jeudi 31 mars 2022

VOUS VOULEZ QUE çA CHANGE ?

 J'aurais pu appeler cette chronique « lettre ouverte à mes ami-e-s verts, communistes », mais cela aurait été trop restrictif car cela concerne tout le monde, en tout cas celles et ceux qui sont encore humains, qui pensent aux biens communs, à la justice sociale, à une politique environnementale, qui sont attachés à la démocratie en espérant un changement dans les institutions, qui…

Quand on veut du changement, quand on ne veut plus continuer dans ce système des riches, ce système de royauté où une seule personne a tous les pouvoirs avec des députés à sa botte, sa cour... ; alors il faut être conséquent, agir avec discernement.

Je sais bien que la tendance, la « tradition » veut qu'on vote selon ses convictions (pour son parti) au premier tour et ensuite, c'est selon ce qui restera pour le deuxième tour. Souvent, c'est « contre » !

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai encore de la mémoire et je sais ce qui s'est passé ces dernières années, je sais faire globalement le bilan de ce mandat de cinq ans qui se termine. ISF supprimé, Flat taxe, actionnaires, retraite, APL, vente Alstom et autres, bétonisations, Gilets Jaunes, masques et vaccins, troisième exportateur d'armements, concentration extrême des médias, lois d'exception, spéculations et hausse des prix (bien avant l'excuse Ukraine), écoles et hôpitaux en désespérance, élections biaisées, ….et bien d'autres choses !

 

 



Vous voulez que ça change ?

Si la réponse est non, cela ne vous concerne pas, vous voterez le roi de France aux deux tours et continuerez à vous plaindre des immigrés, des assistés du RSA, de ces gens qui ne veulent plus travailler pour un salaire de misère, voire forcés gratuitement !!!, vous vous plaindrez des saisons qui n'en sont plus, mais continuerez à vivre sans vous soucier de quoi que ce soit avec des discours suffisants (la technologie va réguler, l'industrie doit vivre), copies conformes de la propagande diffusée quotidiennement par les « voix de son maître »...

Si la réponse est oui, alors il faut savoir quel est l'objectif et comment l'atteindre. Et là, aujourd'hui à dix jours de l'élection, il me semble que les stratégies ne sont plus multiples. Donner sa voix à celui-celle qui a le plus de chance d'être au deuxième tour face au roi Macron. Dans l'état actuel des possibilités, ce serait La Pen et Mélenchon. Si vous trouvez le programme raciste d'exclusion du parti de Jean-Marie RN-FN à votre goût, n'allez pas plus loin dans la lecture. Cela ne vous concerne plus. Si vous avez encore de l'humanité en vous, de la compassion, le sens de la justice sociale, la conscience écologique de faire partie d'un tout, alors il faut vous poser la question de qui est à même de défendre ces valeurs, d'agir selon le programme défini présenté et qui reprend l'ensemble de ces préoccupations.

Pour mémoire, en 1981, je n'étais pas PS socialiste, mais pourtant j'ai voté pour le candidat qui défendait des valeurs humanistes et de justice sociale et qui avait le plus de chance d'être au deuxième tour et de gagner. Les deux années qui ont suivi ont apporté pas mal d'avancements et de changements positifs. Nous sommes un peu dans la même situation où, si on veut que ça change, il faut porter sa voix au candidat qui porte des valeurs communes et qui a le plus de chance d'être au deuxième tour et ensuite de l'emporter. Faire la fine bouche, imaginer la politique comme une romance d'amour (je l'aime-je l'aime pas), rêver l'impossible (Poutou-Roussel-Lasalle, voire Jadot-Hidalgo, élu-e-s), se donner bonne conscience dans une rigidité idéologique sur des points particuliers qui peuvent pourtant évoluer, c'est oublier la précarité, le chômage réel massif et les intérimaires-stagiaires, le bilan des hôpitaux, des écoles, c'est oublier les « invisibles », c'est se contenter, se soumettre, se sentir impuissant et finalement accepter l'immonde et « après-moi le déluge »....Face aux changements indispensables et urgents à mettre en œuvre, face au dérèglement climatique, face à nos dépendances industrielles, économiques, financières, face à ce dédain des « gens », oui votre vote est un choix fort et la bonne conscience ne fait pas le poids face au pouvoir absolu d'une personne porteuse des intérêts d'une oligarchie, d'une caste que tout le monde a vu à l'oeuvre, celle qui accumule, ne partage rien et même s'enrichit de façon scandaleuse en pleines crises...

 





Vous voulez que ça change ?

Il ne resterait au deuxième tour (une fois de plus) que les nantis qui théâtralisent le « en même temps » (cyniques obscènes) et les réactionnaires qui se cachent derrière une image adoucie.

Si vous voulez que ça change, c'est au premier tour, le 10 avril, qu'il faudra donner son bulletin à celui actuellement en capacité d'être au deuxième tour, qui porte un programme de rupture, de changements profonds du système, en accord avec une part importante de nos convictions. Tout autre choix amène inéluctablement aux scénarios connus précédemment.

A trois semaines du 24 avril, les médias de propagande sont déjà dans la finale pour eux évidente : Macron-La Pen. Ils ne mettent même pas en avant une autre alternative tant c'est joué d'avance, pour eux, comme il y a cinq ans. Alors, à quoi servent encore des élections quand on vit dans une royauté qui se pare du nom de République !!!

Vous en voulez encore : la retraite à 65 ans, pas d'augmentation du Smic, conditions réduites des droits au chômage, RSA sous conditions, hausse continue des prix des produits courants (spéculations et dépendances), pas d'arrêt à l'exploitation des ressources fossiles, nucléaire=solution verte décarbonée, etc..etc..

Soyez aigri-e-s, déçu-e-s, écoeuré-e-s, vous avez toutes les raisons de l'être avec le spectacle lamentable des carriéristes politiques, même s'il reste encore des personnes de convictions (rares), mais qui n'ont pas « voix au chapitre ».

Cependant, le vote présidentiel influe fortement sur nos vies pendant les cinq ans qui suivent. On connaît la royauté absolue Macron, pourquoi ne pas essayer la 6ème République de Mélenchon ?

Vous avez peur du changement (5 ans c'est pas long) ? Quand on est dans sa zone de confort, on n'aime pas être bousculé et on veut que ça continue. Mais regardez le monde (l'im-monde) tel qu'il est et vous savez bien que votre tranquillité n'a aucune garantie, que tout cela est fragile comme l'être humain. Que chacun-e fasse sa part. L'espoir, le désir d'un changement sont encore (un peu) là. Non ?


L'avenir n'est pas écrit...

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 COMPLEMENTS EUROPEENS :

Et pour globaliser de la France à l'Europe, puisqu'on dit toujours que c'est l'Europe qui finalement impose, savons-nous comment ça fonctionne ?

Si la France compte parmi les pays influents (fondateurs) de l'Union Européenne, pour changer les choses au niveau européen, il faut que ces pays forment un noyau fort. Et quelles sont les « couleurs politiques » de ces pays ?


Social-démocrate (de gauche) : Allemagne, Espagne, Portugal

Libéral : France

autre (coalition de tous les partis) : Italie


Les autres pays :

Social-démocrate : Danemark

Libéral : Irlande, Bulgarie, Estonie, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg

Conservateur : Grèce, Roumanie, Autriche, Slovénie, Croatie, Slovaquie, République Tchèque, Lituanie, Lettonie

Droite radicale : Pologne, Hongrie


Si la France change de présidence, cela rebat aussi les cartes au niveau du pouvoir européen.

Car si le pouvoir est concentré à la Commission Européenne (1 commissaire par pays-actuellement Thierry Breton pour la France), ce représentant est nommé par le chef d'Etat et change donc aussi.

De plus, les lois sont proposées pour adoption par la Commission Européenne au Parlement Européen où siègent des député-e-s Verts, LFI, PS, …

L'élection présidentielle française a donc aussi forcément des répercutions de changement au niveau du pouvoir décisionnel de la Commission Européenne et votes du Parlement Européen.


On ne peut donc pas négliger ces conséquences plus globales au moment du vote.

 

 

 

 

 dessins de Aurel et Zxouki

samedi 26 mars 2022

DANS DEUX SEMAINES, MAIS C'EST COMME S'IL N'Y AVAIT RIEN !!!

 J'EN SUIS Où ? 

Oui, je pense que je me pose des questions comme tout le monde et plus on approche de l'échéance (l'élection présidentielle du 10 avril prochain), plus ça remue !!! Mais si c'était encore le cas à la dernière élection présidentielle de 2017, aujourd'hui c'est sans soucis. 

Après cinq ans de royauté Macron, j'ai bien compris que Sarkozy-Hollande-Macron, c'était du pareil au même dans un même système qui n'a plus rien de démocratique et qui de décomplexé est devenu cynisme obscène. Les crises ont mis en lumière nos dépendances, la mondialisation financière des profits et les politiques pour les riches et actionnaires. La répression et la privation des libertés étaient devenus évidents, visibles, un système de soumission et de surveillance numérique généralisée. 

IL FAUT QUE çA CHANGE, QU'IL Y AIT UN AUTRE AVENIR pour les générations à venir, pour la jeunesse...Et si on réfléchit un minimum, pour que ça change, on a quoi comme options ? Pour avoir un VRAI choix, c'est quoi la stratégie ? Macron-Le Pen ? on a vécu cela depuis Chirac-Le Pen père ! 

Bien sûr que non, le seul scénario parlant et partant sur deux projets bien différents est Macron-Mélenchon avec à la clé une confrontation de deux mondes : celui de l'oligarchie financière, la caste du roi et la prise en compte, la défense des "invisibles" , le combat contre la précarité, le retour d'une certaine dignité humaine et la transformation profonde des choix sociaux, économiques, industriels, écologiques et des institutions vers une 6ème République. 

Je sais que beaucoup ont tendance à se dire qu'au premier tour on vote en fonction de ses convictions profondes, pour les voix rarement entendues, avec pour résultat ce qu'on connaît depuis des lustres : voter contre, au deuxième tour et rebelote !!!! Basta d'être instrumentalisé dans ce jeu de dupes où certains partis ne pensent qu'à la continuation de leur financement public et d'avoir des députés qui cotisent.....Basta ! 

Si on veut que ça change, alors on fait pour que cela puisse se faire et dès le premier tour, on donne sa voix à celui qui a le plus de chance d'être au deuxième tour et de défendre nos idées, nos convictions ou au minimum une part d'entre elles. La personnalisation de l'élection présidentielle est le pire puisque on entend "j'aime pas cette personne" comme si la politique était une romance d'amour !!!! Derrière un visage, il y a un programme construit collectivement depuis des mois, une équipe, un projet fort parti des constats destructeurs de la société et de l'environnement. Réfléchissez ...

Je sais bien aussi que sortir de sa zone de confort est perturbant, mais il faut arrêter ces égoïsmes et "penser global, agir local".

 

C'EST TRISTE ET DESOLANT, mais...
Je ne suis pas PS, jamais été, mais pourtant en ...1981 j'ai voté Mitterand !
Et les deux années qui ont suivi ont été marquées par pas mal d'avancées. La suite malheureusement n'a plus été à la hauteur. Mais ce que je veux dire par là c'est que si on veut du changement et donner une chance que cela puisse se faire, c'est bien le choix de vote de premier tour qui va compter pour savoir qui sera présent le soir du 10 avril pour le deuxième tour. Il faut quand même faire travailler sa mémoire et réfléchir avant de répéter la propagande quotidienne des chaînes de la caste !!! 
J'avais écrite cette chronique ci-dessous en août de l'an dernier....
 
 

1981 

Je me souviens très bien de ce 10 mai 1981. On habitait alors à New Orléans en Louisiane, une ville de musique, de fêtes, chaleureuse et variée entre créoles, noirs, cajuns, ...et touristes de partout.

Cosmopolite, tropicale, chaleureuse, un mix qui apportait de la joie au quotidien. On a voté au Consulat Français à une heure où les résultats étaient déjà connus en France et à voir la tête des employé-e-s du consulat, on avait compris qu'il y avait du changement....Après le vote, on a appris que François Mitterrand avait été élu. Comme on hébergeait ce jour-là quelques ami-e-s français qui étaient venu-e-s voter comme nous, on a passé le reste de l'après-midi et la nuit à dévaliser le supermarché du coin de son stock de Freyssinet, le champagne disponible par ici.....On est rentré en France l'été qui a suivi...

Mais ce dont je me souviens le plus, ce sont les deux premières années (1981-1983), des années de rupture avec ce passé gaullien et conformiste que mai 68 n'a que peu bousculé quelques semaines...

Dès son arrivée à l’Élysée, il y a eu des réformes assez radicales.

Le smic est revalorisé de 10%, le minimum-vieillesse de 20 %, l'allocation aux handicapés augmentée, les allocations familiales augmentées de 25% comme l'allocation de logement. L'année suivante, impôt sur les grandes fortunes, taux à 65% pour les tranches d'impôt sur le revenu, prélèvement additionnel de 25% sur les revenus supérieurs à 100 000 ...francs. Une loi de nationalisation permet de prendre le contrôle des banques (comme avait fait le Conseil National de la Résistance au lendemain de le 2ème guerre mondiale) et aussi nationalisation de neuf des plus importants groupes industriels. Baisse à 39 heures de la durée hebdomadaire du travail, cinquième semaine de congés payés, le droit à la retraite à taux plein à 60 ans pour les hommes, 55 ans pour les femmes. Création des chèques-vacances, modification du code du travail (lois Auroux), les rapports entre propriétaires et locataires sont régulés (loi Quilliot). Les régions ne sont plus mises sous tutelle des préfets qui n'ont plus qu'un droit de contrôle car elles deviennent des Collectivités Territoriales administrées par des élus au suffrage universel et à la proportionnelle avec des transferts de compétences ; la loi électorale est transformée pour une représentativité de l'opposition dans les conseils municipaux. Et puis abolition de la peine de mort (loi Badinter), de la Cour de sûreté de l’État, suppression des tribunaux permanents des forces armées, abrogation de la loi « anti-casseurs » (mise en place en 68), suspension des expulsions d'étrangers, les immigrés sont autorisés à réguler leur situation, rétablissement de la liberté d'association, instauration de la carte de séjour de 10 ans renouvelable de plein droit, dépénalisation de l'homosexualité, remboursement de l'IVG par la Sécurité Sociale, autorisation des radios privées/libres locales (sans publicité et puissance émettrice limitée), prix unique du livre, doublement du budget culturel, création des Zenith et fête de la musique...

Ce n'est pas rien, mais s'en souvient-on encore ?

Les deux premières années du gouvernement de François Mitterrand ont marqué le siècle (dernier) et ont constitué une réelle rupture espérée d'avec l'Ancien Monde. 

 


C'ETAIT  IL Y A ...40 ANS !

MAIS cela n'a pas duré car dès 1983, il a été mis en place le « tournant de la rigueur » qui masquait un alignement sur l'idéologie du libéralisme qui n'a depuis pas arrêté de remettre en question toutes ces réformes, l'héritage de 68, pour en faire un État quasi totalitaire aujourd'hui où le Président a tous les droits, le Parlement est potiche, les ministres interchangeables tous les six mois et qui sont imbriqués dans des excès et délits divers. On est revenu pour ainsi dire au régime des rois de France des siècles d'un passé lointain avec les outils de propagande d'aujourd'hui et de dérégulations financières et économiques mondialisées où l'homme-l'humain n'est plus qu'une variable d'ajustement...

En quarante ans, le monde a bien changé, mais quelque part, pour moi, il a régressé sur pas mal de points. Par exemple, l'émancipation n'a pas pris la place importante pour l'éveil des consciences vers les biens communs et plus de liens locaux. 

Le cynisme obscène de cette caste-oligarchie en place n'a plus de limite, c'est devenu l'im-monde !

 

Il faut que ça change, alors donnons notre voix-vote à celui qui a le plus de chance d'être au deuxième tour et qui porte le changement radical avec lui,  des institutions (plus de démocratie avec une 6ème République), du système vers plus de justice sociale et une prise en compte de l'environnement dans tous les secteurs.

 

 

 

 

lundi 7 mars 2022

POURQUOI ?

 

On ne peut que ressentir profondément de la compassion, de la solidarité humaine, de la tristesse et de l'impuissance quand on pense à toutes ces personnes, ces gens touchés par les bombes, tués, meurtris, détruits...On se dit pourquoi ? Pourquoi ? Cette lâche horreur des bombes contre des gens.

Ces chars et milliers de soldats qui envahissent et occupent les villes et territoires d'un pays étranger. Une armée d'occupation contre un peuple qui doit défendre sa vie, son environnement,...

Pourquoi ?

On peut avoir un certain nombre de réponses probables, possibles, mais ce ne sont que des pistes, des bribes d'information, les répercussions sur le quotidien d'ici, la mémoire d'autres guerres récentes et ce qu'on en a appris par la suite. Et surtout, on se demande comment de telles guerres peuvent encore se « justifier » dans ce XXIème siècle d'une civilisation d'économie libérale dépendante des ressources naturelles non-renouvelables !!! Le souvenir de guerres passées devrait pourtant servir d'aversion envers toute forme d'actions armées, belliqueuses, mortifères.

Pourquoi ?

Je sais qu'il faudrait parler des souffrances, des douleurs, des drames, de la perte de tous les biens, de l'exode, de vies détruites, de villes en ruines, de ...Nous les sentons en nous, car on se met à la place, on sait que plus personne n'est à l'abri. A l'abri de quoi ?

Pourquoi ?

Les américains en Irak et les tankers qui chargeaient le pétrole. C'est récent, non ? De toute façon, ce n'est même pas la peine de pointer du doigt un pays, « une puissance militaire », en particulier. Il n'y a pas d'innocents dans cet im-monde mondialisé. Les pays doivent s'émanciper des anciens blocs ouest-est, être « non-alignés », se désarmer..Quand le stock de bombes peut faire exploser toute la planète x fois, ça veut dire quoi.

Pourquoi ?

Je suis désolé, mais je vais raconter une histoire dont vous penserez que ça n'a rien à voir avec ce qui est exprimé plus haut. Peu-être, mais elle traduit bien l'hypocrite cynisme qui est à l'oeuvre autour de nous.

Nous nous croyons en démocratie et forts de savoir que ses valeurs nous protègent. Ce n'est pas le plus fort qui impose sa loi, car la loi doit être écrite par les élus du peuple avec une justice indépendante. Mais dans quelle démocratie sommes-nous ?

Prenons la plus grosse firme d'investissement au monde. Elle gère l'épargne-retraite de centaines de millions de personnes qui lui permet de détenir des dizaines de milliers de milliards de dollars. Avec cette somme colossale (même difficilement imaginable, mais pourtant bien réelle), elle achète à travers le monde entier des entreprises, des immeubles, des logements, des écoles, des hôpitaux, des ...Elle place aussi des milliards sur les places boursières où elle fait la pluie et le beau temps. Et puis aussi, prêter des fonds à pratiquement tous les Etats du monde qui deviennent leurs ...débiteurs. Ces milliards qui donnent le pouvoir d'impacter l'économie des pays. Et pas que. Elle peut aussi dicter des règles, influencer les lois, faire pression sur les gouvernements pour obtenir ce qu'elle veut.Elle a embauché depuis une quinzaine d'année une cinquantaine d'anciens membres de gouvernement, de banques centrales du monde entier. Elle arrive même à obtenir d'Etats de gérer les fonds de pension du pays avec lesquels elle achètent des sociétés qui appartiennent à la firme. Elle est devenue le plus grand propriétaire bailleur des petites entreprises britanniques et peut les mettre en péril quand elle veut. Elle est probablement le plus grand propriétaire privé immobilier du monde. Elle participe aux donations aux politiciens et candidats aux élections présidentielles. Des investissements tout aussi colossaux dans les secteurs agro-industriels qui détruisent massivement la forêt amazonienne, dans les forages pétroliers. On pourrait continuer encore la liste. Cette firme – et elle n'est pas la seule – est au-dessus des lois, pas un organisme ne peut lui dicter quoi que ce soit : intouchable.

Cette firme, c'est BlackRock et Emmanuel Macron a élevé au rang d'Officier de la Légion d'Honneur le président de BlackRock en France. Bientôt il lui confiera les fonds de pension français ?

Cette firme est devenue quasi maître de cet im-monde avec l'épargne-retraite que les braves gens leur ont confiée. Elle utilise l'argent du peuple pour asservir le peuple. Le comble du cynisme.

En quoi cette histoire est-elle reliée à la guerre ?

Le pays bombardé, agressé, envahi n'est pas un désert sans ressources, bien au contraire. Il est riche et placé stratégiquement. Les retombées sur les prix sont bien mis en relation avec cette guerre. L'impact est donc bien la dépendance à certaines ressources, à la façon de les gérer et financiariser...Et il faudra négocier avec le ...nouveau propriétaire, celui qui a ordonné la soumission d'un peuple en détruisant le pays, en tuant pour créer la terreur et s'octroyer ces territoires riches de leurs ressources.

Pourquoi ?

Si on prend en compte ces données-là, on voit les choses un peu différemment et cela devient encore plus horrible en pensant aux gens qui ne sont plus qu'une donnée négligeable dans ce qui se trame à un tout autre niveau.

La croissance industrielle et financière d'une centaine de «méga- sociétés » qui se joue des sept milliards d'humains.


Que pouvons-nous faire pour résister, atténuer, inverser ?

Ne plus alimenter la croissance industrielle. Si on peut penser que la décroissance n'est pas viable, c'est qu'on parle de décroissance économique. Mais il faut parler de décroissance industrielle au sens où nous ne sommes pas obligés de changer de tv ou de portable tous les deux-trois ans pour avoir trois fonctions de plus dont on n'a même pas vraiment l'utilité ! On peut laisser les gens s'habiller comme ils veulent plutôt que de créer des modes à changer chaque nouvelle « saison » ! Pas besoin de manger du bœuf brésilien chaque jour pour se croire fort et viril ! Ou encore de se dépêcher d'acheter une voiture électrique (nucléaire avec des terres rares)....On peut se payer des cours de yoga, de cuisine, de peinture, de ...Il faudrait donc décliner décroissance ...industrielle. « Non à la société de consommation » était un des slogans-combats dès les années soixante-dix du siècle dernier.

Cela s'adressait bien aux biens de consommation inutiles, la surenchère, l'excès de production, puis ce fut les délocalisations, le chômage ici et les produits qui faisaient la moitié du tour du monde pour arriver dans nos armoires et assiettes...


Pourquoi ?

Oui, je sais, quels rapports avec cette guerre. On commence pourtant à sentir qu'il y a des liens, mais comme vous, je suis trop touché par l'horreur des morts, les souffrances portées à toutes ces innocentes victimes pour vraiment penser plus loin.

Pourtant les questions demeurent, sont bien là. Les expériences du passé, la mémoire n'ont servi à rien puisque nous autres ne sommes que quantité négligeable, juste de la force de travail et des finances à capter pour asservir encore plus.


C'est ça la « civilisation » du XXIème siècle ? Cet autre monde qui est un im-monde !

mercredi 23 février 2022

LA TETE DANS LES ETOILES, LES PIEDS SUR LA PLANETE TERRE

 On passe toutes-tous par des moments où on s'interroge sur « la vie », sur notre place ici, et maintenant. 

 

« on est bien peu de chose, disait la rose »

Je suis là, dehors, la nuit, à regarder le ciel, les étoiles, à m'interroger sur le temps de demain, sur la trajectoire de notre planète par rapport au soleil qui nous réchauffe depuis tellement loin, qu'on a du mal à croire que la chaleur vient de tout là-bas...

Et puis, forcément, on arrive à se poser la question de l'existence de l'espèce humaine sur cette planète Terre. On sait aujourd'hui bien plus que du temps de Galilée : il n'y a pas de « vie » ailleurs au sens où on l'entend nous, dans notre galaxie connue.

C'est quoi le « sens » de la vie humaine dans ce temps court limité de notre existence terrestre ? Nous ne sommes finalement qu'un être vivant comme les animaux, les plantes, bref comme tout ce qui nous entoure.

A l'échelle du temps de la planète, notre existence est un phénomène quasi nul et nous ne sommes finalement pas plus qu'une puce, mais qui se prend pour un être supérieur, exceptionnel. Pourtant, nos comportements impactent la survie même de l'espèce humaine. Et les phénomènes conséquents sont de plus en plus visibles et catastrophiques.



du bla bla bla pour ne pas parler de l'essentiel

Redescendons d'un cran et observons maintenant tout ce qui est dit pendant une campagne électorale dans notre petit pays, les tensions que cela crée, les discussions parfois très animées et définitives que cela engendre. Un peu comme les querelles de famille, les détails insupportables dans les couples : la complexité des relations humaines.

Tout cela reporté à l'échelle de la galaxie, à la survie de l'espèce humaine, replace sérieusement les choses à un niveau bien moindre.

Alors, posons-nous les questions essentielles plutôt qu'uniquement idéologiques. On verra ainsi très vite disparaître pas mal de mots et d'intentions voilées de notre horizon. On va dire qu'on oublie les déclarations de domination, de rejet, les solutions faciles et personnalisées, on met à distance. Et on regarde autrement le monde animal et végétal.

Lorsque l'espèce humaine se détache de son environnement naturel, alors elle est vouée à disparaître à terme. Difficile pourtant d'accepter que nous ne sommes pas plus qu'un insecte, qu'une fleur, que la supériorité, que nous avons par des capacités cognitives d'apprentissage, de mémorisation et d'actions, de créativité, d'émotion et de conscience élargie, n'est qu'un leurre, si on ne les met pas au service du tout et non plus du seul intérêt humain.



Voilà, quand on en est là

et qu'on remet les pieds dans le quotidien :

on va où ?

on fait quoi ?

on vote qui ?


Quand on élargit la vision des choses,

ça calme, non ?


lundi 31 janvier 2022

APRES LA PRIMAIRE "POPULAIRE" ...

 

La Primaire Populaire avait le nom, le goût, l'envie,

mais comme tout « entre-soit » militant, en milieux « éduqués », la démarche avait peu de chance de produire une surprise d'autant que les deux animateurs ne sont pas neutres et inconnus des milieux politiques...

Mais, les inscrit-e-s sur le site web sont des gens qui ont signé une pétition (socle commun) pour demander l’union ou en tout cas faire pression sur les candidat-e-s pour essayer de réduire leur nombre à gauche.

Bien sûr, il y a récolte de données (data) à l'inscription et cela peut servir à un petit groupe d’activistes, personne n'est niais-e là-dessus. La situation sociale et écologique dans ce pays riche est telle que les personnes qui s'en préoccupent encore et sont prêts à voter du changement (radical) ne pouvaient que participer à cette sorte de sondage géant (environ 400 000 votants).


La question sous-jacente était malgré tout le choix entre une écologie libérale qui s'accommode d'une économie marchande « verte » ou un changement profond de modes de vie où la justice sociale, l'urgence environnementale ne peuvent pas se marier avec ce système économique et ces institutions centralisées.


L'expression des votes (très bien- bien- assez bien-passable- insuffisant) donnait une indication générale mais pas un vote gagnant. Le résultat devait aussi impulser des discussions entre candidat-e-s par la force de la mobilisation importante (le nombre de votants). On voit bien que le sauvetage d'une certaine gauche soluble (ex-PS) est en œuvre. Dommage...

Si l'intention était de faire plier Hidalgo et de renforcer l'axe Taubira-Jadot (Macron compatible !!!), c'est gagné, mais je ne sais pas si les 467 000 inscrit-e-s s'y retrouvent.

Pour ma part, c'est non, même si on savait bien que le résultat serait celui-ci puisque le nombre d'inscrit-e-s s'est intensifié de façon évidente depuis la déclaration de candidature de Christiane Taubira.






Il est évident que l'équipe de JL Mélenchon, le long travail de construction collective du programme de l'Union Populaire ne peuvent pas être remis en cause par cette expression, même si elle est importante. Il a été candidat et tout près du deuxième tour en 2017, il a la légitimité et la constance pour lui. La mémoire de l'électeur de gauche est longue et on ne nous fera pas oublier les renoncements, les trahisons, les virements, de pas mal de personnes au pouvoir à un moment donné et on garde le souvenir de tous ces opportunistes-carriéristes qui ont détruit pas mal d'espoirs.


POPULAIRE-POPULARITE

Et encore un mot sur l'emploi du terme « populaire ».

Ce n'est pas le nombre qui valide « populaire » ; la popularité peut-être, mais ce n'est pas la même chose. Si on veut parler de « classes » populaires, alors on est à côté de la plaque ou dans la manipulation linguistique !

Le pouvoir d'achat, l'augmentation des prix, la nécessité d'une voiture et son coût, la fermeture ou l'abandon progressif des services publics, l'âge de la retraite et son montant, l'augmentation des salaires, le coût et la dépendance énergétique, ….ces problèmes quotidiens des classes populaires n'apparaissent pas dans les enjeux des appareils politiques, les débats doctrinaires. Pourtant, 50% des actifs sont ouvriers/employés. Les « milieux populaires » (et nous, les petits employés de la fonction publique, nous en faisons partie) sont actifs et mobilisés pour un certain nombre dans le syndicalisme, les gilets jaunes, les associations (caritatives souvent), mais quasiment pas dans les partis politiques ou associations militantes. Ces dernières se sont professionnalisées (comme les partis) et les milieux populaires ne connaissent pas les codes (réunions, tour de parole,…). On y trouve surtout les standards de la petite bourgeoisie intellectuelle qui reproduit ces mêmes standards dans la pratique militante associative et la prise de parole publique est souvent trustée par des personnes issues de milieux aisés.

Lorsque les préoccupations quotidiennes des classes populaires sont prises en compte dans le débat public/les programmes de gouvernement, lorsque les « moins-éduqués » sont considérés, que les « invisibles » sont nommés, alors peut-être que l'on entendra parler plus de cette Union Populaire qui en a intégré les attentes, les demandes, ...

 


 

Car c'est la considération, une sorte de reconnaissance qui fait que une partie de ces classes populaires, avec les mêmes constats, se perd dans une extrême-droite qui comble souvent leurs listes en les incluant.

L'éducation populaire longtemps portée par le PC (parti communiste) a été abandonnée et il y a un grand et long travail d'acculturation à faire pour redonner goût à la vie publique à celles et ceux qui s'en sont éloignés car ils-elles ont bien l'impression qu'ils-elles n'ont plus de rôle dans le pays, vu l'absence totale de parité sociale dans les instances.

Si les changements radicaux ne viennent pas par le vote, cela se fera par le terrain...



L'avenir n'est pas écrit...

samedi 18 décembre 2021

« FOUTU POUR FOUTU » , inventons une autre vie

 A mon âge, je suis un « témoin » du passage de la reconstruction de l'après-guerre - où le programme du Conseil National de la Résistance a apporté les services publics, du mieux-vivre ensemble – au capitalisme libéral, mondialisé et le contrôle numérique. J'ai vécu l'accélération et l'effondrement démocratique. Si le capitalisme était associé à l'amélioration de nos conforts de vie en exploitant l'énergie et les ressources, il n'est plus aujourd'hui adapté aux changements climatiques, à la raréfaction des ressources et du pétrole, à la disparition de la biodiversité. S'il en est responsable en grande partie, il ne faut pas nier notre part personnelle liée à nos modes de vie qui n'étaient pas remis en question jusque là.

Les constats sont là et l'urgence pour la survie de l'espèce humaine est indéniable.

A mon âge, je me dis que ma génération a laissé filer, s'est mis dans le moule d'un avenir tracé et basé sur la croissance comme moteur économique, les nouvelles technologies. Bien sûr que nous étions déjà quelques-un-e-s à travers le monde à sentir que cela n'avait plus de sens : « non à la société de consommation », retour à la terre, aux communautés solidaires, aux premières alternatives, au féminisme, … Mais la concentration citadine s'accentuait, la dépendance alimentaire et de logement tout autant. La nature était mise à distance et on exploitait le vivant pour l'humain. Quand on pense que 60% des vertébrés ont disparu de la planète en ...44 ans, cela interroge sur notre impact.

Décroissance, résilience sont des mots qui résonnent en permanence et pourtant, sortir du déni et de la paralysie ne sont pas évidents, car il faut déconstruire les schémas tracés, agir sur nos comportements et nos modes de vie, et même nos projets envisagés : ça fait peur !

A mon âge, on a enfants et petits-enfants et nous sommes d'autant plus attentifs à la jeunesse que nous sommes mal à l'aise par rapport à l'évolution de ce monde qu'on n'a pas voulu ainsi. Globalement, notre docilité, notre complicité passive, notre impuissance individuelle ont contribué à ces effondrements que l'on ne peut que constater partout à travers le monde et sous des formes diverses. Et les manifestations de Mai 68, les contestations anti-nucléaires, les combats écologiques du siècle dernier ont été densifiés par les Marches Climat, les mouvements sociaux des Gilets Jaunes. La jeunesse comprend mieux, a moins de résignation, a la protestation radicale et veut agir plus concrètement et maintenant. Faire des études, avoir des diplômes, gagner de l'argent pour consommer, dans le monde tel qu'il est, face à des réalités incontournables, cela n'a plus vraiment du sens en terme humain, en projet de vie.

 


 

Construire sans modèles, inventer des systèmes alternatifs, vivre autrement hors des cadres définis, faire ce qui plaît, qui fait sens, définir son rapport au monde, agir en conscience sur l'impact de nos comportements, travailler sur l'imaginaire, passer de l'envie au plaisir, retrouver de l'autonomie, s'enrichir des savoirs-faire transmis, redevenir agile avec les mains, …, les chemins sont multiples, et la façon de faire en fraternité et en humanité est tout aussi importante.

Cultiver un jardin, s'investir dans l 'économie sociale et solidaire, construire sa maison autrement, végétaliser la rue, constituer une grainothèque, créer ou s'installer dans un éco-hameau, privilégier les déplacements doux, ...changer les choses localement et sur un territoire d'échanges sans s'enfermer dans des bulles, insuffler de l'envie aux gens par l'exemplarité, …, la créativité, l'imaginaire sont des énergies humaines à redynamiser.

Pour faire ensemble, il faut d'abord travailler sur soi-même : quelle est son énergie, où puis-je rayonner, être utile au plus gros nombre.Un humain doit trouver sa quête de liberté, car sortir de l'assistanat de l'individu, c'est se rendre plus libre, apprendre à se définir, analyser ses besoins et comment y répondre, trouver la paix, inspirer les autres.

L'effondrement est la déconstruction de ce qu'on a eu. On peut être honnête avec ses contradictions et construire, agir, y trouver du sens, la liberté, le plaisir, la joie.


Foutu pour foutu, alors inventons un autre monde !

 

 

je vous recommande fortement ce film-doc de 1h10mns, 

prenez le temps, il ne sera pas "perdu" !    (cliquer sur le lien ci-dessous)
 

https://imagotv.fr/documentaires/foutu-pour-foutu/film/1

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Lire aussi la BD « Tout va bien »

mardi 14 décembre 2021

LES FAITS, LES CHIMERES

 LES FAITS

 

Oui, l'écologie politique est "née" en Alsace avec "Solange FERNEX, l'insoumise" (titre du livre de Elisabeth Schulthess qui lui est consacré).

Les combats écologiques ont parcouru l'histoire de l'Alsace depuis des décennies. MAIS....

La centrale nucléaire de Fessenheim à peine fermée, le président Macron met en projet un nouveau programme de mini-centrales et d'EPR (pour lui, énergie "verte" puisque pas émettrice de CO2/décarbonée) et le président de la Collectivité Européenne d'Alsace (CEA), Frédéric Bierry, s'engouffre dans la brêche pour dire qu'il étudiera l'implantation d'un nouveau site nucléaire sur "son"territoire (sans consultation de la population, ni des collectivités limitrophes EUROPEENNES, le Bade-Wurtemberg et le canton de Bâle).

Stocamine, site d'enfouissement des déchets ultimes dans les anciennes mines de potasse, va être une catastrophe d'une ampleur incalculable de pollution de la plus grande nappe phréatique d'Europe. Il avait été acté que le bétonnage définitif projeté des galeries ne commencerait pas puisque le Président de la CEA s'était engagé à ressortir les déchets pour traitement avec la part de financement qui était prévu par l'Etat. Mais, dans le budget 2022, voté par des députés ces derniers jours, une "astuce" a été introduite qui décrète le contraire à savoir ...le bétonnage définif ! On vit dans un pays ...démocratique où les institutions de l'Etat se dédisent sans tenir compte des catastrophes irréversibles que cela produit pour les générations futures.

GCO, cette autoroute à péage du contournement de Strasbourg contestée qui a asphalté des centaines de hectares de terres agricoles a été inaugurée par le premier ministre Castex hier (sans la présence de la maire de Strasbourg, ni de la présidente de l'Eurométropôle) qui sort une ritournelle écologique de diminution de la pollution de la ville alors que celle-ci ne fera que migrer vers les communes limitrophes devenues voisines de ce nouveau couloir à camions. Et Vinci qui argumente d'un nouveau type d'autoroute écologique puisque ponts-passages d'animaux, compensation de territoires protégés, ...Je n'ai jamais compris qu'on puisse parler de "compensations" puisque la surface des terrains agricoles bétonnés ne peut pas être REMPLACEE par cette perte. Compensation pour eux veut dire ne pas en mettre partout, des autoroutes !!!!!!

Que vaut encore la parole des gens ? Que vaut encore la protestation, le bien-être, la biodiversité, le ...., la .... Bref, on ne tient plus compte ...des GENS.

Où est encore la démocratie, tout est imposé, ...brutalement.

Est-ce que ce n'est pas de la violence, ça ?

 





 LES CHIMERES

 

LA SOLUTION DU ROI : DES TECHNOLOGIES DE RUPTURE

Vous avez vu l'envahissement médiatique du président-roi candidat qui profite de son statut et de l'argent de l'Etat pour faire campagne de reélection : chèques-cadeaux, déplacements « au contact » !!!!, des mercis à tout le monde, des interventions à la TV-médias à répétition (Covid, Europe, visites, hommages,bla bla bla, …) et il développe même son programme « France 2030 » qu'il ne pouvait décemment pas appeler France 2028 trop dans la durée du deuxième mandat !!!

Et là, déclinant l'avenir de la France (et du monde), noyer le poisson avec un air de modernité dans le vocabulaire comme d'habitude, du bla bla bla qui se veut branché !!!!!

Ce qu'il bavasse à présent n'a plus rien à voir avec son discours en plein Covid où on l'entendait déclamer «  le monde doit changer, je ne serais plus pareil, il faut changer de logiciel » et bla bla bla et bla bla bla. Et hop, c'est reparti de plus belle, 68% d'augmentation des dividendes distribués aux actionnaires des grosses boites qui ont bénéficié des aides de l'Etat dès le début de la crise sanitaire. Le PIB qui a explosé à la hausse, le CAC 40 à son plus haut sommet !!!! ça veut dire quoi, ça ? Les crises profitent aux riches ….

Et vous croyez que cette caste participe à l'effort commun de crise, que Total participe alors que le prix du pétrole est en hausse par leurs comportements spéculatifs....Que nenni ….On prend les impôts des classes moyennes (qui eux en payent) et on fait l'aumône aux plus précaires avec quelques chèques de compensation et ...les riches ne ruissellent pas : pas d'impôt sur la fortune, de tranche supérieure supplémentaire, pas de taxation spéciale de solidarité, pas....Le silence pour se faire oublier et ne pas questionner.


Et donc voilà la suite.

Face à la crise, l'urgence climatique, l'injustice sociale drastique dans la population, le roi de France veut faire rêver (je ne sais pas qui) avec sa « France 2030 » sa dernière hypocrisie en date.

Au lieu d'aller vers une modification de nos modes de vie, il choisit la course en avant -l'accélération- et après le développement durable, la finance verte, voilà l'innovation de rupture (son nouveau gadget sémantique) !

Et qui ne fait que poursuivre la stratégie financière du producteur-consommateur...et des actionnaires !

Le nucléaire vert-décarboné, l'avion vert, la voiture électrique, les drones distributeurs (mais aussi les robots guerriers-tueurs), la révolution médicale avec le quantique, l'intelligence artificielle et l'internet des objets...et j'en passe puisque on est déjà à la quasi 6G, la Wifi diffusée dans les ampoules, la puce sous-cutanée, dans ce monde d'ondes et de surveillance invasifs partout.

 

Quand on dit que la planète est en danger, on pense à la vie sur terre, mais la vie ne s'arrêtera pas, tout dépend de quoi on parle : la vie animale, la vie végétale ou la vie humaine ?

Car de l'humain, il ne reste plus grand chose quand on entend tous ces délires verbaux qui ne sont que des assemblages de mots vidés de leur sens pour essayer d'éblouir la galerie par des effets de manche dignes d'un théâtre de boulevard !

Comment la plus jeune génération peut-elle se retrouver dans ce monde projeté du président-roi- candidat où les seuls concepts mis en lumière sont technologie, innovations, ruptures, accélération.

Dans ce monde de producteur-consommateur, est-ce que la jeune génération y voit un avenir ?

Les « jeunes pour le climat » se situent où là-dedans. Les activistes d'Extension Rebellion ne se satisfont sûrement pas de la rhétorique du roi de France. Ils sont en plus conscients que leurs actions actuelles sont des protestations sans grand impact, limitées et ils réfléchissent à d'autres formes.


Tous les changements importants sont venus de minorités agissantes. Dans les rapports de force avec des Etats sourds où la démocratie ne fonctionne plus, il y a des groupes actifs avec deux formes conjointes : une face légale non-violente dans la dénonciation et proposition et une face illégale -mais non moins légitime- d'actions de sabotage et destructions matérielles aux impacts financiers pour les entreprises, coupables de pollution et exploitations dramatiques.


Quand il y a urgence, désespérance, souffrances, la peur ne suffit plus à maintenir les personnes dans le calme et la soumission. Il y a un point de rupture où ça explose. La répression et privations de libertés ne suffiront pas plus à contenir cette révolte sous-jacente. Il ne faut plus grand chose pour que l'étincelle surgisse.

Souvenez-vous de l'apparition quasi spontanée et massive des Gilets Jaunes et qui a déstabilisé un moment le pouvoir du roi et de sa caste. Les gens n'ont plus peur de perdre un boulot de toute façon mal payé et précaire avec les lois travail de El Khomeri-Hollande et la suite, retraite réduite et chômage de moins en moins indemnisé...On parle que des emplois ne sont pas pourvus, que les grèves s'intensifient à nouveau, mais jamais on entend les montants des salaires proposés, des conditions de travail exigés, des distances à parcourir pour travailler. Les gens en ont marre de bosser ainsi alors que d'autres engrangent des millions sans rien produire et en dictant leurs conditions, le montant des dividendes qu'ils veulent toucher chaque année et en augmentation. Pour eux, les gens ne sont que des outils de production. Comme on dit : "ils ont l'argent, on a le nombre". S'il y a un jour grève générale de ras-le-bol, on verra bien qui produit la richesse d'un pays, ne l'oublions pas. Les « invisibles » sont loin d'être totalement soumis. Et le dernier roi de France a eu la tête coupée ! Je parle symboliquement, mais il ne faut pas oublier l'histoire.

 

 



Ma génération est celle qui peut le mieux témoigner de toute cette période contemporaine puisque nous avons vécu l'après-guerre et les avancées sociales du programme du Conseil National de la Résistance. Et puis aussi, la rupture de changement de système vers ce libéralisme capitaliste mondialisé, les privatisations, la surveillance et le contrôle numérique, le producteur-consommateur réduit à un outil qui sert les intérêts d'une caste bien loin des biens communs, du mieux-vivre ensemble, de la préservation de l'espèce humaine en harmonie avec les mondes animal, végétal, minéral.

Alors oui, on est là pour témoigner, critiquer, rappeler et aussi imaginer avec ce qu'on sait.