dimanche 2 septembre 2018

ECOLOGIE PUNITIVE ou CONSTRUCTIVE ? RESPONSABLE TOUT SIMPLEMENT …

Combien de fois avons-nous entendu cet adjectif dans la bouche des politiciens aux affaires depuis Chirac : punitive ! Donc, si on suit le raisonnement lié au mot, quand on fait des constats et qu’on demande urgemment à nos élu-e-s d’agir en conséquence, on est dans l’écologie punitive. Quand on  laisse les décideurs des COP 21-22-23-24 ...réguler les droits de pollution ou déclarer des intentions SANS contraintes, là on est dans l’écologie ...constructive. Bref, dans les deux cas, rien ne bouge puisque dans l’un, c’est la surdité et le refus de la « punition » et dans l’autre, pas d’obligations, juste des « promesses » !




Mais pour celles et ceux aux convictions profondes, permanentes, cohérentes et qui voit le thermomètre grimper, les glaciers et banquises fondre, la santé se dégrader par une alimentation de plus en plus chimique, les sources naturelles d’énergie s’amenuiser et le nucléaire démultiplier les déchets mortifères et durables pour ne prendre que ces premiers exemples, ceux-là ne demandent simplement qu’une écologie RESPONSABLE.
Les responsables de ce qui est en train de se passer et de s’accentuer chaque mois un peu plus, on les connaît, on les devine, on sait où les trouver. Leurs complices qui tournent le dos ou font semblant d’ignorer, on sait aussi mettre des noms et des visages et on sait débusquer la toile d’araignée de leurs entreprises multiples. D’ailleurs, ils ne se cachent guère puisqu’on les voit très souvent dans les médias, les conférences, là où il faut parler pour essayer de convaincre ou de ...noyer le poisson ! Ils minimisent, se déculpabilisent, mettent en avant leurs moindres actions « écran de fumée », font des dons aux ONG pour montrer leur « sensibilité », bref nous embrouillent le cerveau pour qu’on ne sache plus quoi penser. Car il faut du temps pour démêler, du temps pour chercher, se renseigner, recouper les informations, arriver à remonter les fils de cet imbroglio intentionnel. Mais si internet a plein de défauts, il est aussi un outil pas neutre du tout.

Donc, responsable ! C’est un mot qui dérange, tant on entend régulièrement et presque à tous les niveaux, une réponse redondante du genre : « Mais moi dans ma position, je ne peux rien faire. Ce n’est pas moi qui décide. » Mais alors, on les élit pour quoi ? Avouer son inutilité, c’est étaler sa lâcheté ou son opportunisme voire son carriérisme. On peut faire évoluer les consciences, évoluer les choses, les projets, les objectifs si on est une personne de conviction, persévérante, combative et qu’on montre son courage à affronter les strates du pouvoir pour dépasser les blocages.

Les exemples sont multiples où le citoyen/l’action citoyenne font des efforts dans le sens d’une préservation de l’environnement, de la planète, de la survie de l’espèce humaine et animale. Mais tout cela n’est qu’une part minime qui ne fait pas le poids par rapport à la pollution, aux dérèglements, à la raréfaction qui sont engendrés par l’industrie, les transports de biens/matériaux et la finance.

Cette caste qui a capté la richesse mondiale des matières premières, la fabrication et la distribution des biens, qui commande les marchés financiers ne permet aucune critique, aucun obstacle. Mais même s’il apparaît monstrueusement puissant, ce « système » reste extrêmement fragile face à une pénurie de ressources naturelles, face à une catastrophe naturelle ou industrielle, face à une main d’oeuvre corvéable à souhait qui pourrait déposer les outils, face à … Tout ce qui ne sert pas les intérêts de cette caste doit être neutralisé à la source. Elle s’appuie sur la force répressive policière (et de plus en plus judiciaire) qui la sert pour l’instant. Mais l’équilibre est toujours une opération délicate.
Il arrive aussi qu’un grain de sable peut enrailler le mécanisme, qu’une étincelle peut allumer des contre -feux, car c’est parfois quand les choses sont au plus mal, que l’horizon s’ouvre sur de nouvelles perspectives par des vents contraires.




Si on en revient au domaine du politique, on peut sérieusement s’interroger quelle est la place de l’écologie dans un gouvernement. On a vu depuis Chirac que le langage écolo-environnemental est rentré dans les éléments de communication de nos énarques et haut-fonctionnaires. Mais ce n’est que du langage. L’écologie n’est pas compatible avec la productivité aveugle et un marché libéral.
Certain.e.s auraient pu penser que la démission du ministre Nicolas Hulot apporterait un sursaut à l écologie. Ne vous leurrez pas, il n’est pas plus prédicateur qu’une autre. C’était déjà le cas avec Delphine Bathot pour celles et ceux qui ont la mémoire courte . Qu’est-ce qui a changé depuis ? Rien.

La plus-value du système financier capitaliste n’est pas une valeur d’ajustement de l’écologie. C’est comme les compensations « réserves naturelles » pour imposer du bétonnage de surfaces agricoles. Au bout d’un moment, on regardera les réserves naturelles des parcs protégés depuis les autoroutes mais sans droit d’accès ! Comme une vision dans un musée d’un temps passé.

Ce n’est pas la peine de créer des ministères de l’écologie, de la transition, de que sais-je encore si c’est pour bafouer au quotidien toute suggestion de rupture avec le productivisme et de porter un autre regard sur un avenir durable et ...solidaire. Houlà, j’ai dit un gros mot : solidaire !
Pour moi, ce n’est pas le ruissellement du haut en bas qui est derrière ce mot, mais un minimum de respect, de reconnaissance puisque la richesse est d’abord le résultat du travail des personnes et que si ces personnes posent leurs outils, arrêtent de se rendre dans les supermarchés, de conduire les camions, ...etc, alors il y aurait comme qui dirait un sérieux souci. Pour qui dans des proportions énormes avec un effet « dominos » ?

 
La prise de conscience et l’action collective ont encore du chemin à faire pour se traduire dans les faits de façon importante, mais l’avenir n’est pas écrit…

dimanche 12 août 2018

« J’avoue mon incapacité, mon inutilité au grand jour »


Non, ce n’est pas moi qui parle, mais cela est sous-jacent dans les dernières déclarations de notre ministre d’État à la transition écologique et solidaire, M. NULot, après la condamnation de Monsanto-Bayer par un tribunal de San Francisco. 

La plainte du jardinier de 46 ans, Dewayne Johnson, atteint d’un cancer en phase terminale alors qu’il a utilisé intensivement le roundup dans son travail pendant deux ans, a abouti à une condamnation de Monsanto à hauteur de 289 millions de dollars ce vendredi 10 août 2018, une première, mais avec 5000 plaintes en cours actuellement.


Tout le monde a déjà entendu le nom de Monsanto. 
Cette entreprise a été crée en 1901 par John Queen et pris le nom en hommage à son épouse, Olga Mendez Monsanto. D’abord fabricant de saccharine pour Coca Cola, d’aspirine, puis de plastiques (polystyrene) de PCB (dioxine) dont les déchets sont enfouis près de Cardiff (pays de Galles) et du « défoliant » agent orange utilisé largement pendant la guerre du Vietnam. Après ce fut le tour de l’aspartame et des hormones de croissance accélérée. En 1980, la firme se tourne vers les biotechnologies agricoles avec les semences OGM tout comme Syngenta, Dow Agroscience et Pioneer hi-bred , ces noms qu’on voit dans les essais en champs près du Rhin chez nous à côté du centre de recherche de Dupont de Nemours. Le glyphosate dérivé de l’agent orange vendu sous le nom de Roundup envahi le monde.
En septembre 2016, la firme pharmaceutique allemande Bayer rachète Monsanto, l’américaine. Le 4 juin 2018, le nom Monsanto disparaît officiellement pour des raisons d’image de marque car associé à tous ces polluants et semences génétiquement modifiées comme dans le soja, le maïs, la pomme de terre, le coton, l’aubergine…



Ce procès a permis à notre ministre de se refaire une image, de faire des déclarations combatives...des mots. Mais ce qu’il dit n’est que le replay de ce que les militant-e-s écologistes répètent depuis plus de trente ans sur les dioxines, les OGM, les hormones, les molécules qui empoisonnent les sols, les animaux, la nourriture, les humains. Après avoir autorisé la prolongation du glyphosate l’an dernier pour 5 ans voir 10, voilà le même ministre d’État qui tient aujourd’hui un discours qui reproduit celui des militants radicaux écologistes, tout en n’interdisant pas la vente en France puisque « c’est trop compliqué et pas avant au moins 3 ans !!! ». M. NULot parle tout à coup de capitalisme, d’actionnaires, d’empoisonnement, lui dont la Fondation et les émissions TV étaient sponsorisés par les plus grands pollueurs. Et puis, cela évite aussi de parler de tout le reste qu’il laisse filer comme l’élevage intensif, les OGM, la bétonisation des terres agricoles, le nucléaire, la privatisation des centrales hydrauliques, des barrages, les molécules tueuses d’abeilles, ...etc…




M. le ministre d’État montre au grand jour une fois de plus son inutilité et son incapacité à prendre ne serait-ce qu’une décision courageuse qui s’opposerait à tous ces lobbys marchands qui n’ont que faire de la santé, de la qualité alimentaire, du bien-être animal, du principe de précaution.

Des mots, des discours, des déclarations , mais des actes, des décisions, zéro ! Pour NULot !

L'ETE EN PENTE ...RAIDE



La réforme constitutionnelle a été remise à l’automne, le parlement s’est vidé pour quelques semaines, l’affaire Benalla jouit d’un silence médiatique général, M et Mme sont allés se « reposer » au fort de Brégançon, histoire de laisser passer l’orage, les cheminots bafoués ont pris du recul, les partis politiques sont en stand-by en attendant les élections européennes de 2019, la canicule généralisée à la planète interpelle, la liesse post-Mondial est retombée, c’est bientôt la rentrée, histoire de revenir à un quotidien moins interrogatif (enfin, ça dépend pour qui).

« Cela fait un moment que tu n’as plus écrit de Chroniques » m’interpellent certain-e-s lecteurs-trices fidèles. C’est vrai, mais quand rien ne m’interroge ou que je n’ai rien à dire, faut-il juste remplir des pages pour continuer à « exister » ? Nous sommes si peu de chose, une fourmi comme une autre dans un monde où l’individu n’a plus grande valeur, même si on pousse à l’individualisme consommateur pour faire tourner le « système » et donner dans l’illusion. Je suis souvent effaré dans les discussions autour des tables d’été par une acculturation massive : c’est la porte ouverte à tout, une impression d’impuissance, un flot de superficialités assénées comme des vérités incontournables… On peut se demander souvent pourquoi on reste à table ! Une situation qui finalement amène à ne plus s’exprimer, analyser, proposer, tellement on trouve que tout est inutile, voué à l’échec, à un vide abyssal de la pensée et des actes.
On devient peu à peu spectateur d’un monde qu’on ne comprend pas, qu’on ne cherche plus à comprendre, qui a pris des directions qu’on croit irréversibles, sans alternatives possibles, et qui est voué à aller droit dans le mur…




Alors je repense à cette perspective d’une civilisation dominée par le big data, les algorithmes qui s’auto-alimentent, et à la conséquence de pertes gigantesques d’activités salariées, réduisant un nombre incalculable de personnes à l’inutilité. Et probablement à la misère puisque coupés de leur part humaine et primitive qui permettait les savoirs-faire vitaux et leur transmission. Dépendants, connectés sous contrôle, cette masse esclavagisée que va-t-elle devenir ? Sous drogues pour ne pas voir et occupée par des jeux vidéos ? Faut-il alerter, développer ces hypothèses, pour anticiper et réfléchir à d’autres voies et des actes de résistance ? Ou profiter des derniers plaisirs matérialistes avant de devenir des « légumes » d’ajustements variables, corvéables à souhait au service de la caste « supérieure » des propriétaires de l’industrie numérisée ?

Visionnaire ou pur délire ?
Regardez autour de vous. Plus d’une fois dans ces chroniques, j’ai réagi à ce changement de « civilisation » qui  a plaqué de façon quasi permanente un objet connecté dans la paume des mains de tout un chacun. C’est impressionnant, inquiétant, effarant : incontournable ? Cette horde mondialisée a-t-elle réellement conscience, se pose-t-elle des questions civilisationnelles d’existence, de la part d’humanité qui reste ? Chaque jour qui passe, je doute de plus en plus. J’avoue que cela m’angoisse alors qu’à mon âge, je devrais dire « après moi le déluge ». Mais j’ai enfant et petits-enfants, je regarde cette jeunesse et s’interroger c’est aussi se relier au monde, à la vie, à l’existence même. Mais là on rentre dans une autre dimension plus métaphysique, plus philosophique, plus spirituelle qui fait rire, se moquer, peine perdue, laisse tomber !


Dis donc, la canicule te fait bouillir le cerveau. Viens à l’ombre, boire un pastis ou un rosé glacé.
L’été en pente ...raide, et cela se dit dans les deux sens : s’élever ou s’enfoncer.

jeudi 26 juillet 2018

REPUBLIQUE et ROYAUTE : argent, pouvoir, sexe

La France a longtemps hésité et n’est toujours pas prête à passer à une 6ème République qui mettrait l’organisation et la gouvernance du pays au diapason du XXIème siècle. On en est très loin...penchant plutôt à un retour de l’empereur qu’à un régime parlementaire.



L’histoire de la République Française n’est pas si vieille que cela : 226 ans puisque la royauté a été abolie en 1792. Le 22 septembre de cette année-là, c’est l’an 1 de la République Française...après la Convention, le Directoire, le Consulat. Mais cette identité politique n’a pas été constante puisque les soubresauts d’un pouvoir absolu ont toujours existé. En 1804, Napoléon Bonaparte 1er se déclare « empereur des Français » et la République devient l’Empire. En 1848, sous la 2ème République, rebelote, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, se fait proclamer « empereur » en 1851. Ce n’est qu’en 1871 que l’on retrouve la 3ème République en pleine guerre franco-allemande et ce jusqu’en 1940.
1940-1944  Pétain est chef de l’État Français, puis de 44 à 46, De Gaulle est président du gouvernement provisoire. De 1946 à 1958, c’est la 4ème République avec Auriol, puis Coty comme présidents.
Et depuis 1958, c’est la 5ème République avec comme présidents successifs 34 années de gouvernement UDR/UMP et 19 années de gouvernement PS :
1959-1969   De Gaulle                   UDR
1969-1974   Pompidou                   UDR
1974-1981   Giscard d’Estaing       UDF
1981-1995   Mitterand                    PS
1995-2007   Chirac                         RPR-UMP
2007-2012   Sarkozy                        UMP
2012-2017   Hollande                     PS
2017-…..     Macron                       LREM
La 5ème République a donc des institutions vieilles de 60 ans mais qui semblent très bien convenir au nouveau « roi de France », Emmanuel Macron qui pourtant veut se donner une image de modernité en se faisant passer pour un chef d’entreprise…

Mais les contenus ont bien changé. D’une république sociale consignée dans le programme du Conseil National de la Résistance au lendemain de la deuxième guerre mondiale et qui instaurait la nationalisation des banques et l’instauration des services publics, à la « république » de Macron avec son programme libéral et financier en opposition complète avec le programme issu de la Résistance, il y a un fossé qui a coupé le pays en deux ou l’a complètement fait éclater. Il faut être aveugle pour ne pas le voir, le sentir...Ce n’est pas un régime parlementaire qu’on a sur le papier qui est une réalité, mais plutôt un Emmanuel 1er et un parlement qui ne fait que se plier et signer comme un seul homme aux ordres du patron. Nous sommes de retour sous une royauté qui ne dit pas son nom. Bien sûr, finies les perruques et les quadrilles mondaines à Versailles, mais ce ne sont que les costumes et le contenu du commerce qui ont changé, le pouvoir est redevenu absolu aux mains d’une seule personne et en 2018, ce n’est pas pour autant rassurant quand on voit la main-mise d’une certaine caste sur l’ensemble de la planète.



Alors, d’un côté on a les cinquante ans de mai 68 qui fut  un changement important pour le monde ouvrier -qui y a gagné pas mal- et pour l’évolution des mœurs, du poids de la morale et du conformisme et de l’autre côté, on a ce pays sous une chape économique du chantage au travail qui précarise le tout et insuffle la crainte au quotidien. On voit le chemin en 50-60 ans et on ne peut guère parler d’évolution positive politique en France. Bien au contraire. On a l’impression d’un retour en arrière, une gouvernance monarchique qui se cache derrière des allures de modernité !!!


Et au bout d’à peine un an de présidence, on sent bien que le sourire ne suffit plus à masquer la dérive clanique de Macron et ses soutiens ou plutôt de Macron et ses ...commanditaires, ce serait bien plus juste.
Quand on voit Cohn-Bendit dans les bras de Macron où il a porte ouverte, on sent aussi combien ces gens dont peut-être on s’est senti proche à un moment donné, nous ont toutes et tous trahis et que l’humain politique disparaît sous le carriérisme et les lights des médias.
Cela devrait inciter encore plus les plus jeunes à se méfier de tous ces bonimenteurs de la politique, ces gens qui promettent et ne tiennent pas parole, mais qui se représentent et sont souvent reélu-e-s, allez comprendre pourquoi. Parce qu’ils ont distribué des subventions ...d’argent publique, de nos impôts pour créer une dépendance factice ?
Ainsi, on est capable de sacrifier la santé de ses compatriotes à la promesse d’un enfouissement des lignes électriques dans son beau village qu’on aimerait typique et accueillant !!!
Bien nombreux-ses sont celles et ceux qui ont perdu toute notion d’humanité, qui se comportent comme s’ils étaient éternels et qui vont bien être obligés de se regarder en face au crépuscule de leur vie. Et quel sens trouveront-ils à leur vie terrestre lorsqu’ils n’auront oeuvré toute leur vie qu’à gérer leurs intérêts financiers et matériels et ceux de leur caste proche ? Mais se posent-ils encore ce genre de question ?




Nous sommes aujourd’hui dans des rapports de force, des idéologies à l’opposé sur ce qu’on espère dans une vie. Nous sommes dans des clivages qui se creusent et engendreront de plus en plus de violences, c’est une évidence.

Le repli se fait aussi dans le silence, l’abstention, le désœuvrement, la perte de tout espoir, la fin des valeurs, …
Difficile aujourd’hui de mobiliser sur des projets, même locaux, ruraux...Difficile d’entamer des discussions, tant les lignes sont figées. Alors il ne reste que la soumission, l’abandon ou l’affrontement dans des rapports de force. Bourdieu le disait bien : « la politique est un sport de combat ».
Quand on voit certaines images de déploiement de force, on ne reconnaît plus son pays : des jeunes non-violents battus par des robocops surarmés et en nombre démesuré. La propagande étatique diffusée dans les médias aux mains de quelques gros patrons a fait fi des débats intellectuels dont la France avait la réputation. Pays des libertés et des lumières, il n’y a pas si longtemps, la France est devenue quoi ? Le larbin de l’Allemagne, de l’Amérique, de la Chine...à manger dans la main des richissimes princes arabes ? Quand on aime, on a un devoir de regard critique et de franc parler.





J’aime mon pays, pour de multiples raisons très diverses, mais ce n’est pas celui que je vois aujourd’hui, celui qu’on présente à nos enfants et petits-enfants avec des perspectives pour le moins limitées car il faut rentrer dans le cadre de petit soldat de l’économie et soumis, pour espérer avoir une vie matérielle décente et l’impression d’exister. Est-ce cela la vie ?

Jeune on est éternel, mais avec le temps, on sent bien qu’on est fourvoyé, qu’on se laisse avoir parce que la pensée est de plus en plus limitée, la massification empêche toute idée nouvelle, l’intelligence artificielle remplace la dialectique du cerveau et bientôt l’activité humaine.
Lorsque sera venu le temps des « inutiles », que faire de ces bouches à nourrir et à occuper ? Et qui sera encore à la tête des concepteurs des algorithmes puissants qui s’auto-alimenteront ?

L’avenir n’est pas écrit ...mais les dérèglements ne sont pas que climatiques !
Pour quelques-uns, c’est profiter au maximum de tout, sans morale, sans retenue, avant de mourir et de laisser le chaos puisqu’on sait qu’on va droit dans le mur, mais ce ne sera plus pour nous, donc…


Aujourd’hui, tout tourne autour de l’argent, du pouvoir, du sexe et on en arrive même à oublier qu’on peut vivre autrement, être autrement…
« Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai » disait Boris Vian...il n’y a pas très longtemps !
« Réfléchir, c’est commencer à désobéir » rajoute le dernier philosophe…
Et le vieux sur sa chaise de conclure : « ce n’est pas parce qu’on a les yeux ouverts qu’on est éveillé. » Tout un programme…

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                                      ACTU



En cette fin de mois de juillet, on découvre ce qui devient « l’affaire Benalla », le garde du corps du candidat, puis du président Macron et qui préfigure une police privée présidentielle qui outrepasse tous les droits en se croyant au-dessus des lois. Les incohérences de la défense plombent encore plus le gouvernement et mettent en lumière les fonctionnements cachés de l’État. Macron 1er n’a qu’un an de règne et déjà le voile tombe pour mettre en plein jour la face réelle du candidat élu par 25 % des électrices-électeurs et qui se comporte comme ses prédécesseurs des siècles derniers : c’est ça la modernité selon Macron 1er.

mercredi 4 juillet 2018

NOYER LE POIS(S)ON AVEC UN ECRAN DE FUMEE


Monsieur Nicolas Nulot, ministre de...l'écologie(!) va nous présenter ses 80 mesures pour la biodiversité. Si on n'avait pas appris à connaître le personnage, on pourrait pour le moins être attentif et excité à la transformation probable du pays -dans cette optique- en une nouvelle économie respectueuse de la nature !
Mais, on connaît la méthode : écoutez ce que je dis (je suis votre messie-visionnaire !), ne regardez pas ce que je fais ! 




Ce que je dis (N.Nulot) : "40% des espèces auront disparu au milieu du siècle prochain...Il faut créer un front mondial pour remédier à cela, la France en sera le leadership. ..En 2020, il y aura un Congrès Mondial de la Nature à Marseille...Il faut créer ou étendre 20 réserves naturelles, nationales et il y aura un premier parc national des forêts entre Champagne et Bourgogne...Ce sera fini des plastiques non-biodégradables et ce sera zéro plastique rejeté dans les océans en ...2025 ! On ne peut pas fermer 17 à 25 réacteurs nucléaires mais Total et EDF vont produire 10gw et 30gw d'énergie solaire ce qui réduira la part du nucléaire (sic !!!!). L'huile de palme sera réduit d'ici à ...2030 ! il y aura zéro artificialisation net des sols (...par des compensations..."
En gros, ce sont là les principales déclarations des 80 mesures.…

Ce que je fais (N.Nulot) : je permets l’exploitation de mines en signant les protocoles, je permets à Total de raffiner de l’huile de palme pour en faire des « biocarburants » !!! en détruisant des surfaces gigantesques de forêts. Le glyphosate sera prolongé cinq ans, voir dix (et plus qui sait, ou remplacé par le pire Dicambra). Et « en même temps » (selon la bien-aimée formule présidentielle) les abeilles meurent en conséquence, les oiseaux disparaissent. 
Parlons de « l’artificialisation des sols » qui est en fait le bétonnage massif de surfaces agricoles. Ses annonces de principe... ne sont jamais suivies d’effets. Pour exemples : le projet Eurocity (en Ile de France) sur lequel la justice avait donné raison à ses détracteurs, mais l’État a fait appel de la décision pour que ce bétonnage gigantesque puisse se faire. Idem pour l’autoroute strasbourgeoise G.C.O. que Nulot autorise et qui fera disparaître des centaines d’hectares de terre agricole très fertile.
Pour lui, la compensation fera un bilan nul. Mais alors là, il faut me faire comprendre ce marché de dupes. Moi, je vois les choses ainsi, mais vous me direz si je me plante complètement. Je prends un territoire défini, la France par exemple. Je bétonne une parcelle en recouvrant des terres agricoles ou forestières ou... Je dis que je vais compenser en protégeant une autre parcelle. Oui, MAIS, en protégeant une autre parcelle, on ne fait pas revenir la parcelle bétonnée en terre agricole, non ? Cette histoire de compensation est un marché de dupe, un vrai leurre intellectuel.
Inscrire l’environnement dans la Constitution est du même ordre. Un principe sans mesures contraignantes n’a aucune valeur et n’induit aucune action obligatoire. Un écran de fumée…



M. Nulot est non seulement l’otage doré d’un Macron, beau parleur sans scrupules, mais en plus il a tué l’écologie en se mettant du côté des lobbyistes. Un nombre incalculable d’exemples réels, concrets le démontre : l’enfouissement des déchets radioactifs, l’élevage intensif et le bien-être animal, le retour en arrière sur le bio dans les cantines, sur l’agriculture biologique, l’épandage des pesticides près des habitations,… La liste est longue des renoncements, des marche-arrières, des silences, des… 
Et finalement, au bout d’un an au gouvernement comme ministre ...d’État, qu’a-t-il de positif dans son bilan réel ? Attention, on en parle pas des mots, des bla-blas, des engagements (intenables puisqu’il ne sera plus là) pour dans 10, 20, 30 ans voire plus !!!! Non, je parle de réels changements environnementaux.

Alors, 80 « mesures » pour la biodiversité, c’est pour remplir les pages des magazines, pour faire croire que …., mais qu’est-ce qui concrètement sera réalisé, qu’est-ce qui est acté, planifié, budgétisé ? Qu’est-ce qui est contraignant, rendu obligatoire et qui changera réellement le cours des choses ?

Le remplacer ou pas ne changera rien, sa démission ou non ne changera rien. Cette question n’offre aucun intérêt.
M. Nulot est un leurre gouvernemental qui sert d’écran de fumée pour noyer le pois(s)on…M. Nulot est un pion comme un autre, un peu plus médiatisé comme l’ex-vedette TV qu’il est, mais surtout un homme d’affaire avisé qui sait où sont SES intérêts…

Voilà, on se frotte les yeux, on remue la tête et on retourne sur le terrain, là où on vit et on agit localement sans se préoccuper des bla-blas saoûlants qui polluent les ondes et les écrans...




mardi 12 juin 2018

Je ne sais pas vous, mais là j’ai atteint un seuil de tolérance

Je ne sais pas vous, mais là j’ai atteint un seuil de tolérance…Je ne supporte plus tout ce que je vois et lis concernant la politique dans notre pays. On est aujourd’hui dans une sphère de non-politique où tout est permis, décomplexé, où on se moque et même dédaigne toute humanité et cohérence ; seules comptent le business, les affaires…Pour l’idéologie, les différences sont gommées, les convictions mises au rencard car elles n’apportent aucune plus-value. Les gens de la gauche gouvernementale (PS) sont aujourd’hui devenu macroniens, les gens de droite n’hésitent plus à rejoindre les thèses extrêmes d’un Wauquiez, Le Pen, Dupont-Aignan ; les écolos ont disparu noyés par leurs carriéristes et un emblématique Hulot réduit à une marionnette des lobbys et bardés de renoncements à répétition. Et nous, on est où ? On n’existe plus que comme des valeurs d’ajustement (augmentation de la CSG, lissage des retraites, statut des fonctionnaires réduits à néant, …) On subit Linky, Flamanville, glyphosate et autres Dicamba, retour de l’uniforme scolaire, un poids fiscal et “en même temps” (selon l’expression préféré de ce président) il y a toujours des évadés fiscaux, des paradis fiscaux et des escrocs corrompus ménagés (Cahuzac, Dassault, …etc). En Europe, avec de plus en plus de gouvernements xénophobes, il y a peu de chance d’avoir un jour une politique commune ce qui profite largement aux USA, Chine…


Je ne sais pas vous, mais moi , cela me rend très mal à l’aise et quand je vois mes petits-fils, je me pose sérieusement des questions : quel monde tout à l’heure, demain et quelle place pourront-ils y tenir ? Et si on s’inspire de nos parcours depuis l’adolescence en 68 à ce jour, le malaise est encore plus fort tant on a laissé filer, on a cru pouvoir changer, pour se retrouver complètement dépassé !!! Et aujourd’hui totalement inutiles, inutilisés, presque parasites car …ça coûte cher au budget ! 
Je vous dis, quand on entend des trucs comme cela, on sent l’indécence de cette caste qui s’enrichit chaque jour un peu plus en nous faisant la leçon qu’il faut réduire les frais. 
Mais on ne sent plus guère non plus un élan collectif de protestation, chacun.e se protégeant au mieux, individuellement. Alors ? 
J’aimerai garder un regard positif, continuer à regarder toutes les initiatives qui sont considérées comme déviantes, marginales, porteuses d’espoir. Mais quand on pense que les robocops d’Etat exercent la répression contre ceux et celles qui défendent leur vie, l’avenir de leurs enfants, on ne comprend plus rien. 
Le non-sens atteint un degré élevé de déculturation en cours.
Je ne sais pas vous, mais moi j’ai atteint un seuil de tolérance…

lundi 4 juin 2018

JUIN...ça commence fort !


Guerre économique entre Europe/Canada/Mexique/Chine et USA après l'instauration des taxes à l'importation de l'acier et aluminium par Trump. Que vont faire les vassaux de l'Amérique que sont Macron et Merkel qui sont allés manger dans la main de Trump il n'y a pas longtemps. Qu'ont-ils obtenu ? Le même dédain qu'ils ont pour leur peuple (sauf leur caste).
L'Espagne de Rajoy qui voulait mettre à terre la Catalogne de Puigdemont va subir la honte avec la destitution de ce premier ministre corrompu qui voulait donner une leçon aux Catalans. Le voilà devant une motion de censure qui l'a fait perdre son poste de premier ministre et se retrouver devant la justice. Exit Rajoy !


L'Italie est en chaos politique perpétuel. Après Berlusconi, dictateur richissime et corrompu (encore un) voilà le retour des fascistes d'extrême-droite de la Ligue du Nord alliés au Mouvement populiste 5 étoiles (gageure de luxe et de qualité ?) L'extrême droite récupère les ministères de l'intérieur et de ...l'éducation : ça promet !
Le FN va changer. Changer de nom bien sûr pas de ligne puisque les lois Macron vont dans leur sens : ce sera le Rassemblement national. ça va être la guerre des chefs sur cette ligne politique entre Marine, Wauquiez et Marion Maréchal qui crée son école des futurs cadres FN.
SNCF roule encore. La grève dure et perdure et c'est le quasi silence. Au début on a (les médias de propagande) essayé de monter les usagers contre les employés de la SNCF. Et puis ça dure et les gens prennent leurs dispositions et les trains qui fonctionnent et ça se calme. Du coup, on ne parle plus de statuts, de privatisation, de mise en concurrence : le gouvernement ignore tout simplement, ne va rien changer à son projet et menace si cette grève doit continuer pendant les vacances...des français. Mais ce service public est le dernier bastion fort et le pouvoir veut le faire plier pour réduire au silence les suivants sur la liste...Et pourtant le droit aux vacances viennent des mêmes combats, elles n'ont pas été accordé par bonté des patrons, mais par le combat politique des syndicats, des ouvriers, des employés, des fonctionnaires...Alors ne nous trompons pas quand on montre du doigt. Choisissez la bonne cible !


Zidane arrête d'être entraîneur du Real après trois Champions league d'affilée gagnées. Il deviendra probablement le prochain entraîneur de l'équipe de France après le Mondial. Lyon, les footbaleuses, ont aussi remporté trois Champions League mais hier soir à la Meinau en finale de la Coupe de France, le match a du s'interrompre à la 58ème minute pour cause d'éclairs et d'orage puissant. Il a repris au bout d'une heure, Lyon a égalisé à la dernière minute mais l'arbitre a refusé le but pourtant évidemment valable. Elle ne voulait probablement pas des prolongations et tirs au but car le match commencé à 21h fin mai a terminé vers 1hr en juin !!! PSG vainqueur 1-0 ...

Le beau temps chaud revient avec le week-end, alors profitez...et ne lisez plus les journaux de propagande c'est à dire la quasi totalité de la presse écrite et TV-radios. Vous ne vous en porterez pas plus mal et verrez peut-être la vie locale autour de vous autrement...Prenez un verre avec des ami-e-s, c'est bien plus agréable que devant les écrans divers...