Et oui, cela fait très « ancien combattant » que de remettre ce slogan en tête de gondole ! Et pourtant, il est si riche de symboles, de souvenirs et aussi très actuel dans le contexte d’aujourd’hui.
Le mouvement intense des Gilets Jaunes en France a mis au grand jour le ras-le-bol général d’une grande partie de la population contre une politique mortifère aussi bien en terme de vie-lien social que de survie de l’espèce et de la planète : « fin du mois, fin du monde ». Pour nous autres, les « ancien-ne-s », on a vécu ce long et machiavélique cheminement du passage en force d’un scénario thatchérien-reaganien auquel adhéreront tous les pays occidentaux pour ainsi dire et aujourd’hui quasi toute la planète : une politique du profit, un marché productiviste, dérégulé et mondialisé, une oligarchie qui capte les richesses naturelles transformées en dollars dans les paradis fiscaux.
Au sortir de la deuxième guerre mondiale, la mise en œuvre du Programme du Conseil National de la Résistance (nationalisations, services publics, …) a engendré une période de paix, de mieux-vivre, les « Trente glorieuses », ...mais aussi avec ses effets collatéraux très rapidement visibles par ici : la pollution du Rhin par l’industrie chimique et la monoculture agricole, les intrants de nitrate dans le vignoble…On arrivait vers les années 70 et les projets nucléaires et industriels foisonnaient : des centrales nucléaires partout, un canal à grand gabarit pour relier Rotterdam et Marseille, …et pour accompagner tout cela la propagande au travers du monopole des organes d’information (TV-Radios). Après le 68 libertaire contre la chape morale, le conformisme pesant, la libération des mœurs engendra des prises de conscience sur le mode de vie, la notion de pays dans lequel on vit ( du monde ...occidental et ses relations aux autres, ces continents qu’on découvrait en voyageant en « stop », en bus, en camping-car vw ! ). La jeunesse qui aspirait à la liberté totale, une paix durable et de réaliser ses propres projets loin des schémas imposés fut le moteur de ces transformations alternatives entre vie communautaire, prise de conscience écologique et opposition au conformisme d’une vie toute tracée : enfants, cuisine, église, travail salarié (à vie), ...Si l’histoire était commune (les guerres, l’occupation, la colonisation, …), les diversités régionales redonnaient une identité forte commune porté par le mouvement folk en Occitanie, Bretagne, Alsace,… Certain-e-s s’installaient de préférence dans les campagnes afin de reprendre le contact avec la terre nourricière et construire leur vie là où ils avaient décidé de vivre, hors des circuits de consommation de masse.
Cela entendait aussi comme conséquence de s’opposer pour un certain nombre de décisions et projets à un gouvernement ultra-centralisé et composé de technocrates formatés sortis des « grandes écoles » qui traçaient des schémas d’une France coupée de ses territoires, de ses savoirs-faire, de ses aspirations à une vie meilleure forte de valeurs humaines de partage et de « fais-le toi-même ».
Pour nous, jeunes alsacien-ne-s d’alors, dans une région géographiquement marquée par les Vosges d’un côté, la Forêt-Noire de l’autre et le Rhin-frontière au milieu, les premières mobilisations citoyennes (qui devinrent intergénérationnelles et ... transfrontalières) tournaient autour de l’environnement. Elles étaient dirigées contre l’implantation d’usines chimiques, d’une multitude de centrales nucléaires des deux côtés du Rhin, parce que les élus en place suivaient le schéma des technocrates qui voulaient faire de la plaine du Rhin une vaste zone industrielle à l’image de la vallée du Rhône d’aujourd’hui …
Quand on revient à ces années 70, on mesure combien les combats politiques, citoyens, d’aujourd’hui sont presque « gentils » face à l’engagement radical des militant-e-s du passé (avec des actions illégales, mais toujours non-violentes). Occupations de terrains, mobilisations monstres, information libérée par la radio pirate clandestine Radio Verte Fessenheim qui diffusait les luttes, les combats et donnait la parole aux acteurs-actrices du changement. Parmi les « figures emblématiques » de cette époque, citons-en quelques-un-e-s : l’incontournable, infatiguable Solange Fernex « l’insoumise », Jean-Jacques et Inge Rettig, Serge Bischoff, Elisabeth Schulthess, Roger Siffer et François Brumbt, Raymond Schirmer, ...Et du côté allemand et suisse, il y en eu tout autant.
Mais c’était avant tout, la mobilisation de tous ces jeunes, gauchistes, hippies, écolos qui fit masse, très vite suivi par les villageois-e-s qui voulaient protéger leur cadre de vie (et préserver leur avenir et celui de leurs enfants et petits-enfants).
Il y eut des jêunes, des occupations non-violentes (des ZAD, quoi!) et quelques combats gagnés : le projet d’usine chimique de Marckolsheim fut abandonné, le creusement du canal à grand gabarit Rhin-Rhône aussi, seules deux unités de centrales nucléaires furent construites à Fessenheim, quant à Radio Verte Fessenheim, elle émettait sur presque toute l’Alsace (Pays de Bade et Bâle) pendant quelques années, grâce à des petites équipes de « pirates » et de multiples émetteurs...**
Quand on se remémore ces années militantes de transformation/émancipation et qu’on porte un regard sur la France et l’Alsace de 2019, on peut mesurer combien le passage des années 90 à nos jours a réduit la mobilisation citoyenne. Individualisme, consommation accrue, recherche du confort et de la richesse rapide, … ont façonné les individus et le périmètre de leurs visions : tant que c’est pas chez moi ….et que je peux en tirer le maximum !!!
Les mobilisations non-violentes (et légales) n’ont pas réussi à empêcher la bétonisation des terres agricoles fertiles du Kochersberg pour y construire une autoroute à péage. Les déchets ultimes hautement toxiques stockés provisoirement dans les anciennes mines de potasse près de Mulhouse y resteront quitte à créer une pollution gigantesque à venir de la plus importante nappe phréatique d’Europe. La plaine d’Alsace est devenue un maïsland : finis la diversité des cultures maraîchères et l’élevage. Le mouvement massif pourtant des Gilets Jaunes n’a pas réussi à impulser une nouvelle démocratie, un partage des richesses, une relocalisation de l’activité industrielle, ... Les « marches pour le climat » n’ont pas engendré une autre politique environnementale, elle continue à être productiviste et mondialisée.
Quelles enseignements à tirer ? Quelles perspectives ?
Les militant-e-s des années 70-80 ne cherchaient pas à se structurer dans des partis politiques qui étaient « l’ancien monde », même si certains syndicats et partis étaient solidaires des luttes et combats en cours. C’est autour des associations citoyennes que tournaient les mobilisations : CSFR, AFRPN, Ecologie et Survie, MRJC, RVF, Front libertaire,… L’institutionnalisation par la constitution de partis d’écologie politique eut pour conséquence une perte de mobilisation due aussi à l’époque (années de l’individualisme). C’est dans les groupes informels, associatifs, que se trouve la force d’action. Mais pour cela, il faut flirter avec la désobéissance civile et l’illégalité (qui peut être souvent considérée comme légitime comme ce fut le cas tout au long de cette décennie 70-80).
Et que dire de « l’identité régionale » quand celle-ci est ramenée aujourd’hui à se soumettre à une administration encore plus éloignée d’un territoire et occultant tout un passé faite d’Histoire et de désirs communs ? L’Alsace n’est pas la Corse, la Bretagne, le Pays Basque, la Catalogne, ... Notre parler local commun au bassin rhénan est nié, dévalorisé et qui le parle, le comprend encore ? Le défend encore comme une valeur humaine de paix et d’échanges ?
Vivre et travailler au pays, c’est à dire là où tu vis, où tu as décidé de vivre, est-ce un slogan passéiste du siècle dernier ou celui d’un désir profond de se réapproprier du pouvoir sur sa vie, la réhabilitation d’une démocratie participative citoyenne, l’appel à un retour à des valeurs humaines ?
« Quand tu ne sais plus où tu vas, fais un effort pour te souvenir d’où tu viens. »
L’avenir n’est pas écrit…
________________________________________________________________________________
** Lire
l’excellente synthèse très documentée de Jocelyn Peret
« l’épopée alsacienne du Dreyeckland – 1970-1981 : une décennie de luttes écologistes, citoyennes et transfrontalières »
(Jérôme Bo Bentzinger Editeur – 2017)
et pour tester votre proximité encore avec le parler local (ou le découvrir), une BD :
« Krambol in Schnackedorf » de Marc Sinniger
(Edition Nord Alsace -Haguenau 2003)
reédité à l’initiative de Thierry Hans www.hebdi.com
mardi 2 juillet 2019
mardi 18 juin 2019
ALEXA, SIRI : de Altavista à Google !
Vous souvenez-vous des premiers moteurs de recherche sur internet ?
Altavista, ça vous rappelle quelque chose ? Avant Google et Facebook, une boîte qui créait un moteur de recherche cherchait juste à le vendre pour permettre à des entreprises et particuliers à rechercher des informations dans leur propre système et/ou sur la « toile ». Le modèle économique était de vendre des licences, des logiciels.
L’ère du hacking des êtres humains
En 2004, un étudiant de l’Université de Harvard crée un logiciel, système informatique qui met en connexion les profils de tous.tes les étudiant.e.s qui jusque là étaient édités dans un album-photo annuel par sections d’études (un « facebook »). Des 4000 adresses mail, photos, n° de sécu et autres renseignements fournis par les étudiant.e.s au départ, aujourd’hui cela se chiffre à plus de 2 milliards d’utilisateurs mensuels. En livrant des détails sur sa vie privée, on fait fructifier ces données par la vente de publicités.
Google fonctionne d’une façon analogue en récoltant toutes vos données qui deviennent leur produit de vente. Les outils algorithmiques de Google, via sa plate-forme Google Analytics, tire de la publicité 85 % des ses recettes, près de 100 milliards $.
La NSA, l’agence de renseignement américaine, au travers de son programme Prism, puise sans réserves les données des utilisateurs de Google, Facebook, You tube, Microsoft, Yahoo, Skype, Apple, Amazon, Dropbox, Whatsapp, ….
Linky aujourd’hui est dans la même logique : récolter des données pour devenir une entreprise importante du Big Data, sous couvert de modernisation numérique de nos compteurs électriques.
L’Intelligence Artificielle (IA) qui a déjà bien envahi notre espace professionnel et privé n’en est en fait qu’à ses balbutiements. Les hackers d’hier sont devenus millionnaires pour certains et bien employés aujourd’hui dans la sécurité informatique. L’auto-apprentissage des algorithmes vont complètement changer le monde dans les vingt ans à venir. Des millions d’emplois vont disparaître en créant un sous-prolétariat inutile, probablement gavé de jeux et de drogues diverses.
Vision pessimiste ? J’espère. Mais vous, vous voyez le monde évoluer comment ?
Vous allez avoir, vous avez, des enfants, des petits-enfants, alors observez bien ces encore-humains, nés dans la genèse de ce monde connecté. Réfléchissez à tous les outils connectés que vous utilisez, et ceux qui sont installés chez vous, outils « communicants ».
Alors ? Quel premier bilan ?
• Une bonne partie de ce que les enfants apprennent aujourd’hui ne leur sera probablement pas utile dans vingt ans. Une (grande) part de l’enseignement en 2019 est de donner plus d’informations à un élève qui peut les trouver partout et de tout ordre. Il faudrait donc surtout inculquer les méthodes pour dégager le sens, distinguer l’important de l’insignifiant, associer les multiples bribes d’information en une vision d’ensemble du monde. De quelles compétences aurons-nous besoin en 2030 ?
• Biologie (biotec), technologies de l’information (infotec), algorithmes du Big Data sont les domaines de demain. L’enseignement devrait donc investir dans la pensée critique, la communication, la collaboration, la créativité.
Les temps sont finis où on passait du temps de l’apprentissage à la vie professionnelle. La continuité entre ces deux périodes n’a plus de réalité aujourd’hui déjà. C’est chaotique, incertain, il faut changer, bouger. Pour s’adapter, il faut apprendre à se sentir à l’aise dans l’inconnu, inventer sans arrêt, accepter ou choisir la résilience, s’en remettre à soi-même pour ne pas être dominé par la technologie ou égaré par des récits anciens, savoir qui on est et ce qu’on veut de la vie : « connais-toi toi même ».
Retour au « primitif »
Nous avons un corps-dont nous sommes de plus en plus éloigné- et un esprit -dont nous nous préoccupons peu puisque nous adoptons la pensée mondialisée, du nombre !!!
Si l’évolution tend vers une durée de vie plus longue dans un cyber-corps, il reste les émotions et l’esprit (qui n’est pas le flux du cerveau).
Nous sommes dépendants des savoir-faire des autres car nous ne savons pas grand-chose finalement et nous ne savons surtout plus faire grand-chose. Cela interpelle l’humain qui reste en nous, vous savez cette espèce qui a des cousins chimpanzés et gorilles,celle qui crée sa propre disparition…
« Quand vous ne savez pas où vous allez, faites l’effort de vous souvenir d’où vous venez ».
Cela remet certaines choses en place, permet d’éclaircir l’horizon avec un autre regard.
Et puis, si on prend du recul, si on se met en "perspective", ça donne quoi ?
Nous habitons sur une planète Terre dans un système solaire qui nous réchauffe et a permis l'émergence de la "vie" telle que nous l'entendons. Mais, c'est quoi LA VIE alors que nous savons que nous sommes "mortels" et qu'il faut bien donner du SENS à ce temps passé sur cette planète. Nous sommes des êtres fragiles, dépendants tout en se croyant des super-prédateurs, êtres supérieurs par rapport à nos cousins chimpanzés. On veut, on doit survivre dans un environnement où l'argent est devenu une valeur suprême autour de laquelle tournent la plupart de nos activités et à quoi nous consacrons beaucoup de temps....tout en détruisant par la même notre environnement naturel qui nous permet d'exister. Nous vivons comme des esclaves dans un monde dans lequel nous contribuons à sa perte et hypothéquons jusqu'à notre existence d'espèce humaine.
Pouvons-nous faire autrement, mener une autre vie, faire d'autres choix, trouver d'autres communautés de subsistance, retrouver les choses vitales de notre être primitif, cohérent dans l'histoire de l'humanité jusque là ?
L’avenir n’est pas écrit...mais l'évolution qui se dessine ne prête guère aux sourires.
Lire aussi la vie sous 5G (cliquer sur le lien suivant) :
https://reporterre.net/Plongee-dans-l-univers-de-la-5G-merveille-ou-cauchemar
Altavista, ça vous rappelle quelque chose ? Avant Google et Facebook, une boîte qui créait un moteur de recherche cherchait juste à le vendre pour permettre à des entreprises et particuliers à rechercher des informations dans leur propre système et/ou sur la « toile ». Le modèle économique était de vendre des licences, des logiciels.
L’ère du hacking des êtres humains
En 2004, un étudiant de l’Université de Harvard crée un logiciel, système informatique qui met en connexion les profils de tous.tes les étudiant.e.s qui jusque là étaient édités dans un album-photo annuel par sections d’études (un « facebook »). Des 4000 adresses mail, photos, n° de sécu et autres renseignements fournis par les étudiant.e.s au départ, aujourd’hui cela se chiffre à plus de 2 milliards d’utilisateurs mensuels. En livrant des détails sur sa vie privée, on fait fructifier ces données par la vente de publicités.
Google fonctionne d’une façon analogue en récoltant toutes vos données qui deviennent leur produit de vente. Les outils algorithmiques de Google, via sa plate-forme Google Analytics, tire de la publicité 85 % des ses recettes, près de 100 milliards $.
La NSA, l’agence de renseignement américaine, au travers de son programme Prism, puise sans réserves les données des utilisateurs de Google, Facebook, You tube, Microsoft, Yahoo, Skype, Apple, Amazon, Dropbox, Whatsapp, ….
Linky aujourd’hui est dans la même logique : récolter des données pour devenir une entreprise importante du Big Data, sous couvert de modernisation numérique de nos compteurs électriques.
L’Intelligence Artificielle (IA) qui a déjà bien envahi notre espace professionnel et privé n’en est en fait qu’à ses balbutiements. Les hackers d’hier sont devenus millionnaires pour certains et bien employés aujourd’hui dans la sécurité informatique. L’auto-apprentissage des algorithmes vont complètement changer le monde dans les vingt ans à venir. Des millions d’emplois vont disparaître en créant un sous-prolétariat inutile, probablement gavé de jeux et de drogues diverses.
Vision pessimiste ? J’espère. Mais vous, vous voyez le monde évoluer comment ?
Vous allez avoir, vous avez, des enfants, des petits-enfants, alors observez bien ces encore-humains, nés dans la genèse de ce monde connecté. Réfléchissez à tous les outils connectés que vous utilisez, et ceux qui sont installés chez vous, outils « communicants ».
Alors ? Quel premier bilan ?
• Une bonne partie de ce que les enfants apprennent aujourd’hui ne leur sera probablement pas utile dans vingt ans. Une (grande) part de l’enseignement en 2019 est de donner plus d’informations à un élève qui peut les trouver partout et de tout ordre. Il faudrait donc surtout inculquer les méthodes pour dégager le sens, distinguer l’important de l’insignifiant, associer les multiples bribes d’information en une vision d’ensemble du monde. De quelles compétences aurons-nous besoin en 2030 ?
• Biologie (biotec), technologies de l’information (infotec), algorithmes du Big Data sont les domaines de demain. L’enseignement devrait donc investir dans la pensée critique, la communication, la collaboration, la créativité.
Les temps sont finis où on passait du temps de l’apprentissage à la vie professionnelle. La continuité entre ces deux périodes n’a plus de réalité aujourd’hui déjà. C’est chaotique, incertain, il faut changer, bouger. Pour s’adapter, il faut apprendre à se sentir à l’aise dans l’inconnu, inventer sans arrêt, accepter ou choisir la résilience, s’en remettre à soi-même pour ne pas être dominé par la technologie ou égaré par des récits anciens, savoir qui on est et ce qu’on veut de la vie : « connais-toi toi même ».
Retour au « primitif »
Nous avons un corps-dont nous sommes de plus en plus éloigné- et un esprit -dont nous nous préoccupons peu puisque nous adoptons la pensée mondialisée, du nombre !!!
Si l’évolution tend vers une durée de vie plus longue dans un cyber-corps, il reste les émotions et l’esprit (qui n’est pas le flux du cerveau).
Nous sommes dépendants des savoir-faire des autres car nous ne savons pas grand-chose finalement et nous ne savons surtout plus faire grand-chose. Cela interpelle l’humain qui reste en nous, vous savez cette espèce qui a des cousins chimpanzés et gorilles,celle qui crée sa propre disparition…
« Quand vous ne savez pas où vous allez, faites l’effort de vous souvenir d’où vous venez ».
Cela remet certaines choses en place, permet d’éclaircir l’horizon avec un autre regard.
Et puis, si on prend du recul, si on se met en "perspective", ça donne quoi ?
Nous habitons sur une planète Terre dans un système solaire qui nous réchauffe et a permis l'émergence de la "vie" telle que nous l'entendons. Mais, c'est quoi LA VIE alors que nous savons que nous sommes "mortels" et qu'il faut bien donner du SENS à ce temps passé sur cette planète. Nous sommes des êtres fragiles, dépendants tout en se croyant des super-prédateurs, êtres supérieurs par rapport à nos cousins chimpanzés. On veut, on doit survivre dans un environnement où l'argent est devenu une valeur suprême autour de laquelle tournent la plupart de nos activités et à quoi nous consacrons beaucoup de temps....tout en détruisant par la même notre environnement naturel qui nous permet d'exister. Nous vivons comme des esclaves dans un monde dans lequel nous contribuons à sa perte et hypothéquons jusqu'à notre existence d'espèce humaine.
Pouvons-nous faire autrement, mener une autre vie, faire d'autres choix, trouver d'autres communautés de subsistance, retrouver les choses vitales de notre être primitif, cohérent dans l'histoire de l'humanité jusque là ?
L’avenir n’est pas écrit...mais l'évolution qui se dessine ne prête guère aux sourires.
Lire aussi la vie sous 5G (cliquer sur le lien suivant) :
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mercredi 5 juin 2019
ALSTOM : mensonge d'Etat ?
WHIRLPOOL, ALSTOM : des promesses, c'est tout et derrière tout cela un véritable roman policier scandaleux...
Pourquoi l'annonce ALSTOM arrive-t-elle le lendemain des élections ? Parce que c'est MACRON qui l'a vendue en 2015 quand il était ministre de l'économie ....et que pour la campagne, ça n'aurait pas été terrible comme annonce !!!!
Pourquoi l'annonce ALSTOM arrive-t-elle le lendemain des élections ? Parce que c'est MACRON qui l'a vendue en 2015 quand il était ministre de l'économie ....et que pour la campagne, ça n'aurait pas été terrible comme annonce !!!!
ALSTOM braderie de notre industrie et savoir-faire
Fin 2015, ALSTOM est vendu à l’américain General Electric/GE avec comme conséquences que ce sont les américains qui fournissent , entretiennent et renouvellent tous les turbo alternateurs des 58 centrales nucléaires « françaises ». Ils produisent aussi les turbines Arabelle des réacteurs nucléaires EPR et du porte-avion Charles De Gaulle. Fin 2019 sera vendue aussi le dernier secteur Alstom transport (TGV, chemins de fer, …) à Siemens, l’allemand. Ce sera la fin de ce fleuron de l’industrie française crée en 1928.
Pour en arriver là, à se soumettre et donner une part de la technologie nucléaire aux américains, il a fallu forcer la main avec un scénario digne d’un polar. *
La SACM (Société ALSacienne de Constructions Mécaniques-Mulhouse) crée par André Koechlin fabrique des locomotives depuis 1839. La Thomson-Houston Electric Company fondée par Elihu THOMson et Edwin Houston aux USA fabrique des dynamos, des machines magnéto-électriques.
Ils fusionnent en 1928 pour former ALS THOM (qui deviendra ALSTOM en 1998).
Comme tous les groupes industriels, la compagnie diversifie ses marchés à travers le monde car elle a plusieurs secteurs : énergies, transmissions, transports. Pour obtenir des marchés, elle a des « intermédiaires-lobbyistes » qui dédommagent des personnes influentes auprès des décideurs. Ces « pots-de-vin » sont pratiqués par toutes les puissances mondiales. Mais les lois anti-corruptions existent aussi à travers le monde et ce sont les américains qui surveillent tout cela à travers la NSA leurs services de renseignements très particuliers, dénoncés et mis en lumière grâce à Edward Snowden et Julian Assange, les lanceurs d’alerte. Ainsi, le Département Of Justice américain veut devenir le garant anti-corruption à travers le monde. Mais il ne cherche à condamner que ceux qui vont à l’encontre des intérêts économiques des USA, car les compagnies américaines pratiquent les « influences » de la même façon.
En 2013, les autorités américaines arrêtent Frédéric Pierucci , un cadre-directeur de la filière chaudière de Alstom, lors d’un de ses déplacements professionnels aux USA. Ils l’accusent de corruption dans le commerce international, mais en fait, il est utilisé comme otage pour faire plier Alstom et la racheter. L’histoire racontée par le cadre après sa libération et le jugement (5 ans plus tard) est édifiante et terrifiante à la fois quand on voit les méthodes et les accointances entre intérêts industriels et pouvoirs législatifs. Cette saga est proprement scandaleuse et on mesure les méthodes employées, la lâcheté des dirigeants d’entreprise, la soumission de nos élus et gouvernements (c’est Macron, ministre de l’économie de Hollande qui a entériné et encouragé la vente en 2015). Alstom a vendu le secteur énergies et transmissions pour 13 milliards de dollars et devra payer une amende au Trésor Public américain pour corruption de plus de 700 millions.
Alstom avant la vente avait pour 51 milliards € sur son carnet de commande pour au moins deux ans et demi d’activité, un chiffre d’affaire de 20 milliards, un résultat net de 556 millions et une marge opérationnelle de 7 %. Autant dire que l’entreprise n’était pas en cessation…
Alstom avait des contacts avec les russes pour le secteur transports et les chinois pour le secteur énergies. Mais le géant américain GE ne veut pas de concurrence et pour avoir le monopole, toutes les manœuvres sont bonnes à prendre quitte à aller au-dessus des lois des pays. Il suffit d’imposer la sienne...On a vite passé outre, imposé le silence, sur ce scandale et cette perte de souveraineté sur un de nos fleurons industriels. Il faut dire que Alstom n’est pas la seule qui a du payer des amendes au Trésor Public américain (selon leurs lois) pour corruption commerciale : BNP, Société Générale, Crédit Agricole, Total, Alcatel, ….Cela représente quand même la somme de 14 milliards $…
GE qui devait avec cet achat créer 1000 emplois en France a, au contraire, supprimé 6500 emplois en Europe dont cette annonce de 1044 en France. La parole ne vaut rien à ce niveau.
Le résultat est que les américains ont la main mise sur les centrales nucléaires françaises (turbines Alstom), les EPR et même le porte-avion nucléaire Charles De Gaulle, une sacré arme de dissuasion massive !
Macron peut toujours faire des belles phrases, mais il a bradé Alstom et fragilisé l’indépendance du pays. Mais on sait bien avec qui il ...marche !
_______________________________________________________________________________
* lire
« le piège américain » de Frédéric PIERUCCI et Matthieu Aron (2019-JC Lattès)
lundi 27 mai 2019
CLIMAT et JUSTICE SOCIALE
Spectacteur de mon temps, j’observe l’évolution politique depuis cinquante ans et j’y ai participé de nombreuses années au niveau municipal, intercommunal et parti (Les Verts).
Quand j’avais autour de 35 ans, je voyais les plus jeunes pogoter sur les Bérurier Noir « la jeunesse emmerde le Front National » lorsque le parti de Jean-Marie Le Pen a atteint les 20 % aux élections.
Pour moi, enfant de l’après-guerre, cela résonnait fortement, douloureusement...
BERURIER NOIR - extrait concert Olympia 1989
A mon engagement écologiste, il y avait aussi toujours l’aspect social indissociable, qui n’était pas assez fortement mis en avant, à mon goût, dans le programme de mon parti. Nous étions en 1988.
Les années passent, la consommation flambe comme un besoin d’émancipation par le matériel ; la politique suit le marché industriel qui ne connaît déjà plus de frontières. Organisation Mondiale du Commerce et nucléaire.
Les changements climatiques accentuent les déséquilibres et frappent durement les plus précaires à travers le monde. Les guerres cherchent la captation des ressources naturelles qui assure la main-mise sur la production de biens et la richesse financière. Ce capitalisme sauvage détruisait la planète et la vie sociale.
Nous sommes au 21ème siècle et les catastrophes climatiques se renouvellent de plus en plus. Les alertes fusent de toute part, mais les tenants de l’économie ne veulent aucunement inverser ou même atténuer leur marche en avant qui met l’existence humaine en danger de survie.
La nouvelle génération n’a plus les mêmes perspectives professionnelles, a une conscience plus accrue de la situation sanitaire de notre Terre et ressent l’urgence de changer de modèle. Elle mène des combats de plus en plus radicaux « pour le climat » et s’investit dans des multiples initiatives « alternatives ».
Les partis politiques se sont décrédibilisés, leurs combats ne trouvent plus de résonance auprès de la population, les clivages n’ont plus de cohérence.
Deux ans après l’élection de E . Macron, un ras-le-bol général se traduit par des occupations de rond-points et des manifestations hebdomadaires qui durent depuis des mois avec des revendications précises auxquelles le Président « des riches » est sourd. Il est « la main invisible du marché dans le gant de fer de la répression » *** Parallèlement, les « Marches pour le climat » se succèdent de même que les « grèves scolaires pour le climat », initiées par les plus jeunes.
Nous sommes en mai 2019.
Les élections européennes redonnent un saut de représentation forte à l’écologie politique dont le parti EELV est le fer de lance. Les autres partis « de gauche » sont ramenés à des taux très bas, même si pour certains les programmes sont très proches. Le positionnement – hors des jeux politiques- de EELV lui donne un bonus de probité.
Au lendemain de ces élections, les calculettes vont bon train dans la perspective des prochaines échéances électorales. Mais cette façon de faire est d’un autre siècle et déconnecté de la réalité des faits. L’urgence climatique et ses conséquences sociales sont au-delà des calculs.
Pour influer sur les décisions politiques, les partis doivent arriver à élaborer ensemble un projet à présenter à l’ensemble des citoyens et dépasser les problèmes de leadership et d’égo. La diversité d’approche est une richesse qu’il ne faudrait surtout pas noyer, phagocyter dans un parti unique.
Nous sommes donc bien dans un dépassement des stratégies anciennes et la construction d’un autre monde humain, d’un autre type de rapport de force politique.
Les institutions de 1958 (la Vème République) ne sont plus aucunement adaptées à cette évolution, on le constate quotidiennement.
L’avenir n’est pas écrit...
dessin de VEESSE www.hebdi.com
HEBDI le magazine satirique indépendant alsacien
______________________________________________________________________________
*** citation de Michèle Rivasi - députée EELV
Je suis très content qu’elle soit réélue ; je la voyais « tête de liste », une femme battante, intègre, exemplaire…comme Eva !
Extraits de son analyse d’après-élection :
« Plus personne n’ignore que notre modèle dit « de développement » engendre à la fois un dérèglement climatique brutal et l’extinction accélérée de la vie sur la planète. Les chaos sociaux, géopolitiques et démocratiques que provoque cet effondrement ont commencé. Nous en sommes à la fois les acteurs, les spectateurs et les victimes...
(…) Les plus vulnérables sont les plus pauvres. Les premiers responsables sont les plus riches. Dès lors l’enjeu écologique est indissociable de la question de la justice sociale. Le mouvement des gilets jaune est né de la fracture écologique, clone environnemental des fractures sociales et territoriales. (…) L’apparition et le développement sans entrave du capitalisme financier constituent un accélérateur de la destruction environnementale. L’économie financiarisée a définitivement quitté la réalité terrestre. Mais son règne a des conséquences sur l’environnement. Ce sont ces sociétés off-shore, paradis fiscaux et fonds de pension ou souverains, qui spéculent sur la destruction de la nature.
(…) Dès lors qu’on obstrue le paysage politique et que l’on empêche les mouvements sociaux de s’exprimer, les relations sociales deviennent plus violentes. (…) La critique sociale du capitalisme est fondamentale, mais l’argument écologique dans la critique des conséquences de la révolution industrielle est essentiel. L’enjeu à venir est de revoir radicalement notre relation à la production et à la consommation. C’est en cela que la pensée écologiste n’est non seulement pas supplétive de la gauche hégémonique du siècle et demi qui vient de s’écouler, mais elle l’englobe et la transcende.
(…) Notre feuille de route est simple : construire une force et une coalition à vocation majoritaire pour qu’enfin notre pays et l’Europe conduisent une politique environnementale et sociale à la hauteur de la crise que nous traversons... »
vendredi 10 mai 2019
RN/LE PEN – LREM/MACRON : du réchauffé !
On
voudrait nous amener à ce duo comme un remake de la Présidentielle
d’il y a 2 ans à peine avec les résultats que l’on voit. On
voudrait nous vendre l‘élection européenne comme un référendum
pour ou contre Macron. Tout cela est bien tenté et sert les intérêts
des deux protagonistes. MAIS cela n’a aucune valeur, n’a aucun
sens et on essaye de nous fourguer un scrutin européen à un tour et
à la proportionnelle comme si c’était une élection nationale.
Mais cela n’a rien à voir, rien.
D’abord,
cela ne changera absolument rien à la politique nationale. Les
élu-e-s de chaque liste calculés en nombre selon les résultats (à
la proportionnelle) iront siéger au Parlement Européen et devront
rejoindre un des 8 groupes pour pouvoir peser et avoir droit à la parole.
LREM rejoindra le groupe conservateurs et libéraux de droite du PPE ou de l'ALDE, centre droit (Alliance des Démocrates et Libéraux).
RN/FN a du mal à former un groupe cohérent et très minoritaire.
Pour eux, c’est surtout l’immunité parlementaire qui est
recherchée quand on décrypte le nom des candidat-e-s sur leur liste
(lire bas de page). Pour Macron, c’est avoir des députés
européens (il en a zéro actuellement) pour redorer son blason
européen qui est en berne. Donc peu importe le résultat de cette
élection, puisque chacun rejoindra son groupe et défendra SA
politique. Et pour savoir laquelle, n’écoutez surtout pas les
promesses électorales d’aujourd’hui, mais regardez, lisez les
bilans passés pour savoir ce qui va continuer...Le libéralisme
imposé par certains pays à toute l’Europe !
Si
le gouvernement socialiste de Hollande avait fait une politique
sociale, fiscale et environnementale, on n’en serait pas là. Si le
gouvernement libéral de Macron avait fait une politique sociale,
fiscale et environnementale, on n’en serait pas là. Le scénario
de la Présidentielle a montré les limites des institutions de la
Vème République où on a un roi-pdg avec tous les pouvoirs qui sert
les intérêts de sa caste, de l’oligarchie, de la classe des
nantis qui en veulent toujours plus, sourd aux revendications
exprimées et répétées depuis des mois. Ne parlons même pas de LR
(UMP-RPR) qui, après la campagne de mensonges et très droitière de
Fillon, essaye de se refaire une virginité dans « l’opposition »,
tout comme le PS (Place Publique) !
dessin de PAT Thiebaut www.lagitedulocal.com
L’obstacle
de l’évolution politique européenne vient de la majorité qui
impulse sa politique et celle-ci est composée de la coalition entre
conservateurs, libéraux et ...socialistes (qui alternent les
présidences) où l’Europe est réduite à un marché géré par
des boutiquiers tendant l’oreille aux lobbyistes. Ces trois
composantes votent ensemble les traités de libre-échange, défendent
l’austérité au Parlement Européen (les socialistes n’ont pas
voté non plus contre la pêche électrique). Et ces derniers
voudraient « rassembler la gauche autour d’eux ». Où
est la cohérence dans ces opportunismes ?
Quels
sont alors les votes « utiles » au Parlement Européen ?
Dans
ce système électoral particulier à un tour et à la
proportionnelle, on peut encore voter par conviction. Si on souhaite
un changement à terme de l’Union Européenne, il faut encourager
celles et ceux qui veulent changer les institutions (Commission
européenne, Parlement européen), les traités en cours et influer
sur les contenus, les propositions, les directions à prendre.
Pour
cela, il faut un groupe plus important pour permettre des coalitions
autres que celle des conservateurs, libéraux et socialistes ensemble.
Pour
ma part, il n’y a que deux possibilités :
le groupe Les
Verts-Alliance libre européenne ou le groupe GUE,
gauche unitaire européenne.
Afin que ces deux groupes travaillent et
votent ensemble (c’est déjà le cas sur certains dossiers), il
suffit de renforcer leur nombre d’élu.e.s. Comme les élu.e.s EELV
en sont déjà à leur troisième mandat, et que dans leur groupe les
allemands modérés, centristes de Bundniss 90 - Die Grünen peuvent
se rapprocher des libéraux-conservateurs du groupe PPE dans une
future coalition, je voterai pour la liste de Manon Aubry/LFI-La France Insoumise qui
rejoindra le groupe GUE où siègent les communistes, la Gauche verte
nordique, et qui portera son programme social, fiscal,
environnemental.
(groupe EELV/Les Verts-Alliance libre européenne), Dany Cohn-Bendit,
fait campagne avec Macron !!!
C’est cela la réalité de
cette élection européenne qui n’a rien à voir avec un duel
Macron-Le Pen ou un fictif référendum pour ou contre Macron.
Ne
vous laissez pas manipuler par cette propagande qui ne profite qu’à
ses deux leaders et n’a aucun impact national quoi qu’on vous
fait croire. Et qui ne changera strictement rien au niveau européen.
Il ne faut pas se tromper, se
laisser leurrer par ces basses manipulations, ces promesses sans
suite…
Et l’abstention/le vote
blanc me direz-vous. Cette élection européenne à la
PROPORTIONNELLE permet un vote par conviction. Le choix
(33 listes pour 74 élu.e.s-79 après le Brexit)) permet cela. Donc …
Nous sommes les acteurs du
changement,
l’avenir n’est pas écrit.
____________________________________________________________________
INFOS COMPLEMENTAIRES
EUROPEENNE :
aider les « copains » en difficulté ...judiciaire !
Jugez
du peu.
La
tête de cette liste à l’élection européenne est Jordan Bardella
soupçonné d’
« un usage irrégulier de l’indemnité d’assistant
parlementaire »
(OLAF,2016). Car, en même temps que ce poste au Parlement Européen,
il était aussi secrétaire départemental du parti et chargé de
mission au pôle prospective au niveau national. Dominique Bilde
(position 4) est visée sur les emplois fictifs au Parlement
Européen. Nicolas Bay (position 7) est mis en examen pour
détournement de fonds. Catherine Griset (position 10) est mise en
examen pour abus de biens sociaux et recel. Jean-François Jalkh
(position 13) mis en examen en 2015 comme vice-président du parti,
secrétaire général de Jeanne, le micro-parti qui chapeautait le
financement des campagnes électorales. Aurélia Beigneux ( position
14) soupçonnée d’avoir perçu indûment le RSA, elle qui est
adjointe aux affaires sociales à la mairie d’Henin-Beaumont.
France Jamet (position 20) est citée elle aussi dans l’enquête
sur les emplois fictifs. Eric Minardi (position 25) représentant du
parti en Polynésie a été condamné à 3 ans d’inéligibilité
après les législatives de 2012. Patricia Chagnon (position 26) a
été condamnée (07/2018) à une peine d’amende et d’inéligibilité
pour harcèlement moral. Re-jugement en octobre 2019 puisqu’elle a
fait appel.
Sacré
liste, non ?
Alors,
il faut savoir aussi que être élu-e à cette élection européenne
du 26 mai vaut ...immunité parlementaire !!!
Ce
parti qui cherche à protéger ses « copains », très
féru de leçons de morale, est le RN/FN, vous l’avez peut-être
deviné.
(Source :
« Le Canard Enchaîné » du 8 mai 2019)
vendredi 26 avril 2019
ENTENDU, MAIS PAS COMPRIS !
RESTITUTION DU GRAND DEBAT NATIONAL
conférence de presse du 25 avril 2019 –
18h03/20h20
et 15 questions pour les 230 journalistes
présents
Le Président E. Macron fait des constats :
*
injustices fiscale, territoriale, sociale
*
manque de considération
*
manque de confiance dans les élus
*
sentiment d’abandon face à l’organisation du monde
"...Faut-il
tout arrêter et changer ? NON. Au
contraire, car ma politique répond aux attentes de nos concitoyens,il
faut juste accélérer les changements pour que ce soit plus
visible »
Les conclusions qu'il en tire :
redonner
l’espérance dans l’art d’être français : enraciné et
universel
l’humain
au coeur du projet politique
la
simplicité est la vraie protection
4
orientationsdans ses décisions :
1.
changer notre démocratie, notre administration
-
un statut pour les maires
-
réduire le nombre de parlementaires de 25 % et limiter le
nombre de mandats
-
pas de vote obligatoire, pas de prise en compte du vote blanc
-
pas de RIC, mais un RIP (un million de voix pour imposer un débat
parlementaire)
-
pétitions possibles pour les assemblées locales
-
transformation du CESE en « Conseil de la Participation
Citoyenne » (réduction du nombre et
ajout de 150 citoyens tirés au sort
-
nouvel acte de décentralisation (logement, transport, transition
écologique)
-
différenciation des territoires
-
Nouveau Pacte Territorial : redéploiement des services publics
-
plus de fermeture d’hopitaux et d’écoles
-
abandon de la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires
-
Guichet unique des services de l’État par canton : « France
Services »
-
fin de l’ENA et des « grands corps » avec protection à
vie
-
20 % de proportionnelle (Parlement)
2.
justice fiscale
-
la Cour des Comptes va évaluer le montant de l’évasion fiscale
-
ISF : pas de rétablissement (évaluation en 2020), mais
impôt sur le patrimoine immobilier et
investissement défiscalisé (production de richesse)
-
baisse des impôts des classes moyennes
-
suppression de certaines niches fiscales des entreprises, pas des
particuliers
-
baisse des dépenses publiques
-
plan pauvreté : investir dans la Petite Enfance, 24 élèves
maxi entre GSM et CE2,
suite du dédoublement dans certaines
classes, mieux former les professeurs
-
aides aux entreprises
-
revoir le système assurance-chômage
-
prime annuelle entreprises de 1000€ reconduite
-
indexation des petites retraites (sous 2000€) sur l’inflation en
2020 et les autres en 2021
-
retraite par points - minimum retraite 1000€
-
pas de suppression de jours fériés, travailler plus mais avec droit
légal de départ retraite 62 ans
-
pas d’augmentation du SMIC (contraire à l’objectif de
compétitivité),
c’est aux entreprises d’augmenter
les salaires
-
Pacte productif : 2025 le plein emploi
3.
le climat au coeur du projet
-
création d’un Conseil de Défense Ecologique
-
politique énergétique et économie circulaire
-
aides pour changer de chaudière et de véhicule
-
Conférence Citoyenne pour soumettre des sujets au Parlement
-
Agenda 2025 : stratégie collective de la nation
4.
Permanences « art d’être français »
-
la famille : pension alimentaire non-payée pris en charge par
la CAF,
« aidants familiaux » pour
handicapés et dépendants
-
l’engagement : nation de citoyens, tissu associatif, service
national civique
-
la laïcité : réaffirmation de la loi de 1905 et
intransigeance envers l’islam politique,
refonder Schengen (frontières), bien
accueillir, débat annuel sur les migrations
EN
RESUME de ce long, très long
verbiage :
« un
nouveau pacte avec les français : l’humain au coeur du
projet »
« Les
désaccords s’expriment, j’assume de ne pas avoir cédé sur mon
projet »
« augmenter le pouvoir
d’achat, c’est se battre contre les dépenses contraignantes »
« je crois
profondément » ...
mot utilisé une cinquantaine de fois ainsi que
humain,
responsabilité, pragmatisme
« Plus rien ne sera comme avant »avait
annoncé la porte-parole du Président,
mais au bout de cinq minutes, on a compris que
tout serait comme avant , avec quelques aménagements.
« Le Président donne le cap, le
gouvernement et le Parlement proposent et choisissent. »
« Nous avons déjà fait beaucoup dans
ce sens, il nous faut accélérer les réformes
pour ce que les résultats soient plus
visibles »
Le Président a peut-être écouté certains
français, mais il n’a rien compris…
Cette restitution n’est en fait que la
déclinaison de SA politique qu’il essaie de justifier en y
intégrant certaines dispositions-perspectives, il a fait sa
campagne européenne et déjà préparé sa campagne de réélection
de 2022 (agenda 2025!!!) même s’il dit le contraire.
Lors
de sa rentrée
dans la salle des fêtes de l’Elysée, les membres du gouvernement
se sont levés comme c’est le cas dans une salle d’audience d’un
tribunal !!!!!
On se serait cru aussi dans un cours magistral
pédagogique universitaire ou encore une réunion de bilan
gouvernemental, positif et à poursuivre.
dimanche 21 avril 2019
APRES "LE MEPRIS", "LES MISERABLES" …
Lundi 15 avril 2019. A 20heures, le président de la France Emmanuel Macron devait annoncer sur les chaînes TV les décisions politiques qui devaient calmer les colères, le ras-le-bol, exprimés depuis novembre à travers tout le pays. Une forte attente qui devait décliner du concret, de l’immédiat, du simple, genre augmentation du SMIC, retour de l’ISF, recours au RIC, ….
Mais avec le technocrate au pouvoir soutenu par toute la caste financière, industrielle qui l’a mis au pouvoir, il ne fallait pas rêver. Cela faisait des semaines et des semaines qu’il se moquait de tout le monde en minimisant, puis en terrorisant, puis en emprisonnant tout ce qui portait gilet jaune. Il inventa un Grand Débat National avec questions à choix multiples, autant dire que les réponses attendues étaient dans les questions. Il criminalisa les manifestant.e.s du samedi en semant la terreur avec ses forces de police qui éborgnèrent, mutilèrent de nombreuses personnes. Il enfuma, épuisa un mouvement populaire de revendications sociales.
Son intervention télévisée très attendue devait répondre à la « restitution » du Grand Débat. Mais l’incendie accidentel, sans blessés, d’un bâtiment cultuel célèbre fut pour lui l’occasion de reporter une fois encore cette allocution explosive non pas dans ses annonces, mais plutôt dans ses non-annonces. Reporté à un « moment plus opportun », le temps politique se soumet à un fait divers : ça veut tout dire.
Mais avec le technocrate au pouvoir soutenu par toute la caste financière, industrielle qui l’a mis au pouvoir, il ne fallait pas rêver. Cela faisait des semaines et des semaines qu’il se moquait de tout le monde en minimisant, puis en terrorisant, puis en emprisonnant tout ce qui portait gilet jaune. Il inventa un Grand Débat National avec questions à choix multiples, autant dire que les réponses attendues étaient dans les questions. Il criminalisa les manifestant.e.s du samedi en semant la terreur avec ses forces de police qui éborgnèrent, mutilèrent de nombreuses personnes. Il enfuma, épuisa un mouvement populaire de revendications sociales.
Son intervention télévisée très attendue devait répondre à la « restitution » du Grand Débat. Mais l’incendie accidentel, sans blessés, d’un bâtiment cultuel célèbre fut pour lui l’occasion de reporter une fois encore cette allocution explosive non pas dans ses annonces, mais plutôt dans ses non-annonces. Reporté à un « moment plus opportun », le temps politique se soumet à un fait divers : ça veut tout dire.
Dès le lendemain, toujours pas de déclaration, mais une courte allocution pour exprimer sa tristesse par rapport à la chute en cendres de la tourelle de Notre Dame et son engagement à la reconstruire en 5 ans (pour la veille de l’ouverture des J.O. de Paris?). Et pour le financement, un appel à la « générosité » des français ! Pas de mise en cause de l’entreprise qui faisait des réfections sur le bâtiment, sûrement à l’origine du départ de feu ou même l’évocation de recourir aux assurances. Non, ce sera l’élan national du peuple qui sauvera l’église !!!
De toute façon, dès le lendemain, des centaines de millions d’Euros sont déjà promis en dons. Les contributeurs ? Arnault, LMVH, Lagardère, etc..Bref, les grands fortunes, éxonérées de l’ISF et qui trouvent là une nouvelle opportunité de déductions fiscales importantes (de 60 à 90%) et autres avantages induits. Immoral jusqu’au bout. Obscène, inadmissible. Une provocation pour ceux qui attendaient des réponses concrètes aux revendications énoncées depuis des mois.
Alors, ce qu’il devait annoncer (et qu’il verbalisera « le moment venu », ce sera au final une conférence de presse ce jeudi 25 avril) va « fuiter » (!!!) dans les médias de propagande : indexation des petites retraites sur l’inflation, paiement par l’État des pensions alimentaires non-honorées, prime annuelle de 1000 € payée par les entreprises, impôt sur les propriétés immobilières ( pas d’ISF), un RIC mais uniquement sur des questions locales, vote blanc comptabilisé, dose de proportionnelle aux législatives, ….bref des mesurettes déjà connues mais sans indications de faisabilité ou inscrites en chiffres dans le budget.
Emmanuel Macron continue ainsi son enfumage, sa politique, en ne faisant que de la figuration : sourires et belles paroles lyriques ! Cela va-t-il calmer la grogne générale ou enflammer davantage le pays avec la répression policière et même l’armée face au « peuple » ?
Ce président qui est le représentant des puissances d’argent est probablement le pire de ce que la Vème République a connu, malgré son âge, son sourire, sa capacité intellectuelle. Il ne connaît pas son pays, les gens, il ne fait que « contact » avec eux et le moins possible (et dans des cercles maîtrisés !). Il est coincé entre l’image à la Kennedy qu’il aimerait donner et les exigences de ses commanditaires ultra-libéraux et purement financiers...Et il n’a aucune hésitation pour savoir où il est. Le reste n’est pour lui qu’une scène de théâtre où il joue son rôle, son propre rôle où il est à la fois acteur et metteur en scène. C’est donc lui qui choisit comment et quand il rentre en scène. Tout le reste n’est que propagande, stratégies de communication.
En moins de deux ans, il s’est dévoilé et le résultat est désastreux : un pays divisé en deux classes très distinctes, des lois liberticides votées comme un seul homme sans débats, un appauvrissement des classes moyennes, quelques miettes jetées aux « pauvres » et les affaires de sa caste qui n’ont jamais autant prospérées.
Ce printemps s’annonce chaud, c’est l’incendie dans le pays, pas seulement celui d’une cathédrale vite éteint, aussi célèbre soit-elle (rappelons qu'elle servait de cave à vin sous la Révolution !). Tout est tellement calibré et mis en musique si rapidement qu’il ne manquera sûrement pas un petit rigolo qui parlera que ce serait même lui (ou ses services) qui aurait allumé la mèche de la diversion. Car cela aussi met en retrait toutes les affaires de pédophilie au sein de l’Église avec un Président qui va à la messe pascale au Touquet-Paris plage ce dimanche.
Dans leur monde, tout est possible puisqu’on se fait de l’argent avec tout, sans scrupules, sans morale. Bizness is bizness !
Et pour les autres : des promesses non-chiffrées, des élections où on brandit à chaque fois la peur de l’extrême-droite RN-FN encore et toujours, où la gauche LFI est ignorée, et tout continue comme toujours, où les changements à la marge se font au rythme de la fermeture des centrales nucléaires bénéfiques pour le CO2 et le climat !!!
Tout est dit, mais …
l’avenir n’est pas écrit !
l’avenir n’est pas écrit !
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