samedi 17 août 2013

JOURNEES ETE, CONGRES : pour quoi faire ?

EELV se retrouve à Marseille pour faire la fête entre copains et copines, enfin en Université d'été, on va dire. C'est vrai que pour certain-e-s , c'est d'abord un lieu de formation politique sur des thématiques, mais le vrai enjeu-affichage médiatique sera le débat sur le bilan des deux ministres au gouvernement et la question médiatique qu'on entendra est bien "rester ou pas au gouvernement ?"

Mais aujourd'hui la politique ne se fait plus à ce niveau, à courrir derrière le PS pour obtenir et garder des postes. EELV, ses instances, ses élu-e-s sont hors sol, déconnectés dans les villes, dans un déni de réalité. Pourtant, on a bien compris depuis un moment qu'il est trop tard pour le développement durable et le greenwashing (écolo, bio, durable...) ? 

Le XXè siècle est fini avec sa civilisation du profit, du consumérisme, de l'exploitation des ressources naturelles et de l'exploitation humaine. 
Le XXIè siècle sera celui d'un autre modèle, d'une autre vision de la vie, de la survie, plus humain, plus spirituel, peut-être encore plus cruel au début car aujourd'hui tout est visible et de plus en plus évident....C'est pourtant dans le lien social, dans les mouvements écologiques et sociaux que se dessine notre futur, beaucoup plus que dans les salons des ministères aux ordres des lobbies économiques qui détruisent notre humanité ? 

Les Verts avaient une autre vision de la politique, du monde, de l'avenir : sobriété, autonomie, solidarité, démocratie participative, ...avec de la radicalité dans les actions et les propos, avec de la créativité et de l'intelligence dans les initiatives.
 

vendredi 9 août 2013

ANTI-EOLIENS , les écolos recyclés dans le projet de sanctuarisation des Vosges

Vous vous souvenez peut-être de quelques écolos Verts de Mulhouse d'il y a quelques années : certains ont rejoint Bockel et y sont restés, d'autres ont pris un peu le large, d'autres encore se sont recyclés. C'est le cas de Dominique Humbert qui s'est expatrié en ....Lorraine où il a trouvé de nouveaux combats pour se faire connaître : président du collectif anti-éolien. Et le voilà en tête du petit groupe qui vient narguer notre compagnon de longue date, maire Vert de Kaysersberg, Henri Stoll pour lui remettre en mairie une tronçonneuse factice. Pour comprendre, il faut savoir que Henri et d'autres élus du coin portent depuis des années un projet d'installation de 5 éoliennes sur la route des crêtes près du Bonhomme. L'autorisation de défricher les parcelles d'installations a enfin été signée par le Préfet, mais le comité vosgien des anti-éolien est monté à Paris pour faire reculer le Préfet qui a demandé la suspension des défrichements des quelques petites parcelles nécessaires à l'installation des éoliennes. Il faut savoir que le comité de sauvegarde du massif a obtenu il y a déjà un moment de larges compensations de territoires préservés et quand on connaît les nuisances de la circulation sur la route des crêtes, on peut légitimement se dire que cinq éoliennes feront bien moins de bruit que le trafic dominical....Bref, notre ami Henri excédé par l'attitude de ces vosgiens écolos recyclés, a déclaré qu'il irait lui-même défricher à la tronçonneuse en les traitant, avec son parler direct habituel, de connards.
Dominique Humbert, gardien de sanctuaire, derrière la tronçonneuse

Voilà où va se nicher le ridicule et les combats de ces intégristes qui veulent faire du massif vosgien un sanctuaire, mais sont aveugles aux vraies nuisances qu'ils ne voient pas, n'entendent pas visiblement. Double discours pour faire parler de soi...Et cela est aussi le cas pour le projet de Sâales qui a du mal à voir le jour...Quand on voit le nombre d'éoliennes installées du côté lorrain, on se pose encore plus de questions !

Va's-y Henri, on te soutient....mets de l'huile.....

mercredi 31 juillet 2013

NOUVELLES D'ALSACE....


Comme c'était à prévoir la promesse de Hollande d'aller vers les énergies renouvelables et de fermer Fessenheim était un écran de fumée pour calmer les écolos au gouvernement.


Pour Fessenheim, selon la législation, seuls des problèmes de sécurité peuvent être mis en avant pour fermer la centrale (à moins de changer la loi !!!!) et donc le délai de 2016 recule chaque jour davantage c'est-à-dire que cela restera une.....promesse électorale ! 

Pour les énergies renouvelables, le site du Bonhomme et de Saâles attendent depuis des années le feu vert des services de l'Etat. Or, le préfet du Haut-Rhin vient d'arrêter le défrichement des épicéas sur le site d'implantation des éoliennes du col du Bonhomme, une nouvelle reculade....

Et il faudrait se taire, croire encore en ce gouvernement PS-EELV qui chaque jour recule, recule et nous fait une politique de rigueur et d'austérité avec des hausses d'impôts alors que les plus riches ne se sont jamais autant enrichis en France que depuis un an et que Hollande fait la même politique que Sarko...C'est à pleurer....à dégueu....!

         On peut toujours attendre.....

                   c'est comme pour le retour du train sur le quai de la gare de Guebwiller.....!!!!!!!

samedi 27 juillet 2013

SATORI


Dès mon plus jeune âge, je m'imprégnais de culture américaine par la musique, par la littérature. Une façon de m'échapper de mon quotidien ? Une attirance, une curiosité pour tout ce qui était nouveau, expérimental ? Une façon de se tourner vers l'autre côté du monde, l'Ouest,  alors qu'on sortait d'un chaos venu de l'Est, de la seconde guerre mondiale d'où mon père, incorporé de force sur le front russe, était à peine revenu du camp de Tambow...
Toujours est-il que très vite, j'écoutais The Doors, Jefferson Airplane, Frank Zappa, Grateful Dead et je me plongeais dans les livres de Jack Kerouac, Jerry Rubin, Walt Whitmann, William Burroughs et les revues françaises qui en faisaient l'apologie comme Actuel. Bien sûr, j'avais quelques longueurs de retard car on était en 1965-1970 et Kerouac avait publié son livre culte dix ans avant aux USA. Mais il y a toujours eu un décalage de temps entre ce qui se passait de l'autre côté de l'Atlantique et la France. L'été je travaillais à cette époque dans l'usine textile Berglas Kiener, là où travaillait aussi mon père, qui aurait eu toutes les capacités pour faire prof mais que la guerre avait cassé et à son retour, les "bonnes" places avaient été prises par les collabos qui étaient restés en Alsace en faisant allégeance aux nazis ou qui avaient réussi à se réfugier en zone "libre" grâce à leur argent. Plus jeune encore, je travaillais l'été aux champs à Kunheim chez une tante et on passait des bons moments avec les "cousins" après les journées de labeur aux champs. Mais là, adolescent, c'était la vie d'usine à Colmar (là où est le campus aujourd'hui, coincidence !). Je me faisais un pécule qui me payait mes études et mes voyages...
J'avais lu tout Kerouac (j'ai même étudié "on the road" plus tard à la fac en " littérature et civilisation américaine", seul module que je suivais régulièrement, étudiant) et j'étais fasciné par ce concept de voyager avec peu d'argent en faisant de l'auto-stop. D'une famille ouvrière, pour voir autre chose, il fallait du courage, de la curiosité et bouger....
KEROUAC donc fut mon "exemple" dans sa façon de vivre et de voyager et dès que j'eus assez d'argent pour traverser l'Atlantique en avion, je me suis retrouvé sur les routes américaines à traverser ce pays immense de New-York à San Francisco, en passant par l'Arizona, le Nouveau Mexique.....Dix ans plus tard, je suis retourné y vivre, à La Nouvelle Orléans pendant deux ans !
Aujourd'hui, je me suis mis à relire "Sur la route" et j'y vois avec mon regard de maintenant ce qui a pu me fasciner et tout est encore si actuel.
Jack Kerouac, issu d'une famille modeste franco-canadienne rencontre très vite à 22 ans (après avoir été marin pendant la deuxième guerre mondiale) à New York William Burroughs, Allen Ginsberg et bien d'autres figures de ce qui deviendra la "beat generation", les beatnicks ! Il publie son premier livre The town and the City en 1950, mais son roman le plus connu, écrit sur un rouleau de papier de 40 m de long, ne paraît qu'en 1957 et raconte ses aventures en stop à travers les Etats-Unis. Jack Kerouac voyagea plus tard à Tanger (j'ai aussi habité 2 ans au Maroc-coincidence ?), Paris et Londres et, de santé fragile, mourrut jeune à 47 ans en 1969.

Un de ses derniers romans a le titre de "Satori à Paris" et ce terme du boudhisme zen japonais va très bien avec cette quête de l'errance qui n'en est pas une, mais qui est plutôt une confrontation à ses limites et sa liberté personnelles pour arriver à un éveil "spirituel" (pas au sens restrictif religieux), une compréhension de ce qu'est la vie, cet état transitoire ou on avance tout le temps.

Il faut relire "Sur la route" aujourd'hui, se laisser emporter par cette écriture dynamique, un conte qui n'a pas perdu une ride, une histoire de rencontres, de délires, de recherche de soi, de ses limites, au-delà des "murs de la perception", un roman qui est si contemporain, actuel et qui en surprendra plus d'un-e surtout si vous ne l'avez jamais lu. Et même si, comme moi,vous l'aviez lu il y a longtemps, vous serez surpris par l'effet que cela vous fera aujourd'hui....

On le trouve "en poche" et donc c'est un investissement modeste pour un plaisir énorme....


vendredi 26 juillet 2013

JOURNEES D'ETE et CONGRES en ligne de mire : EELV choisit son avenir !!!!

Les "chefs" des partis au gouvernement viennent de dîner ensemble avec François Hollande pour préparer la rentrée et les échéances électorales. Je ne sais pas si la photo du journaliste a été prise avant ou après le repas, mais ça ne change rien : tout est dans l'affichage médiatique, le reste se fait dans l'oligarchie interne !!! Mais, elle reste "parlante" en sens : sourires, poignées de main, sexisme affiché (la politique est l'affaire des hommes !!!), unité vestimentaire dans les "nuances de grey" !!!!!

Et puis, c'est l'été, on prépare la rentrée lors des "Journées d'été" et le Congrès chez EELV- les écolos institutionnels rentrés dans le moule du pouvoir. Justement, parlons d'eux, de mon ex-parti Les Verts et de sa dérive évolutionniste.
Pascal Durand, issu de l'équipe Hulot-Besset, est devenu secrétaire national à la suite du départ de la direction du parti de Cécile Duflot vers le gouvernement et qui lui a cédé la place, sans élection à un Congrès, mais par simple adoubement du Conseil Fédéral. Il va affronter en novembre un Congrès national avec les délégués militant-e-s de toute la France qui élisent leur direction nationale pour 3 ans. Il compte bien être élu et conserver sa place, c'est pour cela qu'il apparaît beaucoup dans les médias actuellement.
Mais pour cela il va devoir rassembler, or comme dans tout parti politique il y a des tendances, des écuries, des "courants" différents...Pour l'instant, chez Les Verts devenus EELV, 4 courants ont déjà en route des textes de motions pour le Congrès ce qui déterminera la composition du Bureau National et donc de ses options politiques. C'est un peu comme pour les élections municipales : sous chaque texte de motion, il y a une liste de signataires ordonnée et en fonction du pourcentage des voix qui se portent sur une motion ou une autre , cela détermine le nombre de signataires qui se retrouvent élu-e-s au Bureau National. C'est donc un moment important car cela détermine la ligne politique du parti pour la durée du mandat entre deux Congrès soit 3 ans.
Participation au non au gouvernement, choix des combats politiques et de l'attitude vis-à-vis des "partenaires" ne sont pas les moindres des points à éclaircir lors des Journées d'été (université d'été) fin août, préparation-"prise de température" avant le Congrès de novembre.
"Appel pour une écologie positive" est la motion favorable à la participation au gouvernement selon l'adage qu'il vaut mieux être dedans pour faire évoluer les choses que dehors dans la critique stérile, plus dans la proposition que dans la contestation. On trouve parmi les signataires, Denis Baupin, adjoint au maire de Paris, José Bové et Yannick Jadot, député européen et François de Rugy, député. On peut dire qu'ils sont "bien" avec les socialistes pour une écologie de l'accompagnement qu'on met à toutes les sauces pour justifier une politique de l'emploi à tout prix productiviste et qui met à mal tous les acquis sociaux et autres.
"Agir vite, regarder loin" est pour une écologie du compromis opposée à l'écologie du commentaire moralisateur, une écologie qui se veut du terrain avec des solutions concrètes. On trouve dans les signataires Pascal Canfin, ministre, Sandrine Bélier et Jean-Paul Besset, députés européens et ...Mickael Marie, directeur de cabinet du secrétaire national, Pascal Durand.
Ces deux courants sont l'écologie soft, centriste que je comparerai à ce qu'on appelait de mon temps la "gauche caviar" plus près du Modem et des sociaux-démocrates, très compatible PS....

"Une boussole et un cap pour faire avancer l'écologie politique" est une motion de constats sur les erreurs flagrantes du gouvernement (Traité européen-TSCG, traité de compétitivité-CICE, lois de sécurisation de l'emploi-ANI, ...), sous forme de soutien "critique" du gouvernement. On y trouve Philippe Meirieu, actuel président du Conseil fédéral EELV, David Cormand, un proche du sénateur Jean-Vincent Placé, Eva Sas (compagne de Pascal Canfin le ministre)....
"Indépendance Cha Cha" est pour une écologie joyeuse et flingueuse, une motion portée par le courant à gauche du parti, Karima Delli, député européenne, Alain Lipietz et Jérôme Gleizes, les économistes éclairés, Elise Lowy...Ils pointent très clairement les désaccords, les retournements de veste, les renoncements marqués par les décisions, les votes à l'encontre des promesses et des engagements d'une politique sociale, économique et environnementale de gauche. Ils dénoncent également le poids de l'oligarchie interne, des élu-e-s du parti qui veulent la main mise sur la direction. Ils sont pour une écologie de terrain, conviviale et de convictions.
Ces deux courants et surtout le dernier sont plus proches aujourd'hui du Front de Gauche que du PS.

Nous voyons donc là très bien ce qui se joue à l'intérieur du parti politique des écologistes, des différentes stratégies de pouvoir, des options idéologiques et du positionnement sur l'échiquier politique.
Et ce n'est pas rien.

En effet, en une année de participation au gouvernement, les ministres écologistes ont accepté ou se sont pliés devant tous les renoncements de Hollande; ils reculent chaque fois un peu plus la ligne rouge de sortie de ce gouvernement et aujourd'hui on sent bien qu'ils ne le feront pas. EELV et les écologistes sont donc clairement associés aux décisions du gouvernement Hollande-Ayrault et sombrent avec lui. Il suffit de regarder les chiffres du nombre de membres encore de EELV en chute libre cette année partout en France, car la déception est maximale, l'espoir d'un changement de cap minime et sur le terrain une grogne-colère que les élu-e-s ne semblent pas percevoir.

C'est triste, rageant, déplorable....Et il n'y aura guère de surprises ni aux Journées d'été, ni au Congrès, ni à la désignation des têtes de liste aux élections européennes et....municipales. Et il faudrait que nous continuions à avoir confiance en la politique des élu-e-s ? en la politique tout court ?

La question est posée, les constats sont là, la réponse devient évidente.


mercredi 24 juillet 2013

L'ANI qui vous veut du....mal !


ça y est le texte est signé et de suite les premières fermetures d'usine commencent avec la mise au chômage à peu de frais de pas mal de monde. Le gouvernement et parlement PS-EELV ont voté dans le sens du MEDEF, la CFDT aussi, seuls FO, CGT, Front de gauche et quelques voix écolos (ex-Verts) se sont exprimés contre ces lois du travail iniques....C'est où le changement ??????
 
 
 
 
 
 
Je reviendrai là-dessus pour expliquer un peu, mais il y a des infos déjà dans des textes précédent sen archives....

mercredi 17 juillet 2013

L'avenir est ailleurs et les politiques actuels creusent leur trou....

Taxe Tobin ou taxer les pauvres ?
Le projet (taxation des transactions financières/ TTF - genre de Taxe Tobin) esquissé par la Commission européenne tablait sur une recette de 7 milliards par an pour la France et 35 milliards pour les 11 pays engagés, à raison de 0,1%  d’impôt sur les actions et obligations et 0,01% sur les produits dérivés.
  dessin Pat THIEBAUT     www.lagitedulocal.com

Bien sûr, MOSCOVICI, le ministre français des finances,  même par rapport à cette petite avancée, fait machine arrière et se plie devant les financiers et entreprises du CAC 40. Il est quoi de nouveau ? Socialiste ? Surtout instaurateur du renforcement de l'austérité et de la précarité.....bravo !
Et en même temps, lors de son discours du 14 juillet, le président français Hollande annonce une série de nouvelles taxes (impôts) appliquées aux plus pauvres du pays.....Il est quoi de nouveau ? Socialiste ? ah oui, c'est ce qu'il disait ....avant les élections. Bravo ! 
Cela me fait penser à cette injonction de je ne sais plus qui : " Taxer les riches ? Pourquoi ? Plutôt taxer les pauvres, ils sont plus nombreux...". C'est sûr que les 500 plus riches de France ont augmenté leurs revenus de 25 % depuis l'élection de Hollande. On savait que la politique de Sarkozy favorisait les riches, mais alors là, le socialiste Hollande va encore plus loin...Et il faudrait qu'on soit patient, qu'on compatisse à la difficulté de l'exercice du pouvoir, qu'on se laisse endormir en rêvant de jours meilleurs....BASTA !
"Mon ennemi n'a pas de visage, c'est la finance " criait-il le candidat-président de la gauche au meeting du Bourget et un an plus tard les chiffres sont là, le constat de leur non-crédibilité aussi...Et mes ex-compagnons (Les Verts) du combat politique continuent à me bassiner qu'il vaut mieux être DANS le gouvernement pour essayer de faire changer la politique des socialistes plutôt que en dehors dans la protestation vaine ! C'est joli ce que le langage peut amener comme attitude apathique au point d'avaler des couleuvres en permanence, d'assister sans rien dire aux renoncements en rafale et de continuer à enfoncer les pieds dans le marasme duquel ils sont aujourd'hui complices et assimilés. J'ai quitté ce parti lorsque des accords ont été signés avec le PS avant les Législatives-Présidentielle, car je savais que cela était se mettre au garde à vous des petits chefs socialistes en contrepartie de quelques postes de députés et de sénateurs. Cet arrangement minable ne correspondait plus à mes convictions profondes de se battre pour un projet de transformation radicale, économique, social et environnemental et qui se voulait une stratégie gagnante de contre-pouvoir. Tu parles. Un an plus tard, on voit ce que ça a donné. Et même ici, régionalement, on a vu EELV se battre AVEC l'UMP pour faire passer un référendum imposé de toute pièce à la population pour sauver la tête de ces notables, cumulards de toutes les fonctions exécutives. Minable !
Et en plus, ces ex-compagnons de lutte vont jusqu'à pointer du doigt dans leur critique cette autre gauche qu'ils ont déserté en ne voyant que leur tribun, beau parleur certes, mais qui n'est pas LE parti et encore moins LE front de gauche à lui tout seul. Comme si le discernement et l'expérience politique les avaient abandonnés et qu'ils se considèrent aujourd'hui comme faisant partie du seul clan bipolaire plausible (pour eux) de la politique : UMP/PS !!! C'est triste, affligeant, désarmant, incompréhensible....
 Heureusement, il y a toutes ces initiatives en permanence qui commencent ou prennent de l'ampleur tout autour de nous et qui vont contre ce qu'on nous propose, qui sont en rupture avec toute la politique qu'on veut nous imposer : les circuits alternatifs locaux de la nourriture, du déplacement, de l'énergie, des échanges en troc ou en monnaie locale, des recycleries et autres réparations de biens, de la création de lien social et de la diminution de la consommation....Et aussi l'attitude par rapport aux discours ambiants et promesses jamais tenues, de défense des plus précaires et des plus démunis alors que la réalité des décisions est à l'opposé, attitude qui consiste à ne plus entendre, ne plus croire, ce qui est le début de la fin de ces institutions d'un autre siècle qui permettent la captation de tous les pouvoirs et (presque) tous les abus par le cumul des mandats, la gestion en petit comité d'intérêts croisés, etc...
Nous sommes au début d'une nouvelle civilisation et celles et ceux qui vivent en dehors du "peuple" ne le voit pas encore, coincés volontairement (pour se protéger ?) dans leurs bureaux, restaurants, tours dorées d'où ils ne voient plus rien venir, mais qui dont les fondations vont bientôt trembler, se fissurer...
Vous voulez des premiers signes : 6% de moins de consommation d'essence, 3 à 5 % de moins d'achats dans les supermarchés, ....Vous pensez que cela ne fait pas de différence ? Demander donc aux actionnaires et aux entrepreneurs ce qu'ils en pensent. L'avenir n'est plus dans les aliments empoisonnés et qui viennent toute l'année de l'autre bout de la planète, les produits à l'obsolescence programmée, éphémères, à l'extension des autoroutes payantes, de la monoculture intensive, au nucléaire explosif aux déchets multiples, à l'essence pas chère et sans limite, à l'exploitation polluante de la terre, de l'eau, de l'air....
La prise de conscience est en route et rien ne pourra l'arrêter car comme on le sait :"Die Danken sind frei " et les idées traversent les frontières :" Rien dans les poches, tout dans la tête" chantait Léo (Ferré) !