, Mme Pompili fait attaché de presse, mais inexistante ministre ; M. Dupont-Moretti, grande gueule du Parquet, est devenu bien silencieux depuis qu'il a abusé de son pouvoir pour régler ses comptes d'avant quand il était avocat, ses soucis avec le Parquet Financier !!! Quand M. Macron, le roi-pdg France, parle et qu'il dit "NOUS" et décisions COLLECTIVES, on se demande de quoi, de qui il parle puisque il décide SEUL , toujours SEUL. Et quand il parle d'un pays idéalisé, embelli à sa sauce, on se demande de quel pays IL parle !!! Tellement hors sol tous ces gens qu'il faudrait les installer entre eux sur un îlot et qu'ils se démerdent tout SEUL !!!

 

LE DESSIN est UN DESSIN 
Les dessins de presse prennent l'actualité comme thème et chaque dessinateur-dessinatrice développe sa vision où sont liés parfois deux choses en une avec, selon le cas, humour, dérision, sarcasme, cynisme, .... Après chacun-e le reçoit comme il veut bien. C'est un DESSIN et le rire fait du bien. Quand on n'est pas exemplaire du tout, il ne faut pas s'étonner que le retour du bâton soit au moins à la hauteur minimale, car ce qui a été infligé aux victimes est d'un autre ordre dévastateur...à vie !
 
dessin de VEESSE www.hebdi.com
 

 

 

10 novembre 2021

UN CLIP DE CAMPAGNE AUX FRAIS DU SERVICE PUBLIC "
c'est ainsi qu'a défini Manon Aubry (LFI) l'allocution du président sortant d'hier soir. L'excuse de la 3ème dose pour faire un discours de campagne sans décompte de temps par rapport aux autres (non) candidat-e-s. QUOI DE NEUF en vingt-sept minutes de paroles ? C'est vite dit. En dehors de ce qu' a déjà annoncé précédemment le Roi-PDG France sur le changement des règles du chômage, la relance du nucléaire (mini-centrales) et le remise au mandat suivant de la réforme des retraites, la SEULE information nouvelle concerne les plus de 65 ans qui doivent se faire injecter une troisième dose de vaccin ARN pour valider la prolongation ou le maintien de leur "pass sanitaire" ! Après avoir fait le super bilan tout en positif de son règne de 4 ans, il a développé son programme pour la suite et il aurait pu terminer son allocution par "...et c'est pour cela que je suis candidat à ma re-élection." C'était tout comme !!!
On a bien compris que les vaccins ne protégeaient que 6 mois et bien que 75% de la population était vaccinée, il faut imposer une troisième dose aux vieux et la vaccination de tous les jeunes de 12 à 18 ans. A chaque jour, sa nouvelle info pour nous maintenir sous pression et sous sa volonté !!!
De toute façon quand on présente le nucléaire comme une énergie verte en plein COP26 et qu'on annonce après l'EPR Flamanville la construction de nouvelles centrales nucléaires, on sait à qui on a à faire et on voit à qui le roi est soumis...Nous sommes en 2021, tout va bien !!!!!!!!!
 
 
dessin de VEESSE www.hebdi.com
 

 

vendredi 5 novembre 2021

COP 21, ...22,...26 !!!

COP         Conférence Obscénités Partagées   /  Cocufiage Organisé Partout  / 

                 Conférence Objective Perdue       /   Cacophonie Ouvertement Pourrie

BLA BLA BLA sans décisions contraignantes est de la poudre aux yeux pour poursuivre avec l'illusion totale, la "bonne conscience (hypocrite) d'avoir fait quelque chose. Mais quoi ? 

En 1972, il y a eu la Conférence de Stockholm "nous n'avons qu'une terre". Et la solution préconisée par certains a été d'imposer le nucléaire, mais sans parler de l'extraction de l'uranium et sa dépendance et puis...les déchets millénaires, quoi faire ? les ignorer et les rejeter à la mer (pendant longtemps...comme à Fukushima aujourd'hui). 

C'était aussi "non à la société de consommation", déjà un appel à la décroissance car on mesurait bien l'impact de la société de consommation et l'éphémère , la qualité des produits sur la nature. 

Aujourd'hui, on parle de bilan carbone par pays -qui est juste une migration du taux d'un endroit vers un autre- pour occulter des pratiques industrielles polluantes et destructives qui sont équilibrées par l'achat de bons/droits de pollution d'autres pays plus vertueux ! 

Il n'y a rien à attendre des COP 21,22, ...26 puisque les paroles de "bonne volonté" ne sont accompagnées d'aucunes obligations, d'aucunes sanctions, d'aucunes contraintes et on a bien vu que pas grand chose a changé entre la COP 21 et la COP 26 à part que 5 ans ont passé !!!! 

Il reste la mobilisation militante en nombre pour contrebalancer les déclarations des complices des entreprises les plus polluantes, les chefs d'Etat des pays qui exploitent allègrement les richesses fossiles avec les bénéfices monstrueux aux mains de quelques-uns et dans des paradis fiscaux sans même payer des impôts !!! 

Alors BLA BLA BLA d'un jour pour la façade, les médias, pour nous endormir en hypothéquant notre avenir commun...

Basta !

 

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jeudi 7 octobre 2021

LA CONSCIENCE NAIT DU CONFLIT, PAS DU CONSENSUS.

« Il faut parler cru dans une période confuse ». J'ai lu ça quelque part et bien sûr, moi qui parle assez radical souvent, ça me conforte, mais c'est tellement évident. Ce n'est pas pour rien que le mot « radicalité » résonne plus largement aujourd'hui.

Radical est associé à racine (même mot pour les deux en anglais root). Plus de bla bla bla, mais mettre les bons mots sur les faits, les constats, en interrogeant les causes et ériger des changements concrets.

Autrement résumé : radical, c'est s'attaquer à la racine des problèmes.

On ne prend conscience de rien en répétant ce que tout le monde anone en paraphrasant ce qui est entendu-vu au travers des médias de propagande. Réfléchir, c'est commencer à désobéir.

Et réfléchir, ce n'est pas répéter, mais analyser à l'éclairage de sa propre vie et de ses expériences et émettre ensuite un avis personnel. C'est la confrontation des avis qui enrichit la prise de conscience.

 




LES SONDAGES EN GUISE DE BULLETIN DE VOTE

En ce temps de « campagne présidentielle », il faut remplir le temps d'antenne, les journaux et autres magazines. Alors, comme à chaque fois depuis que je vote, ce sont les vieilles recettes qu'on répète, immigration, sécurité, drogue et que sais-je puisque comme par hasard le chômage baisse quelques mois avant les élections, les aides financières multiples sont accordées, les jeunes redeviennent une priorité et tout le monde verdit tout. On connaît tout autant les rengaines des lendemains d'élections.On trouve des candidat-e-s « bons clients » c'est-à-dire avec lesquel-le-s on peut en faire des tonnes, de préférence des bons bonimenteurs et on y associe des sondages quotidiens, histoire de faire monter la sauce, pour se retrouver à la fin dans la situation où on ne vote même plus un choix, mais un « contre quelqu'un »....On a vécu cela à la dernière élection il y a 4 ans où on a fait la promotion de la tête de gondole, sourire et jeunesse de façade, bon produit marketing (politique). Comme on est dans une période de peur, d'angoisses, de privations de liberté, il faut sortir quelque chose dans la même thématique et là, on est résolument tombé dans la fange, le degré zéro de la République qui se pare du mot Nation pour mieux vous sucer tout votre cerveau anesthésié. C'est le Dracula Z d'une série B qui joue le rôle du joueur de flûte de Harlem.

Mais voilà, on n'est pas au festival du film fantastique à moins d'être adepte de zombies, ni affublé d'un casque 3D, mais bien dans l'im-monde réel au temps d'un choix politique en plein chaos de l'espèce humaine qui provoque sa propre fracture, les dérèglements climatiques qu'on ne peut ignorer puisqu'ils se produisent partout sur la planète.


RESPONSABLE, MAIS PAS COUPABLE

On connaît la formule, facile quand on ne veut pas porter le chapeau, ne pas être puni, condamné.

Depuis quelques jours, on en a une illustration parfaite avec l'Eglise catholique. Les milliers de pédocriminels sont prescrits. M. Macron salue la « responsabilité de l'Eglise »  qui affronte ce problème de face...en ignorant les victimes depuis des décennies, en ne sanctionnant rien, personne.

Et ce président ne parle pas de sanctions judiciaires, puisque l'Eglise, comme l'Armée, est au-dessus des lois avec leur tribunal-maison , ici les « autorités ecclésiastiques » !!!

Mais revenons au processus électoral présidentiel où on a deux candidats qui font campagne sans être déclarés candidats : le roi et DraculaZ. L'un utilise son statut de président pour se promener et se mettre en scène aux frais de l'Etat et l'autre occupe les micros, tv, journaux, sondages en tant qu'éditorialiste polémiste aux frais de ses éditeurs !!! On a déjà là l'ambiance générale. Puis viennent les déclarés et déjà validés par leur parti ou par primaire ouverte : Mélenchon, Jadot, Roussel, Hidalgo, Bertrand, Pécresse, LaPen, ...Bref, une bonne dizaine d'affiches en vue.

 

 




Si on pense qu'il est urgent de changer de politique sociale, environnementale, économique, de santé, d'éducation, des transports, ...et institutionnelle démocratique, toutes-tous ces candidat-e-s ont une lourde responsabilité quant aux changements radicaux à opérer et comment y arriver maintenant. Si le scénario égotique se perpétue, ils-elles en seront tout autant ...coupables.

Mais sans sanctions puisque c'est « le jeu des élections ». Quel horrible expression !

Sommes-nous arrivé-e-s à ce point où on se sent impuissant-e ?

La pression populaire, citoyenne, les débats, la démocratie participative, les dénonciations médiatiques, les alertes scientifiques, les...Oui, mais quelle est la limite de ces interpellations, leur efficacité traduite en actes concrets ?


Je sais, c'est facile de mettre en mots des sentiments, des réflexions, des questionnements, alors qu'on attend des propositions opérantes *** et prises en compte par celles-ceux qu'on est prêt à croire en leur déléguant une part de notre pouvoir par le vote. Si on croit encore aux changements par le vote.

Au vu de l'abstention massive qu'on ne peut que constater, le chemin des urnes semble de plus en plus à distance. Et la vie démocratique, politique si lointaine des préoccupations quotidiennes DES GENS. Hors sol, comme on dit !



Dessins de PAT Thiébaut (67-Still)       www.lagitedulocal.com


*** J'ai émis des propositions dans ma chronique précédente (ci-dessous)

samedi 28 août 2021

PRESIDENTIELLE /SCENARIO PEU PROBABLE

les égos mis au vestiaire !

On était là, une fois de plus à débattre autour de la table après un repas de saison avec les produits du potager transformés en mets délicieux par notre créatrice culinaire et quelques bouteilles.

L'âge aidant, les expériences vécues, une grande connaissance historico-politique de la Vème République, les vies militantes passées, le débat était riche, varié, alimenté par les anecdotes des unes et des autres, les visions et rêves encore présents, les désirs, les espoirs, et aussi ...l'amertume de certains.

  • Je ne sais pas si je vais encore voter utile cette fois-ci ?

  • Et toi qu'est-ce que tu en penses des candidat-e-s écolos qui se présentent à la primaire ?

  • Et ces manifs anti pass-pour les libertés, je ne sais pas si je vais les rejoindre car je ne veux pas être assimilé-e à Phillipot et sa bande de fachos

  • Moi, je ne peux pas vous accompagner au Théâtre du Peuple, je n'ai pas de pass sanitaire, je ne suis pas vaccinée

  • A quoi ça sert encore ces manifs, ces pétitions. Pour le GCO (autoroute de contournement de Strasbourg à péage) toutes les voies non-violentes ont été utilisées, manifs, recours, grêve de la faim, occupation par une ZAD, ...et au final, les terres agricoles ont été bétonnées et la bande macadamisée traverse les collines où on a arraché les forêts.

  • Un président qui décide à quelle heure tu dois rentrer, qui est seul maître, avec un Parlement moutonnier et des amis financiers qui détiennent les grosses entreprises et la quasi totalité des médias, c'est quoi encore la démocratie ? Et ses ministres aux conflits d'intérêts permanents et au-dessus des lois ?

  • De toute façon, avec 4-5 candidats à gauche, 4-5 candidats à droite, 2-3 candidats à l'extrême-droite , Macron est tranquille pour être réélu avec 25% des voix comme la dernière fois...

  • L'abstention va être gigantesque car la leçon, le message des Régionales a été balayé dès le lendemain des élections...

Voilà un florilège de ce qu'on peut entendre actuellement dans les discussions autour des tables où on a encore le droit de se retrouver, chez soi, en domaine privé...!

Alors oui, on peut entendre toutes les hypothèses, les scénarios possibles, les répétitions épisodiques de l'histoire, et plonger dans l'amertume doucement, profondément avec la distance qui prend de l'ampleur, hors du monde, hors de l'immonde.

 


 

 

Les constats, on les partage

Les changements ne peuvent venir que par les élections ou la révolution (sous une forme ou une autre). Les constats sont souvent partagés : plus de démocratie, autocratie à rejeter, une décrédibilisation de la politique, des politiciens, du gavage par le cumul des mandats et le non-renouvellement des élus, toujours encore les mêmes depuis des décennies....un Parlement pas du tout représentatif, un Sénat inutile, des indemnités aux montants scandaleux, l'argent public qui privilégie les entreprises des « copains », les services publics invisibles, numérisés, « intelligence artificialisée », une police politique répressive qui éborgne et mutile, un état d'urgence permanent avec des lois d'exception, la propagande assénée journellement sur toutes les chaines d'infos continues lobotomisées qui font de la com ' mais plus de l'information, un discours green washing poudre aux yeux et complètement décalé par rapport à l'urgence climatique et aux dérèglements que tout le monde peut constater, on peut continuer ainsi un long moment à décliner...

Une fois, les constats faits, quelles sont les propositions, les pistes, les possibles, les nécessaires ?

  • De toute façon, au premier tour, je vote écolo, dit celui-là.

  • Oui et après ? On se retrouve pareil au deuxième tour, comme à chaque fois, à parler de vote « utile » !!!, lui rétorque sa voisine. Et puis, c'est reparti pour un tour...

  • Bon, à droite, il y a aussi plusieurs candidat-e-s, ça change un peu la donne, argumente le « stratège » de la bande.

  • Mais les gens doivent bien réfléchir que certains se battent pour changer les choses.

C'est bien de débattre, d'échanger sur cette élection présidentielle à venir et qui transparait de plus en plus dans les déclarations des unes et des autres, reprises par les médias « officiels » de propagande concentrés dans le giron des magnats de l'oligarchie de la finance et de l'industrie. Et puis ça change des échanges sur le vaccin ou non, sur le Covid, sur la privation des libertés, les morts imputés à la pandémie, la précarité des emplois, …


Mais la plupart des gens, les plus nombreux, sont bien plus préoccupés par leur survie, leurs moyens de subsistance que les débats « intellectuels ». La plupart des gens, les plus nombreux, sont aussi ceux qui travaillent, donnent leur temps de vie pour produire la richesse, les biens, qui enrichissent les actionnaires, les patrons de l'industrie, la bourse et la finance et qui permettent au pays de « fonctionner ». Sans cette « plupart des gens, les plus nombreux », tout le système actuel, tel qu'il est, s'écroulerait. Mais « cette plupart des gens » ne vote plus et depuis un long moment. Et quand encore certain-e-s se mobilisent et descendent dans la rue pour marquer, exprimer leurs colères, que du « ruissellement » ils ne voient rien venir, alors ils se retrouvent face à des robocops qui tirent, éborgnent et mutilent et dont le ministre pointe la responsabilité sur quelques blackblocs qui vandalisent les symboles matériels de ce système et n'hésitent pas à affronter la force militaire qui réprime les protestataires qu'on définit comme minoritaires marginaux alternatifs voire terroristes. Les débats peuvent durer, traîner, mais les faits sont bien là.

On sait bien, consciemment ou inconsciemment qu'on est à un tournant. Les marches pour le climat alertent et cette jeunesse a bien pris conscience de l'urgence et de la priorité à accorder à la survie de l'espèce humaine et de toutes le espèces vivantes dépendantes de la nature, détruite chaque jour par une industrie de consommation éphémère au profit de quelques-uns. Tout est devenu un bien marchand, financiarisé.

Et on a vécu la Droite et la Gauche au pouvoir avec quasiment les mêmes résultats, le même fonctionnement, les mêmes effets, les différences étant à la marge, le reste n'étant que du verbiage, des effets de langage, des écrans de fumée, du cynisme obscène pour masquer-à peine- les mensonges quotidiens.

Alors ? À un tournant ? Pourtant, on a la même tambouille que d'habitude.

 


 

Les prétendant-es-s (en septembre 2021)

A droite, ceux qui nous ont longtemps « gouvernés ». Leurs candidat-e-s s'appellent cette fois-ci Ciotti, Barnier, Pécresse, Juvin et l'individuel Bertrand.

L'extrême-droite se partagera La Pen, Phillipot, Zemmour, …voire Dupont-Aignan et …

La gauche agit de même avec Mélenchon, Roussel, Piolle ou Rousseau ou Jadot, Hidalgo, …

Le « en même temps » est Macron qui se veut au-dessus de tout cela avec son bébé-mouvement à sa botte mais qui rétrécit à vue d'oeil, alors qu'il n'était déjà qu'un groupe coopté sous contrat d'allégeance.

 

Quand on voit tous ces prétendant-e-s, qu'on sent bien leurs égos qui empêchent toute démarche ou décision collective ( les « primaires » ne sont qu'un vote « d'écuries » des partis ), on peut supposer que le changement ne sera pas pour demain et que se déplacer pour voter ne rentre plus dans la tête en terme de devoir. L'abstention massive aux élections régionales ne les a interpelés que quelques jours et ne risque pas de s'atténuer dans ces conditions à la Présidentielle.

La responsabilité individuelle et l'intelligence collective devraient pouvoir proposer d'autres voies. On en entend parfois des bribes, des échos rarement repris dans les médias, mais bien présents sur les « réseaux sociaux ». Je veux bien proposer un scénario qui est sûrement dans la tête de bien d'autres personnes et qui pourrait changer un peu la façon d'aborder les choses, en sachant que les institutions de la Vème République de 1958 sont aujourd'hui quasiment obsolètes, bloquantes et ont mis la démocratie en danger, voire en retrait.

L'élection présidentielle est la pire puisqu'elle est personnalisée sur « l'homme-la femme providentielle » qui à lui-elle seule va changer notre vie dans les années à venir !!! A qui on délègue notre pouvoir. Et à lui-elle seule qui va choisir son-sa premier-e ministre, son gouvernement, voire son Parlement qui n'a rien de contre pouvoir, car non-proportionnel.

Et d'entendre au moment de la campagne électorale officielle des « oh non celle-là, celui-là je ne l'AIME pas », comme si en politique on parlait d'amour !!!! C'est ça la personnalisation. On ne lit même pas un programme, on ne sait pas avec qui on va se retrouver au gouvernement. On en est là, on le sait bien, on a tous entendu cela.

 


 

Un scénario peu probable

Alors, imaginons :

- Sur l 'affiche, on n'a plus une personne, mais deux (comme aux Etats-Unis par exemple) :

  le-la président-e ET le-la premier ministre (vice-président-e)

- Annoncé tout aussi clairement, un premier groupe de ministres 

  ( pas forcément tous les ministres et secrétaires d'Etat)

- Un programme de rupture vers une VI-6 ième République, sociale et écologique


Ainsi serait réduite la part de « personnalisation », on aurait la notion et les noms d'une « équipe » qui mènera les dossiers/les choix en appliquant dans leur engagement un « programme » de rupture.

Il y aurait ainsi de la place pour tous les candidat-e-s des différents partis à des postes divers sans bataille pour une présidence qui, dans les nouvelles institutions de la 6ième République, n'aurait plus que des pouvoirs réduits (comme dans d'autres pays, vous connaissez le président de l'Allemagne ? ).



L'avenir n'est pas écrit

Ne dites pas tout de suite « ce n'est pas possible ». Réfléchissez bien, ce serait opérant et remettrait les égos de tous ces candidat-es à leur juste place, d'oeuvrer à l'intérêt commun pour le bien public.

Quand les différences ne sont pas des lignes rouges, pourquoi sont-elles des blocages ?

On devine bien que c'est plus lié aux personnes qu'à des stratégies.


Mais ce qui est sûr, c'est que ces candidat-e-s potentiels ont une responsabilité, encore plus grande aujourd'hui dans cette situation où on est à un tournant de quelque chose.


Car ce qu'on vit au quotidien en 2021 n'est plus supportable pour « la plupart des gens, les plus nombreux ».

 

 

 


 

 

                                                      dessins (fond rouge)  de VEESSE   www.hebdi.com

vendredi 20 août 2021

DES LOIS QUI NIENT LES REALITES

Quand on commence à parler/informer sur le cannabis, on est vite assimilé à un fumeur de produits illégaux. Quand on parle de l'alcoolisme, est-on assimilé à un buveur quotidien ? Quand on parle de anti-dépresseurs, de somnifères, est-on un dépressif chronique ?Donc, parlons et informons sans aucune incitation à consommer quoi que ce soit.

«  Les consommateurs de cannabis...sont complices des tueurs du jeune garçon à Marseille » est en résumé ce qu'a déclaré hier le ministre de l'intérieur. Les acheteurs sont responsables des points de vente illégaux où sévissent les règlements de compte entre bandes pour avoir le marché. Cela fait des années que la loi française hyper répressive sur le cannabis a comme conséquence ces tueries de quartier. Bien sûr, s'y ajoute un amalgame de communication qui met dans le même sac toutes les drogues : crack, héroïne, cocaïne et cannabis (mais en occultant l'alcool, le tabac, somnifères et anti-dépresseurs, …). Toute information ou discussion sur ce sujet est soumis à une loi sur le prosélytisme du produit. Bien sûr, il ne s'agit pas d'inciter qui que ce soit à boire de l'alcool tous les soirs, pardon je voulais dire à consommer du cannabis et comme tout produit de ce type, il n'est pas sans danger (addiction psychologique, dosage de consommation). Mais il a aussi des vertus thérapeutiques, des usages médicaux et ne présente aucun danger particulier de santé comme les drogues dites dures (héroine, crack, cocaine, pillules-molécules chimiques, …).

Alors, c'est quoi le frein à toute évolution de la loi ? Difficile de trouver des arguments forts et définitifs surtout que la France est probablement le pays le plus rétrograde sur ce sujet. Le gouvernement déplore les règlements de compte liés au trafic des drogues, les policiers occupent pas mal de temps à la répression alors que d'autres tâches plus importantes seraient à assumer.

La légalisation, après une période d'usage « thérapeutique » autorisé, casserait, annihilerait tout ce trafic meurtrier, par une production, une gestion, une vente légale encadrée du produit comme c'est le cas dans pas mal de pays. 

 

 

                                         ci-dessous des publicités officielles d'un autre temps


 

Parlons-en.

Usage totalement légal du cannabis : Uruguay, Jamaïque, Canada, Afrique du Sud (+ Malawi, Zimbabwe), Hollande, Autriche, USA (10 États)...avec quelques variantes sur culture étatique ou contrôle des entreprises productrices, culture domestique, quantité dépénalisée, vente, ….Et ça rapporte pas mal d'argent aux budgets des Etats par les taxes sur les produits, comme pour l'alcool et le tabac !

Cannabis médical autorisé : Nouvelle-Zélande, Australie, République Tchèque, USA (30 États), Allemagne, Espagne, Chili, Portugal, Suisse, Bolivie, Mexique, Israël, Thaïlande, Italie, …

Vente légale des « dérivés » (CBD taux inférieur à 0,2% de THC) : Luxembourg, Danemark, Royaume Uni, Croatie, Chypre, Norvège, Finlande, …

Pays où tout est entièrement interdit : France et Hongrie.

En résumé, 21 pays (sur 28) dans l'Union Européenne ont déjà légalisé le cannabis à usage thérapeutique, première étape d'une légalisation de l'usage récréatif et de la culture domestique.


Effets thérapeutiques, marchés mafieux

La consommation légale médicale est utilisée pour soulager les douleurs, a un effet relaxant, décontractant, anti-inflammatoire, réduction du stress et sans aucun doute lorsqu'il sera plus étudié, le cannabis a bien d'autres propriétés médicales contre le glaucome et autres...comme le laissent entendre de nombreux médecins et chercheurs.

Au lieu d'en faire un sujet tabou et de laisser se poursuivre ces meurtres et attaques armées entre bandes du marché illégal qui créent la délinquance et l'insécurité avec des zones de non-droit, il serait temps d'informer, de créer du débat et d'adapter la législation avec l'exemple de nombreux autres pays de telle sorte à assécher tous ces trafics, ces marchés juteux parallèles mafieux, cette délinquance de quartier par un encadrement de la production, gestion et vente légale au même titre que l'alcool et le tabac par exemple sans oublier anti-dépresseurs, somnifères et autres psychotropes chimiques largement utilisés dans la médecine. 

 

 



A chaque élection, des promesses d'évolution ou de renforcement, et puis après, cela ne bouge plus. La France associée à ...la Hongrie sont les pays les plus rétrogrades sur ce sujet, ça interpelle !

Rendre complices et responsables les consommateurs est en fait un constat d'échec et de manque de courage de ce gouvernement (et des précédents) de prendre ce « problème » par un autre bout que la répression et l'accusation de complicité. La France est reconnue pour avoir le plus grand nombre de consommateurs de cannabis récréatif en Europe avec la législation la plus totalement répressive. Cela aussi interpelle sur la capacité d'un Etat à légiférer sur ce sujet, alors que les pays limitrophes ont tous évolué. Assimiler consommateurs festifs et délinquants pour cacher son inaction est une approche dangereuse car monter les uns contre les autres en occultant les comparaisons argumentées entre alcool, psychotropes et cannabis est malhonnête.

Et vous, qu'en pensez-vous après avoir assimilé toutes ces informations à présent ?





mardi 17 août 2021

UN PEU D'HISTOIRE presque CONTEMPORAINE !

1981 

Je me souviens très bien de ce 10 mai 1981. On habitait alors à New Orléans en Louisiane, une ville de musique, de fêtes, chaleureuse et variée entre créoles, noirs, cajuns, blancs et touristes de partout.

Cosmopolite, tropicale, chaleureuse, un mix qui apportait de la joie au quotidien. On a voté au Consulat Français à une heure où les résultats étaient déjà connus en France et à voir la tête des employé-e-s du consulat, on avait compris qu'il y avait du changement....Après le vote, on a appris que François Mitterrand avait été élu. Comme on hébergeait ce jour-là quelques ami-e-s français qui étaient venu-e-s voter comme nous, on a passé le reste de l'après-midi et la nuit à dévaliser le supermarché du coin de son stock de Freyssinet, le champagne disponible par ici.....On est rentré en France l'été qui a suivi...

Mais ce dont je me souviens le plus, ce sont les deux premières années (1981-1983), des années de rupture avec ce passé gaullien et conformiste que mai 68 n'a que peu bousculé quelques semaines...

Dès son arrivée à l’Élysée, il y a eu des réformes assez radicales.

Le smic est revalorisé de 10%, le minimum-vieillesse de 20 %, l'allocation aux handicapés augmentée, les allocations familiales augmentées de 25% comme l'allocation de logement. L'année suivante, impôt sur les grandes fortunes, taux à 65% pour les tranches d'impôt sur le revenu, prélèvement additionnel de 25% sur les revenus supérieurs à 100 000 ...francs. Une loi de nationalisation permet de prendre le contrôle des banques (comme avait fait le Conseil National de la Résistance au lendemain de le 2ème guerre mondiale) et aussi nationalisation de neuf des plus importants groupes industriels. Baisse à 39 heures de la durée hebdomadaire du travail, cinquième semaine de congés payés, le droit à la retraite à taux plein à 60 ans pour les hommes, 55 ans pour les femmes. Création des chèques-vacances, modification du code du travail (lois Auroux), les rapports entre propriétaires et locataires sont régulés (loi Quilliot). Les régions ne sont plus mises sous tutelle des préfets qui n'ont plus qu'un droit de contrôle car elles deviennent des Collectivités Territoriales administrées par des élus au suffrage universel et à la proportionnelle avec des transferts de compétences ; la loi électorale est transformée pour une représentativité de l'opposition dans les conseils municipaux. Et puis abolition de la peine de mort (loi Badinter), de la Cour de sûreté de l’État, suppression des tribunaux permanents des forces armées, abrogation de la loi « anti-casseurs » (mise en place en 68), suspension des expulsions d'étrangers, les immigrés sont autorisés à réguler leur situation, rétablissement de la liberté d'association, instauration de la carte de séjour de 10 ans renouvelable de plein droit, dépénalisation de l'homosexualité, remboursement de l'IVG par la Sécurité Sociale, autorisation des radios privées/libres locales (sans publicité et puissance émettrice limitée), prix unique du livre, doublement du budget culturel, création des Zenith et fête de la musique...

Ce n'est pas rien, mais s'en souvient-on encore ?

Les deux premières années du gouvernement de François Mitterrand ont marqué le siècle (dernier) et ont constitué une réelle rupture espérée d'avec l'Ancien Monde. 

 

C'ETAIT  IL Y A ...40 ANS !

MAIS cela n'a pas duré car dès 1983, il a été mis en place le « tournant de la rigueur » qui masquait un alignement sur l'idéologie du libéralisme qui n'a depuis pas arrêté de remettre en question toutes ces réformes, l'héritage de 68, pour en faire un État quasi totalitaire aujourd'hui où le Président a tous les droits, le Parlement est potiche, les ministres interchangeables tous les six mois et qui sont imbriqués dans des excès et délits divers. On est revenu pour ainsi dire au régime des rois de France des siècles d'un passé lointain avec les outils de propagande d'aujourd'hui et de dérégulations financières et économiques mondialisées où l'homme-l'humain n'est plus qu'une variable d'ajustement...

En quarante ans, le monde a bien changé, mais quelque part, pour moi, il a régressé sur pas mal de points. Par exemple, l'émancipation n'a pas pris la place importante pour l'éveil des consciences vers les biens communs et plus de liens locaux.


« La médiocrité est apparue à partir du moment où les hommes ont fait une distinction entre moyens de production et vie quotidienne. »

Vous avez bien compris que je ne suis pas un enfant du numérique. J'ai accompagné son évolution depuis sa naissance ! Enfant de la reconstruction après la seconde guerre mondiale, aux parents rescapés meurtris, c'était avant les microprocesseurs, avant la fibre optique, avant les cartes à puces, avant les téléphones portables, avant les cd et les clés usb, avant les écrans plats, avant l'emprise technologique. Ce temps où les individus avaient encore le goût de l'adhérence au monde...dans sa diversité.


Aujourd'hui, on assiste à une grande imposture d'une propagande de l'unification du monde autour d'une « morale » planétaire (libérale), citoyenne et écoresponsable ! Quelle est encore l'idée du bonheur ? Argent, pouvoir, sexe ? Et quid des relations concrètes, des coïncidences remarquables, des paysages absolus, des …

A quoi ça sert d'enseigner l'Histoire sans faire réfléchir à son intégration dans la vie quotidienne et politique contemporaine ? A quoi servent toutes ces richesses accumulées par quelques-uns et pourtant créent par tous ces gens qui n'en perçoivent que les miettes du ruissellement et qu'on maintient dans la peur permanente ? Et on alimente l’acculturation par la concentration des médias de propagande aux mains de quelques magnats. Moins on comprend quelque chose et plus on a peur. Plus on a peur, moins on conteste. Et ce système peut encore perdurer un peu jusqu'à ce que la dépendance fasse écrouler le château de sable.


Au temps de l'histoire d' homo sapiens, ce système libéral-occidental actuel qu'on nous fait miroiter comme le destin inéluctable de l'espèce humaine n'est qu'un épiphénomène. Il faut bien mettre tout en perspective pour comprendre et se situer. Qu'est la durée de vie d'un être humain au temps d'une planète, d'un système solaire, de la vie végétale, … ?

C'est pour cela qu'on peut dire que ce monde actuel obsédant et factice pourrait se définir non plus comme l'Ancien Monde ou le Nouveau Monde, mais l'Immonde !!!


Les nuages (des incendies) ont bien assombri le paysage, mais l'avenir n'est pas écrit !

 






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l'intitulé Immonde est développé dans le roman de Sébastien Lapaque -ce monde est tellement beau -2021