vendredi 30 janvier 2026

MON COMPTE FACEBOOK suspendu ...définitivement !

D'abord surpris, puis dubitatif, ensuite interrogatif !

Un matin, lorsque je veux écrire un nouveau texte sur ma page Facebook- qui est journellement beaucoup consultée – elle ne s'affiche plus et je reçois un message 
« Votre compte Facebook a été désactivé ».
Je clique sur le lien pour faire appel de cette manipulation (à faire sous 30 jours) et j'envoie, comme demandé sur l'adresse FaceBook dédiée, une photo récente et celle de ma pièce d'identité.
Un jour plus tard, je reçois un nouveau message :
« Votre compte Facebook a été désactivé définitivement. Vous avez demandé un examen de cette décision, mais nous vous confirmons que votre compte, ou l’activité sur celui-ci, n’a pas respecté nos "Standards de la communauté". Vous ne pouvez pas demander d’autre examen. Découvrez-en plus sur la désactivation des comptes en consultant les Standards de la communauté. »
 
On peut faire appel de la décision en remplissant ce formulaire : 
Ce que je fais en expliquant ce qui suit (mais sans réponse à ce jour).
 
Cela fait des années que j'écris des textes sur ma page Facebook, traitant de différents thèmes, des analyses de l'actualité politique, économique, sociale avec des éclairages différents qui ouvrent le débat, des liens sur des articles publiés sur les médias indépendants : Médiapart, Rue89Strasbourg, Reporterre, Basta, Fakirpresse, Politis, Contre-Attaque, Blast, l'Age de Faire, Frustration, Le Canard Enchaîné et autres... 
J'ai toujours fait très attention à respecter la déontologie journalistique et les textes juridiques sur la liberté d'expression en France. Pas d'attaques personnelles, d'injures, d'appel à la haine ou au racisme, mais des informations vérifiées, des questionnements légitimes sur notre démocratie et ses dérives, des billets d'humeur, des infos culturelles sur le territoire de la vallée, bref, rien de répréhensible ou qui devrait aboutir à une suspension du compte, ...réduire au silence une voix dissonante !!!
 
Depuis plus de 10 ans que je publie journellement des textes et partage des liens sur des médias, je n'ai jamais reçu une alerte ou mise en garde quelconque. Alors qu'est-ce qui a pu enclencher cette procédure de suspension ? Il y a plein d'hypothèses et sans réponse, je ne saurais probablement jamais...
 
Premièrement, FaceBook-Google est devenu Meta. Est-ce que ce glissement a changé les règles et un super calculateur a scanné tous les textes des millions de personnes qui utilisent FaceBook ? Et aurait donc capté des mots-clés pré-établis qui enclenchent la suspension du compte ? Mais dans ce cas, quels sont les mots bannis (aux USA) ? Quelles restrictions verbales réduisent la liberté d'expression ? Et qui fait le choix de ces mots ? Pour quels motifs ? Cette régulation n'est pas la même en France où on a encore la liberté d'expression dans un cadre légal juridique et déontologique. Et donc, si on suit cette hypothèse, ça voudrait dire que l'entreprise américaine réduit cette liberté d'expression en l'imposant à travers toute la planète ?
Quelle autre hypothèse ? Un groupe de personnes qui porterait plainte pour …. ???  Genre bloquer les écrits dérangeants, effectué par des groupuscules employés par un parti, par exemple ? 
 
J'ai beau chercher je ne vois rien d'autre. Il n'y a pas eu de contenus particuliers que j'aurais écrit, c'est toujours les mêmes thématiques, la même exigence déontologique, alors...
 
Alors, j'ai galéré pour recréer une autre adresse mail et re-construire cette nouvelle page FaceBook sous un nom légèrement différent. Mais j'ai perdu toute la liste des personnes qui me lisaient régulièrement.
 
Bien sûr, ce n'est pas vital, mais FaceBook, c'est un espace ouvert qui me permet de partager des points de vue, pour créer du débat, informer avec un autre regard, vu mon âge avancé, avec beaucoup d'expériences et les yeux ouverts sur la transformation de ce monde depuis mon enfance dans l'après-guerre.


Vous trouverez toujours mes textes sur ce blog. 


 

jeudi 8 janvier 2026

LE TEMPS DE LA FRIVOLITE INSENSEE

On peut chercher longtemps de la cohérence, du sens dans ce monde déshumanisé où chacun-e essaie de tracer son chemin avec l'impression d'avoir accompli quelque chose.

On hausse les épaules tous les jours quand on reçoit un flot de mots construits pour soit-disant nous informer et faire avancer nos réflexions, mais de fait on nous lobotomise avec des idéologies matraquées du matin au soir sur tous les médias envahis de publicités racoleuses.

A cette période (2025-2026), les agriculteurs manifestent contre le traité Mercosur d'accords d'échanges bilatéraux entre pays d'Amérique du Sud et Europe. Pas d'importations de viandes dont leur élevage ne respectent pas les normes sanitaires européennes. Mais construction de mégabassines - réserves d'eau vitale - pour sauvegarder les élevages intensifs, les monocultures de maïs-soja destinés à ...l'exportation ! De même, on argumente la dette nationale pour empêcher toutes nouvelles avancées sociales de hausses de salaires ou retraites à 60 ans, mais chaque jour des milliers de containers arrivent par les tankers dans les ports français chargés d'objets éphémères à bas prix made in China et fabriqués dans des conditions qui nous scandalisent...Il faut vraiment fouiller pour trouver de la cohérence et de la logique là-dedans ! Imaginer que des banquiers d'investissement vont aider des projets émergents est tout autant un leurre car ces gens ne financent que ce qui rapporte de suite des bénéfices importants à se reverser et aux actionnaires qui ne produisent rien.

L'argent, le pouvoir, le sexe, voilà les fers de lance de la pensée « émancipée » de ce 21ème siècle. Et pas question de critiquer, de faire réfléchir, voir d'agir pour éveiller les consciences, car là vous devenez un « terroriste » à réprimer, enfermer, avec une particule devant, selon les thèmes abordés. Anarcho-terroriste, islamo-terroriste, éco-terroriste, narco-terroriste, …., facho-terroriste n'existe pas encore et pour cause ! On observe ce monde qui a perdu toute humanité, toute cohérence, et qui se vautre dans une consommation ou une survie qui n'a plus aucun sens.

 


 


« Quand tu ne sais plus où tu vas, souviens-toi d'où tu viens ».

Pour des personnes de ma génération, on peut mesurer l'écart énorme entre nos premières années et le crépuscule de notre vie.

Avoir un toit, un logement sans dettes et avec peu de charges d'entretien, pouvoir se nourrir sainement quotidiennement, avoir la possibilité de se déplacer pour des échanges, des liens, être en capacité de bénéficier de soins accessibles à tous, pouvoir offrir du temps à l'éducation de nos plus jeunes, …, voilà synthétiquement ce que l'espèce humaine peut souhaiter. Dans cette énumération, où nous situons-nous ? Et pour arriver à cela, quels sont les chemins à parcourir, les obstacles à franchir, les rêves à déconstruire... Je me souviens bien de certaines situations que j'ai vécu et vu évoluer au courant de ces dernières décennies.

J'ai été élevé dans une maison très modeste et petite qui était la partie habitable d'une ancienne petite ferme familiale qui n'existait plus, avec un petit terrain autour, avec quatre sœurs. Ma mère a été coiffeuse avant de se consacrer entièrement à ses enfants en faisant aussi de la couture à domicile pour des voisins et autres villageoises. Mon père travaillait dans une usine textile où il se rendait en vélo, puis en « solex », après son retour de « Malgré-Nous » alsacien au sortir de la deuxième guerre mondiale, survivant éprouvé et taiseux sur les horreurs vécues. Bien sûr, on dormait à plusieurs dans les petits espaces de la maison et plus tard, mon père a aménagé le grenier pour nous permettre d'avoir des chambres et nous permettre de nous isoler pour les devoirs scolaires...et un peu d'intimité. Pas d'eau courante, mais une pompe à eau manuelle installée dans la « cuisine » et qui puisait dans la nappe phréatique. Pas de WC, mais une cabane au fond du jardin avec un trou et un réservoir à excréments qu'on vidait dans le potager.

Des poules, des lapins, des légumes du jardin. Et pas de salle de bain, une bassine d'eau froide pour nous laver. Un peu plus tard, une pièce a été rajoutée collée à la maison avec un grand bac qui était posé sur un feu de bois et une baignoire qui était remplie avec cette eau chauffée, où on se relayait à plusieurs avant de renouveler ...l'eau du bain. Même mes cousins-cousines venaient profiter de ces moments.

Et c'était sans pudeur, puisque on se croisait tous-toutes dans cette pièce, à s'habiller, se déshabiller... Pas de route goudronnée, mais un chemin de terre qui menait aux champs de blé et de maraîchage-vergers. Après les chevaux de trait, ce furent les premiers tracteurs des paysans de la rue. Nos jeux se résumaient à l'utilisation d'objets qu'on fabriquait avec ce qu'on trouvait : des branches de bois, des écorces, de la ficelle et la découverte de jeux un peu plus érotiques dans le foin des granges... avec les voisines de mon âge !

On arrêtait l'école à l'âge de 14 ans pour la plupart. Certain-e-s étaient encouragés à aller au collège ou petit lycée puisque l'ascenseur social avait encore du sens et une certaine efficacité. On se contentait de ce qu'on avait, de ce qu'on créait, de ce qu'on faisait. Un livre c'était précieux, une balle aussi, tout comme une poupée...Noël, c'était un pain d'épice, une orange (fruit très exotique) et parfois, un jouet et le rassemblement de la famille, cousins, tantes et oncles.

 



« Quand tu ne sais plus où tu vas, souviens-toi d'où tu viens ».

Oui, je me souviens par bribes de ces moments, de ce contexte, je n'oublie jamais d'où je viens et quelle était la vie au quotidien à cette époque. Cela donne des repères, des balises, quand on regarde le monde d'aujourd'hui plus qu'un demi-siècle plus tard. Cela permet de mesurer la rapidité des bouleversements technologiques, de confort et de déshumanisation puisque nous nous sommes éloignés de la nature, de l'essentiel, du vital, les uns des autres, pour aller vers une frivolité insensée qui mènera je ne sais où.

On naît et un jour, on prend conscience qu'on va aussi mourir, disparaître, ne laisser que des souvenirs dans la mémoire de ceux qui « restent ». Et on se questionne sur ce qu'est LA vie (dans notre pensée) avec ce qu'on a vécu, vu jusque là, réalisé.


Pendant une période, le programme appliqué du Conseil National de la Résistance a apporté des avancées majeures pour une vie meilleure après le chaos humain de la deuxième guerre mondiale. La Sécurité Sociale mutualisée a permis l'accès aux soins pour tous. Le confort dans les maisons s'est amélioré petit à petit et la paix a fait réapparaître une certaine joie, les relations d'entraide ont perpétué. Après un mouvement de notre jeunesse pour une libération des mœurs est aussi apparue une « société de consommation » dont on entrevoyait déjà toutes les dérives et changements profonds de valeurs qui allaient venir et s'imposer pour les profits générés.

Les inventions numériques allaient être la deuxième étape. D'abord dans le domaine des loisirs qui s'individualisaient, puis dans le monde du travail qui devait « s'adapter » avec des bouleversements profonds.

La privatisation des banques, le marché financier des matières, la centralisation politique des pouvoirs de décision ont complètement changé l'organisation du tissu social. Les différences de « classe » se creusent, provoquant une violence qui gangrène une société inégalitaire qui n'a plus rien de démocratique.

 



« Seul, on va vite ; ensemble, on va loin ».

Individualisation, égocentricité, paranoïas induites, contrôles de masse, centralisation oligarchique des pouvoirs et de la richesse produite ; on observe, on écoute, on réfléchit. Quand on n'est pas un « enfant » de la génération numérique, notre vision du monde est bien plus large avec des racines bien différentes. Nous ne sommes plus des personnes en évolution, mais en adaptation avec une conscience en désaccord avec ce système déshumanisé du « libéralisme mondialisé ». Nos enfants, nos petits-enfants ? Que pouvons-nous encore partager, échanger, transmettre ? C'était mieux avant ? Sûrement pas. C'est mieux aujourd'hui ? Pas vraiment.


Peut-être que notre seul refuge, pour nous les anciens, reste la nature, la forêt, la montagne, les bords de l'eau, les grands espaces (qui restent), les animaux, les plantes, les arbres...Avec l'impression (assez concrète) que ce monde se délite, que la planète est blessée, que l'espèce humaine se met en danger, sa fragilité et sa dépendance sont interrogées. Mais la nature s'adaptera, mutera...


Cette inconscience que je nomme frivolité pour rester léger, est pour moi insensée, j'ai du mal à y trouver de la profondeur, de l'espoir...



Mais je suis vieux et il vaut mieux ne pas m'écouter quand on a moins de 50 ans.

Je n'ai rien de sage, je suis juste « non conforme »...

et...l'avenir n'est pas écrit ! 


lundi 5 janvier 2026

LES CIVILISATIONS qui deviennent EMPIRES s'écroulent à terme...

 Ben oui, on a eu les mayas, les égyptiens, les romains et tous, quand ils ont envahi de larges territoires, se sont ensuite écroulés. 

On peut donc prévoir tout autant que les choses vont se dérouler à terme de la même façon, puisque les hégémonies russe, américaine et chinoise fonctionnent à l'identique !!! 

La Russie veut une partie de l'Europe, conquise ou sous influence, la Chine veut une partie de l'Asie, conquise ou sous influence, les USA veulent les Amériques, conquises ou sous influence. On voit bien Ukraine (et Pologne, pays baltes), on voit bien Taiwan, Hong-Kong et..., on voit bien Venezuela, Colombie, Cuba et jusqu'à Canada-Groenland... Styles différents, mais même visées des richesses des ressources naturelles à s'accaparer. 

ONU, OTAN, droits internationaux, diplomatie, respect des territoires, on oublie tout cela ; aujourd'hui c'est la loi du plus fort (militairement et financièrement). Et ...les autres se taisent en soignant les "partenariats" !!!! La France soumise à Trump par exemple...avec un président qui pourtant, lui aussi, ne respecte pas le résultat des élections !!!!

Nous sommes dans un drôle (façon de parler) de monde et à un tournant de stratégies, bien loin de ce qu'on appelait dans le temps démocratie, respect de l'expression des peuples, des droits internationaux, de la diplomatie...

Il faut y réfléchir, ce ne sont pas des épisodes anodins, car on voit aussi le "poids" de chaque pays au-delà des déclarations par des mots, il y a les réalités concrètes visibles....

 

 ça, c'est le monde vu par Trump...carte ci-dessus ! 

Il est léger du cerveau et donc d'autant plus dangereux...

ça évoque des choses du passé pas trop lointain !!! 

Et des complices qui se réjouissent... jusqu'à quand ?