jeudi 11 mai 2023

L'ECOLOGIE sans lutte des classes, c'est du JARDINAGE !

Les dérèglements climatiques, la destruction de la biodiversité, viennent bien des activités humaines, de l'industrie mortifère, de l'exploitation des ressources fossiles dans des pays lointains pour ne pas voir l'impact humain, mais dont on sait les conséquences jusqu'ici. 

La fabrication de produits éphémères dont les déchets remplissent les incinérateurs, les déplacements de complaisance qui remplissent le ciel, les mers, l'épandage de produits pesticides ou pompage d'eau pour augmenter des cultures inadaptées, ....tout cela a des conséquences dramatiques, de suite ou dans peu de temps. 

Et à qui profitent ces comportements, qui les met en oeuvre, qui les financent et qui les justifient politiquement ? 

Il faut bien pointer le doigt plus haut, nommer les responsables et arrêtez de croire les bonimenteurs politiciens qui veulent juste garder leur position privilégiée aux indemnités et avantages financiers élevés. On nous demande le respect, mais cette valeur est réciproque et au bout d'un moment quand on est floué en permanence et inondé de mensonges, on ne peut plus suivre, écouter, obéir. On est près du chaos et il faut peu pour qu'il éclate disséminé, mais général. 

L'hypocrisie obscène de cet im-monde n'a plus de limite, sans retenue et je sais que vous l'observez tous les jours. Il n'y a que la peur qui nous retient, pas vrai ? 

 


Alors, parlons d'autre chose : de la sécheresse à Perpignan et les champs détrempés en Vendée, des parades autorisées par le préfet des nervis de l'extrême-droite en ville et de l'accusation de groupes violents pendant les 14 manifs pacifiques contre la réforme des retraites. Entre "ratonnades racistes" et vitrines de banques, il y a une différence, non ?

On nous demande de faire des efforts de protection de la nature et on bétonne à tout va pour les automobiles nucléaires au lithium importé. Il faut vraiment chercher pour trouver des motifs de joie, avoir la foi, être aveugle et sourd comme le roi ! Aujourd'hui, Trump ou Macron, pas grande différence dans le déni et les fake-news permanents. On peut faire croire, on peut cinématographier le réel, face au décorum de la voiture présidentielle descendant les Champs-Elysées vides, on peut montrer le roi acclamé par la foule ....absente, sauf celle sélectionnée 20m2 autour du roi-président et des caméras amies...pour les actus-propagande du soir. 

On est en mai 2023, en France, en monarchie présidentielle totalitaire.

mercredi 10 mai 2023

EN MEME TEMPS.... comme d'hab !

Samedi, défilé des nervis de l'extrême-droite à Paris sans contrôle, sans CRS, sans...., mais avec autorisation de la Préfecture ! Bref, les militants racistes et violents de l'extrême-droite ne sont pas un problème pour le roi Macron. On a compris...

 

                                 défilé à Paris 6mai2023 avec autorisation du préfet Nunez
 

Nouvelle PRIORITE selon Gabriel Attal, ministre : " la lutte contre la fraude fiscale". 
Il avait déjà mis ça entre les mains des députés macroniens (renaissance-horizons-modem) en les envoyant sur le terrain, afin de parler d'autre chose (que de la retraite à 64 ans) et faire croire que... 
Mais là, on ne peut s'empêcher de sourire ou de rire à gorge déployée, tellement c'est gros. 
Donc, voilà les "annonces" : 
* le "souhait" de création de 1500 postes supplémentaires afin d'augmenter de 25% (!!!) les contrôles  
   fiscaux des plus gros patrimoines d'ici ....2027
* faire payer ce qu'ils doivent aux ultra-riches et aux multinationales ... qui fraudent. 
C'est pas beau ça. On dirait un pays ...de justice fiscale !
 
MAIS, les contrôles existent déjà à partir de 300 000 € et puis les multinationales sont constituées d'une multitude d'entreprises liées quasi incontrôlables, alors....vous me comprenez ! Et puis, on va vous dire que les plus riches ne fraudent pas, ils "optimisent" dans des paradis fiscaux et c'est ...légal ! Une perte quand même, pour les impôts et donc le budget national, estimée entre 80 et 100 milliards. En comparant avec les soit-disants 15 milliards manquants pour le financement de la retraite, il n'y a pas photo : on a compris le choix entre deux ans de plus pour des millions de travailleurs et préserver une centaine de "copains" de la caste ! 
Et puis, la fraude à la TVA. Non je ne parle pas de vous, des petits artisans, des...., mais des multinationales, des entreprises du CAC 40 qui importent des produits par containers et qui ne subissent plus les contrôles douaniers (et paiement des taxes) à l'entrée, mais plus tard avec le contrôle du service des impôts (s'ils ont assez de "personnel" !!!). 
Il faut bien se mettre dans la tête que nous autres, nous faisons partie des 10% des contribuables qui payons 70% des impôts.
 
 

 
 
Et pendant ce temps, la grande distribution continue à faire des bénéfices énormes (ah l'inflation a bon dos !) ainsi que les distributeurs d'essence (Totalénergies) qui ne baissent pas les prix à la pompe alors que le baril de pétrole est revenu aux prix de l'an dernier. Et comme l'Etat ne baisse pas ses taxes sur le pétrole......
 
Oui, le "en même temps" continue sa marche d'enfumage, de brouillage, de discours et d'éléments de langage, mais dans la réalité des faits, c'est autre chose...Heureusement que la propagande médias est là pour donner un semblant de "vérité" aux esprits qui n'ont pas le temps de réfléchir et emmagasinent tout ce qui est dit du matin au soir sur les chaînes des Draghi, Bolloré et autres Niels....
Et pendant ce temps, la France veut voir triompher sa candidate La Zara à l'Eurovision ce soir avec sa chanson : " évidemment, toutes ces promesses que j'entends, ne sont que du vent...."
 
Belle journée à toutes et tous....Nous sommes le 9 mai en France 2023 !
Une citation pour les cultivés. 
Qui a dit : " un mensonge répété une fois reste un mensonge. Un mensonge répété mille fois devient une vérité".

samedi 6 mai 2023

LA RHETORIQUE DES EXTREMES

Le roi-président, banquier de chez Rothschild, ministre de l'économie de Hollande-Valls,( vous vous souvenez de Hollande : "mon ennemi est aveugle, c'est la finance"), a donc tout fait pour faire éclater la droite LR, puis la gauche PS afin de se retrouver deux fois face au RN de l'extrême-droite La Pen. Pari facile à gagner...qui lui ont permis ses deux mandats présidentiels dont il a fait un régime totalitaire a une seule tête, la sienne. 

Casser le clivage droite-gauche et changer de vocabulaire pour arriver à la rhétorique des extrêmes, c'est à dire qu'il n'y a plus que lui et ses exécuteurs avec en face deux partis EXTREMES. 

Il est quand même fort de café que de définir le PS et EELV  "d'extrême-gauche" alors que ce sont des partis réformistes c'est à dire qu'ils souhaitent une modification des structures économiques et sociales sans passer par la Révolution. 

LFI est bien sûr pour des changements, peut-être un peu plus radicaux, avec un changement des institutions vers une 6 éme République. 

Mais ces deux pôles, réformistes et de rupture, amenés à se rassembler sous une forme de Front Populaire ne peut être que gagnant s'il se renforce et ne se divise pas (à nouveau, avec les résultats qu'on a vu à la dernière présidentielle !). 

Donc, il y a bien une gauche et une droite, une "classe capitaliste", bourgeoise, "libérale" et celles-ceux qui rêvent d'en faire partie (les "carriéristes" opportunistes-girouettes)  ET une "classe laborieuse" qui crée la richesse de ce pays, mais n'en voit pas le "ruissellement". 

Il faut donc arrêter d'écouter ces éléments de langage qui veulent mettre en avant la rhétorique des "extrêmes" car c'est un mot qui effraye, mais qui n'est pas adapté à la gauche. Si extrême il y a à gauche, elle s'appelle LO et NPA. Et je crois que l'on a oublié jusqu'à son existence car cela ne rentre pas dans le logiciel stratégique de ces cyniques obscènes au pouvoir.

Ne vous laissez pas perturber, ne lâchez rien, 
car "à la fin, c'est nous qui allons gagner"
Ils ont l'argent, on a le nombre....
 

 
 
 
à lire une longue interview du philosophe Michaël Foessel dans POLITIS n°1756 4-10 mai 2023

vendredi 21 avril 2023

FLORILEGE DES DERNIERS JOURS

 IL FAUT LE LIRE POUR Y CROIRE, car il n'y a pas pire cynisme obscène que de dire des choses pareilles après le mépris disséminé à plusieurs reprises : " moi, ce qui m’intéresse, c’est ce qui va permettre à nos compatriotes de mieux vivre ». Il a dit cela sous les huées, les cris, le concert de bruits pour étouffer sa voix vu sa surdité aux français-es. C'était à Sélestat en Alsace , hier. Il ne nous écoute pas, nous non plus, on ne veut plus l'entendre. Je ne sais pas à qui il s'adresse encore, mais ce qui est sûr, c'est que c'est vraiment "après moi le déluge...." On est tombé bien bas, on est la risée des autres pays européens et le roi est regardé avec moquerie, sinon plus, mais en tout cas, avec la violence déployée, il ne passe plus auprès des dirigeants des autres pays...Regardez les titres de la presse étrangère et vous verrez bien...

Les 100 jours se terminent par Waterloo !

 


 

INTERDIT DE SE PROMENER EN FORET : vous vous souvenez de cela en temps de Covid ?
La nouvelle interdiction depuis les huées et casseroles concert d'hier à Sélestat : aujourd'hui à Ganges, voilà qu'apparait (mais où on vit ?) "l' INTERDICTION DE DISPOSITIFS SONORES PORTABLES" (les fameuses casseroles !!!!) En effet, des journalistes ont filmé les gendarmes fouillant des habitant-es à la recherche de casseroles, et leur confisquer. Même des boîtes de conserve ont été saisies, de quoi faire trembler le régime. Quand un manifestant s'est plaint que c'était «illégal», le gendarme a brandi le fameux arrêté ! Et le plus fou, c'est que le préfet justifie ces interdictions par la «menace terroriste». Zéro limite.
Le collège visité a été (comme hier l'entreprise Mathis) mis en "sobriété énergétique" par la CGT-Énergie, c'est à dire électricité coupée pendant la visite !
 

 
 
LE MEPRIS ET L'ARROGANCE 
c'est finalement ce qui caractérise le plus M. E. Macron ! "les casseroles et les oeufs, c'est pour la cuisine". Mais on peut rajouter que "les cris et le bruit, c'est pour se faire entendre". 
Et puis, la cellule des cerveaux élyséens chargés de la com sont chaque jour en quête du mot qui va caractériser les éléments de langage du représentant des entreprises du CAC 40....et des médias, leurs porte-voix ! Donc, le mot des "100 jours présidentiels" est catharsis !!!! 
Et oui, vu l'incivilité des français-es qui viennent interpeler sur le tour de France, pour couvrir le rejet massif de l'imposteur légal, les communicants essayent de faire croire au "courage" du patron qui va se balader pour ....PERMETTRE aux gens de défouler leur colère : merci qui ? 
Où en sommes-nous dans ce pays ? 
Opération de guerre ce week-end près de Castres où les opposants au bétonnage et à la déforestation sont réunis pour empêcher la destruction de terres agricoles pour une autoroute A63 ! 
Et puis, on découvre les archives disparues, grâce aux lobbys agricoles, sur le chlorodécone cancérigène dans les plantations de bananes dans les Antilles .....françaises. De même le pesticide qui empoisonne l'eau potable au robinet en Ile de France et ailleurs est annoncé interdit maintenant que le crime est commis et irréversible (alors que légalement il est interdit depuis un moment....). 
 
MENSONGES est également à rajouter à mépris et arrogance. La démocratie disparaît, la confiance est rompue depuis un moment, le cynisme obscène est aujourd'hui évident. Les crises sociale, politique, institutionnelle, environnementale sont bien visibles et rien n'arrêtera la colère du peuple...."même si Macron ne veut pas, nous on est là, pour les travailleurs et un monde meilleur, même si Macron ne veut pas, nous on est là...."
 

 

samedi 15 avril 2023

ILLUSIONS PERDUES (2022-2023)

 

PLUS AUCUNE ILLUSION sur les changements politiques et sur la démocratie en France

C'était il y a un an, le 10 avril 2022, le soir du premier tour de l'élection présidentielle :

Macron 27,85%      Le Pen 23,15%       Mélenchon 21,95%

La gauche s'est présentée divisée et a été éliminée du 2ème tour ; LFI-Mélenchon qui aurait pu être présent au deuxième tour a payé cette division des voix de EELV, PS, PC. Comme en 2017, Macron est élu contre Marine Le Pen au deuxième tour.

C'était hier soir, le 14 avril 2023, le processus « démocratique » sur la loi rectificative sur le financement de la Sécurité Sociale arrivait à son terme juridique en étant validé par le Conseil Constitutionnel (des 9 Sages), actant le passage de l'âge de la retraite de 62 à 64 ans, sans vote des députés à l'Assemblée Nationale (49.3). (Les contenus de la délibération du Conseil Constitutionnel ne seront rendus publique que dans ...25 ans !).

 

                                                           les "rosies" dans la rue


Après 12 manifestations massives depuis des semaines, des sondages d'opinion qui exprimaient que 70% de la population et 93% des actifs étaient contre cette réforme des retraites, en utilisant le processus 47.1 qui abrège les débats et le 49.3 qui valide la loi sans vote (passage en force), le Conseil Constitutionnel donne un avis favorable de conformité à la Constitution de la Vème République (qui a l'âge de la retraite : 64 ans !!!) et le président Macron la promulgue immédiatement dans la nuit. Il rejette ainsi dans la foulée, l'article 7 de demande d'abrogation, tout comme l'article 10 qui ferait repasser le texte de loi devant l'Assemblée Nationale pour vote... Par la rapidité de la promulgation, il assène un bras d'honneur aux syndicats et il renforce sa surdité et aveuglement face aux "gens" de son pays : ça ressemble une fois encore à une provocation, la démonstration de son pouvoir suprême !

 



De même, la demande de mise en œuvre d'un Référendum d'Initiative Partagée (RIP- validation avec la signature de 4,8 millions d'électeurs à rassembler en 9 mois) est également rejetée. L'argument est qu'il faut demander dans le RIP un changement de loi et non pas l'abolition. Et donc la rédiger pour demander à ce que l'âge de la retraite soit ramenée à 61 ans et ...364 jours ! (au lieu de 64 et pas comme avant à 62 ans). Une deuxième demande de RIP a été déposée par la Nupes avec la décision du Conseil Constitutionnel le 3 mai.

 



Ces deux évènements, à un an d'intervalle, marquent la fin d'une possible alternance à gauche et la fin de la démocratie (forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple) en France.

Dorénavant il est clair qu'on est dans un régime de royauté présidentielle avec une police répressive militarisée et un fichage généralisé, une surveillance numérique permanente.


Si l'étape juridique est terminée, l'étape sociale et politique ne fait que commencer.

Un président ne peut pas gouverner contre son peuple.

Une discussion uniquement financière avec comme résultat deux ans de plus à devoir travailler avant de pouvoir accéder au droit à la retraite est vécu comme une agression violente.

La déception est totale pour les millions de personnes mobilisées contre cette loi, mais ce n'est pas une réddition. La légitimité n'est pas du tout avérée.


« Circulez, y'a plus rien à voir, on passe à autre chose.....la loi travail par exemple » pour renouer avec les syndicats (ou du moins la CFDT) ! Diviser pour régner et surtout pour que le business mortifère pour l'espèce humaine puisse se poursuivre encore, jusqu'à l'épuisement des ressources et ...des hommes et femmes de cette société, qu'on veut flexible, malléable, exploitable jusqu'au bout pour servir les intérêts financiers de la caste, l'oligarchie, cette nouvelle « aristocratie » !


Et le tapis rouge est déroulé pour le parti silencieux et usurpateur d'extrême-droite qui veut incarner l'alternance politique avec la promesse de remise en question de cette loi en 2027.


La gauche est appelée extrême-gauche radicalisée violente et les écologistes, des écoterroristes.


L'avenir n'est pas écrit, … 

 

L'im-monde, cynique obscène, s'affiche décomplexé.


La désillusion a frappé fortement, mais la colère va-t-elle retomber pour autant ?

 




 



jeudi 13 avril 2023

PRENONS DE LA HAUTEUR ET DE LA DISTANCE

"Les écologistes ont eu le tort d'avoir raison avant tout le monde : sur le réchauffement climatique, les énergies fossiles, les modes de production et de consommation, la croissance à tout prix, la pénurie d'eau, la publicité, l'agriculture intensive, ...."
 
Traités d'utopistes, de doux rêveurs, de fous , d'"ayatollahs verts", aujourd'hui on est rentré dans une nouvelle ère où la démocratie vacille sérieusement avec la criminalisation des écologistes qui sont devenus les opposants radicaux de ce système mortifère. Quand on n'est pas entendu comme des lanceurs d'alerte et pris au sérieux malgré des études expertes, alors on change de modes d'action. Logique. Mais il va falloir s'adapter, qu'on le veuille ou pas. Et les précurseurs sont déjà dans la transition depuis un moment. Il faut bien tenir compte de ce qu'on ne peut qu'observer quasi au quotidien et se poser des questions. 
 
 

 
 
 "Nous sommes une espèce des mammifères qui s'est multipliée au point de briser tous les écosystèmes dont elle dépendait, ce qui l'a menée au suicide collectif et c'est bien sûr dommage, si on a le malheur d'appartenir à cette espèce. Mais dans une perspective cosmique et évolutive, c'est tout à fait insignifiant ; ça n'a pas la moindre importance.
C'est un mensonge égocentrique que de dire que NOUS détruisons la planète ; 
nous détruisons nos possibilités d'y vivre......
 
Le pire n'est pas ce que la nature va nous faire. 
Mais ce que nous nous ferons les uns aux autres."
 
 

 

samedi 25 mars 2023

VIOLENCES et DEGRADATIONS : "64 c'est NON" .... c'est quoi que tu ne comprends pas, Manu ?

Pour ne pas se laisser entraîner émotionnellement dans la propagande médiatique, refaisons un retour en arrière sur les faits.

Aucune commission, aucun service de l'Etat ne voyaient une urgence à se pencher sur les comptes de la Sécurité Sociale et le financement des retraites. Mais cela fait depuis le premier quinquennat d' Emmanuel Macron (et même avant en tant que ministre de l'économie de Hollande) que celui-ci cherche à privatiser la plupart des services et entreprises publiques : SNCF, EDF, ...ALSTOM, TOTAL,...afin de favoriser la caste financière qui l'a fait élire. Blackrock, les fonds de pension, les assurances privées, les mutuelles et services bancaires étaient à l'affût depuis un moment concernant le pactole du budget des retraites qu'ils souhaitent capitaliser.

En même temps, le président Macron, bon représentant de la caste des riches, distribue sans compter l'argent public aux grosses entreprises sous différentes formes (déductions, subventions, exonérations, …), sans conditions, sans contraintes.

Un peu plus tard, il argumente d'un déficit important pour justifier qu'il doit atteindre un équilibre budgétaire ...à commencer par le budget des retraites, pour rassurer les marchés financiers afin qu'ils continuent à prêter de l'argent à la France !!!

Selon ses calculs (basés sur des hypothèses bancales), il manquerait (au régime des retraites) entre 12 et 13,5 milliards € en 2030. Et pour l'équilibrer, il ne met en avant qu'un scénario possible (« difficile, mais nécessaire ») : rallonger le temps de travail de 2 ans et la durée de cotisations. Il n'est envisagé aucune autre alternative de financement. Toutes celles proposées sont rejetées ou même pas examinées. 

Par exemple, payer les sommes prélevées par différentes taxes destinées au budget de la Sécurité Sociale, rétablir l'ISF (Impôt Sur la Fortune), taxer de 2% les plus riches et les super-profits, obliger l'égalité salariale hommes-femmes (avec sanctions en cas de non-application), etc...

 


 

La politique du président qui consiste à contribuer aux profits des riches et demander « un effort » à la classe laborieuse de travailler 2 ans de plus est vite perçue comme une injustice sociale, une injustice fiscale. Sans compter que beaucoup des plus de 55 ans sont déjà mis ...au chômage.

Voilà comment sont considérés celles et ceux qui tenaient le pays debout au moment des 2 ans du Covid.

Le projet de loi, de reculer l'âge de la retraite à 64 ans avec 43 années de cotisations, est ressenti comme du mépris, est vécu comme un manque de reconnaissance, de considération humaine, de n'être justifié que par la finance.

Pour faire passer la loi, elle est intégrée dans la loi de financement de la Sécurité Sociale. Et quand elle arrive en première lecture devant les députés, aucune alternative de financement n'est incluse dans le texte présenté et les débats sont restreints à une durée minimale.

Devant ces premiers abus de procédure, l'opposition parlementaire dépose une multitude d'amendements à discuter, à débattre. On avait d'ores et déjà compris que le président Macron voulait faire passer cette loi de force en utilisant tous les leviers à sa disposition : loi de financement Sécu, 47.1, Sénat à sa botte, vu leurs régimes spéciaux qui ne seront même pas cités à changement. Après la Commission Mixte Paritaire, le texte revient à l'Assemblée Nationale pour le vote.

Le clan du président (Renaissance, Horizons, Modem) ne disposant d'aucune majorité, ses « alliés » Les Républicains (LR) étant divisés, Macron fera adopter sa loi sans vote, sans déclarations des partis « représentatifs », par la procédure du 49-3, réduisant les députés à l'inutilité, au silence. 

 


Et surtout, il ne faut pas oublier le contexte. Les syndicats, pour une fois unanimement rassemblés, font part du mécontentement de la classe laborieuse, puis de leurs inquiétudes. Devant le refus du président d'écouter leurs propositions, ils organisent les premières manifestations. Face au rassemblement de centaines de milliers de personnes, pacifiques, à travers tout le pays, 8 fois, le président fait l'aveugle et le sourd.

Les mouvements de grèves se densifient, certains blocages commencent. Les sondages unanimes parlent de 70% de la population qui est contre ce projet de loi et jusqu'à 93% des actifs.

Son interview de justification ne fera qu'attiser encore plus la colère générale, par son arrogance, son mépris, son déni de la réalité de ce qui se passe dans son pays.

Bien sûr, il connaît la suite de son plan stratégique : une radicalisation de l'expression de la colère, une répression policière qui sera justifiée par « le rétablissement de l'ordre public » et compter sur la lassitude de la mobilisation puisque les jours de grève ont un impact financier sur les familles, qui subissent déjà une inflation et des prix à la consommation qui explosent. Il est convaincu qu'ainsi, le soutien de la population aux mouvements sociaux va s'atténuer et s'inverser.

 


 


Parlons des violences invoquées.


La première violence a été d'imposer ce texte de loi qui n'avait aucune urgence, aucune priorité, si ce n'est qu'humilier encore plus la classe laborieuse.

La deuxième violence a été de passer en force ce texte par le 49.3, une atteinte à la démocratie en réduisant les députés à un rôle négligeable alors qu'ils sont censés représenter les habitants de leurs circonscriptions, la France des territoires.

La troisième violence a été de négliger, d'ignorer les 8 mobilisations massives pacifiques, gigantesques à travers tout le pays, une deuxième humiliation.

La quatrième violence a été les mensonges permanents (1200 € pour tous !!! c'est pour VOTRE avenir, ...) pour justifier cette réforme « indispensable et nécessaire ». Pourtant, pas mal d'économistes indépendants, et même des services de l'Etat, disaient le contraire, indiquaient d'autres pistes de financement.

La cinquième violence a été lors de cet interview le lendemain du passage en force par le 49.3 d'être dans le déni complet, en déroulant son programme électoral à venir, comme si de rien n'était.

Cette dernière attitude a fait exploser sans retenue avec une 9ème mobilisation, la plus massive (3,5 millions de personnes dans tout le pays, des grandes villes aux petites bourgades) où une frange plus radicale a commencé à répondre à la violence d'Etat par des actes symboliques amplifiés par les médias de propagande comme d'habitude.


Car, dans les faits, ce sont surtout des dégradations ciblées : magasins de luxe, banques, bâtiments symboles du pouvoir de l'Etat. Et pour les images, ce sont des feux de palettes, poubelles des rues, matériel de chantier comme barricades....

Conscients que le président a mis le feu aux poudres, les autorités policières ont mis des moyens énormes et procèdent par encerclement et nassage comme en temps d'insurrection. Ce déploiement démesuré est tout autant une provocation. Tout le monde a compris que la stratégie gouvernementale est le pourrissement.

On se souvient de la période de révolte des Gilets Jaunes où les occupations pacifiques de rond-points étaient considérées comme génantes, puis illégales, et enfin, à détruire. Là aussi la massification n'a pas réussi à déboucher les oreilles du président jusqu'à ces jours où Paris fut envahie et les beaux-quartiers avec ses boutiques et voitures de luxe dégradés.

A ce moment-là, Macron a bougé car on attaquait les riches, directement visés.

Mais déjà avant, la police politique de Macron avait usé de la violence de ses armes contre la foule et éborgné et mutilé de nombreux manifestants. Qui ne s'en souvent pas ?

Combien de personnes ont été éborgnées, mutilées par la frange radicale des Black Blocs ?

Devant les faits, la propagande ne tient pas longtemps : grenades lacrymogènes, grenades de désencerclement, coups et blessures, arrestations abusives, canons à eau, équipements de haute protection avec en face des gros pétards , des jets de poubelles, des feux de palettes,….


Violences ou dégradations, ce n'est pas la même chose.

Il ne faudrait pas se laisser entraîner dans le verbiage médiatique, politique et oublier les causes de la colère et le dédain de celui qui est censé gouverner pour le bien public …

La violence, elle est de quel côté ?

Celle des vitrines de banques, des boutiques de luxe ou celle qu'on assène sur la vie des « gens ».

 


 

On peut aussi observer les effets collatéraux de cette crise politique, de cette crise sociale, mais aussi environnementale.

Les poubelles entassées sont les résultats des achats emballés, achetés qui vont être de toute façon brûlées dans un incinérateur. Au moins les habitants voient le résultat de leur façon de consommer...

Les MacDo et supermarchés dégradés sont les symboles de la mal-bouffe et d'une agriculture industrielle qui dégrade les sols fertiles et les empoisonne.

Les banques sont les symboles du financement des projets les plus polluants et de la main-mise de l'argent sur nos vies quotidiennes. Elles imposent leur loi des profits jusque à la tête du pays.

Les blocages-grèves dans les raffineries et dépôts de carburant montrent combien nous sommes dépendants du pétrole.

De même, l'occupation des centrales nucléaires , la réduction de leur production, nous interroge sur notre dépendance à l'électricité et notre façon de la produire..

La pénurie des biens et matériaux indique tout autant combien nous sommes dépendants de l'importation des produits de la Chine et autres pays. Cela nous met face à l'abandon de pas mal de secteurs de production, délocalisés, avec la perte des savoirs-faire et brevets innovants de la recherche.

L'approvisionnement des magasins de biens se fait par les camions qui transportent les stocks qui ne sont plus dans des dépôts, et qui à défaut de pétrole sont bloqués....

Et, tout en craignant la sécheresse et le manque d'eau, l'agroindustrie construit des méga-bassines de réserves d'eau réservées aux champs de la monoculture intensive et protégées par des milliers de policiers alors que le président parle de priorité à l'école, la santé et ….l'écologie !


On est bien dans ce système qui était résumé dans « fin du mois, fin du monde » et surtout de la nécessité vitale d'en changer.

Celles et ceux qui ne l'ont pas encore compris, intégré, s'imaginent que ils-elles vont s'en sortir alors que ils-elles seront les premiers à ne pas savoir comment se sortir d'une crise sociale, écologique, dépendant-e-s et démuni-e-s, sans savoirs-faire.

L'argent n'achète pas tout et le pouvoir est illusoire quand il est basé uniquement sur le système financier. Ce n'est qu'une question de temps pour en mesurer les effets....


L'avenir n'est pas écrit.