jeudi 22 octobre 2026

CE N'EST PAS UN SCENARIO DE FILM, MAIS UNE FICTION QUI DEVIENT REELLE

Ça commence toujours un peu comme ça...

Première étape : le contexte social provoqué par un système profondément injuste.

Un climat de colères, de défiance des gens d'un pays envers les élus qui mènent une politique qui les précarise de plus en plus en favorisant une caste de « riches » à l'abri de toute justice fiscale.

Lorsque cela s'exprime en manifestations multiformes de convergences, alors c'est l'étape 2 qui est la répression massive par la police fortement armée afin de faire peur et dissuader de tout rassemblement ultérieur.

Lorsque cela ne suffit pas, on passe à la troisième étape : instaurer des couvre-feux, interdictions de circuler, interdiction de toutes manifestations... et on emprisonne en masse avec l'ajout de lois répressives et de moins en moins constitutionnelles, voire on muselle la justice et on l'oblige à être expéditive.

Et l'étape 4 : l'instauration de l'état d'urgence qui donne tous les pouvoirs au président et annule tous les droits légaux et individuels, sans compter les restrictions sur les libertés d'expression, de circulation, de ….

Ensuite, il ne reste plus qu'à arrêter ...préventivement tous les « fauteurs » de trouble c'est à dire n'importe qui, qui « dérange » le pouvoir absolu mis en place.

Et celui-ci a remplacé tous les fonctionnaires et personnes aux postes-clé par des nouveaux « petits soldats » qui exécutent les ordres ….pour le « maintien de l'ordre ».

Pour les derniers « rebelles », on enlève-arrête une personne de la famille et qui ne réapparaît plus. Ce qui calme tout le monde en attendant, en espérant qu'on la relâche ! Facile et efficace...


Mais il y a un risque : que des « résistants » persistent et se constituent des groupes actifs qui prennent le « maquis » et affrontent les représentants et symboles du pouvoir pour le faire vaciller et tomber.


Aujourd'hui, nous en sommes au stade 3 où le président et son gouvernement se disent impuissants de répondre aux demandes-revendications largement exprimées depuis des années, sous excuse de dette abyssale de l’État envers les banquiers prêteurs, alors que les impôts sont largement distribués en aides aux grandes compagnies des plus riches sans que ceux-là payent des impôts ou une part à minima, totalement injuste. Les taxer à la bonne hauteur, on n'en parle même pas, c'est sujet tabou.

Et on va vers une sorte de guerre civile, ou guerre sociale ou affrontement de classes, selon comme on regarde et analyse la situation qui se dégrade chaque jour un peu plus.

Lorsque ce sera en miettes, le « parti de l'ordre » se présentera comme le sauveur en installant un régime quasi fasciste où toute voix discordante sera un danger pour l’État, et donc à éliminer.

 

 
 
 

                                           
    dessin de PAT (Thiébaut/Still 67)   www.lagitedulocal.com



Vous ne sentez pas les prémisses, les premiers groupes, milices d'auto-défense des magasins, puis des quartiers, et ….une police politique qui avec la « présomption de légitime défense » a toutes les marges de manœuvre.

En Alsace, il reste des stigmates du passé récent de l'histoire chaotique de cette région particulière, avec la mémoire de nos parents et grands-parents et les silences pour cacher des drames profonds.

Peut-être que cela donne une sensibilité particulière, un regard différent sur les événements au quotidien et une vision en perspective relative à ce passé encore très douloureux et présent dans la mémoire collective.


L'avenir n'est pas écrit, mais …..

 


 

dimanche 18 octobre 2026

QUAND ON EST SOURD ET AVEUGLE, on se réveille et on est étonné !

Bien sûr, on n'est pas étonné de ne voir dans les merdias (les médias de la propagande) que les images de feu, de pillages, de saccages, et, bien sûr, on n'est pas étonné de ne pas voir les cortèges massifs de défilés sans violence avec quelques 800 000 personnes dans les rues. Cela permet de ne jamais évoquer le capitalisme cynique, les inégalités sociales, la stratégie politique. « Qui sème la misère récolte la colère. »

Il faut prendre du recul pour comprendre ce qui se passe actuellement dans notre pays. Cela fait des décennies que le choix est fait d'enrichir la caste des plus riches au détriment d'un « ruissellement » qui atténuerait les inégalités sociales, rétablirait un peu la justice fiscale. Mais les gouvernements successifs de Sarkozy, Hollande ("mon ennemi est la finance" !!!) et Macron n'ont rien voulu voir, rien voulu entendre...

On avait bien compris aussi, depuis Notre-Dame-Des-Landes, les Gilets Jaunes et Sainte-Soline, quelle méthode le pouvoir (absolu) en place mettait en œuvre face à ces résistances légitimes puisque tout dialogue se résumait à la voie unique : une répression policière sans limites.

 

Se nourrir, se loger, étudier, travailler, se soigner, se déplacer, cela devient de plus en plus difficile, demande des choix dans un quotidien qui se dégrade au fil des mois, des années, sans aucune amélioration en vue, bien au contraire. Le capitalisme mondialisé des profits cherche des richesses à exploiter (quitte à soumettre des pays entiers), et fait fabriquer des produits dans les régions à bas coût de réalisation, avec des conditions de travail d'un autre temps, puis les importer avec des plus-values, qui vont dans des paradis fiscaux. L'impôt qui doit servir aux services publics est détourné vers des « aides » aux grosses entreprises, sans conditions, augmente les bénéfices des actionnaires qui ne participent quasiment pas à l'amélioration sociale dans une injustice fiscale de plus en plus criante. Quand on a tout délocalisé pour augmenter les gains, les savoirs-faire ont disparu (ou se sont exilés), les entreprises ont mis au chômage massif. Le recours de plus en plus important à l'Intelligence Artificielle va encore accentuer le processus... Et on entend « la voix de son maître » qui diffuse l'impossibilité d'amélioration pour cause de dettes abyssale et de manque de moyens financiers !!! « ON » va ponctionner le travail (pas d'augmentation du Smic, retraite à 64-67 ans !), ponctionner les retraites, dérembourser les soins et médicaments, réduire les aides sociales, laisser s'écrouler les services publics, empoisonner la production agricole intensive, diminuer tous les crédits culturels, dépenser sans compter pour les armes et la militarisation (pour se « protéger » de l'ennemi extérieur et ...intérieur!).

 


Et puis, avec la démence des tyrans américain et russe (entre autres), se retrouver avec une crise mondiale (comme la crise financière de 2008) qui ne profitera qu'à certains, toujours les mêmes.

Quand la jeunesse qui ne voit plus d'avenir descend dans les rues, le pouvoir en place ne sait réagir qu'en faisant usage de violences répressives démesurées, puisqu'il n'a rien à proposer en ayant laisser tout se dégrader. Faire peur pour calmer les colères. Mais les prix des énergies (qui a été le déclencheur du mouvement des « Gilets jaunes » en 2018), l'augmentation des produits alimentaires (il ne faut pas diminuer les profits, les marges des actionnaires et financiers), les difficultés pour se loger, la mise au chômage dans de nombreux secteurs, ….., tout cela s'est amalgamé et un sentiment de révolte de plus en plus généralisé couvait face à la surdité et l'aveuglement des gouvernants et responsables économiques. Droit dans le mur, et « trop, c'est trop ». Dans leurs palais dorés et leurs demeures bourgeoises (« hors sol »), ils pensaient être à l'abri et pouvoir continuer leurs affaires en contenant les colères par la répression armée. Oui, mais tout a des limites et quand on atteint le point de l'inacceptable, la limite saute...

La seule sortie possible encore pour cette caste est alors de justifier la répression (pardon : ...le maintien de l'ordre) en ne montrant que les débordements matériels afin de minimiser au maximum les mobilisations non-violentes (qu'ils n'entendent plus depuis longtemps, depuis les semaines de manifestations contre la réforme des retraites par exemple).

 

 

 

Les symboles de la caste sont attaqués : les lieux de pouvoir, les boutiques de luxe, les vitrines des banques, les gros 4x4 de ville, les magasins d'alimentation, de vêtements de sport, de téléphonie, ...On comprend les cibles de la colère. La police est attaquée. Oui, mais elle défend quoi ? Les places des villes pour empêcher les rassemblements de masse, les rues sensibles des boutiques de marques, les kiosques de diffusion de la presse Bolloré/Arnaud et autres propagandistes CNews, les …. Analyser pour comprendre...

La seule question qu'on entend répéter en boucle sur les merdias est : qui va payer les dégâts matériels ? On voit bien à qui on a à faire. On n'évoque pas les raisons de la colère, les racines du mal-être, du mal-vivre, on n'évoque pas non plus les antécédents mortifères des actes policiers : mains arrachées, yeux crevés, têtes ensanglantées, palpations sexuelles sur jeunes personnes, grenades versus poubelles enflammées, ….

On devine les réponses du pouvoir : silence du président, premier ministre et chef des polices outrés, prêts à pointer du doigt les « coupables » : l'ultra gauche et LFI, qui n'a fait qu'accompagner un mouvement dont il partage les colères et analyses. On a l'habitude de ce détournement de sens comme lorsque les mêmes disent qu'ils n'ont pas les moyens financiers (rapport à la dette) pour promettre des arrangements. Mais jamais ils n'évoqueront toute l'injustice fiscale, les cadeaux aux entreprises du CAC40 à milliards (sans contreparties).

On a tout compris : parlons de cela, pour éviter d'évoquer cela....Ils ont l'argent, on a le nombre...

 

 

 

Quand le rapport de force change, la peur aussi change de camp. Car aujourd'hui, nous sommes bien dans une lutte des classes, on a bien régressé : « prolétaires » et « bourgeois ». Quand au « clergé », on sait de quel côté il est placé, depuis longtemps, impuni, au-dessus des lois de la République, tout comme les agissements de la police puisque on a tout autant compris l'impuissance de « la police des polices » pour condamner les brebis galeuses (voir le film « Dossier 137 », « vous faites bien votre boulot, mais vous êtes inutiles, sans résultats, sans condamnations, sans révocations »).


Et puis ce n'est pas seulement l'image de la France, car ce qu'on voit ici, on le voit aussi en Italie, en Serbie, peut-être bientôt en Belgique, en Allemagne, en Espagne fragilisée, en …. Beaucoup de pays au monde subissent la même chose et réagissent à l'identique. Et ce n'est peut-être que le début...


Rétablir l'ordre sera la seule déclaration. L'ORDRE : ce mot résonne différemment pour chacun-e.

Par quels moyens ? Changer radicalement ce système qui crée le chaos ou mettre tout le pays derrière des barreaux, le museler, le terroriser avec des armes, … ? On entend bien ces accusations fallacieuses et biaisées : c'est la « faute » de l'ultra-gauche et de l'immigration !!! Bien sûr, ILS sont très forts pour distinguer parmi les cagoulés en noir aussi bien les black blocs, que les groupuscules d'extrême-droite et policiers en civil. EUX, ils n'y perçoivent que des casseurs « gauchistes » !

Quand on voit aussi les symboles de la résistance utilisés : la tête de mort et bandana jaune-rouge du manga « One Piece », les musiques de Hunger Games et Star Wars, on a des références d'une génération (sacrifiée) qui ne veut plus l'être et qui a bien identifié les « causes ». Les pancartes revendicatives sont toutes aussi expressives en sens : «  les vrais casseurs sont en costards-matraques ».

L'avenir n'est pas écrit....

vendredi 11 septembre 2026

« FACHé, PAS FACHO ! »

Ben oui, aujourd'hui et depuis un long moment, il y a de multiples raisons d'être en colère. Pouvoir d'achat, essence très chère, interdictions multiples, chômage, emplois précaires, effondrement démocratique, politique des égos, mensonges, propagande, surdité face aux protestations, conséquences climatiques, salaires stagnants, …

Et dans ces colères, on aime à trouver des responsables et le doigt se pointe différemment selon comment on capte des informations et comment on les analyse, on les intègre. Les médias de la propagande sont aux mains de ceux qui veulent que leur business juteux continue pour leurs propres intérêts et ceux de leur caste, et donc ils diffusent ce qui ne met pas en cause leurs agissements et désignent des leurres pour canaliser les colères vers ces cibles-là : les « étrangers », les « profiteurs », les « parasites empêcheurs d'agir en paix », les « différents », les …

Cela éloigne de penser aux causes réelles, aux façons de fonctionner pour des intérêts personnels, et permet de diviser pour continuer à régner.

C'est dans cet espace que le racisme trouve sa place car il est un bon défouloir et éloigne des critiques de fond. Bien sûr, il a peu de sens puisque d'une part, la France est un pays colonial qui a profité largement d'exploiter les ressources des pays sous tutelle et d'autre part, si les « travailleurs immigrés » quittaient tous la France, on verrait des pans entiers de secteurs qui seraient bien en difficulté.

On peut avoir des colères communes, mais voir l'avenir de différentes façons : soit l'exclusion, la marginalisation (et jusqu'à l'élimination !!!) ou un changement profond et radical des institutions, de fonctionnement économique, social, environnemental.

Mais aujourd'hui, ce qu'on entend est bien plus violent, avec des résonances qui rappellent , surtout pour des gens d'un certain âge, des souvenirs mortifères d'une période qu'on croyait révolue. Mais non, il faut croire que les leçons du passé ne servent à rien ou qu'on a oublié, qu'on n'a plus de mémoire, que nos cerveaux sont atrophiés.


Aujourd'hui, les limites ont sauté et on est passé du racisme primaire au fascisme d'un autre temps oublié.

Quand on entend les rejets généraux envers les arabes, les africains, les « étrangers », c'est du racisme. Quand on entend qu'il faut éliminer les homos, lesbiennes, transgenres, wokistes, gauchistes, écoloterroristes, ….etc.., ce n'est plus du racisme, mais du fascisme qui rappelle les années sombres du siècle dernier et plus particulièrement en Alsace.

Le racisme, la xénophobie, l'homophobie, le sexisme, le …, se rapprochent de plus en plus du fascisme et il faut bien en prendre conscience.

Dans la porosité de plus en plus marquée de la droite vers le RN/FN, les signes ne manquent pas et le fait le plus scandaleux au niveau de l'Etat ces dernières années a été ce 17 février 2026 où la présidente de l'Assemblée Nationale a demandé d'observer une minute de silence dans l'hémicycle pour un militant identitaire nationaliste et néo-nazi Quentin Deranque, sans avoir pris connaissance de tous les éléments de l'enquête qui a finalement complètement changé les faits présentés dans une urgence médiatique de propagande. Cette minute de silence qui avait été refusée pour Rémi Fraisse en 2014, tué par un gendarme. Un autre signe a été l'adoption de la la loi Ripost qui légalise le droit de tuer par « présomption » !!!

On a bien compris que dédiaboliser ce parti d'extrême-droite dont la chef est condamnée deux fois et qui se présente quand même à une élection présidentielle (pour pouvoir s'amnistier ensuite!), c'est bien une stratégie électorale pour nous refaire le coup une nouvelle fois pour le camp macroniste et du centre du « rempart contre l'extrême-droite ».

Mais, « que ceux qui passent leur temps à dédiaboliser le Rassemblement National ouvrent les yeux : rien n'a changé dans ce parti infesté par le racisme et le fascisme ».

Deux évènements récents illustrent bien cela.

Le procès en cours de l'assassinat du rugbyman argentin du Biarritz Olympique, Federico Martin Aramburu, par deux membres du GUD, mouvement d'extrême-droite. Six balles (dans le dos) à Paris, et les auteurs, Loîk Le Priol, ancien miltaire mais qui s'est fait radier des commandos au bout de deux ans et Romain Bouvier, bien sûr minimisent cet assassinat. Violence viriliste selon eux... « présomption » de légitime défense  !!!

A Carcassonne, les propos racistes, sexistes, homophobes, complotistes et appel à un putsch militaire d'un policier brigadier-chef, ex- parachutiste militaire, militant du RN et service d'ordre de Bardella quand il se rend à Carcassonne sont un autre des aspects. Ce Monsieur C.R. passe au tribunal pour des propos et attitudes qui tombent sous le coup de la loi, avec quatre autres policiers qui ont été suspendus ! Il avait oublié de désactiver sa caméra-piéton et l'enregistrement a duré 6 heures...La ville de Carcassonne a élu un maire RN en mars 2026, Christophe Barthès et cela a « dédiabolisé » certains policiers municipaux...


(https://twitter.com/i/status/2097607476887638020 )


Le RN « condamne les propos tenus, pénalement répréhensibles, qui vont à l’encontre des valeurs portées par notre mouvement », écrit le parti dans un communiqué (sic) !

Christophe Barthès, député puis maire, s'était illustré déjà avec sa pancarte « va faire la soupe, salope ! », propos adressé à une députée écologiste. Il ne faut pas se fier aux costumes-cravates, aux tailleurs bien coupés, le fond idéologique est là bien ancré et visible quand ils se « lâchent ».


Oui, les colères sont légitimes et multiples quand on n'est plus considéré, plus écouté, plus entendu. Mais ce qu'on peut croire comme de « bonnes solutions », ne le sont pas forcément et il faut y réfléchir, observer et ajuster sa pensée vers ce qu'on veut vraiment.

« Fâché, mais pas facho » !

 

 

Et ce glissement est encore plus préoccupant, au niveau mondial, quand on voit que « les successeurs des chefs de deux grands Etats qui écrasèrent le nazisme en 1945 (USA-URSS) se retrouvent en 2026 à se féliciter du score historique en Allemagne de nostalgiques revendiqués de la croix gammée ».*

Voilà où Trump et Poutine nous entraînent : un volte-face radical et il faudrait y trouver de la cohérence, du sens ?





dessin de PAT Thiébaut (Still-67) www.lagitedulocal.com

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* source : Le Canard Enchaîné »

samedi 5 septembre 2026

PROGRAMME COMMUN - PAS ESSAYE - FRONT REPUBLICAIN

Converger, mutualiser, relocaliser, diversité, indépendance, ….

La démocratie est en crise, le cynisme obscène s'affiche tous les jours sur les chaînes TV-radios et médias de Stérin, Bolloré, Arnaud, Dassault, Saadé et consorts...Et il faudrait se contenter à l'impuissance et à la soumission, lobotomisé déjà ! S'auto-censurer par peur et oublier dans quel pays nous sommes : celui des droits de l'homme, une République de Lumières où les libertés étaient chèrement préservées, où les gens ne se disciplinent pas facilement, où l'esprit critique et l'ouverture des consciences trouvent encore des chemins de lucidité.

Cette séquence de l'élection présidentielle revêt une importance plus particulière cette fois-ci puisque tout un système est fragilisé par la captation des richesses par une caste, par une mondialisation financiarisée qui met au grand jour les abus en permanence et la présence d'un fonctionnement de plus en plus mafieux, au-delà des lois et règlements adaptés selon les besoins de l'oligarchie, qui crée les conditions économiques et industrielles d'un dérèglement climatique et social. Afin que celui-ci puisse perdurer à leur seul profit, cette caste utilise tous les médias qu'ils ont acquis afin de nous imposer leur vision du monde et de la société. On diabolise, on dédiabolise, on fake-news, on présente ses candidats apparatchiks aux ordres, on personnalise à l'excès pour empêcher de penser collectivement. 

Pour cette campagne électorale, il y a des noms qu'on souhaite saturer avec tout ce qui existe de négatif afin d'en faire des repoussoirs, des personnages clivants, en manipulant toutes les déclarations hors contexte ou utilisées par bribes. Mais même si l'élection présidentielle est complètement faussée par l'incarnation d'une personne, par la personnalisation, par un casting qui ne révèle que peu de compétences et surtout...qui ne parle jamais de programme, d'une équipe, d'une probable composition gouvernementale. Et qui veut monter les uns contre les autres : diviser pour continuer de régner et que le business perdure, peu importe les dérèglements, les répressions, les exclusions, …

Dans tout ce qu'on entend dans cette propagande orchestrée, il n'y a plus de place pour la réflexion et l'apprentissage du passé (le plus récent même !), la mise en perspective.

Alors voilà trois arguments puisque on entend toujours la même rengaine : la gauche est divisée, irréconciliable, on n'a pas encore essayé l'extrême-droite en cravate, il faut craindre le pire qui est un deuxième tour entre les deux extrêmes où disparaissent le macronisme qui a fait dix ans en enrichissant au maximum les déjà très riches et le parti socialiste qui s'est fourvoyé en cherchant à négocier avec eux et en se faisant rouler dans la farine, d'autant qu'on se souvient encore bien de Hollande président....

Alors, voilà :

  1. « l'Avenir en Commun » était le programme commun validé par le PS, EELV, PC et LFI au sein de la NUPES, puis du Nouveau Front Populaire (NFP), et qui a permis l'élection de nombreux députés et la survie financière du PS, EELV, PC en groupe parlementaire. Ce programme (« réactualisé » pour cette élection 2027) est le plus novateur, en rupture avec ce système du président-roi. Il revoit les institutions et rééquilibre l'économie, la richesse, l'exploitation minière et les ressources naturelles. Il revoit la mondialisation et combat racisme et exclusions. Pourquoi ce programme qui a été signé par tous les partis de gauche ne fait-il plus consensus deux ans après ? Par calcul de stratégie égotique où le PS veut remonter sur le trône -comme Hollande- avec toutes les compromissions qu'on a vu lors de ces dernières séquences parlementaires ? Ce programme qui était commun, l'est toujours, mais plus porté par toutes les composantes, même si Les Ecologistes (ou du moins une grande partie d'entre eux) et le PC pourrait rejoindre cette force montante du désir d'autre chose, d'un autre système, …

  2. « On ne les a pas encore essayé », c'est ce qu'on entend quand on parle du RN-FN comme si ce seul fait leur donnait une légitimité, alors qu'ils n'ont pas de programme opérant et une représentante condamnée déjà deux fois par la justice de son pays et en sursis. Mais si on reprend cette phrase, alors on peut l'attribuer tout autant à « l'avenir en commun » puisque cela non plus n'a jamais été essayé. On a vu au pouvoir la droite UMP, RPR, LR , puis le PS, puis le centre mou et la caste avec MODEM, HORIZONS, RENAISSANCE, EN MARCHE, ...Mais jamais le FN-RN, jamais la Gauche de transformation, de rupture et qui s'attaque aux racines des injustices et dérèglements climatiques et sociaux. Ils sont deux systèmes qu'on n'a jamais essayé.

  3. Lors des deux dernières élections présidentielles, comme d'autres avant, on a agité le racisme, l'exclusion, le manque de programme, la peur d'un Front National au pouvoir et il y a eu un appel pour un « Front Républicain » contre l'obscurantisme d'un parti fascisant. Les partis de gauche se sont joints au centre et encore républicains pour éviter cela. La question qui se pose, en conscience, est que si au deuxième tour, on se retrouve avec l'extrême-droite face à la gauche de transformation, que vont choisir les français ?  Et que vont déclarer les camps centriste, macroniste, socialiste ? Est-ce que le Front Républicain se constituera aussi ?


La question est cruciale sur ce que les habitant-es de ce pays veulent pour leur pays et l'image donnée au monde entier.

Un programme commun de gauche rejeté par le PS alors qu'il leur a bien profité il y a deux ans. Qu'est-ce qui a changé chez eux ?

On n'a pas encore essayé, mais pas qu'un seul groupe, le choix est entre deux groupes très différents de l'idée de la France.

Le Front Républicain qui a profité à deux fois à celui qui s'est comporté comme un roi absolu va-t-il se reconstituer avec les mêmes arguments de dangerosité ?

Qu'est-ce qui a changé en deux ans ?


Il ne faut pas se laisser endormir par la propagande distillée quotidiennement sur quasi toutes les chaînes et même les réseaux sociaux mis aux ordres comme Kombini et Brut par exemple...

Les français ont toujours été d'un esprit critique et combatif. Qu'est-ce qui nous a endormi, rendu craintif avec un sentiment d'impuissance ? C'est le collectif qui donne la puissance et change les rapports de force. L'histoire est là pour nous le rappeler, même si aujourd'hui la démocratie (et la République) sont en danger, fortement malmenées.

 Ils ont l'argent , mais on a le nombre !

 

L'avenir n'est pas écrit.... 

dimanche 30 août 2026

LA RUPTURE EST PROFONDE

Le Parti Socialiste (PS) est ce parti qui avait un premier président en 1981-1995 (François Mitterrand) et qui a réussi à faire élire un autre président en 2012-2017 (François Hollande). Si le premier a apporté quelques réformes, le second dont « l'ennemi était la finance » s'est plié très vite au marché mondialisé capitaliste et ...financiarisé avec un ministre de l'économie, banquier, E. Macron. Ce parti n'a qu'une ambition : remettre ses cadres à des postes ministériels et électifs bien rémunérés. On a pu juger sur pièce et, dans le temps, mesurer tout l'abîme existant entre les déclarations et les décisions-actes lorsque ce parti est aux affaires : renoncements et pactisation avec le clan central du libéralisme, loin des changements radicaux nécessaires dans ce pays avec des institutions d'un autre temps, d'une autre époque, d'un autre siècle.

Après avoir été éliminé du paysage politique français (tout comme les écologistes EELV et le PC), c'est grâce à la NUPES, puis le NFP, (rassemblements des gauches LFI, PS, EELV, PC), que les trois derniers cités ont pu retrouver des élus députés et reformer des groupes parlementaires. Mais une fois obtenu ce gage de survie, l'union s'est vite fissurée et le PS s'est remis à sa mélodie habituelle, jouer solitaire en essayant de retrouver une hégémonie, quitte à pactiser-négocier avec la droite-centriste molle. Et maintenant que la perspective de l'élection présidentielle se profile, le PS crache sur son allié d'hier qui lui a permis son maintien en vie. C'est ça la reconnaissance et la stratégie de ce parti, qui cherche à se présenter respectable et moral !!!!

 


 

Aujourd'hui, ils sont tellement unis (!) qu'ils ont 5 candidats * dans un parti complètement éclaté et qu'ils veulent présenter comme l'alternative réformiste entre la droite (du RN et LR) et la gauche de changement (LFI et peut-être Les Ecologistes et PC). Leur crédibilité est largement entachée car on se souvient très bien du quinquennat de Hollande et des magouilles de non-censure pendant le règne de Macron et de ses premiers ministres successifs (et illégitimes!).

La question essentielle de cette campagne présidentielle est de savoir quel sera le Front Républicain opposé au vote RN (Le Pen-Bardella-Cioffi/Zemmour) ? On se souvient quand même de Macron-Le Pen aux deux fois deuxième tour où l'appel à un Front Républicain a mobilisé les voix de gauche (et même lors du deuxième tour Chirac-Le Pen il y a plus longtemps!).

Mais qu'en sera-t-il en avril-mai prochain lorsque le deuxième tour opposera « l'Avenir En Commun » (-LFI, Les Ecologistes, PC) contre le Rassemblement-Front National ?

Les centristes et républicains étaient bien contents (mais sans remercier ! ) que la gauche vote Macron pour faire barrage au RN-Le Pen. Mais qu'en sera-t-il en 2007 ? Que voteront ces centristes et républicains (et le PS) pour faire barrage au RN-Le Pen/Bardella. La vraie question est celle-là...

Cohérence ou jeu cynique politicien ?

 



Ce pays est peuplé de gens qui travaillent et font la richesse de ce pays. Ces personnes aspirent à des conditions de vie bien meilleures et un avenir. Qui va améliorer les choses de façon drastique après ces décennies qui ont vu les grosses fortunes gonfler encore et le niveau de vie des actifs stagner ou même se précariser ?

Deux choix de société : la fermeture, l'exclusion, la répression ou retrouver ce qui a toujours fait la France : la liberté de penser, les initiatives, les avancées sociétales, une égalité (devant la santé , l'éducation, ..) et le savoir-vivre décontracté et solidaire dans les combats citoyens entre autres.

 L'avenir n'est pas écrit, ...mais il n'est pas très lumineux pour l'instant...


 les dessins sont de PAT (Thiébaut de Still)  www.lagitedulocal.com

 

 * Déjà 5 candidats déclarés, mais non-investis, au sein du même parti : Guedj, Brun, Royal, Glucksmann et Faure, sans compter Hollande, en retrait mais prêt pour« le retour en rassembleur ». Et ils ont du mal à se redéfinir : social-démocratie, socialisme écologique, social-écologie, république écologiste , !!!!! ça drague sérieux !

lundi 24 août 2026

BUDGET-DETTE-PROGRAMME-PROPAGANDE

 

LES PRIX DE L'ESSENCE ET DU RESTE, SAUF ....

ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe au-dessus de 2€ le litre jusqu'à 2, 35€ pour le gasoil, sans compter le mazout pour cet hiver ....Et puis les producteurs parlent de frais d'énergies supplémentaires en hausse pour produire, avec en plus les pertes dûes à la sécheresse et canicule, bref on voit tout augmenter pour se déplacer, se nourrir, se .... SAUF les salaires et ça, ça interpelle. En réfléchissant un peu avec empathie ou esprit collectif, on se dit : comment quelqu'un qui a besoin de son véhicule pour aller travailler tous les jours, qui fait ses courses pour se nourrir, comment peut-il (elle) supporter ces augmentations qui réduisent chaque jour son niveau de vie (de survie) ou finalement le salaire est diminué de tout autant ? A moins d'1,50€ le litre d'essence (1, 35€), cela a engendré le mouvement des "Gilets Jaunes" qui exprimait un ras-le-bol général. Jusqu'où va-t-on supporter la situation actuelle ?



FAIS-MOI PEUR

M. Lecornu, premier ministre, "met en garde" les parlementaires afin qu'ils votent le budget avant l'élection présidentielle de 2027.

On a l'habitude d'être pris pour des con-nes puisque on nous bourre tellement le crâne par la propagande quotidienne des merdias qu'on ne prend plus le temps pour mettre les choses en perspective au regard du passé même récent. Alors allons-y ! Depuis l'élection et ré-élection de Macron, PAS UNE SEULE FOIS le budget n'a été adopté par le vote des députés :

1. Gouvernement Édouard Philippe (2017–2020) Budgets 2018-2019-2020 : Recours au 49.3

2. Gouvernement Jean Castex (2020–2022) Budgets 2021-2022 : Recours au 49.3

3. Gouvernement Élisabeth Borne (2022–2024) Budgets 2023-2024 : Recours au 49.3

4. Gouvernement Gabriel Attal (2024–2025) Budget 2025 : Recours au 49.3

5. Gouvernement Sébastien Lecornu (2025–2026) Budget 2026 : Recours au 49.3

Alors, pourquoi cette "menace" puisque de toute façon, au final, il est adopté de force, SANS VOTE. C'est bien sûr encore un leurre pour occuper l'espace, le temps, dévier de ce qui préoccupe vraiment les gens, ne rien faire pour diminuer les taxes d'Etat sur les carburants, ne rien faire pour plafonner les produits courants alimentaires (dont les prix explosent), ne surtout pas augmenter le smic et donc accentuer encore plus la diminution du niveau de vie et la précarité, .....



BUDGET-DETTE-PROGRAMME-PROPAGANDE merdias

On voit bien quotidiennement comment fonctionne la propagande des merdias et d'un système que la caste ne veut surtout pas changer, tant la richesse de l'oligarchie industrielle et financière a augmenté pendant cette décennie de Macron.

On n'entend moins parler du RN qui sans honte présente une candidate deux fois condamnée pour détournement d'argent public, qui souhaite représenter notre pays (et s'amnistier-au dessus des lois).

On n'entend moins parler de LR et du centre macroniste, les uns puisqu'ils sont poreux vers le RN, les autres puisqu'ils sont dans le marasme des égos avec Philippe-Attal et d'autres en embuscade comme...Lecornu et des revenants.

Il s'agit à présent pour les merdias d'occuper les écrans-radios-journaux pour diaboliser un mouvement de gauche en ...marche et rendre vierge et compatible le PS-Place Publique avec le système en place, en oubliant que tout ce que ce parti n'a pas voté ou voté avec les macronistes du centre mou.

Pour cela, on avance le sujet du budget et de la dette, en accusant la gauche « radicale » (qui s'attaque aux racines ) de ne pas faire des propositions raisonnables et opérantes. Bien sûr, il faut faire croire que l'effort doit venir par la retraite à 65-67 ans, par la taxation des retraités, par ...etc..

Mais jamais ne sont évoqués d'autres choix possibles puisque cela amputerait un petit peu les grosses fortunes qui se gavent des aides financières de l'Etat. Pas de « ruissellement », ni de justice fiscale, ni de …(voir l'image ci-dessous de ce qui n'est jamais discuté et même évoqué !)

Quand les électeurs-électrices se pencheront peut-être sur la lecture des «programmes » à l'automne, on pourra mesurer ce qui relève des possibles changements, des mensonges et reniements de ceux qui ont déjà été au pouvoir, de ceux qui disent le contraire de ce qu'ils ont voté ou pas voté à l'Assemblée Nationale. Et identifier ceux qui sont cohérents et qui défendent des valeurs, qui veulent sortir de ce système mondialisé, financiarisé qui a des impacts sociaux catastrophiques et qui provoque des dérèglements climatiques dont on mesure la violence et les sinistres humains.

 

 





jeudi 20 août 2026

LE CASTING DE L'INCARNATION COMMENCE

 Quelques réflexions globales préalables

Un pays est gouverné par une équipe de ministres et des hauts-fonctionnaires, secrétaires d'Etat et autres collaborateurs. Le chef de l'Etat est le garant des institutions et de la mise en œuvre des lois et budgets votés par un Parlement composé de députés, élus par le suffrage universel et de sénateurs, élus par les « grands électeurs «  (maires et autres « dignitaires d'Etat »). C'est le principe de la Vème République de 1958 toujours en vigueur et dont on a pu observer les dérives possibles lorsque le chef de l'Etat s'octroye les pleins pouvoirs en ne respectant plus les débats par l'adoption du 49.3 et le non-respect du résultat des élections législatives qui donne la place de premier ministre au groupe qui obtient le plus de voix.

Nous sommes à la fin de l'été 2026 et dans quelques mois, ce sera l'élection présidentielle (18 avril-2 mai 2027) où le « sortant » après deux mandats quinquennaux successifs ne peut plus se représenter. C'est donc parti pour le grand casting des candidat-es et le déferlement des « sondages » qui valent ce qu'ils valent : des influenceurs d'opinion plus que des images de la société à un moment précis.

Le système de l'élection présidentielle est le pire puisqu'il est centralisé, focalisé sur l'affichage d' UNE seule personne qui est la cible de toutes les attaques (son physique, déclarations, rumeurs et chuchotages, fake news et déstabilisations si ce n'est diabolisation, …). Un système qui fausse toute analyse en profondeur et qui dénature totalement les choix pour un événement qui peut changer énormément la vie quotidienne et la vie du pays, socialement, économiquement, politiquement, démocratiquement, institutionnellement, fiscalement, …

Se déterminer sur le jeu des portraits pour un enjeu pareil, c'est fausser tout un avenir possible, qui peut être différent, en meilleur ou encore en pire. En 2027, nous sommes à un moment charnière de l'histoire de notre pays et de sa place en Europe et dans le monde.

Dans la galerie des portraits, nous avons une pléiade de prétendant-es, car ça attise beaucoup d'égotiques, apparatchiks professionnels qui ne connaissent pas grand chose de la vie quotidienne « de terrain », la vie des gens.

On en connaît certain-es par les merdias qui doivent remplir leurs journaux, radios, tv tous les jours pour créer de l'espace publicitaire pour des produits éphémères à l'obsolescence programmée et de goûts douteux !

Nommons les plus probables : La Pen, Zemmour, Retailleau, Philippe, Attal, Glucksmann, Mélenchon, ...Celles et ceux que je ne nomme pas ici peuvent se retrouver ensuite dans des équipes gouvernementales bien sûr.


Un peu de recul

Quand on a des convictions qu'on traduit dans des idées fortes, qu'on a bien réfléchi à un ensemble de dispositifs opérants et réalisables, on les consigne dans un ...programme. Et c'est celui-ci qui est le fondement de toute avancée possible. Il guide les choix de mise en œuvre, les changements profonds à réaliser. Un programme dans la durée que tout le monde peut lire pour se déterminer ensuite. C'est comme cela que ça devrait se passer : choisir un programme.

Mais, on le sait bien, aujourd'hui, on n'en est plus là, puisque c'est sur des portraits individuels qu'on se détermine superficiellement alors que ça va engendrer des années de vie. Beaucoup de candidat-es se préparent à du casting et de la com' médias, ce qui veut dire parler de choses qui peuvent plaire à un électorat donné, changer même selon l'actualité du jour, coller aux « idées » à la mode, emprunter celles des concurrents pour troubler la compréhension, instaurer des doutes permanents, bref utiliser des méthodes qui n'ont plus grand chose à voir avec des convictions ou des visions évolutives et émancipatrices.

Avec comme résultat que les programmes portés par les uns et les autres n'apparaissent jamais et parfois il n'y en a même pas puisque leurs communications ne portent que sur quelques points généraux (sécurité, racisme, endettement,....).

Le programme, pas la personne

On peut donc mesurer le sérieux d'une démarche quand on a un représentant qui est porteur d'un programme construit depuis des années, avec une équipe stable et en capacité. Si on prend ces critères pour faire des choix, alors celui-ci se réduit drastiquement.

Et dans le programme, on va donc puiser ce qui nous convient en fonction de ce que chacun-e souhaite voir se réaliser et qui va faire la différence de ce que peut devenir le pays dans les années à venir. Et si ces programmes sont radicalement différents, cela devient un vrai choix de société.


Il est donc indispensable, en tant que citoyen-ne, de lire les programmes proposés plutôt que de se focaliser sur le portrait du représentant qui va le porter pendant la période électorale et sera le porte-parole et garant de la mise en œuvre de ce programme avec son équipe et les votes du Parlement -à nouveau respecté- qui sera nouvellement élu aussi et peut-être à la proportionnelle pour une plus juste représentativité du « peuple souverain » dans une République, selon le résultat du vote de l'élection présidentielle.

 

 


 


vendredi 24 juillet 2026

NE PAS SE TROMPER , SE SOUVENIR POUR COMPRENDRE .

 

Dans ces temps de chaos et de confusions provoquées pour insuffler la peur permanente, il faut garder la pensée claire, se baser sur des faits et surtout se souvenir pour comprendre et analyser. 
 
Par exemple, repenser au mouvement des Gilets Jaunes qui a débuté par opposition à l'augmentation des taxes sur les carburants dont les prix (fin 2018) étaient autour de 1,49/1,57€ le litre. Aujourd'hui, (23 juillet 2026) les prix des carburants sont autour de 2,15/2,20€ le litre. Non, les salaires n'ont pas augmenté d'autant, même pas du tout, mais c'est Trump qui a semé le chaos (et s'enrichit à millions en spéculation bitcoins) et Totalénergies entre autres qui fait des bénéfices énormes avec ses réserves. 
 
Autre exemple : la propagande des merdias est tellement forte que l'on perd toute capacité d'analyse en s'abêtissant chaque jour un peu plus à répéter ce qu'on nous martèle au quotidien et qui nous empêche tout discernement. On en arrive à agresser des maires de villages qui ne cherchent qu'à améliorer le quotidien de leurs administrés, les habitant-es. Et cela puisque les vrais responsables des situations critiques ne sont jamais nommés. Et pourtant on les connaît, ceux qui parlent avec des mots multiples pour cacher leur inaction, leur refus de changer quoi que ce soit, pour ne pas amputer leurs gains énormes...Et leurs complices qui votent pour protéger leurs intérêts ! Il faut pointer le doigt vers le haut, ne pas se tromper de responsables. 
 
Quant au déni, il est généralisé. On peut se lamenter des incendies qui détruisent et s'intensifient chaque année, on entend les voix des dirigeants qui veulent plus de moyens pour éteindre les feux, mais aucun n'analyse les causes, ne s'attaque aux racines de ce qui les provoque, des activités industrielles, minières, économiques qui sont les causes premières de tous ces dérèglements climatiques. Le déni pour ne pas mettre en cause tout un système qui ne profite qu'à un nombre restreint de personnes, la caste, l'oligarchie au cynisme obscène. 
Voilà où nous en sommes arrivés dans "l'évolution" de ce monde que nous, les plus anciens, on a vu changer ! Quelle tristesse.... 
 
 
Mais l'avenir n'est pas écrit...
 
 

 
 
 

lundi 8 juin 2026

ON N'A JAMAIS ESSAYE...

Oui, ça revient souvent dans ce qu'on entend en tendant l'oreille. Mais dans cette phrase, le choix n'existe pas, il est déjà induit. La bataille médiatique (qui fait l'opinion !) est parfaitement inégale puisque quasi tous les organes d'information (TV, journaux, magazines, distribution presse et livres) sont entre les mains de quelques six patrons (grosses richesses industrielles) qui diffusent leur voix en accord avec leurs intérêts. Ils ont favorisé, financé l'un des leurs, un banquier d'affaire au look jeune pour la façade, afin qu'il s'installe à l'Elysée. Pour eux, demain, un autre locataire au même look peut y prendre place, à condition qu'il continue à servir leurs intérêts. Le prétendant qui file la romance avec une belle héritière aristocratique de leur monde, ça ne les dérange pas. Il ne changera rien dans leurs « affaires ».

Mais, il ne faut surtout pas quelqu'un qui perturberait cette belle période pour eux qui ne se sont jamais autant enrichis que ces dernières dix années. Non, pas une 6ème République qui changerait le pouvoir du roi-président, qui ferait ruisseler en ponctionnant leurs fortunes (même de 1%), qui favoriserait les pouvoirs publics, qui améliorerait la vie quotidienne des gens plutôt que la préservation des avantages de « la cour », qui s'attaquerait aux racines de tous les dérèglements et les abus et sanctionnerait les responsables. Non, surtout pas ça.

Alors, il faut salir, diaboliser, diviser ce camp du changement et faire croire que c'est l'autre côté qui a les faveurs (de «  l'opinion ») : lui (eux) ne touchera pas à leurs business et fera régner l'ordre répressif, en faisant pointer du doigt le leurre des héritiers de la colonisation, cause d'un envahissement et responsables des « difficultés » !!! Et surtout, effaçons l'histoire, ignorons même la plus récente, ou adoptons-la dans un récit qui dénie la réalité des faits.

En Alsace, pourtant, nos familles ont toutes été touchées par l'annexion et l'envahissement par le régime nazi. Mais non, ça n'a rien à voir. Ah bon ? Moi même, je me souviens encore d'un certain Franco en Espagne où ça a perduré encore longtemps après 1945. Et puis Hongrie, Italie, ….et partout encore il reste cette idéologie mortifère qui veut s'imposer en oubliant notre histoire. Mais sommes-nous amnésiques ? Et de quoi avons-nous peur ? Après ces dernières dix années, on a bien vu qu'on ne vit pas mieux, bien au contraire et qu'il faut que ça change. Alors qu'est devenu ce peuple « gaulois » , toujours critique et souvent inventif, courageux et parfois étonnant, et qui a mis en avant les valeurs humaines dans des droits de l'homme universels, qui a changé de la royauté absolue en une République qui prônait la démocratie, qui a changé radicalement la société après la deuxième guerre mondiale en instaurant des droits sociaux comme la Sécurité Sociale pour la santé de tous, des droits du travail, des congés payés, des ….Oui, n'oublions pas que bien des choses sont possibles s'il y a un élan collectif qui peut venir d'un trop, c'est trop, comme la récente mobilisation des Gilets Jaunes ou des combats écologiques pour défendre le vivant et nos ressources communes. On peut choisir un changement radical nécessaire plutôt qu'une nouvelle adaptation répressive qui n'améliorera rien et nous soumettra encore plus à des règles liberticides qui nous envahissent déjà quasi quotidiennement...Ce ne sont pas des choix de personnes, on n'est pas dans un casting, mais un choix de programmes, de vision, de façon de faire et de ...gouverner. Entre un souverain qui a tous les pouvoirs et un basculement vers le Parlement, élu proportionnellement, comme cela devait être (mais n'est plus respecté), il faut réfléchir et jauger où on se sent, où on se situe. N'oublions pas notre histoire, ce qu'on vécu nos parents, nos grands-parents.

L'avenir n'est pas écrit et nous sommes peut-être à un moment de bascule très particulier.

 

dessin de VEESSE

 


mercredi 3 juin 2026

CULTURE ET EVEIL en ZONE RURALE

Ben oui, le Covid avait lancé une sorte d'exode vers les zones rurales à l'habitat plus dispersé et donc plus sécure....
Souvent, on se dit que pour les spectacles, la culture, il faut aller dans les villes. 
Mais quand on aime vivre près de la nature, quand on aime un territoire où la richesse humaine existe, alors on s'investit et collectivement, à plusieurs on réalise plein de belles choses qu'on partage ensuite et qui donne de la valeur à un territoire (comme le maintien des écoles, des commerces, des lieux de soins, la desserte en train, ...) 
 
La vallée de la Bruche à 50 kms à l'ouest de Strasbourg allie tous ces aspects grâce à des habitant-es engagé-es.... Sur ce territoire où les ballades vont vous ressourcer, il y a aussi ces moments forts, ces événements culturels, festifs, conviviaux : TransverSâales (en mai), Les Scènes Sauvages (fin juin), le Festival JAZZ 'n BRUCHE (en juillet-lire ci dessous) et le Forum Social Local (en septembre)...
 
On vit bien, et les yeux et oreilles bien ouverts, dans notre belle haute vallée de la Bruche. 
 

CULTURE EN MILIEU RURAL, MAIS LAQUELLE ?

C'est une petite bande de copains de collège, de lycée et certains qui partageaient déjà la même cour d'école primaire, près de Strasbourg. Le temps a passé, chacun a fait sa route, l'un est devenu batteur professionnel à parcourir le pays et le monde avec de nombreux groupes. Puis, il a créé une boîte de production, un studio, ...Il y a une quinzaine d'années, il s'est installé dans la haute vallée de la Bruche où il a déménagé son studio d'enregistrement, qui est devenu « Le Club », une petite salle d'une quarantaine de places où se produisent de nombreux musiciens chaque mois. Les copains d'enfance se retrouvent et décident de créer des événements musicaux l'été en plus du Club.

Ce sont les balbutiements du Festival Jazz 'n Bruche. D'abord sur le terrain à côté du Club et ...au bord de la Bruche, puis tous les samedis de juillet et d'août et depuis quelques années cela est devenu un grand festival d'été sur dix-douze jours et qui est nomade puisqu'il se déplace sur plusieurs lieux de la haute vallée. Cette année, ce sera le dixième anniversaire !

Et puis la petite bande du départ s'est enrichie de plusieurs personnes de la vallée et nous sommes un staff de bénévoles d'une quinzaine d'actifs, un très petit nombre pour un festival de cette taille à présent, mais on est une bande qui est devenue très proche et polyvalente pour que tout se passe bien.

Le budget d'un tel festival est important et la part d'autofinancement (billetterie, bar) est de l'ordre de 70%. Les aides financières des institutions sont minimes et ont tendance à stagner ou diminuer. Le dernier coup dur cette année a été la décision de la DRAC-Ministère de la culture de ne plus verser d'aides aux festivals. Nous avions bien sûr construit notre budget en fonction des dotations des années précédentes, en n'imaginant pas que la Drac allait couper ces aides et surtout nous le notifier, il y a quelques jours, six semaines avant le début du festival alors que toutes les dépenses sont bien sûr déjà engagées.

Mais nous ne nous décourageons pas car nous avons la volonté de faire durer ce festival dans ce territoire rural et pour cela, seul le public peut nous soutenir fortement en venant passer de belles soirées musicales avec de belles découvertes. Nous avons toujours privilégié également à ce que ce soit accessible et donc pratiquer les prix les plus bas possibles qui vont de la gratuité à des concerts et des tarifs de 10€, 20€, 25€ et 35€ pour les deux soirées aux cachets et frais très importants.

Avec la diminution des aides, voir la désaffection, on peut s'interroger sur quelle culture on veut faire vivre dans nos territoires ruraux. Se déplacer une heure ou bien plus pour y avoir accès et donc en réduisant, sélectionnant d'une certaine façon la sociologie du public ...ciblé ? Soutenir, diffuser notre événement, c'est comprendre l'attachement qu'on a à notre territoire rural et la volonté de le faire vivre, d'y apporter notre contribution, des lieux de rencontres, de partage dans notre « domaine » choisi.

Réservations et infos :

https://www.jazznbruche.fr/

https://www.facebook.com/profile.php?id=61572629173659

https://www.youtube.com/@jazznbruche

le programme complet :

https://indd.adobe.com/view/5921cd06-d73a-47df-bcba-3c3147d3cdd2

 


 

 
 

mardi 19 mai 2026

AU BOUT D'UN MOMENT, ON SATURE...

C'est un peu l'objectif de ce déferlement de « news » quotidiennes, qui tournent toujours autour des mêmes sujets anxiogènes, des mêmes dangers potentiels et des images de destruction massive de personnes et de territoires habités. Basta ! Quel monde …


ça c'est quand on a un quotidien pas évident, que se loger est cher, se chauffer est très cher, se nourrir avec des aliments morts, se déplacer presque plus possible avec perte de travail, se soigner quasi impossible, bref se retrouver dans une précarité qui s'intensifie chaque jour.


Mais il y a aussi un autre monde où les salaires sont basés sur les performances industrielles qui détruisent petit à petit les territoires par l'extraction, l'engraissement par empoisonnement, par la captation de l'eau, par la densification des élevages et de la monoculture, les importations massives de produits éphémères, les places de positionnement politique d'élu-e bien discipliné-e qui profite de la manne publique pour délivrer des discours de l'air du temps...


Les différences de classes existent et les fossés se creusent. Plus la peine de rêver à un quelconque ascenseur social, pure illusion puisque les cercles sont fermés et qu'imaginer pouvoir y rentrer est pure démagogie et instrumentalisation quand ça peut servir les intérêts de la caste.


Donc, nous y voici, nous y revoilà et il faudra bien se déterminer puisque les clivages sont évidents. 

»Si tu es sage, obéissant, sans critique, tu pourras peut-être nous rejoindre et tu auras la vie agréable ». C'est beau comme un conte de fée, comme un discours électoral, mais sans lendemain concret, il faut arrêter de croire éternellement à des beaux rêves qui s'évanouissent dans la brume dès que les yeux s'ouvrent à nouveau sur une réalité quotidienne qui ne s'améliore pas, mais se dégrade de plus en plus... et sans protestations, tellement on est aujourd'hui soumis avec un sentiment d'impuissance. Voilà où on en est et nous sommes tous responsables.

Enfoncés, on n'a plus la force de se rassembler collectivement pour se battre et la répression est très violente. A la limite, on ne dit plus rien pour conserver le peu qu'on a encore. Et au-delà, on profite de tous les avantages en regardant ailleurs et en tenant un discours de méritocratie, cynisme des nantis héritiers.


Alors oui, au bout d'un moment, on sature...

On ne supporte plus les bla bla bla, les discours lénifiants idéologiques, les leçons d'une morale dépassée alors que le cynisme obscène se décline tous les jours sans complexe, on a envie de saboter ce qui détruit ou on se réfugie dans l'individualisme du bien-être personnel, de la recherche de son moi intérieur, un aveuglement volontaire qu'on justifie par l'horreur du monde, la violence humaine et la recherche de l'amour universel. Basta...C'est foutu !

On peut revenir au nihilisme d'une certaine époque car l'espoir on ne le voit plus. Il est obligé de se cacher, de se marginaliser dans ces groupes d'activistes ou ces nouvelles communautés qui se regroupent pour construire le monde de demain en recherchant des pratiques anciennes résilientes, un collectif qui partage, qui mutualise, qui utilise les nouvelles techniques mais en se détachant du contrôle centralisé du « cloud ». Ces ilôts de résistance ou de reconstruction sont disséminés et invisibilisés. Mais ils existent...partout, même si on les dit marginalisés.


Oui, il faudra bien se déterminer, savoir où on se situe et ce qu'on est prêt à faire, à s'impliquer...

Les clivages se précisent, les perspectives s'amoindrissent...

Vous êtes où ?

 


 

lundi 4 mai 2026

DIALOGUE 2026


  • Non mais comment tu veux qu'on accroche avec cette gauche ? On ne voit que « génocide à Gaza », « Palestine vivra », on ne parle que du Liban, de l'Iran et ...en France ? LFI me plombe à ne pas parler de ce qui nous préoccupe, nous travaille. Les Ecolos ? Ils se battent entre eux et parler de pesticides, de vélos et zones piétons, d'interdire l'entrée des villes aux artisans et ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter des voitures neuves- critères acceptés en ville- ce n'est pas ce qui va améliorer notre quotidien. Le PS ? Non mais là tu oublies. Tu ne te souviens plus de Hollande qui a engendré Macron en plus. Et les voilà qui ne votent plus les censures et laissent passer le budget. En plus, regarde toute cette bande qui croit qu'on a oublié et qui ne voit qu'une chose, reprendre le pouvoir pour eux, ces politicards professionnels qui n'ont rien fait d'autre et qui sont avec ces centristes mous toujours à la botte de ceux qui dirigent, des girouettes.... Le PC ? Il existe encore, on n'en entend plus parler et pourtant quand ils étaient actifs dans les quartiers, c'était quelque chose : salles communes, ateliers, bibliothèque, spectacles, ...ça occupait les jeunes, ça discutait entre plus vieux...Un autre temps !

  • Non, mais là tu pousses un peu, non ? Tu as lu le programme « l'avenir en commun » ? Voilà du contenu, des propositions, un vrai programme de gouvernement qui devrait unir toute la gauche sur l'essentiel et changer la constitution, nos institutions, s'attaquer aux racines, aux causes, …

  • Oui, mais ce n'est plus d'actualité, on va avoir à nouveau 4-5 candidats qui se revendiqueront de la « gôche » !

  • C'est sûr que tout est faussé dans une élection : c'est la personnalisation, l'incarnation alors qu'un gouvernement c'est une équipe avec des collaborateurs, des techniciens, des gens d'expérience, certains du terrain et pas qu'un bonhomme ou une femme mise en avant. On ne verra jamais une affiche électorale présidentielle avec sur la photo toute une équipe, même s'il n'y a qu'un nom du représentant de l'équipe en gros....et ça changerait notre perception, notre compréhension. Ah oui, avec CEUX-LA pourquoi pas ! Mais ça n'arrivera pas...Et c'est fini le Nouveau Front Populaire d'une gauche unie, rassemblée.

  • Et alors, tu penses quoi ?

  • Il faudrait déjà que ces représentants parlent de ce qui concerne notre quotidien, surtout actuellement. Diminuer les taxes pour que l'on ne dépense pas notre salaire à mettre de l'essence dans la voiture pour aller...travailler et gagner de l'argent ...qu'on met dans l'essence ! Bloquer les prix des produits courants du quotidien, se battre pour augmenter les salaires en taxant les plus riches qui se gavent sur notre travail et donnent à leurs actionnaires planqués qui ne produisent rien, ne partagent rien, des cyniques obscènes...Garder la Sécu et profiter de la baisse de natalité pour réduire les effectifs des classes dans les écoles...Ne pas nous bassiner avec ces guerres, ces génocides qui ne s'arrêtent jamais de toute façon et où on n'y peut rien, bref parler du quotidien et pas faire de beaux discours qui ne nous intéressent que peu...Il ne reste que là où on vit où on peut un peu agir avec les échanges entre voisins ou dans des groupes.

  • Là tu es d'un pessimisme consternant. Et le racisme, l'extrême-droite qui se voit déjà en poste à l'Elysée et dans les ministères, tu en fais quoi ?

  • Mais toutes leurs idées sont déjà là et votées pour certaines, avec une droite (dans le temps gaulliste sociale) et qui aujourd'hui est en phase avec l'extrême-droite. Il n'y a plus de différences, quasi plus aucune, alors ce n'est pas la peine de parler de ce qui risque d'arriver, on l'a déjà laissé s'installer....Mais ce sera pire pour tous les bronzés, métissés, identifiés racisés. Et ça c'est ce qui nous fait encore réagir. Personne n'est là pour dire que si on expulse ces gens, l'économie va subir un sacré choc car pas mal de secteurs seront vidés de leur main-d'oeuvre et ça, on n'en parle pas...

  • Et alors, tu vas faire quoi, toi ? Voter quoi ?

  • Je n'y crois plus au changement par le vote, il y aura un taux d'abstention tellement important (comme c'était déjà le cas) que ce sera un élu avec 20% des voix, une parodie de démocratie, de république, une sorte de 49.3 présidentiel !

  • Et alors ?

  • Se battre localement, sur le territoire où on vit, crée du lien, des réseaux d'échanges, s'alimenter auprès des producteurs locaux, mettre des choses en commun, ne plus se laisser imposer des décisions par les seuls maires et com 'coms, avoir le courage d'imposer ce qui est du bon sens, du bien commun, vital pour tous. Bref, rendre la vie plus supportable dans le quotidien où on vit. Et pour cela, il faut sortir de l'individualisme, recrée du lien entre les gens, partager, s'entre-aider...C'est probablement du rêve, mais si on ne croit plus en rien, si on se sent impuissant sur tout, ce qui nous empêche d'avancer, alors que resterait-il ? Il faudrait augmenter les salaires, faire ruisseler la richesse produite et pas dans les poches de ceux qui en ont déjà bien assez, diviser par deux le prix des trains et bus, détaxer l'essence pendant cette crise, bloquer les prix des produits du quotidien, importer moins, échanger plus, il y a tant de choses possibles à faire, mais...

  • Ce que tu dis est très pessimiste, voire réaliste, des constats bien amers, mais qu'ai-je à te répondre encore pour faire croire à un meilleur lendemain ? Viens , on va se poser sous cet arbre, écouter les oiseaux et le vent.

     


     


vendredi 24 avril 2026

JOUR DU DEPASSEMENT

Se nourrir, se loger, se déplacer, ...ont un impact sur notre environnement. Notre consommation globale a bien augmentée, s'est pas mal diversifiée, depuis les années 70 qui marquent un peu le début d'une nouvelle période (d'abondance) d'après-guerre.

Le monde occidental est un grand consommateur par l'amélioration de son niveau de « confort », producteur conséquent, par son impact destructeur, de la réduction des ressources naturelles indispensables à tous les habitants de notre planète et aussi responsable des déchets non-recyclables et du CO2 (dioxine de carbone) qui cause les dérèglements climatiques. Ce CO2 provient en majorité des exploitations minières, de l'élevage et cultures intensifs de l'agriculture, des poids lourds, voitures, tankers, avions, du chauffage, des productions industriels, ….

On peut ainsi calculer notre impact qu'on nomme « jour du dépassement » pour mesurer le déséquilibre qui s'amplifie chaque année. 

Définissons d'abord les choses pour bien comprendre. Wikipédia nous apprend ceci :

« Le jour du dépassement, ou jour du dépassement de la Terre, correspond à la date de l’année, à partir de laquelle l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète est capable de produire en un an pour régénérer ses consommations ou absorber les déchets produits, dont le dioxine de carbone (CO2). Passé cette date, l’humanité puiserait donc dans ses ressources à une vitesse qui n'est pas de l'ordre du « renouvelable à échelle humaine », accumulant les déchets au-delà de leur absorption sur le reste de l'année en cours.

Une ressource naturelle est une substance, un organisme, un milieu ou un objet présent dans la nature, sans action humaine, et qui fait, dans la plupart des cas, l'objet d'une utilisation pour satisfaire les besoins (énergies, alimentation, agrément, etc.) des humains, animaux ou végétaux. Il peut s'agir :

Une ressource renouvelable est une ressource naturelle dont le stock peut se reconstituer sur une période courte à l'échelle humaine de temps, en se renouvelant au moins aussi vite qu'elle est consommée. C'est le cas par exemple de diverses ressources animales d'élevage ou végétales cultivées (biomasse), l'eau d'une nappe d'eau souterraine dont le niveau reste stable, de l'énergie éolienne et de l'énergie solaire. En ce qui concerne les ressources vivantes naturelles (gibiers, poissons, mais aussi humus, forêts primaires…), elles ne sont considérées comme renouvelables que si le taux de régénération est supérieur ou égal au taux d' exploitation, par la chasse ou la pêche ».

 

Avec tous ces critères, on est arrivé à schématiser par une date de dépassement de notre impact.

En 1971, c'était le 29 décembre. En 2000, le 16 septembre ; en 2020, le 9 août ; en 2025, le 24 juillet et cette année 2026, on a déjà atteint ce seuil le 24 avril.

Quand certains faisaient des projections sur la situation possible et probable en 2050 et le réchauffement climatique de 4° ou plus d'ici la fin du siècle ou avant, cela ne faisait pas réagir grand monde. Doucement, périodiquement, on voit quand même ce qui se passe autour de nous et ailleurs sur la planète et ces chiffres, les projections, devraient nous interpeller bien plus et faire réagir sur nos comportements, mais surtout exiger des changements profonds et radicaux auprès des instances décisionnaires et des responsables industriels, économiques, financiers.