mercredi 13 mars 2019
LES GENS, LA CASTE, nous ...
La misère sociale se chuchotait entre les mots. Phrases jetées, avec discrétion, parce que la honte s’ajoute aux malheurs : celle de ne pas s’en sortir, de ne pas pouvoir offrir même quelques bribes de bonheur à sa famille, en se cachant dans sa souffrance. « Cette honte privée est devenue une colère publique » analyse le député LFI-journaliste François Ruffin dans son récent livre « Ce pays que tu ne connais pas » qui est comme une lettre d’un « représentant des gens » à E.Macron. Et il rajoute : « La pudeur a sauté comme un barrage, et à chaque carrefour c’est le grand déballage des témoignages. »
Nous voilà donc face à une nouvelle réalité, une mutation, face à laquelle tous les discours précédents sonnent faux, parce que les dirigeants de notre pays ne la comprennent pas, ne la voient pas ou préfèrent détourner la tête, inventer un leurre-débat, réprimer toute manifestation, en attendant le retour au calme des affaires.
Il y a une remise en cause profonde, par le mouvement des gilets jaunes (GJ), des institutions et de la démocratie représentative, des pouvoirs politique et syndical, de l’organisation de la société, de la vie…
Il y aurait pu avoir une convergence avec les syndicats puisque une part des revendications liées au monde du travail se recoupent. Mais les syndicats fonctionnent de façon catégorielle alors que le mouvement des Gilets Jaunes aborde les problèmes sociaux de façon globale.
Il y aurait pu avoir une convergence avec des partis politiques qui s’opposent au néo-libéralisme de la caste dirigeante. Mais ces dernières décennies, nous avons eu l’alternance gauche/droite où il n’y avait même plus d’antagonisme visible, tant, au niveau de l’État, l'incapacité et l’inadaptation à faire contre-poids à la globalisation irréversible de l'économie devenaient chaque jour plus évidents. Dans les politiques successives, on voyait surtout une justification des mesures d’austérité administrées au pays afin de sauver les apparences, faire croire que le pouvoir politique régulait l’économie, alors qu’il engraissait la caste en faisant le sacrifice de la cohésion sociale par ailleurs.
La robotisation, l’informatique et l’intelligence artificielle, les délocalisations sont les signes d’un monde industriel globalisé qui produit en quantité des marchandises avec en parallèle une diminution significative des hommes nécessaires à cette production. L’idéologie ouvriériste d’un développement lié du monde ouvrier et de la production marchande s’est effondré. Comme se sont effondrés le capitalisme (on peut s’enrichir en fournissant un bon travail!) et le communisme (après la chute du mur de Berlin en 1989) avec l’émergence d’une économie mondialisée et dérégulée. Opposer politique et économie n’a plus de sens puisque la politique n’a plus de prise sur l’économie, elle ne fait plus que l’accompagner ou être à ses ordres.
Sur ce chaos larvé fleurissent les « populismes » nationaliste et/ou élitaire.
Imaginer le cadre national comme forteresse face à la globalisation économique, aux bouleversements environnementaux est une vue de l’esprit très étroite et mythique. C’est se raconter des histoires face à la réalité du monde.
De même, c’est tout autant une histoire que de prétendre qu’en s'appuyant sur les élites administratives issues des grands corps et les élites civiles dépositaires d'une expertise, on arrivera à maîtriser cette mondialisation au niveau européen et/ou du pays.
Faillite syndicale, faillite politique, les captations des ressources naturelles et financières par une caste, une oligarchie, posent les questions en profondeur sur notre existence commune, le pouvoir sur notre vie et nos choix.
C’est dans cette optique que le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne / en toutes matières) est très fortement mis en avant par le mouvement des Gilets Jaunes, car il marque une envie, une revendication, une exigence d’une nouvelle démocratie qui couvre tout le champ de la vie quotidienne.
Pour mémoire, le programme « Les jours heureux » mis en œuvre par le Conseil National de la Résistance au sortir de la dernière guerre mondiale, dans un pays en ruines, a montré la voie. Les citoyens- résistants d’hier et d’aujourd’hui doivent avoir à coeur de le poursuivre, et non pas d’assister à son enterrement.
Nous sommes dans un nouveau temps de résistance, multiforme, polymorphe, qui dépasse les frontières et touche à la survie même de l’espèce humaine. Cela semble exagéré de le dire ainsi, mais en prenant le temps de développer, de fouiller avec ce que l’on sait et qu’on apprend, on se rend bien compte que nous sommes dans une situation de clivage de classes, de rupture, et elle peut devenir plus radicale chaque jour.
L'avenir n'est pas écrit....
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Le rassemblement annuel des Citoyens-Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui
a lieu comme chaque année sur le plateau des Glières (Haute-Savoie)
à Thorens-Glières les 17,18,19 mai 2019
http://www.citoyens-resistants.fr/
mardi 5 mars 2019
« ECOLE DE LA CONFIANCE »
Ce sont les termes employés pour cette enième réforme de l’Education Nationale. Dans le langage macronien brut, cela veut dire :
défiance, contrôle, économie.
L’Assemblée Nationale, avec une majorité écrasante LREM qui vote « comme un seul homme » ce que le gouvernement (autant dire le patron Macron) lui demande, a validé, en 5 jours, 26 articles et 1000 amendements la loi Blanquer-Ministre.
Les médias de propagande ont bien relayé les éléments de langage du gouvernement :
dans toutes les classes du pays on trouvera dorénavant les drapeaux français et européen, les paroles de La Marseillaise seront affichées ainsi qu’une carte de France ; il n’y aura plus les mentions père et mère, mais parent 1 et parent 2. ( Pour mémoire, existent depuis un moment, les mentions représentant légal 1 et représentant légal 2 !).
Voilà pour la façade et de quoi alimenter les conversations.
Mais derrière il y a autre chose qui pose questions.
Défiance :
* Qu’est-ce qu’un prof a encore le droit de dire quand on veut encadrer sa parole dans un « devoir de réserve des enseignants » ? L’exemplarité du métier ne semble plus suffisante.Il faut éviter toute brèche possible de critiques institutionnelle et/ou politique.
Mais derrière il y a autre chose qui pose questions.
Défiance :
* Qu’est-ce qu’un prof a encore le droit de dire quand on veut encadrer sa parole dans un « devoir de réserve des enseignants » ? L’exemplarité du métier ne semble plus suffisante.Il faut éviter toute brèche possible de critiques institutionnelle et/ou politique.
Contrôle :
* Le CNESCO, assez indépendant et objectif dans ses analyses et avis, évaluait l’école de la République. Il est supprimé ou quasiment et remplacé par un CEE (Conseil Evaluation Ecole) composé de 14 membres dont 10 nommés par le Ministère et 4 parlementaires. Autant dire que le Ministère s’évalue lui-même.
* Les étudiants qui préparent le concours pour être enseignant percevront un salaire dès la 2ème année en échange d’heures dans un établissement scolaire. Pour quelles missions de formation ? Des remplaçants au rabais, sans réelle expérience, appliquant ce qu’ils ont emmagasiné ?
* Les centres de formation (reliés à l’Université) ESPE, deviennent des INSPE et sont rattachés directement au Ministère qui y diffusera ses directives, une formation standardisée sous contrôle.
Economie :
* « L’instruction obligatoire à 3 ans ». Une belle annonce, mais il faut savoir que c’est déjà le cas à 98 % . C’est par le biais des charges obligatoires payées par les Mairies pour les écoles que cela va apporter un peu plus d’argent aux écoles privées (pour cette tranche d’âge). Qui sera forcément, par vases communicants, être diminué de la somme allouée pour les ATSEM des écoles publiques qui remplissaient déjà cette mission.
* Création possible par décision du Préfet ou des Collectivités Locales des « Etablissements publics des savoirs fondamentaux » EPSF ou plusieurs écoles sont mis sous tutelle d’un collège. C’est annoncé comme une meilleure liaison pédagogique, mais c’est surtout une annexion administrative des écoles primaires. Les écoles deviennent des « classes du 1er degré ».
* Il est aussi cité un « élargissement des expérimentations pédagogiques » comme permettre par exemple de répartir les heures d’enseignement sur l’ensemble de l’année scolaire-une annualisation du temps de service des enseignants.
Il ne faut pas perdre de vue que le programme de M.Macron est de réduire de 50 000 postes dans l’enseignement sur le quinquennat.
Voilà ce qui attend les acteurs de l’Education Nationale et tout cela sans débat puisque les amendements sont votés directement.
Et surtout, surtout : où sont les élèves dans toute cette réforme ?
Les questions sont là, réelles, légitimes, et sans réponse politique, voilà que s’ajoutent aux gilets jaunes, les stylos rouges.
Sans compter que les enfants sont aussi dans la rue toutes les semaines et réclament un avenir, des mesures pour le climat.
« A quoi peut servir le Bac si on n’a pas d’avenir ? »
2 millions de signatures pour « l’Affaire du siècle » qui demande la même chose au Président qui rejette la responsabilité sur les citoyens et les entreprises !!!
Qui croire encore ? Quoi faire ?
Responsabilités, actions, urgence, violence, rapports de force, clairvoyance, …..
Les mots ne règlent pas les maux.
samedi 9 février 2019
DES GILETS JAUNES A HOMO SAPIENS ...pour ne pas parler du futur
DES
GILETS JAUNES
Ce
mouvement inédit qui a éclos d’un trop-plein d’insatisfactions,
de colères, de révoltes, de frustrations, d’injustices, …, a
été déclenché par une nouvelle augmentation de taxe carburant,
justifiée par le gouvernement comme étant une mesure pour la
« transition écologique ».
Le
symbole affiché de cette révolte fut le port du gilet jaune que
tout automobiliste a obligatoirement dans son véhicule pour signaler
un danger quand il le porte.
Bien
vite, les revendications se font bien plus générales et plus
précises aussi, toutes convergeant vers une volonté de changement
de politique. Elles touchent à la fois le monde du travail, la
précarité sociale, l’économie mondialisée et la production de
biens, la justice fiscale et l’abandon des services publics, le
« train de vie » de l’État, l’exemplarité de nos
élu.e.s, le manque de démocratie et la structure verticale du
pouvoir, ….
Les
exigences sont multiples, polymorphes, expriment un mal-vivre dans un
pays riche et « civilisé ».
Face à cette révolte populaire, il n’y a pas eu de réponse
politique appropriée du président-roi Macron. Quelques miettes :
le report de six mois de la deuxième augmentation de la taxe
carburant prévue ce janvier 2019 et une mini-augmentation sur la
fiche de paye pour celles et ceux qui touchent la prime d’activités.
Puis, une dispense de la CSG pour quelques-uns, la disparition de la
taxe d’habitation pour d’autres et de menus aménagements
techniques favorables à celles et ceux qui en feront la demande (et
seront au courant) avec l’aide de services sociaux débordés, des
fonctionnaires en diminution permanente…
La
grogne généralisée est attisée par ce qui ressemble à de la
provocation, une sorte de surdité d’un chef d’entreprise
interpellé par une grève surprise géante et reconductible !
Alors, en affirmant qu’il a été élu sur un « programme », M.Macron rappelle qu’il gardera le « cap »...et fait
intervenir les robocops de la police, la mieux équipée d’Europe,
qui balance ses flashballs (LBD) et autres grenades lacrymogènes et
de désencerclement sur les foules jaunes, quasi sans discernement, en
éborgnant des dizaines de manifestant.e.s. L’état de violence
augmente dans ces affrontements, gangrenés aussi par des casseurs
infiltrés dans la masse.
Et
puis, la stratégie politique se met en place. Destruction et
évacuation forcés des lieux de rassemblement des Gilets Jaunes, les
rond-points du pays. Annonce et mise en place rocambolesque du
« grand débat national » avec une consultation nationale
sur quatre thèmes et trente-cinq questions pré-choisies comme
« cadre » des discussions. Un bel enfumage-open bar
destiné surtout à user et minimiser le mouvement général de
protestation. Avec des meetings médiatiques (et électoraux!)
rassemblant les maires et élu.e.s, quelques jeunes pour leur
promettre qu’avec lui, « ils » construiront un
« nouveau monde », une propagande orchestrée à grande
échelle (sur les deniers publics) et qui promet une « restitution »
de tout ce qui a été noté, débattu !!! Il faudra un sacré
algorithme pour trier, synthétiser les 800 000 contributions, et du temps...Que
nenni ! A part quelques décisions à la marge, il n'y aura rien qui ne
sortira pas du logiciel présidentiel. Pas d’abolition de l’ISF, du
CICE, de la flat-exit-tax, des paradis et exilés fiscaux, pas
d’exemplarité sur le train de vie de l’État, pas d’arrêt de
la casse des services publics, pas d’augmentation substantielle du
SMIC, pas de … la liste est longue !
Seule,
la minorité d’élu.e.s d’opposition LFI, ne peut rien faire bouger
face à une assemblée ultra-majoritaire qui vote comme un seul homme
(le Président à qui ils doivent leur poste bien confortable pour la
plupart).
La
stratégie du gouvernement est simple : en même temps que le
« Grand Débat National » pour affaiblir et user la
mouvement, demander à avoir des représentant.e.s Gilets Jaunes pour
mieux les coincer très vite, les neutraliser.
Le
piège ne prend pas vraiment, même si certain.e.s veulent créer un ou des partis (4 déjà !) qui
se présenteraient aux élections….européennes et avec la
dispersion des voix, par le système électoral, donner encore plus
d’élu.e.s à LREM, le mouvement-parti du président.
Mais,
selon les régions, d’autres s’organisent et choisissent la
structure associative.
Les
protestataires du premier cercle du 17 novembre cherchent un deuxième
souffle, épuisés par toutes les manifestations du samedi où la
seule réponse est la répression policière et les blessés.
Moins
optimistes sur une réponse politique, ils veulent initier des
actions locales pour créer du mieux-vivre ensemble sur un territoire
donné.
Mais
la structure associative « légale » les confronte
rapidement à quelque chose qui jusque là était vraiment dans les
fondements de ce mouvement, les décisions collectives sans chef,
sans président.e d’association. Pour rester sur cette ligne
collective, les trois représentant.e.s légaux d'association devraient être tirés
au sort et le travail organisationnel, sur les fonctions
administratives (tribunal, police, banque, assurance), de
communication (interne
et externe, porte-parolat) et comptables (finances), délégué
à des « responsables » entourés.
Car, il y a là un risque pour le mouvement GJ
(mais pas du tout pour le gouvernement) que cette association à caractère
social très marqué ne devienne à terme qu’une association comme
une autre, un nouveau partenaire, mais à qui on a enlevé toute
revendication politique radicale.
Du point de vue local, c’est très positif
dans la mesure où des nouvelles initiatives et actions locales
peuvent amener à un mieux-vivre ensemble, tout en créant du lien
social indispensable actuellement.
Mais où serait encore « l’âme »
du mouvement ? La question mérite d’être posée car ce sera
le cas partout où le mouvement est inscrit dans la durée.
Sans cette politique libérale financiarisée
en œuvre depuis des années, sans son application au profit d’un
système de classe, d’une oligarchie dominante et accumulatrice, il
n’y aurait pas eu de mouvement des Gilets Jaunes. Sans gilets
jaunes, il n’y aurait pas eu cette émancipation politique et
sociale de masse.
Sans réponses politiques acceptables, sans
avancées sociales, économiques, sans changements profonds durables,
quelles seront les réponses du « peuple » ?
La représentation politique rentrera très tôt
dans les discussions-débats des Gilets Jaunes. Syndicats, parti,
associations existantes qui portent ces revendications aussi ne sont
pas des ennemis ou des opportunistes, mais des forces de convergences
à ne pas ignorer.
En politique, c’est le rapport de force qui
est le critère.
Et, parmi tout ce que j’entends dans la
parole des GJ de mon territoire, c’est aussi sa vie qu’on
interroge, ces vies rencontrées, la vie. Et là, on remet en
perspective, l’humain, l’espèce humaine, la survie, la survie de
la planète aussi quand on a des enfants, petits-enfants (ou par
convictions.)
Comment le tout - le global - agit, intervient
dans notre quotidien où nous sommes dépendant.e.s, et comment ici
et maintenant - le local – je peux agir et intervenir pour changer
un certain nombre de choses pour le bien de tous (et donc moi aussi).
A HOMO SAPIENS
Nos cousins chimpanzés nous ont vu évoluer
vers la connaissance, l’invention, la créativité qui nous ont
amené où nous en sommes aujourd’hui. Ce long cheminement n’a
pas été uniforme loin de là en passant par toutes sortes de
système d’organisations « politico-économique » de la
tribu à la mondialisation, de l’esclavagisme, au collectivisme, à
l’individualisme.
La
valeur marchande n’a pas toujours été la monnaie, l’argent,
(les valeurs monétaires). Des biens (nourriture, abri) au
capitalisme il y a eu du chemin qui est passé par bien des
structures différentes (empires coloniaux, …) avant de créer la
dette, l’emprunt comme valeur spéculative et le marché mondialisé
des biens communs. Il y eut un temps long où le travail était une
valeur humaine. Que vaut encore le travail de chacun.e aujourd’hui ?
Il n’y a plus aucune fierté à faire car ce qu’on fabrique n’est
qu’un élément d’un tout et ne nourrit même plus, ne nous
permet même plus d’avoir un abri chauffé.
Si
encore l’évolution technologique avait permis à tous d’atteindre
un niveau de confort acceptable, on n’en serait pas là. Mais le
profit, l’accumulation, le pouvoir de l’argent, de la possession,
les privilèges qu’on s’octroie par ce biais, le pouvoir sur les
autres qu’on prend en s’entourant de sa caste, …, sont
venus polluer Homo Sapiens. Aujourd’hui, c’est un être
dépendant, fragile comme au début, qui ne peut plus être autonome,
libre, qui souffre dans la survie dans ce monde « deshumanisé »,
qui est perdu face à lui-même. Homo Sapiens aujourd’hui a perdu
de sa hauteur face à ses frères animaux. Il est le super prédateur,
le pilleur de la terre, l’exterminateur d’innombrables espèces,
le pollueur des ressources vitales, mais totalement dépendant.
Et livré à lui-même, de quoi est-il encore
capable, que peut-il encore créer de ses mains ?
On vient de loin, mais on ne vient pas de nulle
part.
Il ne s’agit pas de revenir à la
préhistoire, mais de s’interroger sérieusement ce qu’on veut
faire de notre vie, comment on veut la vivre. Et pas besoin
d’attendre une « retraite » pour « enfin en
profiter » : ça aussi ça fait partie du système, mais
qui arrive à son terme, car la retraite « coûte » trop cher
pour la caste dirigeante et elle ne « rapporte » rien !
Et puis où va l’espèce humaine ?
Algorithme est écrit pour demain : la nouvelle richesse (avec
le sable et l’eau). Des milliers, des millions de métiers réalisés
par l’humain vont disparaître et on aura une armada de personnes
oisives, population inutile économiquement et qu’il faudra occuper
par des jeux, des drogues, laisser mourir, puisque les « puissants »
seront cyber-immortels !
Alors ?
Penser global, agir local.
Lien social, entraide, production et
consommation locale, de saison, boycott, grèves et actions
collectives, démocratie directe-décisions pour le bien commun,
...la créativité est une valeur !
POUR NE PAS PARLER DU FUTUR
Que va devenir le mouvement des Gilets Jaunes ?
Une association sociale locale, un mouvement-parti politique de
gouvernement, une structure politique collective d’influence avec
des élu.e.s dans les Com Com, un mouvement révolutionnaire
d’insurrection, le ferment d’un autre monde, d’une autre
civilisation en construction et dont pas mal de signes et prémisses
sont déjà bien là dans des alternatives diverses, …. ?
Les questions sont là, l’avenir n’est pas
écrit...
Les dessins sont de VEESSE www.hebdi.com
le magazine satirique indépendant alsacien
mardi 15 janvier 2019
« grand » DEBAT NATIONAL
Jupiter fait les questions, ses vassaux-maires les réponses…
Du
15 janvier au 15 mars 2019 sont proposés des débats nationaux près
de chez vous ou sur internet www.grandedebat.fr
(à
partir du 21 janvier).
Hier, le président Macron a publié une « Lettre aux
français-e-s » où il énumère un certain nombre de questions
sur 4 thèmes choisis qu’il propose au débat national.
Le
cadre est clairement défini dans cette « Lettre » :
« pour
moi, il n’y a pas de questions interdites »…. MAIS, …
« je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet,
sur des grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. »
Causez
toujours, mais je reste droit dans mes bottes (comme Juppé, le
solide « soutien ») tout en gardant « mon cap ».
Premier enfumage...
Le
pilotage est donné à deux ministres de son gouvernement, Sébastien
Lecornu (officier de réserve, qui était avant l’oreille de Macron
chez Hulot) et Emmanuelle Wargon, actuellement chez De Rugy, ex
cadre de chez Danone et fan de l’huile de palme !!! A eux deux
doivent se rajouter 5 garants d’indépendance qui seront nommés ce
vendredi par….M. Ferrand (président de l’Assemblée), Larcher
(président du Sénat) et Bernasconi (Travaux Publics/Medef).
Bref,
l’indépendance est pour le moins un mot usurpé, puisque ce sont
des personnages de son clan, forcément. Deuxième enfumage…
M.
Macron ne veut pas changer quoi que ce soit d’important et il le
précise bien dans sa lettre : « je
pense que de ce débat peut sortir une clarification de notre
projet national et
européen... » …. »Nous
avons retenu 4 grands thèmes…….des propositions, des questions
sont d’ores et déjà exprimées. Je
souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat,
mais me
semblent au coeur de nos interrogations. »
« Je
vous invite à répondre à ces
questions….j’entends
transformer avec vous les colères en solutions…. »
M.
Macron POSE donc LES questions et attend qu’on réponde à SES
questions qui lui permettront de clarifier SON projet auprès des
français-e-s sur les 4 thèmes qu’IL a choisi. Mais « il n’y
a pas de questions interdites... » Seulement, si elles sortent
du cadre, il n’en sera pas tenu compte, car c’est lui qui fixe
les bornes.
D’ailleurs
qu’est-ce qui sera retenu ? Quasi rien. En tout cas, rien
d’important à part des déclarations d’intention du genre :
« oui, on tiendra compte du vote blanc. » par
exemple !!!M.Macron dit lui même : « Je
vous en rendrai compte (des
conclusions, décisions)
directement dans le mois qui
suivra le débat. »
J’avoue que je suis dubitatif
quant à la vitesse de synthèse du traitement de tout ce qui est
censé remonter et être pris en compte, car vu
le nombre de
contributions, les conclusions
communiquées quasi à la
suite de la fin du débat,
ça ressemble à du prémédité, non ?
La
méthode également est connue avec une première mise en œuvre
aujourd’hui, 15 janvier.
Les
maires (volontaires) * organiseront
les tables-rondes de discussion/débat par thèmes (et questions
pré-posées) appelées « réunions d’initiatives locales »,
puis seront élaborées des « pistes
concrètes » à partir des synthèses des réunions locales
(QUI les rédigera?), lors des « Conférences régionales »
** (après le 1er
mars) composées de français-es tiré-e-s au sort associés à des
« représentants de diverses parties prenantes » (!!!).
Pour
exemple, aujourd’hui, M. Macron rencontre 600 maires normands dans
un gymnase de Bourgthéroulde, près de Rouen sous très haute
sécurité (leur dira-t-il ce qui est autorisé de discuter ou non?).
Il va faire quelques sorties de ce type pour donner l’image qu’il
est sur le terrain, à l’écoute des représentant-e-s des
habitant-e-s !
Ce
qui sera repris dans les « médias de propagande » sera
le nombre de participant-e-s
mis en avant comme un facteur de réussite et peu importe les
contenus. De toute façon, on a bien compris que c’est une manœuvre
pour faire s’opposer les « Gilets Jaunes » et « les
Français-e-s »...(d’où aussi le rajout de la question des
quotas d’immigration dans ses
questions). C’est insidieux, mais bien présent dans la stratégie
politique gouvernementale (pour miner
les partis d’opposition).
Comme
pour le Grenelle de l’Environnement (sous Sarkozy), on sort du
débat comme préalable
ce qui gène. Là-bas, c’était le nucléaire, ici c’est l’ISF
(Impôt sur la fortune) et le CICE (argent public 22 milliards/an,
distribué aux grandes entreprises). C’est bien précisé dans LA
lettre du Président (parlant de l’impôt) :
« s’il est trop élevé, (il)
prive notre économie de ressources qui pourraient utilement
s’investir dans les entreprises.. . « nous
ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour
corriger cela. » Voilà,
tout est dit. Circulez, y a rien à changer…
Donc, dans cette méthode, les maires seraient
nos porte-paroles chargés de faire remonter ce qu’ils ont entendu
pendant ces réunions. C’est sûr que les députés-sénateurs ne
sont plus en odeur de sainteté dans la population, décrédibilisés
par leur manque d’exemplarité, leur double-langage, leur
servitude...Mais les maires ?
Si certain-e-s sont proches des habitant-e-s et
à leur écoute, ce n’est pas le cas partout et leur indépendance
est loin d’être évidente, soumis aux subventions distillées par
...l’Etat ...avec l’aide des intermédiaires, élu-e-s régionaux
et autres...de préférence du « camp présidentiel »,
majoritaire.
Une multitude de questions (entendues depuis
des semaines dans la bouche de toute cette foule qui en a
« ras-le-bol ») ne seront donc pas prises en compte. Je
ne crois pas que l’éveil des consciences va se calmer avec cette
mascarade présidentielle qu’il donne en pâture pour gagner du
temps avant les élections européennes où il compte tirer un
bénéfice et une nouvelle notoriété en berne actuellement.
Le « nouveau monde » de Macron
ressemble étrangement à l’ancien. Balladur avait organisé un
grand débat, Sarkozy deux (sur l’Education et sur l’identité
française), Hollande aussi (sur la transition écologique et les
vaccins) avec quels changements ????
Stratégie à double tranchant
De toute façon, on sait bien que ce genre de
manœuvre politique est à double-tranchant :
- vous n’allez pas débattre, on vous dira de
vous taire dorénavant puisque vous aviez l ‘occasion d’aller
vous exprimer ...librement…..de tout…..et vous ne l’avez pas
fait ;
- vous allez débattre, on vous dira que vous
avez été écoutés, que le vote blanc sera pris en compte par
exemple, que pour d’autres points, ils sont mis à l’examen et
seront soumis au Parlement pour un vote, quant aux dernières
propositions, elles sont mises à l’étude pour les inclure dans le
programme des prochaines élections.
Et, LREM (La République En Marge) veut se
mettre un peu à l’écart et réapparaître au moment de la
« synthèse », juste avant les élections européennes.
Le bénéfice pour les maires est de garder un
bon contact avec la population car les prochaines municipales sont en
2020.
Alors, GRAND débat national ou opération
d’enfumage pour gagner du temps, épuiser les mobilisations, mettre
en retrait les revendications radicales du mouvement national du
« ras-le-bol général » ?
L’avenir n’est pas écrit…
______________________________________________________________________________
* Les
relais du gouvernement devraient être en principe les députés en
charge d’écouter les citoyens pour ensuite proposer des lois (et
non pas les maires).
** Les
référentes du gouvernement en Alsace sont deux sous-préfètes
(d’Altkirch, nommée en ...décembre et de Molsheim).
mercredi 9 janvier 2019
POUVOIR D’ACHAT ?
Il y a pouvoir et achat. Prenons-les séparément en commençant par le deuxième.
On achète quoi ? Qu’est-ce qui est indispensable, courant, quotidien ?
Et la question pas subsidiaire du tout, sans même parler de la qualité et comment c’est produit, est :
d’où viennent - où sont fabriqués -les produits achetés ?
Ce que je veux dire est que si on achète des produits « made in China » en quoi cela aide la production de notre pays et donc le maintien d’emploi. Acheter local, en vente directe, au marché des produits locaux, ce qui est fabriqué en France, c’est possible aussi, souvent. Oui, mais c’est plus cher.
Donc, il faut des salaires corrects. Mais aussi prendre l’habitude de faire vivre nos producteurs locaux, nos artisans, les PME locales, le « made in France »… sinon on revient au point de départ, la Chine !
Bilan négatif.
Mais la France ne fabrique pas des objets technologiques, par exemple.
Aïe, aïe, aïe. Là, on a laissé filer nos technologies ; vous souvenez-vous du Minitel et d’où vient la fibre optique ?
Oui, bien sûr, local au maximum de ce qui est possible et ensuite, on n’est pas obligé de changer de portable, ordinateur, PS4 et autres tous les deux ans. On n’est pas obligé non plus d’avoir une connexion internet sur chaque appareil.
Et les voitures ? Nous pousser à acheter des voitures nucléaires. On peut viser Zoé, mais d’où viennent les batteries et leurs composants ? Et l’uranium ?
On peut développer longtemps sur nos CHOIX d’achats, car chacun-e a ses stratégies ou habitudes. Mais, on ne peut pas revendiquer plus de pouvoir d’achat sans se poser les questions ci-dessus.
Le pouvoir ?
De quel pouvoir parle-t-on quand on associe les deux mots ? Pouvoir acheter, et donc pouvoir disposer de revenus suffisants pour améliorer sa vie, se faire de temps à autre plaisir, et pas avoir tout dépensé le 15-20 du mois dans les loyers, les remboursements de dettes, le chauffage, la nourriture, les déplacements, les frais enfants, le gaz, l’électricité, l’eau, ….
Pour cela, il faut des salaires « corrects », du travail, diminuer certaines dépenses (essence-voiture, ….).
Augmentation importante du SMIC, indexation des retraites sur l’inflation/coût de la vie et revalorisation,
les propositions ne manquent pas, mais rien que cela, ce serait déjà une avancée.
Cela aura un coût pour le budget de l’État et demandera un effort des entreprises, qui elles-mêmes, ne l’oublions pas, dépendent quand même des personnes qui y travaillent et produisent.
Et là, on arrive aux questions qu’on entend beaucoup ces derniers mois jaunes.
Le budget est composé pour une large part par les impôts. Qui paye et pas les impôts ?
Justice fiscale d’abord et exemplarité de l’État et de ses élu-e-s. Refaire plus de tranches d’imposition, moins larges, et que tout le monde paye à hauteur de ses revenus, finies les exonérations ISF et autres déductions sans contreparties.
Ce budget d’argent public, tout citoyen a le droit de savoir comment il est utilisé et avoir un pouvoir de décision. Si cela doit passer par les députés, alors il faut que l’Assemblée Nationale soit représentative et donc élue proportionnellement, et paritairement h/f.
Si le Président est le seul à tout décider, alors on peut se demander pourquoi le CICE distribué aux grosses entreprises coûte au budget national quelques 22 milliards par an sans contreparties. Et les exilés fiscaux, les paradis fiscaux (même en Europe), c’est combien ? 80-100-150 milliards ?
Argent public, budget d’État, c’est avant tout pour payer et offrir des services publics à l’ensemble de la population. Or ces services diminuent et se concentrent de plus en plus. Manque d’argent ? Ou mal utilisé aux profits de qui ? Moderniser en utilisant internet, en forçant à l’utilisation numérique, par défaut plutôt.
Tous connectés dans un monde sous contrôle permanent. Linky en est aussi un des maillons « communicants ».
Pouvoir d’achat ?
Derrière ces deux mots, il y a donc dans un premier temps :
* l’exigence de justice fiscale : impôts pour tous en fonction des revenus avec plus de tranches, moins amples, et on arrête les déductions, les exonérations ISF ou autres « optimisations » (exilés fiscaux, paradis fiscaux, …) ;
* l’exigence de consacrer l’argent public aux services publics (santé, éducation, transports, …) et de les conserver en qualité sur tout le territoire du pays ;
* l’exigence d’une augmentation importante du SMIC, des basses retraites et l’indexation des retraites sur l’inflation ;
* la conscience qu’il faut acheter local et « made in France » ;
* l’exigence de l’exemplarité du train de vie de l’État : le nombre et les rémunérations des élu-e-s et hauts fonctionnaires d’État, les dépenses dans des projets inutiles, ...
Je pense que tout le monde l’a bien compris.
Mais ces revendications ne seront pas repris dans le Grand Débat National !!! Et, pour cause, on a comme l’impression que dans celui-ci, le cadre sera réduit aux questions posées incluses, que celles qui seront retenues et les réponses du gouvernement sont déjà rédigées puisque le Président vaut « garder le cap » !
Celui-ci est si déstabilisé que son attitude actuelle est de l’ordre de la répression à tout prix (raser les campements, assigner à résidence les « hooligans-manifestant-e-s ») et pour faire bonne figure, après l’itinérance mémorielle, il va entamer une « tournée des maires » (pour expliquer la pédagogie du Grand Débat ou les rappeler à l’ordre ?).
Craint-il une grève générale lorsque Gilets Jaunes et syndicats convergeront ?
L’avenir n’est pas écrit ….
On achète quoi ? Qu’est-ce qui est indispensable, courant, quotidien ?
Et la question pas subsidiaire du tout, sans même parler de la qualité et comment c’est produit, est :
d’où viennent - où sont fabriqués -les produits achetés ?
Ce que je veux dire est que si on achète des produits « made in China » en quoi cela aide la production de notre pays et donc le maintien d’emploi. Acheter local, en vente directe, au marché des produits locaux, ce qui est fabriqué en France, c’est possible aussi, souvent. Oui, mais c’est plus cher.
Donc, il faut des salaires corrects. Mais aussi prendre l’habitude de faire vivre nos producteurs locaux, nos artisans, les PME locales, le « made in France »… sinon on revient au point de départ, la Chine !
Bilan négatif.
Mais la France ne fabrique pas des objets technologiques, par exemple.
Aïe, aïe, aïe. Là, on a laissé filer nos technologies ; vous souvenez-vous du Minitel et d’où vient la fibre optique ?
Oui, bien sûr, local au maximum de ce qui est possible et ensuite, on n’est pas obligé de changer de portable, ordinateur, PS4 et autres tous les deux ans. On n’est pas obligé non plus d’avoir une connexion internet sur chaque appareil.
Et les voitures ? Nous pousser à acheter des voitures nucléaires. On peut viser Zoé, mais d’où viennent les batteries et leurs composants ? Et l’uranium ?
On peut développer longtemps sur nos CHOIX d’achats, car chacun-e a ses stratégies ou habitudes. Mais, on ne peut pas revendiquer plus de pouvoir d’achat sans se poser les questions ci-dessus.
Le pouvoir ?
De quel pouvoir parle-t-on quand on associe les deux mots ? Pouvoir acheter, et donc pouvoir disposer de revenus suffisants pour améliorer sa vie, se faire de temps à autre plaisir, et pas avoir tout dépensé le 15-20 du mois dans les loyers, les remboursements de dettes, le chauffage, la nourriture, les déplacements, les frais enfants, le gaz, l’électricité, l’eau, ….
Pour cela, il faut des salaires « corrects », du travail, diminuer certaines dépenses (essence-voiture, ….).
Augmentation importante du SMIC, indexation des retraites sur l’inflation/coût de la vie et revalorisation,
les propositions ne manquent pas, mais rien que cela, ce serait déjà une avancée.
Cela aura un coût pour le budget de l’État et demandera un effort des entreprises, qui elles-mêmes, ne l’oublions pas, dépendent quand même des personnes qui y travaillent et produisent.
Et là, on arrive aux questions qu’on entend beaucoup ces derniers mois jaunes.
Le budget est composé pour une large part par les impôts. Qui paye et pas les impôts ?
Justice fiscale d’abord et exemplarité de l’État et de ses élu-e-s. Refaire plus de tranches d’imposition, moins larges, et que tout le monde paye à hauteur de ses revenus, finies les exonérations ISF et autres déductions sans contreparties.
Ce budget d’argent public, tout citoyen a le droit de savoir comment il est utilisé et avoir un pouvoir de décision. Si cela doit passer par les députés, alors il faut que l’Assemblée Nationale soit représentative et donc élue proportionnellement, et paritairement h/f.
Si le Président est le seul à tout décider, alors on peut se demander pourquoi le CICE distribué aux grosses entreprises coûte au budget national quelques 22 milliards par an sans contreparties. Et les exilés fiscaux, les paradis fiscaux (même en Europe), c’est combien ? 80-100-150 milliards ?
Argent public, budget d’État, c’est avant tout pour payer et offrir des services publics à l’ensemble de la population. Or ces services diminuent et se concentrent de plus en plus. Manque d’argent ? Ou mal utilisé aux profits de qui ? Moderniser en utilisant internet, en forçant à l’utilisation numérique, par défaut plutôt.
Tous connectés dans un monde sous contrôle permanent. Linky en est aussi un des maillons « communicants ».
Pouvoir d’achat ?
Derrière ces deux mots, il y a donc dans un premier temps :
* l’exigence de justice fiscale : impôts pour tous en fonction des revenus avec plus de tranches, moins amples, et on arrête les déductions, les exonérations ISF ou autres « optimisations » (exilés fiscaux, paradis fiscaux, …) ;
* l’exigence de consacrer l’argent public aux services publics (santé, éducation, transports, …) et de les conserver en qualité sur tout le territoire du pays ;
* l’exigence d’une augmentation importante du SMIC, des basses retraites et l’indexation des retraites sur l’inflation ;
* la conscience qu’il faut acheter local et « made in France » ;
* l’exigence de l’exemplarité du train de vie de l’État : le nombre et les rémunérations des élu-e-s et hauts fonctionnaires d’État, les dépenses dans des projets inutiles, ...
Je pense que tout le monde l’a bien compris.
Mais ces revendications ne seront pas repris dans le Grand Débat National !!! Et, pour cause, on a comme l’impression que dans celui-ci, le cadre sera réduit aux questions posées incluses, que celles qui seront retenues et les réponses du gouvernement sont déjà rédigées puisque le Président vaut « garder le cap » !
Celui-ci est si déstabilisé que son attitude actuelle est de l’ordre de la répression à tout prix (raser les campements, assigner à résidence les « hooligans-manifestant-e-s ») et pour faire bonne figure, après l’itinérance mémorielle, il va entamer une « tournée des maires » (pour expliquer la pédagogie du Grand Débat ou les rappeler à l’ordre ?).
Craint-il une grève générale lorsque Gilets Jaunes et syndicats convergeront ?
L’avenir n’est pas écrit ….
samedi 15 décembre 2018
EXEMPLARITE et ARGENT PUBLIC
Je
ne crois pas que le problème profond soient essentiellement
les
taxes et impôts, mais plutôt l'injustice
fiscale et la répartition de
l’argent public /leur
destination.
Je
paye (ou pas) des impôts selon mes revenus. Dans notre pays, une
République, les impôts sont la part qu'on donne à l'Etat pour
organiser les services publics mutualisés (écoles, santé,
transports, services à la personne-solidarité, ...) et pour le
bien-être pour tous. OR ce qui scandalise et met en colère, c'est
la hauteur (au travers des différentes taxes) de cette contribution
et surtout l'exonération sous différentes formes de celles et ceux
qui sont les plus fortunés : déductions diverses sur les travaux
immobiliers, montages financiers pour exiler ses avoirs dans des
paradis fiscaux , CICE aux entreprises sans conditions , Flat tax,
Impôt sur la Fortune , tranches hautes limitées, ....Et puis la
suite, les dépenses de "fonctionnement de l'Etat" qui sont
démesurées, inutiles souvent..: train de vie, indemnités,
avantages et exonérations des députés et sénateurs, travaux
elyséens et dans les châteaux de l'Etat, déplacements et frais des
ministres , avantages en nature et retraites...Et plus précisément
encore, la destination de nos impôts directs et indirects qui ne
vont pas tous dans les services publics que tout le monde voit se
dégrader par ailleurs.
Bref,
ce sont vraiment ces points qui choquent, blessent, sont
inacceptables, injustes…
« Ils
ont eu des compensations, qu’est-ce qu’ils veulent encore ? »
Le
Président aimerait bien que « l’opinion » se pose
cette question afin que le soutien important de la population diminue
et que les « gilets jaunes » abandonnent leur visibilité
sur les rond-points et autres lieux d’occupation à travers tout le
pays. Mais au lendemain de ses nouvelles « annonces »,
les « enquêtes d’opinion » n’ont pas montré une
diminution parlante du soutien, les revendications de colère du
ras-le-bol général dépassent les miettes distribuées…
Nous
sommes au coeur d’une crise démocratique -déclenchée par la
goutte d’eau qui a fait déborder le verre-, d’une remise en
cause du fonctionnement institutionnel de cette Vème République
(obsolète, avec l’évolution du monde depuis 1958) et d’une
critique du système du « libéralisme social » qui
montre les abus de la caste du capitalisme.
Quand
le décalage est tellement grand entre les décideurs
et la population, la demande est forte d’une représentation plus
proche de la sociologie réelle du pays au Parlement afin que les
propositions de lois soient discutées, débattues et en adéquation
avec les demandes réelles des « gens ». Pour cela, le
minimum est une Assemblée Nationale composée à la proportionnelle
absolue. Cela amènera probablement à des coalitions de gouvernement
comme dans d’autres pays, mais au moins l’ensemble de la
population y sera représentée dans sa diversité. Du coup, les
élu-e-s auront plus de légitimité et devront être à l’écoute
plus attentivement pour porter ces voix.
Si
le pouvoir législatif de l’Assemblée est renforcé, Le Sénat
sera inutile ou pourra se transformer en « conseil des Sages »
ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Assemblée Nationale
et Sénat engloutissent un budget d’argent public pour son
« fonctionnement » et « indemnités diverses des
élu-e-s » qui peut paraître des plus choquants. Tout le monde
remarque bien que le Parlement ne remplit plus ses rôles. Les
députés sont des godillots qui acquiescent d’une seule voix les
directives du Président-patron, l’opposition est réduite à la
portion congrue et juste poliment
écoutée et ... méprisée. On ne peut plus appeler cela une
représentation du pays et/ou du débat respectueux et constructif.
Tout le monde est scandalisé par ce fonctionnement et ce qu’il
coûte à l’heure où nous sommes ponctués financièrement de tous
les côtés. Et c’est à l’identique au Sénat.
Lorsque
le couple Macron décide de (re)faire la piscine de la résidence
présidentielle d’été au fort de Brégançon, de changer la
vaisselle de l’Elysée, de vouloir relooker toutes les pièces,
etc. et que le coût approximatif est divulgué, cela ne peut pas
être reçu non plus comme de l’indispensable en période de
« désendettement » !
Lorsque
des ministres font des voyages lointains de représentativité dans
les avions privés de la République, ces coûts sont choquants tout
autant.
Le Président des riches n’usurpe pas son titre.
Qui a pu
accepter qu’on supprime l’impôt sur la fortune (qui apporte au
moins 4 milliards), la flat tax et le processus du CICE qui octroie
plus de 20 milliards aux grosses entreprises et la grande
distribution, sans contreparties, et que cela enrichit les
actionnaires et la même oligarchie, sans créer d’emplois ?
Qui a pu accepter d’entendre ces mêmes patrons s’installer dans
les paradis fiscaux pour ne pas payer d’impôts en France ?
Qui a pu accepter d’entendre qu’en un an de règne de Macron le
nombre de millionnaires en France a explosé ? Qui peut accepter
que les tranches d’impôt se limitent dès qu’on arrive près des
gros salaires ? Qui a pu accepter l’augmentation de la CSG des
retraités, alors que le point indiciaire a été supprimé et que
chaque année la différence entre l’inflation et la
non-augmentation des retraites fait une perte de 1 à 2 % par
an ? Qui a pu accepter qu’on fasse la promotion du diesel
pendant des années et que tout à coup, il faille mettre nos
voitures à la casse pour acheter des voitures électriques ? Et
pourquoi le nucléaire Areva et ses EPR, ses déchets mortels, actifs
longtemps, plutôt que l’hydrogène ? Qui a pu accepter que
l’augmentation importante des carburants pour les personnes
dépendantes de leur voiture pour aller gagner un salaire était un
effort général demandé, alors que les camions, les avions, les
tankers et bateaux de croisière étaient exonérés ?
Qui
a pu accepter un discours où le Président voulait nous faire croire
que ces augmentations de taxes (avec le tabac aussi) allaient servir
la transition écologique et diminuer notre dépendance aux
ressources fossiles, alors que ces sommes étaient attribuées pour
la plus grande part au budget général et attribuées au CICE (entre
autres) ? Dont bénéficiaient des entreprises polluantes
(Total) qui continuaient d’exploiter, avec les autorisations
présidentielles et du ministre de l’écologie, des mines et des
forages de ces ressources fossiles…
Qui
a pu accepter de se voir « offrir » (après plus de 3
semaines de revendications polymorphes) une augmentation biaisée du
Smic, conditionnée à la prime d’activité, prise en charge par
ceux qui payent les impôts (!!!), tout en sachant que plus de
80 milliards sont dans les paradis fiscaux et détournés par les
exilés fiscaux (Suisse, Belgique, Luxembourg, Gibraltar, etc.). Le
Président peut bien se glorifier de redistribuer 10 milliards (de
nos impôts!), qu’est-ce devant ces autres montants détournés ?
Qui
a pu accepter le passage à 80km/h et les radars sur les 4 voies qui
flashent et enrichissent le tiroir-caisse de l’État ? Qui
peut accepter que devant les déclarations du « leader mondial
de l’écologie-Make our planet great again ! », les
projets inutiles polluants et d’un autre âge (comme les nouvelles
autoroutes-à péage- le GCO de Strasbourg et autres) se fassent
contre l’avis d’une grande partie des communes impactées tout
en bétonnant des terres fertiles ? Qui a pu accepter qu’on impose
de nouveaux compteurs intelligents électriques Linky, alors que les
30 millions existants fonctionnent bien et ce uniquement pour
récolter nos données et enrichir le Big Data dont EDF-Enedis se
veut un acteur futur important, sans compter les problèmes de
pollution et de santé par les ondes ? Qui a pu accepter qu’on
veut privatiser de plus en plus la Sécurité Sociale en encourageant
les mutuelles privées à prendre le relais ou une part plus
importante ? Qui a pu accepter que les hôpitaux doivent devenir
rentables, que le personnel soit réduit et que la charge de travail
(et de responsabilités) devient impossible à supporter ? Qui a
pu accepter la dégénérescence des services publics, la fermeture
de lignes ferroviaires et la desserte des communes, les tarifs des
transports collectifs peu incitatifs ? Qui a pu accepter la
diminution drastique des enseignants, des fonctionnaires ?
Qui a pu accepter les nouvelles dispositions de sélection de
Parcoursup et de la réforme du baccalauréat à venir ? Qui a
pu accepter ….
On
pourrait continuer la liste de façon très longue tant ce qui
s’exprime aujourd’hui est un catalogue, tout à fait recevable
pour la plus grande partie, de colères multiples, profondes, de cris
de justice, de revendications mainte fois répétées jamais prises
en compte, d’une misère pas forcément visible partout mais bien
réelle, de précarité qui peut se transformer en une violence plus
radicale puisque quand on a plus rien à perdre ….
Le
Président Macron a tout fait pour éliminer les partis politiques et
les syndicats, et aujourd’hui, il se trouve bien seul devant le
peuple de France, qui n’est pas le milieu des banquiers,
économistes et grands patrons. Et ça, il ne connaît pas. Alors, il
sort les recettes apprises à l’Ena, à la Banque Rothschild, au
ministère de l’économie.
Mais
la rupture est bien plus profonde qu’il ne peut même imaginer et
ces recettes ne prennent plus. Son long silence devant les « gilets
jaunes » qu’il aimerait bien globaliser en
casseurs-délinquants a eu un effet inattendu. Les premières
revendications de mi-novembre étaient basiques, immédiates. Mais il
n’a pas voulu entendre et pendant cette longue absence, les gens se
sont rassemblés, la mobilisation a enflé, les discussions sont
devenues des débats argumentés. Cela a amené une plus grande
conscience globale et les revendications se sont élaborées grâce
aux liens établis avec toute une série d’informations qui ne
passaient pas par les canaux des médias de propagande (aux mains de
quelques millionnaires, « amis » de Macron), mais par ce
qu’on appelle les « réseaux sociaux » , les
témoignages multiples. Et puis, la prise de conscience aussi que
l’action collective est plus puissante que tout. Macron a essayé
de diviser, mais « la fin du mois » et « la fin du
monde » se sont rejoints, convergent dans des revendications
communes qui font l’esquisse d’un nouveau monde, d’une nouvelle
civilisation qui n’a rien à voir avec le rêve financier de Macron
et de « SON monde ».
Après
ce moment dramatique, sanglant, meurtrier, perpétré par ce fanatisme
(qui se dit religieux!) et la période de « trêve » de
fin d’année, les occupations reprendront, pour marquer la
visibilité de ce combat social, humain. Ces lieux « Nuit
debout » populaires sont des endroits de forums de
discussion et d’apprentissages stratégiques, de liens qui se
créent dans la lutte collective, une force qui se découvre et qui
n’est pas prête de s’arrêter.
Justice
fiscale, exemplarité
Tant
que la justice fiscale ne sera pas mise en œuvre, tant que les
impôts ne serviront pas à nouveau les seuls services publics en les
redéployant, tant que l’exemplarité ne sera pas imposée à nos
élus/ dirigeants (rémunération, missions, déplacements, frais à
justifier, etc.), tant que les instances décisionnelles ne seront
pas proportionnelles, paritaires, il ne faudra pas s’attendre à
retrouver une paix sociale.
Il
y a aussi des pistes locales, régionales, pour sortir d’un système
qui n’est plus adapté à NOS exigences. On peut se nourrir
localement (et de saison), on peut chercher plutôt l’artisan local
que la grosse entreprise, on peut voyager collectivement ou partager
les véhicules, exiger des tarifs abordables pour les transports
publics gérés régionalement, on peut se soigner autrement, trouver
des loisirs associatifs, une culture populaire d’émancipation dans
les médiathèques et animations diverses sur un territoire donné,
aller vers les créateurs, intégrer la jeunesse en développant les
lieux de rencontre intergénérationnelle, revenir à une démocratie
directe au sein des communautés villageoises, ...etc…
L’avenir
n’est pas écrit !
DESSINS
VEESSE www.hebdi.com le magazine satirique indépendant alsacien
AUREL www.politis.fr
VEESSE www.hebdi.com le magazine satirique indépendant alsacien
AUREL www.politis.fr
_________________________________________________________________________________
Il
me faut rajouter une remarque concernant les « symboles »
visibles sur les lieux de contestation.
Je
veux parler des drapeaux « rot und wiss » et tricolore,
souvent cités. Le drapeau blanc et rouge est alsacien, le drapeau
tricolore français. Dans d’autres régions, on voit le drapeau
breton, occitan, corse, ...qu’on identifie à une région. Même si
en Alsace, celui-ci a été repris par Unser Land, parti régionaliste
et le drapeau tricolore capté par le Front-Rassemblement National,
cela, pour moi, n’indique pas que les « gilets jaunes »
soient régionalistes et d’extrême droite.
Le
drapeau rot-wiss appartient à TOUS les alsaciens et le drapeau
tricolore est le drapeau de la République qui appartient à TOUS les
Français. A nous de ne pas abandonner, de ne pas laisser
détourner...C’est mon avis !
mardi 11 décembre 2018
SARKOZY et HOLLANDE au secours de MACRON
Je le dis depuis des mois, il n' y a rien de neuf dans la politique libérale de Macron. Avec ses treize minutes de prompteur, les mains bien à plat, les paroles moins dédaigneuses et hautaines, le recul de Macron est comme le reste une simple apparence, un écran de fumée, .... Ses 4 mesures annoncées sont censées répondre aux attentes du ras-le-bol général après les miettes jetées au peuple la semaine dernière avec ce moratoire de 6 mois sur les taxes carburant. Cette fois-ci, en désavouant ses ministres (Lemaire -contre la suppression de la CSG-retraités, Pénicaud-contre l'augmentation du Smic, De Rugy-contre l'abandon de l'éco-taxe), il nous offre un court éventail de 4 mesures censées calmer la grogne.
* Le SMIC passera de 1184 € à 1284 € net en janvier A CONDITION de toucher déjà la prime d'activité. Cet ajustement était de toute façon déjà prévu mais sur le quinquennat, donc là ce sera juste un peu plus tôt. MAIS attention aux effets pervers. Il est bien possible que cet ajustement vous fasse rentrer dans une tranche où vous allez payer des impôts et donc .....Et puis celles et ceux légèrement au-dessus du Smic, vont devenir Smicard de fait !!! Et puis, tout le monde n' a pas la prime d'activité dans son Smic non plus...
* Heures supplémentaires défiscalisées, désocialisées. C'est du Sarkozy...et ça n'a crée aucun emploi au contraire puisque cela veut dire que si des employés font des heures sup, le patron n'embauchera pas une/des personnes en plus.
* La prime de fin d'année pour les salariés du privé, défiscalisée pour le patron et surtout ....volontaire. Elle ne sera pas générale...donc accessoire !
* la fin de la hausse de la CSG pour les retraites inférieures à 2000 €. "C'était injuste" d'après Macron lui-même, MAIS il la maintient quand même pour les retraites au-dessus de 2000 €. ET cela ne veut pas dire remettre en place le système de points d'indices qui augmente les retraites en fonction de l'inflation. Ce qui fait que les retraites diminuent de fait et que l'augmentation de la CSG accentue en plus la diminution et donc d'autant la retraite. C'est donc une miette presque symbolique, un ajustement à l'inflation...
Et puis,
RIEN sur l'ISF,
RIEN sur le CICE,
très peu sur l'évasion et paradis fiscaux,
RIEN sur l'inéquité de la fiscalité (tranches, patrimoine, etc...)...
Ce matin, Macron reçoit banquiers et industriels : ça veut tout dire !!!
En gros, ceux qui payent, ceux qui participent à l'effort commun (classes moyennes, retraités, actifs, ...) n'ont absolument rien obtenu...BREF, Il n'y a aucune évolution (un petit ralentissement tout juste), rien sur ce qui choque : exemplarité, équité fiscale, économies du train de vie de l'Etat, de ses élu-e-s, de ses institutions, des dépenses et projets inutiles, sur la représentativité (proportionnelle) et le pouvoir absolu, RIEN sur l'utilisation de nos impôts et taxes qui profitent plus par le CICE aux actionnaires des grandes entreprises qu'au bien public, aux services publics réduits de partout.
Dire que les dirigeants des entreprises françaises qui font des profits en France doivent payer des impôts est un effet d'annonce , un leurre et personne n'est dupe. Il suffit de regarder Total et autres...
M. Macron avec son "Etat d'Urgence économique et social " (héritage de Hollande) ne nous a convaincu de rien. Il lâche quelques miettes et sa façon de dialoguer est de dire aux maires d'organiser des cahiers de doléances qui seront ensuite "analysées" !!!!! C'est tout simplement se moquer du monde, de faire durer, s'épuiser, donner un os à ronger !
Je ne suis pas sûr que ces nouvelles miettes, à peine plus consistantes, puissent convaincre les "gilets jaunes" (nous sommes tous des gilets jaunes) qui ont exprimé des revendications bien plus profondes. L'acte IV de samedi 8 était plus calme pour laisser une chance au président de sortir du tout sécuritaire (il n'en a rien fait avec le début de son discours), mais je crains que l'attente a été vaine puisque le changement n'est pas de mise...On veut calmer la tempête avec quelques petites brises offertes, mais cela n'aura aucun effet sur la profondeur de la crise institutionnelle qui s'exprime depuis un mois.
Acte V, VI, VII... Croire avoir divisé le mouvement en l'affaiblissant par ces petits cadeaux !!! c'est encore une fois ne pas avoir pris la vraie mesure du ras-le-bol. C'est normal, ces gens-là sont hors sol, loin des réalités quotidiennes des gens, avec un roi tout puissant qui désavoue ses ministres et méprise ses députés ...à sa botte !
à suivre.....
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