lundi 8 octobre 2012
jeudi 27 septembre 2012
Henri Meck, « héros de Molsheim » ? L'histoire se répète-elle ?
Henri Meck, député-maire de Molsheim,
réélu depuis 1928 sous la bannière
de l'U.P.R., le puissant parti catholique alsacien
avait été dirigeant du Syndicat du
Textile à la botte des propriétaires des usines textiles, avait également un rôle important
au Syndicat Chrétien.
l'U.P.R. fait partie du bloc des partis
de droite
qui s'étaient unis sous le nom de
« Front National »
par opposition au « Front
Populaire »
Autres candidats aux élections
législatives de 1936 :
Georges Woehl – PS
Georges Wodli – PC très actif avec ses militants ouvriers-communistes
Votent à gauche tout le Ban de la
Roche (protestant et de culture plus française, de passé vosgien-parler français) où se trouvent les usines textiles
moins après
Schirmeck
et votent à droite, toutes les
communes après Lutzelhouse vers Molsheim (catholique et de passé/culture plus germanique)
Meck est réélu grâce aux voix de la
plaine.
Mais,
le 4 juin 1936, Léon Blum est chef du
gouvernement du Front Populaire (gauche)
les 7 et 8 juin, les accords de
Matignon imposent aux patrons
- l'augmentation générale des salaires
- la reconnaissance des droits syndicaux
le 11 juin, par 563 voix pour, 1 voix
contre
- loi sur les congés payés
- loi sur les contrats collectifs
Les patrons ne jouent pas le jeu, invoquent (déjà) la mondialisation (concurrence mondiale) et dans les années 50, deux mille
ouvrièr-e-s du textile sont au chômage....dans la Haute Bruche. C'est la fin de l'industrie textile dans la vallée.
(informations tirées du livre "le fil de l'espoir" de Gabriel Schoettel-éditions Oberlin-2002)
En lisant ces quelques données, on se dit que l'histoire évolue très peu en Alsace, que la "tradition" de droite qu'on attribue à cette région est éronée, sauf dans le résultat des votes. En effet, il y a un grand et long passé ouvrier et de gauche, surtout communiste.
Se plonger dans ce passé récent permet de mieux comprendre et de ne pas accepter. Il n'y a pas de fatalité à ce qui est en cours actuellement. En retrouvant un fonctionnement dans la vie plus collectif, en recréant du lien social avec plus de tolérance et d'égalité-justice, les choses peuvent bouger. Ce n'est pas puisque l'Alsace est la seule région à droite qu'il faut croire que c'est la "norme".
Se plonger dans ce passé récent permet de mieux comprendre et de ne pas accepter. Il n'y a pas de fatalité à ce qui est en cours actuellement. En retrouvant un fonctionnement dans la vie plus collectif, en recréant du lien social avec plus de tolérance et d'égalité-justice, les choses peuvent bouger. Ce n'est pas puisque l'Alsace est la seule région à droite qu'il faut croire que c'est la "norme".
Lorsque les minorités, les laissez pour compte, les "deshérités de la terre" retrouveront le sens de l'organisation collective avec des revendications de base sur le "mieux vivre ensemble" et une vision d'un monde différent de celui de la finance et de la consommation, alors la transition de civilisation sera en marche.
Les signes sont multiples autour de nous, les initiatives commencent à foisonner, l'information circule en dehors des organes sous contrôle avec des réseaux très divers. Un autre monde est possible !
jeudi 13 septembre 2012
Lire, c'est s'ouvrir
"...il faut beaucoup donner pour beaucoup recevoir, on enseigne autant ce qu'on est que ce qu'on sait, aucune leçon n'est jamais tout à fait perdue, il faut reprendre chaque matin ce qu'on croyait acquis la veille, ceux qui forment ce qu'on appelle une classe sont des enfants ou des adolescents avec un adulte, avant d'être des élèves avec un maître, l'acte d'enseigner n'est totalement fécond que s'il s'effectue dans la joie...."
On peut se demander d'où sont tirés ces préceptes....Ce sont les réflexions d'un jeune prof nouvellement nommé en 1972 au Collège Technique de Schirmeck sous la plume de Gabriel Schoettel dans son livre de 2002 "LE FIL DE L'ESPOIR" qui raconte les luttes ouvrières dans les filatures de la vallée de la haute Bruche et si .....douloureusement actuel !
Un livre à découvrir si vous ne connaissez pas Gabriel Schoettel, il a aussi écrit deux super bouquins à mettre dans les mains de tout le monde et qui portent un sacré regard sur la vie, la mentalité de la région, l'école et sa hiérarchie...."UN VILLAGE SI PAISIBLE " et "UN AIR DE VERITE" (tous ses livres sont édités par la librairie Oberlin)
Bonne lecture, mais ça va au-delà de la lecture....
On peut se demander d'où sont tirés ces préceptes....Ce sont les réflexions d'un jeune prof nouvellement nommé en 1972 au Collège Technique de Schirmeck sous la plume de Gabriel Schoettel dans son livre de 2002 "LE FIL DE L'ESPOIR" qui raconte les luttes ouvrières dans les filatures de la vallée de la haute Bruche et si .....douloureusement actuel !
Un livre à découvrir si vous ne connaissez pas Gabriel Schoettel, il a aussi écrit deux super bouquins à mettre dans les mains de tout le monde et qui portent un sacré regard sur la vie, la mentalité de la région, l'école et sa hiérarchie...."UN VILLAGE SI PAISIBLE " et "UN AIR DE VERITE" (tous ses livres sont édités par la librairie Oberlin)
Bonne lecture, mais ça va au-delà de la lecture....
vendredi 7 septembre 2012
Qu'est-ce qu'un parti de gauche qui font front sur tous les dossiers majeurs avec la Droite ?
Nous avons déjà eu un débat de fond sur une certaine idée de l'Europe en 2005 avec une scission des mouvements et partis de gauche. Certains y voyaient une main-mise du monde financier et marchand plus important encore sur la politique, d'autres une avancée vers plus de pouvoir politique démocratique avec plus de pouvoir au parlement (membres élus) par rapport à la Commission (membres nommés). La rupture a été profonde et a duré de nombreux mois et il reste encore des "traces" aujourd'hui. Cependant, débat il y a eu et aujourd'hui, la France (laquelle) va adopter ce nouveau traité (TSCG : Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance dans l'Union économique et monétaire) sans discussion, sans référendum uniquement par la voie parlementaire. Celui-ci va encore accentuer la précarité, l'austérité etc...avec un discours carrément hallucinant de la part du président Hollande et du gouvernement.
Après 2005, les discours ne marcheront plus, car on a effectivement vu ce qui a été utilisé et ce qui n'a pas aboutit et donc on ne nous y reprendra pas. Aujourd'hui c'est clair, il n'y a que la finance qui est présente et la soumission au "marché" ! Alors, nous ne pouvons que compter les points et surveiller les votes : le PS a la majorité absolue et peut décider seul. Mais que feront les élus EELV et Front de Gauche / PC lors du vote. Et même y aura-t-il des élus PS qui voteront contre ? Ne rêvons pas...PS et UMP voteront le texte Merkozy, EELV s'abstiendra (discipline gouvernementale ?) et seul Front de Gauche/PC votera contre...à suivre car ce sera révélateur de la suite de la gouvernance et du style, des décisions, lors de cette mandature.
mercredi 29 août 2012
Août 2012- 4 mois après les élections présidentielles....
Roms,
nucléaire, traité budgétaire européen,
cumul
des mandats,....
En prenant ces quatre sujets (et
quelques autres), on peut y voir déjà toute la révélation des
renoncements de ce gouvernement de « gauche » par rapport
aux promesses de campagne d'un « changement, c'est
maintenant » et aussi comprendre un début d'amertume de
celles et ceux qui y croyaient.
L'accord PS-EELV sur le nucléaire
s'est soldé par la seule « promesse » de fermer la
centrale nucléaire de Fessenheim dans cette mandature tout en
continuant la construction de l'EPR avec une déclaration
provocatrice du ministre Montebourg qui affirme que « le
nucléaire est une filière d'avenir ».
L'autre ministre Valls expulse des Roms
sans solution de rechange avec comme compensation une ouverture aux
Roms à un plus large panel de métiers et la suppression de taxes
payées par les éventuels employeurs en sachant que le chômage
continue sa courbe ascendante.
Concernant le traité budgétaire
européen qui va inscrire « dans le marbre » l'austérité
et la casse des services publics, institutionnaliser le libéralisme
généralisé, le premier ministre Ayrault demande à la ministre
EELV, Cécile Duflot d'expliquer à ses élus députés et sénateurs
« la signification de la participation gouvernementale »
à savoir que s'ils ont la liberté de parole, ils n'ont pas la
liberté de vote. L'abstention est la seule limite acceptable
(le PS a la majorité absolue à l'Assemblée Nationale). Le vote
contre serait donc un choix qui marquerait la fin du
« partenariat » ?
Au Sénat déjà des voix socialistes
s'élèvent (Rebsamen) pour contourner l'engagement de cesser le
cumul des mandats. Par un argumentaire qui dit que les sénateurs
sont élus par les « grands électeurs » et non au
suffrage universel, il faudrait que les sénateurs échappent au
dispositif « un élu, un mandat ». Une autre reculade en
vue ?
On peut continuer la liste : la
diminution du prix de l'essence (3 à 6 centimes d'€) serait censée
apporter un mieux au pouvoir d'achat des Français ! C'est
encore favoriser le déplacement individuel en voiture personnelle,
loin des engagements de développer les transports en commun.
Une aide aux abonnements sur les
transports collectifs, une compensation pour celles et ceux qui n'ont
pas accès à ces transports inexistants sur leur territoire seraient
des mesures plus justes, plus cohérentes, plus durables...
Avec les dernières élections
présidentielles, un espoir était perceptible : sortir du
libéralisme, redonner des priorités aux services publics et à la
personne, reconstruire le tissu social et les solidarités, ...mais
force est de constater que le seul objectif est d'augmenter la
production à tout prix pour recréer de l'emploi en faisant fi de la
réflexion sur quels sont les secteurs d'avenir, sur les contrats et
conditions de travail, sur les formations, sur la qualité de vie.
Pour l'immigration, la politique
d'expulsion se poursuit au même rythme ; sur le vote des
étrangers aux élections locales, rien de neuf non plus.
On peut s'interroger sur le changement
promis. Les premières décisions, les premières déclarations ne
sont guère à la hauteur de l'espoir suscité. Le PS est
majoritaire (Président, gouvernement, Assemblée Nationale,
Sénat – avec l'apport des « partenaires EELV »-,
régions, départements) et n'a donc rien à craindre d'une
opposition politique. Les conditions sont bien réelles pour un
changement de cap en profondeur et de façon très large. Si cela ne
se réalise pas maintenant, je ne vois pas quand ce sera possible.
Alors ? Alors, l'espoir suscité
retombera-t-il très vite, le PS reprendra-t-il le même argumentaire
de la mondialisation, de la difficulté de convaincre les partenaires
européens, d'un contexte économique difficile qui a été crée
selon une politique bien connue. Le candidat Hollande se faisait fort
de combattre l'ennemi identifié -le monde de la finance (et de la
spéculation)- mais il suit les choix des Merkel-Sarkozy.
Alors ? EELV a fait le choix de se
mettre au service du PS pour que le changement puisse se faire, pour
que ses options soient prises en compte. Mais le compte n'y est pas
et les options sont écartées.
Les déclarations offusquées, les
grincements de dents ne suffisent pas pour masquer l'inefficacité de
plus en plus évidente sur des points forts du programme EELV.
Alors ? Le changement ne viendra
que de la base, celle qui est utilisée pour arriver au pouvoir, mais
ignorée dès que les élu-e-s sont installé-e-s. L'organisation des
« opprimés » sera la seule voie d'un changement, mais
pour cela il faut s'impliquer sur le terrain, ce terrain d'où la
majorité des élu-e-s sont éloigné-e-s. Le changement ne viendra
que de la pression populaire qui doit se faire entendre, enfler et
devenir « brûlante » au point que les politiques ne
pourront plus l'ignorer ou alors la réprimer comme avant.
Il ne s'agit donc pas de s'endormir
dans la déception mais bien d'amplifier la critique, activer en
permanence la mémoire, rappeler les promesses, communiquer sur les
propositions, occuper tous les terrains possibles (médias,
associations, vie citoyenne).
Les partis de gauche sont observés de
très près pour savoir de quel côté ils vont se situer. A
l'intérieur pour préserver ce « statu quo »
institutionnel connu (« faites-moi confiance pour changer
les choses de l'intérieur » avec les non-résultats déjà
visibles) ou du côté d'un changement radical, à l'écoute et en se
battant sur « le terrain » pour exercer une pression
continue, pour ne pas dévier de l'espoir suscité.
La gauche a de l'avenir, mais pas cette
gauche « traditionnelle » molle et centriste, plutôt
celle qui arrivera à rassembler et construire collectivement un
projet de transformation radicale, économique et écologique, porté
en son temps par Les Verts.
Malheureusement, aujourd'hui EELV n'est
plus qu'un vassal du PS et n'est plus un parti de combat dans la tête
des gens.
Alors ?
Christian Weiss-29/08/2012
Pour illustrer ce propos :
Hégémonique le PS ? EELV est le vassal du PS...Quand quitteront-il/elle le gouvernement ? Le suspense est terrible !!!!!
Aujourd'hui dans Le Carnard enchaîné -Mercredi 29 août 2012-
Carton jaune pour les Verts
Cécile Duflot et ses camarades écolos ont, eux aussi, fait les frais de la mauvaise humeur du Premier ministre. Aux yeux d'Ayraut, la ministre du logement a commis trois fautes consécutives.
1) Elle a pris le contre-pied de la position du gouvernement dans l'affaire des Roms.
2) Elle n'a pas contredit ses amis quand ils ont menacé de ne pas voter le traité budgétaire européen.
3) Elle a aggravé son cas en affirmant qu'elle ne pouvait s'exprimer librement car elle portait désormais "une muselière".
Coup de sang du locataire de Matignon:
"Si un ministre de droite avait fait ce type de déclaration, on aurait parlé de cacophonie(...). Les ministres ne sont pas muselés. Ils sont tenus à la solidarité gouvernementale."
Le premier ministre s'est entretenu également avec François de Rugy, coprésident du groupe Vert à l'Assemblée. Pour le mettre en garde solennellement:
"On ne peut pas voter non au traité européen sans mettre en cause la participation des Verts au gouvernement."
Et Ayrault de mettre les points sur les "i" :
"Je serai exigeant sur ce sujet. Quand on est dans un gouvernement, il y a un minimum de choses que les parlementaires de son parti doivent accepter de voter, le budget et tout ce qui s'y rattache. Le traité européen en fait partie. Il ne faut pas prendre le problème à la légère."
Bref, un Verts, avec ou sans "muselière", ça vote bien ou c'est démissionné. Le suspense est terrible.
Christian Weiss-29/08/2012
Pour illustrer ce propos :
Hégémonique le PS ? EELV est le vassal du PS...Quand quitteront-il/elle le gouvernement ? Le suspense est terrible !!!!!
Aujourd'hui dans Le Carnard enchaîné -Mercredi 29 août 2012-
Carton jaune pour les Verts
Cécile Duflot et ses camarades écolos ont, eux aussi, fait les frais de la mauvaise humeur du Premier ministre. Aux yeux d'Ayraut, la ministre du logement a commis trois fautes consécutives.
1) Elle a pris le contre-pied de la position du gouvernement dans l'affaire des Roms.
2) Elle n'a pas contredit ses amis quand ils ont menacé de ne pas voter le traité budgétaire européen.
3) Elle a aggravé son cas en affirmant qu'elle ne pouvait s'exprimer librement car elle portait désormais "une muselière".
Coup de sang du locataire de Matignon:
"Si un ministre de droite avait fait ce type de déclaration, on aurait parlé de cacophonie(...). Les ministres ne sont pas muselés. Ils sont tenus à la solidarité gouvernementale."
Le premier ministre s'est entretenu également avec François de Rugy, coprésident du groupe Vert à l'Assemblée. Pour le mettre en garde solennellement:
"On ne peut pas voter non au traité européen sans mettre en cause la participation des Verts au gouvernement."
Et Ayrault de mettre les points sur les "i" :
"Je serai exigeant sur ce sujet. Quand on est dans un gouvernement, il y a un minimum de choses que les parlementaires de son parti doivent accepter de voter, le budget et tout ce qui s'y rattache. Le traité européen en fait partie. Il ne faut pas prendre le problème à la légère."
Bref, un Verts, avec ou sans "muselière", ça vote bien ou c'est démissionné. Le suspense est terrible.
samedi 25 août 2012
"Aucun politicien ne peut rester longtemps assis sur une question brûlante si vous la rendez suffisamment brûlante."
Souvent, cette pression "populaire" est exercée par des personnes venant de la "classe moyenne", rarement de la classe des opprimés qui se cherchent des solutions plus radicales et souvent violentes ou qui sont complètement inertes, soumis, désabusés.
Le changement réel ne viendra que lorsque les "opprimés" seront organisés, retrouveront leur fierté et dépasseront l'individualisation. Le "travail" de tout activiste politique passe donc par l'aide, l'incitation à l'organisation de la classe des opprimés. Il ne s'agit pas en cela de faire de l'assistanat, mais bien plus de donner des clés, des méthodes pour qu'ils puissent s'organiser et construire des mouvements collectifs de protestation et de proposition.
Dénoncer, proposer, agir et ensuite, il sera encore temps de s'immiscer dans les institutions pour les bousculer et créer des "petits Vietnams" c'est à dire mettre à jour des questions brûlantes et les attiser en permanence jusqu'à ce qu'elles deviennent incontournables.
Cela remet aussi en place les "politiciens" qui se croient porte-paroles alors qu'en fait ils ne veulent que faire perdurer le "statut-quo" qui leur permet de fortifier leur position de pouvoir.
La vraie révolution se fera lorsque les opprimés s'organiseront et se battront pour une transformation sociale radicale, pour une vie meilleure collective.Qui sera à leurs côtés alors...?
samedi 18 août 2012
Bioscope : les élus lancent un appel à projets pour la reconversion du site, mais c'est un leurre pour masquer leurs responsabilités et leurs incompétences.
Faut-il en rire ou en pleurer ? En
tout cas, il faut faire parler la mémoire récente du lieu et du
projet.
Si aujourd'hui, les élus lancent un appel pour sa
reconversion, ils étaient bien sourds de nombreuses années lorsque
l'opposition à ce projet était largement mis en avant avec force
arguments par Christian Weiss (Les Verts), la Confédération
Paysanne, François Tacquard....
A ce moment-là, les Haehnnel, Siffert,
Waechter, Grosskost, Habig étaient les plus forts soutiens à ce projet et
défendaient les 60 millions d'argent public à investir, les
terrains agricoles captés, la concurrence à l'EcoMusée d'Alsace,
faisant la sourde oreille à cette opposition qui dénonçait les
mensonges et les promesses de ces élus qui s'étaient complètement
mis à plat ventre devant le groupe Accor/Compagnie des Alpes et ses
projets fumeux. Nous avions vu dès le départ le leurre d'un tel
projet qui ne cachait que la main-mise du privé sur des terrains et
sur une entreprise intéressante, l'Ecomusée dont le privé prit
vite le contrôle de la part lucrative (entrées, boutique,
restaurants, hotellerie,...). En plus, ces élus complices
justifiaient le projet en le présentant comme un outil de formation
et d'éducation à l'environnement alors que ce n'était qu'un parc
de loisirs de plus. Ses promoteurs faisaient miroiter plus de 100
emplois pérennes, un chiffre d'affaire important avec une
fréquentation de 300 à 400 000 visiteurs par an, un retour sur
investissement pour les collectivités au bout de 3 ans. Ces élus
régionaux ont balayé les contre-arguments développés par les
opposants à l'investissement de l'argent public dans ce projet, à
la main mise des terrains agricoles à côté de l'Ecomusée d'Alsace
et sa fragilisation de fait.
Ces élus ont été réélus et se font
aujourd'hui les promoteurs d'un appel à projets pour dissimuler leur
incompétence et faire oublier le passé et leurs dépenses
inconsidérées, leur manque d'écoute et de démocratie d'il y a
quelques années. D'autres élus se sont déjà exprimés dans la
presse locale pour dire qu'ils étaient opposés au Bioscope dès le
départ : mensonges. Il suffit d'ouvrir les archives (récentes)
pour connaître exactement celles et ceux qui ont voté les crédits
d'argent public alloués et qui s'étaient réellement opposés à ce
projet sur le terrain et dans les instances., Mais les gens, les
électeurs perdent vite la mémoire. Cette verrue dans le paysage
comme je le disais déjà avant la construction est aujourd'hui une
évidente faillite financière et ses responsables font comme si de
rien n'était. La morale n'existe pas en politique, ni la
responsabilité, sinon les promoteurs élus au sein du Symbio
devraient tous démissionner pour incompétence et utilisation
inconsidérée des deniers publics.
Alors que restera-t-il du Bioscope ?
Waechter veut en faire une maison de l'écologie ! Des bâtiments
en métal, chauffés à l'électrique, habillés en bois pour cacher
le tout et donner un air écolo à l'ensemble : il a tout
accepté et servi de caution écolo au départ. Aujourd'hui, il vient
nous faire une offre « écolo bobo » ! D'autres élus
tout aussi responsables et compromis, toujours à la botte du
capitalisme et de l'opportunisme, parlent de centre de congrès,
d'hébergement touristique (ils nous avaient déjà fait le coup du
projet « Pierre et Vacances »), bref, une leçon ne leur
a pas suffi.
En principe, il y avait un protocole de
sortie et le privé devait reverser un retour sur investissement, une
sortie du contrat...Qu'en est-il ?
Le Bioscope est une verrue sans
intérêt, il n'y a plus qu'à tout faire sauter et remettre le
terrain à nu. Les projets qui ont déjà été proposés il y a plus
de deux ans n'ont de toute façon jamais été entendus par ces élus.
Alors...Cet appel à projets est un leurre destiné à masquer les
responsabilités et les incompétences de ces élus et des élus
actuels.
Inscription à :
Articles (Atom)

