lundi 17 mars 2014

Derniers jours avant....le printemps de la résistance !

Il ne devrait pas faire trop beau dimanche prochain 23 mars : les candidat-e-s aux postes de maires devraient s'en réjouir car ils-elles craignent une abstention forte par déception, par désintérêt, par manque de confiance aux promesses et aux changements annoncés...Ces dernières années, on a effectivement tout eu et tout vu. Alors, on hésite...on se pose des questions !
Bien sûr dans les petites communes comme là où j'habite aujourd'hui, c'est plus simple : le contact est direct, on rencontre maire et élu-e-s municipaux dans la rue ou dans les commerces, on peut échanger simplement. Les options et perspectives sont plus réduites et très souvent les maires sont de bonne volonté et entendent les habitants.
MAIS dans les villes-centre, les villes plus importantes (disons au-dessus de 3000 habitants), les enjeux changent car souvent les délégué-e-s des villes importantes influent fortement dans les Coms Coms et surtout elles ne sont pas prêtes à faire une répartition plus juste sur tout le territoire des anciennes taxes professionnelles....pour ne prendre qu'un exemple, en plus de vouloir concentrer beaucoup de services dans leur ville. Ce sont donc bien des options et enjeux politiques qui sont présents dans le choix du vote. Les candidat-e-s essayent de gommer leurs différences, mais il est évident que les promesses d'un maire sortant tombent à plat quand on l'a vu fonctionner et faire ses choix les dernières six années. Embellir un bilan mitigé est tout aussi hasardeux car les habitant-e-s ne sont plus aussi dupes qu'ils l'étaient peut-être à un moment donné.


Le printemps arrive, pas forcément le printemps des révolutions arabes qui n'avaient qu'une vague idée de la démocratie, mais un printemps de résistance à ce qu'on ne veut plus accepter, qu'on ne peut plus accepter.
Fini les votes "utiles", les votes de complaisance, les votes par habitude et conservatisme, fini les votes par discipline de parti, les votes "contre", aujourd'hui on choisit d'y aller ou pas.
Si le vote "blanc" était comptabilisé dans les "exprimés", encore cela aurait-il du sens, mais cela n'est pas le cas et donc c'est un vote qui ne compte pas....Il ne reste donc que l'abstention qui sera surveillée de très près par toutes les équipes et candidat-e-s.
Est-ce qu'en Alsace , les élu-e-s et candidat-e-s ont tiré la leçon de l'abstention énorme lors du Référendum de l'an dernier ? Je ne le pense pas, ils-elles ont fait le dos rond quelques semaines et ensuite, tout fait pour oublier cet "épisode" qui pourtant avait rempli tout le début de l'année dernière avec la certitude pour les responsables politiques que l'Alsace conservatrice et légaliste allait voter "comme un seul homme". Que nenni...On ne peut pas flatter "l'intelligence et le bon sens" des électrices et électeurs pour ensuite être surpris lorsqu'ils s'expriment !


Nous sommes au XXIème siècle, un changement de civilisation est en cours et la façon de penser et d'être discipliné ont bien évolué.
Certain-e-s n'en ont pas encore pris la mesure : ces premiers jours du printemps 2014, ils-elles risquent de se réveiller, un peu perturbés...




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