Ce sont les choses qui nous préoccupent toutes, tous en priorité.
Les médias de la propagande qui servent un système qui veut perdurer nous assènent tous les jours des écrans de fumée avec l'idéologie destinée à nous faire peur et diriger notre pensée vers des leurres qui s'appellent dette, racisme, compétitivité, ...et effort de guerre !!!
Sans développer dans le détail, juste quelques remarques concrètes.
La dette : « la dette ne doit pas dépasser 90% du PIB ». Au Japon, elle est à 200%. Et le « quoi qu'il en coûte » de Macron va à nouveau s'appliquer pour « l'effort de guerre » ! Mais il y a aussi une autre réalité qu'il ne faut pas trop dévoiler, commenter : 200 milliards d'aides publiques sont déversés chaque année pour les grands groupes, sans aucune contrepartie. 98 milliards de dividendes sont redistribués aux actionnaires en 2024. Ce qui produit la dette, ce sont les échanges commerciaux avec les pays hors zone Euro, car si on restait dans une économie européenne, cela importerait peu de produire des euros. Prenez l'exemple des USA qui peuvent faire marcher la planche à billets de dollars sans conséquence réelle. Alors quand on entend re-industrialisation, on parle de quoi. Et qu'importe-t-on des pays hors zone Euro. ? Quand l'Etat distribue de l'argent public aux « grandes » entreprises sans contrepartie, c'est cadeau, au lieu d'exiger le maintien de l'emploi et l'attribution de ces aides aux PME localisées en France. Idem pour les retraites : c'est un choix politique (et social) que de prendre 2 ans de vie et de ne pas faire payer les riches (qui se gavent grâce au travail des « invisibles »).
Les salaires ? Il n'y a aucune limite à l'accumulation infinie de richesses. Qu'est-ce qui justifie de gagner plus de vingt fois un salaire moyen ? On pourrait très bien établir une grille de salaire de 1 600€ à 30 000€ sans que ce soit obscène ou injuste. Et établir tout autant une grille d'impôts progressive où il n'y a pas une tranche supérieure limitée, mais proportionnelle aux salaires jusque tout en haut de l'échelle. Lorsqu'on parle de justice sociale, de justice fiscale, on doit prendre en compte toute la sociologie d'un pays et non pas culpabiliser une partie de la population alors qu'une autre est dégagée de tout contrôle et participation au bien commun. Pour leurrer alors et maintenir ce système, il faut pointer du doigt un « ennemi » alors que le problème de fond et l'ennemi, ce sont bien les millionnaires profiteurs, hypocrites obscènes, tout là-haut. Les milliardaires ne sont pas compatibles avec la démocratie, ils s'imposent avec la complicité de leur caste d'élus qui assènent des 49.3 à répétition en contradiction de toutes leurs déclarations.
Les immigrés ont bon dos, cela permet de pointer le doigt (des "responsables") vers le bas. Les immigrés ne créent pas le chômage, ils occupent très souvent des postes que les salariés locaux ne peuvent ou ne veulent pas occuper dans des domaines en pénurie. On le sait bien, on le voit bien. Et l'intégration se fait par le travail (italiens, espagnols, …). Alors, dire que les électeurs du RN sont tous des racistes, c'est un manque de réflexion. Ce sont des personnes comme beaucoup qui souffrent de ne pas être écoutés, entendus, considérés, qui ont les mêmes problèmes de salaires, d'emploi, de pouvoir d'achat.
Tiens, le pouvoir d'achat. Les grandes centrales de distribution importent des produits de pays où le coût de la production est moindre, les réglementations sanitaires moindres, ce qui permet de dégager des bénéfices importants au détriment de la production nationale et de la qualité des produits. Les aliments les plus sains voient ainsi leurs prix exploser : 41% d'augmentation sur les carottes, 21% sur l'huile d'olive par exemple. Et pour ingurgiter à côté des aliments hyper-sucrés, hyper-pesticidés avec les conséquences sur la santé qu'on déplore ensuite.
On est face à un système qui depuis 40 ans ne fait que trahir, mentir. On a une gauche « socialiste ! » qui a elle-aussi trahi depuis 1983 et jusqu'en 2012 avec Hollande et sa clique. Il y a une autre gauche radicale qui pose les bonnes questions, qui propose un programme de rupture opérant, mais qui est moquée, caricaturée afin de réduire ses propositions au silence, mais qui devrait aussi mettre en sourdine un représentant-candidat qui a fait son temps et n'a pu rassembler suffisamment électoralement.On est dans un temps de ras-le-bol politique et il faut reprendre en main ensemble, localement, les pouvoirs d'une vie ensemble, d'un agir-ensemble. Faire peur pour pouvoir tout asséner, diviser pour régner, est leur méthode, mais on a le nombre, et notre force collective est bien plus puissante. Cela ne fait rien avancer de pointer le doigt entre nous. Si on veut désigner les responsables, alors il faut lever le doigt bien plus haut. Augmenter les salaires, bloquer les prix des biens de consommation essentiels serait-ce impossible, tabou, scandaleux ? Non, ce sont des choix qui font perdurer un système dont on ne veut plus, car injuste, inégalitaire, et aussi dramatique.
Réfléchir, c'est commencer à désobéir. Mais c'est aussi ouvrir tout un autre espace de pensée, d'entrevoir qu'on se fait fourvoyer, que bien d'autres façons sont possibles et que ce qu'on nous propose en disant qu'il n'y a pas d'autres alternatives est complètement faussé, biaisé, mensonger, et ne repose que sur une stratégie : celle des riches qui ne veulent rien partager. Le "ruissellement" de Macron est un beau leurre qui n'a aucune réalité. Il est temps de changer d'ère, de changer d'air, ne plus s'affronter entre nous, mais bien différencier les complices d'un système et ceux qui ont un avenir en commun possible. De ceux dont on dit qu' « on ne les a pas encore essayé », ils servent en fait les mêmes intérêts que ceux qui nous « dirigent » actuellement, sans aucune légitimité démocratique, et on le voit bien, non ?
Alors,ne baissons pas les bras, il y a toujours de l'espoir, l'avenir n'est pas écrit, mais arrêtons de nous taire et faisons bloc, peuple souverain au-delà de nos différences, car nos préoccupations sont communes.
Il faut y croire, agir, sinon à quoi bon ?
« Macron, c'est l'homme de la start-up nation qui dissoudrait bien le peuple pour ne garder que ceux qui sont au top niveau et le suivent dans son délire de numérisation de la vie. »
Bernard Lavilliers
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Lire aussi FAKIR, BASTA, REPORTERRE, CONTRE-COURANT, RUE89, MEDIAPART, POLITIS, ...regarder LE MEDIA, BLAST...et tant d'autres,pour sortir de cette pensée unique de la propagande quotidienne et des journaux et TV aux mains des quelques oligarques qui veulent que rien ne change.
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