mercredi 14 novembre 2018

DAVID et GOLIATH : le GCO


Dans les confrontations sur des projets contestés, on nous montre surtout des images de violence afin de bien faire rentrer dans la tête que les opposant.e.s sont des terroristes qui mettent l’État en danger, sont dans l’illégalité et n’hésitent pas à dégrader des biens publics ou privés.
C’est presque du quotidien que ce soit des chaises volées (prélevées) dans une agence bancaire, une aide aux réfugiés des guerres en cours ou que sais-je encore : les exemples ne manquent pas !

En Alsace, nous sommes considérés comme légalistes et conservateurs. Ce qui n’empêche en rien la prise de conscience et les convictions profondes. 
Le combat actuel contre le projet inutile (qui se met en œuvre inexorablement) du Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO) en est une illustration forte qui met en cause profondément nos institutions démocratiques.

Pour résumer le contexte : la densité des automobiles et camions qui se rendent vers Strasbourg ou la traversent crée des embouteillages importants quotidiens. Dans les années 80 du siècle dernier émerge l’idée d’une autoroute de contournement à travers une région agricole aux sols très fertiles, traversant des forêts et à proximité de plusieurs villages sur le parcours, jusque là bien tranquilles. L’Alsace était précurseur pour l’expérimentation de l’écotaxe puisqu’elle subissait intensément la traversée de la région (axe Nord-Sud) par des milliers de camions qui évitaient ainsi la taxe allemande (Maut). Enterrée, les portiques restent. Lorsque le dossier GCO fut réactivé il y a quelques années, les habitants des communes limitrophes, les agriculteurs, beaucoup d’élu.e.s, les environnementalistes et écologistes exprimèrent leur opposition ferme. Des solutions alternatives sont proposées avec le développement des transports collectifs (TER, bus, covoiturage, maillage et tarification, …) notamment. Au fur et à mesure que la pression se fait plus forte pour la réalisation, VINCI maître d’oeuvre de cette autoroute à péage arrive à faire changer d’avis des élus et décideurs, alors que l’opposition des villages se fait aussi entendre progressivement de plus en plus, en s’organisant.
Légalisme : des recours sont déposés, des études indépendantes d’impact sont commandées, les « pièces » sont déposées auprès de la justice. Après l'abandon de NDDL ( projet de nouvel aéroport de Nantes), Vinci se déplace vers l'Est, accélère la mise en œuvre et commence les travaux sans attendre que toutes les procédures juridiques aient été plaidées. Procédant par mitage, il y a des gros travaux de terrassement à plusieurs endroits et surtout, encadrés par des escadrilles de CRS et hélicoptères, les tronçonneuses mettent à terre en quelques heures des forêts, devant le foule d’opposants, impuissante, dégagée et gazée par les forces de « l’ordre ».
Conservatisme ? Les alsacien.ne.s sont de culture non-violente dans leurs combats (Marckolsheim, Fessenheim, …), mais déterminé.e.s. Face au bulldozer Goliath, quelles armes non-violentes restent-ils aux opposant.e.s David qui réclament l’arrêt des travaux tant que la justice ne se sera pas prononcée sur tous les recours déposés ?
Des femmes et des hommes sont prêt.e.s à mettre leur vie en danger. Ils entament une grève de la faim. Ils écrivent au Président, demande à être entendus. Avec comme seule réponse, une fin de non-recevoir, un silence assourdissant.
Cela fait 23 jours. Et c’est comme si on tournait tous le dos pour ne pas voir, pour ne pas se poser les bonnes questions… Ce sont des personnes comme vous et moi et ils mettent leur vie en jeu pour que la justice se prononce, que la vie des gens soit pris en compte, que l’on préserve les terres agricoles, notre environnement et richesses naturelles, …

Alors, dans cette confrontation-là, la violence, elle est de quel côté indéniablement ? De quelle légalité procède Vinci ? Avec quelles « complicités » ? Et que dit le Président, l’État face à ce déni de démocratie ? Que reste-il encore d’ humanité parmi les « décideurs » face à la population de tout un territoire touché ?

Face à ces femmes et ces hommes
qui mettent leur vie en danger pacifiquement ?




                                               22 jours

mardi 13 novembre 2018

  AUTO    TRAVAIL    DEPLACEMENTS 

Quand on habite en ville, on peut prendre le tram, le bus, marcher, utiliser le vélo, ...pour pas mal d'activités qui demandent un déplacement. 
Quand on habite en campagne, on est dans l'obligation d'avoir un véhicule pour aller travailler, chercher de quoi se nourrir, ...
Quand on est en ville, on subit la pollution atmosphérique et le bruit. Mais il y a de plus en plus de zones piétonnes, de vélos et des gens qui marchent. 
Quand on est à la campagne, on subit le passage des camions sur les routes des cols, les motos le week-end...
Alors, on a choisi des véhicules moins polluants, moins énergivore et voilà le diesel à peu de consommation et aux pots d'échappement avec filtres à particules fines (changez le et vous aurez une notion du prix supplémentaire).
Et voilà que tout d'un coup, le diesel devient très polluant, il faut l'éliminer du marché à tout prix et "en même temps" le président, champion du monde de la terre protégée, met sur les routes des centaines de bus à bas prix* (au détriment du train-dont c'est une filiale !!!) et autorise la construction de nouvelles autoroutes. 





POURQUOI ELIMINER LE DIESEL ? 
Et bien c'est tout simple : un moteur diesel consomme moins d'essence et donc ramène moins de taxes à l'Etat. Sur un an, par voiture, la différence peut être de 500-600 € et avec 38 millions d'autos, ça fait une somme, une sacré perte pour Total et ses actionnaires. Au prix de l'essence, les voitures diesel pourraient rapporter 11 milliards € supplémentaires par an. Ce n'est pas négligeable...
Le diesel pollue plus ? Avec les pots à filtres de particules, faut voir...
Mais surtout ceux qui polluent le plus sont exonérés (en totalité ou en partie) : les bus/cars, les camions, les avions, les bateaux, ...Logique ? 
Les constructeurs sont contents car ils peuvent renouveler leur gamme et vendre des autos électriques (dont la construction émane une pollution importante); AREVA est content car elleun boycott généralisé sur tous les produits taxés, importés,

peut continuer à justifier ses centrales nucléaires "décarbonées"... 
Derrière un discours qui se veut environnementaliste se cache une grosse arnaque qui essaye en plus de culpabiliser celles et ceux qui subissent financièrement les conséquences de cette politique financière qui ne dit pas son nom...Et le Contrôle Technique renforcé (pour raisons de sécurité et de renouvellement du parc automobile ?) est dans cette logique : mettre au rébus des véhicules en bon état de marche et dont les organes de sécurité vitaux sont encore bons. 

Vive le marché automobile, nos constructeurs, les bétonneurs de route, les avionistes, les entreprises "logistiques"/camionneurs, les transporteurs voyagistes en bus à bas coût, les centrales nucléaires, etc...Vous avez tout compris...Oubliés les transports en commun généralisés (et pourquoi,pas gratuits), les trains ruraux, ....etc...
Ce n'est pas la peine de nous faire la morale, de nous culpabiliser, sur la transition énergétique qui a un prix, etc...On a bien compris la manoeuvre et l'enfumage soit-disant écologique. Les revenus des taxes pétrolières ne vont pas là où ça devrait aller, tout comme le loto patrimoine n'a reversé qu'une infime partie destinée à la préservation du patrimoine....
Et notre défenseur de la planète, président de la start-up France, aimerait bien rajouter cette initiative des taxes pour aller vers un monde moins pollué, électrique, pardon, nucléaire, mais "en même temps" il laisse construire de force (avec les robocops de l'Etat pour imposer les chantiers d'abattage de forêts et la bétonisation de terres agricoles) des nouvelles autoroutes et avait instauré les bus à bas côut en fermant des lignes/gares ferroviaires. Logique ? Non, totalement incohérent, mais business is business.
Aujourd'hui, on nous annonce l'interdiction des diesels anciens et des voitures à essence anciens de circuler (en ville). Mais pourtant ils utilisent les mêmes carburants à la pompe que les véhicules récents...Va comprendre ! On parle aussi d'envoyer des chèques de 20 €/mois de compensation aux ménages qui doivent rouler le plus, ainsi que des primes pour changer de véhicule pour les commerciaux et autres artisans. Mais ces chèques, ces primes , ce sont aussi nos impôts qui sont censés bénéficier au bien commun, aux services publics, pas pour atténuer un peu la politique libérale de ce gouvernement.




Des transports en commun (gratuits ?), le déploiement des TER dans les gares abandonnées et sur les voies encore existantes mais inutilisées, avec une politique tarifaire abordable au quotidien, offrir des vrais incitations à changer nos habitudes bien ancrées en nous qui fait qu'on considère sa voiture comme son espace de liberté et un droit à tout faire (puisque le prix, les dépenses n'amputent guère les budgets de ces foyers-là), il y a des vrais initiatives possibles pour changer les choses. Si aujourd'hui et demain, la prise de conscience d'être pris pour des vaches à lait (je m'excuse auprès des paysans qui pourraient mal prendre que j'utilise cette expression) pouvait durer et devenir plus globale, un boycott plus général et dans la durée sur tous les produits taxés, importés, aurait à ce moment-là des conséquences qui ne pourraient qu'être prises en compte. Mais pour cela, il faut une vraie implication personnelle et croire que le rapport de force peut changer. Le consom'acteur a du pouvoir et donc, chacun.e peut contribuer à faire évoluer les choses.
L'avenir n'est pas écrit....

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*les OUIbus- les Macron bus- ont été un déficit commercial, mais un agent de pollution supplémentaire puisque on a reporté le trafic ferroviaire sur les routes. Hier, la SNCF (dont OUIbus était une filiale) a vendu les autobus à Bla Bla Car /covoiturage payant !!! avec plus d'une centaine de chauffeurs mis au chomage : merci qui ?
 

vendredi 26 octobre 2018

L’HIVER SERA RUDE !



« Pour trouver du travail, il suffit de traverser la rue » claironne le président Macron par rapport aux jeunes qui se plaignent de ne pas accéder à l’emploi et pouvoir construire leur vie de façon autonome. Les chiffres du chômage de cet automne 2018 ne sont guère encourageants puisque en augmentation. Pas étonnant quand on sait que le marché est fluctuant, que les contrats sont des contrats précaires, des emplois à quelques heures par semaine, les emplois aidés quasi supprimés, et les factures de tout un chacun qui augmentent chaque semaine un peu plus : CFG, mutuelle, taxes locales diverses, essence à la pompe, fuel pour le chauffage et dans un avenir proche, une augmentation encore des taxes sur les maisons mal isolées, sur celles qui utilisent du fuel pour chauffage, sur les voitures diesel, etc...Tout cela pour favoriser la filière électrique -l’électricité décarbonée « écologique renouvelable », ça s’appelle le nucléaire dans leurs têtes.
Mais non, je ne délire pas, vous avez entendu déjà ces propositions qui ne sont que des annonces pour prendre la température avant de les imposer.
Quand on pose la question au président et gouvernement pourquoi le chômage ne diminue pas, alors que les soit-disants voyants de l’économie sont au vert, que les entreprises bénéficient de pas mal d’avantages, de déductions et d’aides qui devraient inciter à embaucher, pas vrai , alors ils sont mal à l’aise. Les contrats proposés ne sont pas des CDI, mais de l’esclavage « moderne » d’adaptation des emplois en fonction des commandes. 
Et, « en même temps », en UN an, il y a 250 000 millionnaires de plus en France ce qui veut bien dire que toutes ces aides et déductions d’État ont bien enrichi quelques-uns… Mais je ne suis pas sûr que la population laborieuse apprécie particulièrement d’entendre les déclarations gouvernementales depuis leur quotidien.






La facture énergétique du chauffage et des déplacements va peser très lourd cet hiver. Ce n’est pas le baril de pétrole qui a augmenté, mais bien les taxes d’État, un impôt indirect très élevé pour les foyers.
De toute façon, ON ne compte pas pour cette caste qui a perdu le sens des réalités quotidiennes de tout un chacun. Un exemple : vous avez une voiture d’occasion ou un véhicule vieillissant. Pour vous inciter-obliger à changer de véhicule, c’est pas compliqué, on durcit encore plus le contrôle technique obligatoire et ainsi pas mal de voitures sont rejetées, bien qu’elles soient encore en bon état de marche. Et alors ? Vous achetez quoi ? Du matin au soir, vous êtes soumis à la propagande qui vous claironne que le diesel est polluant et sera taxé au maximum, que l’avenir c’est l‘électrique, non polluant et aux capacités d’autonomie qui augmentent de plus en plus avec un coût de « plein » (pleine charge) peu onéreux et rapide. Non, on ne va pas parler des métaux précieux rares, des batteries pas encore fiables, de la pollution induite par la construction de ces nouveaux véhicules, ...Et qui dit électricité dit nucléaire car la France est la championne du monde ...du nucléaire, malgré les discours que nous assène EDF-ENEDIS pour nous vanter ses investissements dans les énergies renouvelables. A quelle hauteur pour pouvoir comparer ??? Et au détriment de toute sécurité et promesses. Ainsi, la plus vieille centrale nucléaire de France -Fessenheim- qui est en réparation permanente, dangereusement rafistolée depuis des années, devait fermer avant la fin du quinquennat de Hollande, puis de Macron, de ...Bref, des promesses à répétition, histoire de calmer les opposants, mais aussi les Allemands et les Suisses qui y ont des actions et exigent sa fermeture.
Le Conseil d’État vient d’annuler hier le décret sur la fermeture de Fessenheim. Voilà tout est dit.





De toute façon, l’Alsace est cette région conformiste, légaliste à qui on peut tout faire. AREVA impose sa loi, FNSEA impose sa loi, VINCI impose sa loi. Encore un exemple : l’opposition des habitants est forte contre la construction d’une nouvelle autoroute à péage à travers des terres agricoles fertiles, des vieilles forêts, des châteaux et jardins classés, pour soit-disant délester Strasbourg. Peu importe. Malgré les enquêtes indépendantes défavorables, les pelleteuses et autres bulldozers ont déjà éventré les collines, les tronçonneuses ont démoli les forêts ; vu d’en haut, les tronçons bruns font des pointillés sur le vert des champs. Passage en force, soutenu par le Préfet, compensation de l’État par rapport au projet d’aéroport annulé à Notre-Dame-des-Landes.
A l’Alsace, on peut tout faire sans qu’il y ait trop de réactions collectives.
AREVA pour la centrale nucléaire, Vinci pour l’autoroute à péage, la FNSEA pour la pollution de la nappe phréatique par la monoculture du maïs…




Et pour calmer les élu-e-s alsacien-ne-s, il faut juste leur donner un peu d’illusion qui leur permettra d’enfumer les concitoyens en flattant leur...régionalisme, mais pas entièrement, juste quelques miettes suffisent !
Exemple : la ministre des territoires annonce que l’Alsace deviendra une ENTITE administrative qui rassemblera les deux conseils départementaux au sein d’un département-collectivité unique avec des compétences transfrontalières particulières ( bilinguisme-échanges universitaires) dans un « espace rhénan ». Tout cela AU SEIN DU GRAND EST. Autant dire du pipeau. On est loin de la Collectivité Territoriale Corse. L’Alsace ne redevient pas une région, point à la ligne. Pour le reste, voilà quelques miettes...un os à ronger, histoire de calmer un peu les revendications de cette région à l’histoire bien mouvementée, mais si docile et aux ordres ! Un leurre, quoi !
Et dans ce mépris permanent de l’État envers notre région, on commence déjà à vanter tout le charme de la tradition des marchés de Noël si extraordinaires en Alsace, n’est-ce pas ?
Une grande foire commerciale d’un mois et demi qui attire les touristes chinois (et du monde entier) et qui fait fuir les autochtones.
L’Alsace est une belle région -comme d’autres- un peu méconnue peut-être, mais avec une histoire forte, une identité bien ancrée, des spécificités, mais aussi une région docile, au pas et à laquelle on peut tout administrer. La diluer avec la Champagne par exemple avec qui rien n’est commun, un assemblage contre nature, purement dicté par un centralisme administratif : cela a à peine fait tilter. Pas de résistance, que des malgré-nous ! (Oui, je sais cette dernière phrase est un peu indélicate, mais parlante.)






L’automne est triste, l’hiver sera rude, nous sommes plumés et nous devons survivre.

Je reste cependant persuadé que des signes encourageants sont présents : le pouvoir d’achat (en chute libre avec les différentes taxes) va se réorienter vers une consommation choisie. Je veux dire par là que la résistance passe par nos actes à savoir qu’on peut se nourrir localement, avec des produits de saison, directement à la ferme, chez les producteurs ; qu’on peut s’impliquer dans des actions collectives locales, des échanges de biens et de services ; que le temps et la transmission des savoirs-faire sont des valeurs ; que se battre ensemble apporte plus de richesse que de râler tout seul dans son coin ; que l’exemplarité de certains encourage la mobilisation de plus d’énergies encore…

Je suis aussi convaincu que l’amour universel est bien plus fort que la haine et le rejet de l’autre, que nos diversités sont une richesse inestimable, que la paix nous grandit quand la guerre détruit.

Comment serons-nous au printemps ?
L’avenir n’est pas écrit….

dimanche 2 septembre 2018

ECOLOGIE PUNITIVE ou CONSTRUCTIVE ? RESPONSABLE TOUT SIMPLEMENT …

Combien de fois avons-nous entendu cet adjectif dans la bouche des politiciens aux affaires depuis Chirac : punitive ! Donc, si on suit le raisonnement lié au mot, quand on fait des constats et qu’on demande urgemment à nos élu-e-s d’agir en conséquence, on est dans l’écologie punitive. Quand on  laisse les décideurs des COP 21-22-23-24 ...réguler les droits de pollution ou déclarer des intentions SANS contraintes, là on est dans l’écologie ...constructive. Bref, dans les deux cas, rien ne bouge puisque dans l’un, c’est la surdité et le refus de la « punition » et dans l’autre, pas d’obligations, juste des « promesses » !




Mais pour celles et ceux aux convictions profondes, permanentes, cohérentes et qui voit le thermomètre grimper, les glaciers et banquises fondre, la santé se dégrader par une alimentation de plus en plus chimique, les sources naturelles d’énergie s’amenuiser et le nucléaire démultiplier les déchets mortifères et durables pour ne prendre que ces premiers exemples, ceux-là ne demandent simplement qu’une écologie RESPONSABLE.
Les responsables de ce qui est en train de se passer et de s’accentuer chaque mois un peu plus, on les connaît, on les devine, on sait où les trouver. Leurs complices qui tournent le dos ou font semblant d’ignorer, on sait aussi mettre des noms et des visages et on sait débusquer la toile d’araignée de leurs entreprises multiples. D’ailleurs, ils ne se cachent guère puisqu’on les voit très souvent dans les médias, les conférences, là où il faut parler pour essayer de convaincre ou de ...noyer le poisson ! Ils minimisent, se déculpabilisent, mettent en avant leurs moindres actions « écran de fumée », font des dons aux ONG pour montrer leur « sensibilité », bref nous embrouillent le cerveau pour qu’on ne sache plus quoi penser. Car il faut du temps pour démêler, du temps pour chercher, se renseigner, recouper les informations, arriver à remonter les fils de cet imbroglio intentionnel. Mais si internet a plein de défauts, il est aussi un outil pas neutre du tout.

Donc, responsable ! C’est un mot qui dérange, tant on entend régulièrement et presque à tous les niveaux, une réponse redondante du genre : « Mais moi dans ma position, je ne peux rien faire. Ce n’est pas moi qui décide. » Mais alors, on les élit pour quoi ? Avouer son inutilité, c’est étaler sa lâcheté ou son opportunisme voire son carriérisme. On peut faire évoluer les consciences, évoluer les choses, les projets, les objectifs si on est une personne de conviction, persévérante, combative et qu’on montre son courage à affronter les strates du pouvoir pour dépasser les blocages.

Les exemples sont multiples où le citoyen/l’action citoyenne font des efforts dans le sens d’une préservation de l’environnement, de la planète, de la survie de l’espèce humaine et animale. Mais tout cela n’est qu’une part minime qui ne fait pas le poids par rapport à la pollution, aux dérèglements, à la raréfaction qui sont engendrés par l’industrie, les transports de biens/matériaux et la finance.

Cette caste qui a capté la richesse mondiale des matières premières, la fabrication et la distribution des biens, qui commande les marchés financiers ne permet aucune critique, aucun obstacle. Mais même s’il apparaît monstrueusement puissant, ce « système » reste extrêmement fragile face à une pénurie de ressources naturelles, face à une catastrophe naturelle ou industrielle, face à une main d’oeuvre corvéable à souhait qui pourrait déposer les outils, face à … Tout ce qui ne sert pas les intérêts de cette caste doit être neutralisé à la source. Elle s’appuie sur la force répressive policière (et de plus en plus judiciaire) qui la sert pour l’instant. Mais l’équilibre est toujours une opération délicate.
Il arrive aussi qu’un grain de sable peut enrailler le mécanisme, qu’une étincelle peut allumer des contre -feux, car c’est parfois quand les choses sont au plus mal, que l’horizon s’ouvre sur de nouvelles perspectives par des vents contraires.




Si on en revient au domaine du politique, on peut sérieusement s’interroger quelle est la place de l’écologie dans un gouvernement. On a vu depuis Chirac que le langage écolo-environnemental est rentré dans les éléments de communication de nos énarques et haut-fonctionnaires. Mais ce n’est que du langage. L’écologie n’est pas compatible avec la productivité aveugle et un marché libéral.
Certain.e.s auraient pu penser que la démission du ministre Nicolas Hulot apporterait un sursaut à l écologie. Ne vous leurrez pas, il n’est pas plus prédicateur qu’une autre. C’était déjà le cas avec Delphine Bathot pour celles et ceux qui ont la mémoire courte . Qu’est-ce qui a changé depuis ? Rien.

La plus-value du système financier capitaliste n’est pas une valeur d’ajustement de l’écologie. C’est comme les compensations « réserves naturelles » pour imposer du bétonnage de surfaces agricoles. Au bout d’un moment, on regardera les réserves naturelles des parcs protégés depuis les autoroutes mais sans droit d’accès ! Comme une vision dans un musée d’un temps passé.

Ce n’est pas la peine de créer des ministères de l’écologie, de la transition, de que sais-je encore si c’est pour bafouer au quotidien toute suggestion de rupture avec le productivisme et de porter un autre regard sur un avenir durable et ...solidaire. Houlà, j’ai dit un gros mot : solidaire !
Pour moi, ce n’est pas le ruissellement du haut en bas qui est derrière ce mot, mais un minimum de respect, de reconnaissance puisque la richesse est d’abord le résultat du travail des personnes et que si ces personnes posent leurs outils, arrêtent de se rendre dans les supermarchés, de conduire les camions, ...etc, alors il y aurait comme qui dirait un sérieux souci. Pour qui dans des proportions énormes avec un effet « dominos » ?

 
La prise de conscience et l’action collective ont encore du chemin à faire pour se traduire dans les faits de façon importante, mais l’avenir n’est pas écrit…

dimanche 12 août 2018

« J’avoue mon incapacité, mon inutilité au grand jour »


Non, ce n’est pas moi qui parle, mais cela est sous-jacent dans les dernières déclarations de notre ministre d’État à la transition écologique et solidaire, M. NULot, après la condamnation de Monsanto-Bayer par un tribunal de San Francisco. 

La plainte du jardinier de 46 ans, Dewayne Johnson, atteint d’un cancer en phase terminale alors qu’il a utilisé intensivement le roundup dans son travail pendant deux ans, a abouti à une condamnation de Monsanto à hauteur de 289 millions de dollars ce vendredi 10 août 2018, une première, mais avec 5000 plaintes en cours actuellement.


Tout le monde a déjà entendu le nom de Monsanto. 
Cette entreprise a été crée en 1901 par John Queen et pris le nom en hommage à son épouse, Olga Mendez Monsanto. D’abord fabricant de saccharine pour Coca Cola, d’aspirine, puis de plastiques (polystyrene) de PCB (dioxine) dont les déchets sont enfouis près de Cardiff (pays de Galles) et du « défoliant » agent orange utilisé largement pendant la guerre du Vietnam. Après ce fut le tour de l’aspartame et des hormones de croissance accélérée. En 1980, la firme se tourne vers les biotechnologies agricoles avec les semences OGM tout comme Syngenta, Dow Agroscience et Pioneer hi-bred , ces noms qu’on voit dans les essais en champs près du Rhin chez nous à côté du centre de recherche de Dupont de Nemours. Le glyphosate dérivé de l’agent orange vendu sous le nom de Roundup envahi le monde.
En septembre 2016, la firme pharmaceutique allemande Bayer rachète Monsanto, l’américaine. Le 4 juin 2018, le nom Monsanto disparaît officiellement pour des raisons d’image de marque car associé à tous ces polluants et semences génétiquement modifiées comme dans le soja, le maïs, la pomme de terre, le coton, l’aubergine…



Ce procès a permis à notre ministre de se refaire une image, de faire des déclarations combatives...des mots. Mais ce qu’il dit n’est que le replay de ce que les militant-e-s écologistes répètent depuis plus de trente ans sur les dioxines, les OGM, les hormones, les molécules qui empoisonnent les sols, les animaux, la nourriture, les humains. Après avoir autorisé la prolongation du glyphosate l’an dernier pour 5 ans voir 10, voilà le même ministre d’État qui tient aujourd’hui un discours qui reproduit celui des militants radicaux écologistes, tout en n’interdisant pas la vente en France puisque « c’est trop compliqué et pas avant au moins 3 ans !!! ». M. NULot parle tout à coup de capitalisme, d’actionnaires, d’empoisonnement, lui dont la Fondation et les émissions TV étaient sponsorisés par les plus grands pollueurs. Et puis, cela évite aussi de parler de tout le reste qu’il laisse filer comme l’élevage intensif, les OGM, la bétonisation des terres agricoles, le nucléaire, la privatisation des centrales hydrauliques, des barrages, les molécules tueuses d’abeilles, ...etc…




M. le ministre d’État montre au grand jour une fois de plus son inutilité et son incapacité à prendre ne serait-ce qu’une décision courageuse qui s’opposerait à tous ces lobbys marchands qui n’ont que faire de la santé, de la qualité alimentaire, du bien-être animal, du principe de précaution.

Des mots, des discours, des déclarations , mais des actes, des décisions, zéro ! Pour NULot !

L'ETE EN PENTE ...RAIDE



La réforme constitutionnelle a été remise à l’automne, le parlement s’est vidé pour quelques semaines, l’affaire Benalla jouit d’un silence médiatique général, M et Mme sont allés se « reposer » au fort de Brégançon, histoire de laisser passer l’orage, les cheminots bafoués ont pris du recul, les partis politiques sont en stand-by en attendant les élections européennes de 2019, la canicule généralisée à la planète interpelle, la liesse post-Mondial est retombée, c’est bientôt la rentrée, histoire de revenir à un quotidien moins interrogatif (enfin, ça dépend pour qui).

« Cela fait un moment que tu n’as plus écrit de Chroniques » m’interpellent certain-e-s lecteurs-trices fidèles. C’est vrai, mais quand rien ne m’interroge ou que je n’ai rien à dire, faut-il juste remplir des pages pour continuer à « exister » ? Nous sommes si peu de chose, une fourmi comme une autre dans un monde où l’individu n’a plus grande valeur, même si on pousse à l’individualisme consommateur pour faire tourner le « système » et donner dans l’illusion. Je suis souvent effaré dans les discussions autour des tables d’été par une acculturation massive : c’est la porte ouverte à tout, une impression d’impuissance, un flot de superficialités assénées comme des vérités incontournables… On peut se demander souvent pourquoi on reste à table ! Une situation qui finalement amène à ne plus s’exprimer, analyser, proposer, tellement on trouve que tout est inutile, voué à l’échec, à un vide abyssal de la pensée et des actes.
On devient peu à peu spectateur d’un monde qu’on ne comprend pas, qu’on ne cherche plus à comprendre, qui a pris des directions qu’on croit irréversibles, sans alternatives possibles, et qui est voué à aller droit dans le mur…




Alors je repense à cette perspective d’une civilisation dominée par le big data, les algorithmes qui s’auto-alimentent, et à la conséquence de pertes gigantesques d’activités salariées, réduisant un nombre incalculable de personnes à l’inutilité. Et probablement à la misère puisque coupés de leur part humaine et primitive qui permettait les savoirs-faire vitaux et leur transmission. Dépendants, connectés sous contrôle, cette masse esclavagisée que va-t-elle devenir ? Sous drogues pour ne pas voir et occupée par des jeux vidéos ? Faut-il alerter, développer ces hypothèses, pour anticiper et réfléchir à d’autres voies et des actes de résistance ? Ou profiter des derniers plaisirs matérialistes avant de devenir des « légumes » d’ajustements variables, corvéables à souhait au service de la caste « supérieure » des propriétaires de l’industrie numérisée ?

Visionnaire ou pur délire ?
Regardez autour de vous. Plus d’une fois dans ces chroniques, j’ai réagi à ce changement de « civilisation » qui  a plaqué de façon quasi permanente un objet connecté dans la paume des mains de tout un chacun. C’est impressionnant, inquiétant, effarant : incontournable ? Cette horde mondialisée a-t-elle réellement conscience, se pose-t-elle des questions civilisationnelles d’existence, de la part d’humanité qui reste ? Chaque jour qui passe, je doute de plus en plus. J’avoue que cela m’angoisse alors qu’à mon âge, je devrais dire « après moi le déluge ». Mais j’ai enfant et petits-enfants, je regarde cette jeunesse et s’interroger c’est aussi se relier au monde, à la vie, à l’existence même. Mais là on rentre dans une autre dimension plus métaphysique, plus philosophique, plus spirituelle qui fait rire, se moquer, peine perdue, laisse tomber !


Dis donc, la canicule te fait bouillir le cerveau. Viens à l’ombre, boire un pastis ou un rosé glacé.
L’été en pente ...raide, et cela se dit dans les deux sens : s’élever ou s’enfoncer.

jeudi 26 juillet 2018

REPUBLIQUE et ROYAUTE : argent, pouvoir, sexe

La France a longtemps hésité et n’est toujours pas prête à passer à une 6ème République qui mettrait l’organisation et la gouvernance du pays au diapason du XXIème siècle. On en est très loin...penchant plutôt à un retour de l’empereur qu’à un régime parlementaire.



L’histoire de la République Française n’est pas si vieille que cela : 226 ans puisque la royauté a été abolie en 1792. Le 22 septembre de cette année-là, c’est l’an 1 de la République Française...après la Convention, le Directoire, le Consulat. Mais cette identité politique n’a pas été constante puisque les soubresauts d’un pouvoir absolu ont toujours existé. En 1804, Napoléon Bonaparte 1er se déclare « empereur des Français » et la République devient l’Empire. En 1848, sous la 2ème République, rebelote, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, se fait proclamer « empereur » en 1851. Ce n’est qu’en 1871 que l’on retrouve la 3ème République en pleine guerre franco-allemande et ce jusqu’en 1940.
1940-1944  Pétain est chef de l’État Français, puis de 44 à 46, De Gaulle est président du gouvernement provisoire. De 1946 à 1958, c’est la 4ème République avec Auriol, puis Coty comme présidents.
Et depuis 1958, c’est la 5ème République avec comme présidents successifs 34 années de gouvernement UDR/UMP et 19 années de gouvernement PS :
1959-1969   De Gaulle                   UDR
1969-1974   Pompidou                   UDR
1974-1981   Giscard d’Estaing       UDF
1981-1995   Mitterand                    PS
1995-2007   Chirac                         RPR-UMP
2007-2012   Sarkozy                        UMP
2012-2017   Hollande                     PS
2017-…..     Macron                       LREM
La 5ème République a donc des institutions vieilles de 60 ans mais qui semblent très bien convenir au nouveau « roi de France », Emmanuel Macron qui pourtant veut se donner une image de modernité en se faisant passer pour un chef d’entreprise…

Mais les contenus ont bien changé. D’une république sociale consignée dans le programme du Conseil National de la Résistance au lendemain de la deuxième guerre mondiale et qui instaurait la nationalisation des banques et l’instauration des services publics, à la « république » de Macron avec son programme libéral et financier en opposition complète avec le programme issu de la Résistance, il y a un fossé qui a coupé le pays en deux ou l’a complètement fait éclater. Il faut être aveugle pour ne pas le voir, le sentir...Ce n’est pas un régime parlementaire qu’on a sur le papier qui est une réalité, mais plutôt un Emmanuel 1er et un parlement qui ne fait que se plier et signer comme un seul homme aux ordres du patron. Nous sommes de retour sous une royauté qui ne dit pas son nom. Bien sûr, finies les perruques et les quadrilles mondaines à Versailles, mais ce ne sont que les costumes et le contenu du commerce qui ont changé, le pouvoir est redevenu absolu aux mains d’une seule personne et en 2018, ce n’est pas pour autant rassurant quand on voit la main-mise d’une certaine caste sur l’ensemble de la planète.



Alors, d’un côté on a les cinquante ans de mai 68 qui fut  un changement important pour le monde ouvrier -qui y a gagné pas mal- et pour l’évolution des mœurs, du poids de la morale et du conformisme et de l’autre côté, on a ce pays sous une chape économique du chantage au travail qui précarise le tout et insuffle la crainte au quotidien. On voit le chemin en 50-60 ans et on ne peut guère parler d’évolution positive politique en France. Bien au contraire. On a l’impression d’un retour en arrière, une gouvernance monarchique qui se cache derrière des allures de modernité !!!


Et au bout d’à peine un an de présidence, on sent bien que le sourire ne suffit plus à masquer la dérive clanique de Macron et ses soutiens ou plutôt de Macron et ses ...commanditaires, ce serait bien plus juste.
Quand on voit Cohn-Bendit dans les bras de Macron où il a porte ouverte, on sent aussi combien ces gens dont peut-être on s’est senti proche à un moment donné, nous ont toutes et tous trahis et que l’humain politique disparaît sous le carriérisme et les lights des médias.
Cela devrait inciter encore plus les plus jeunes à se méfier de tous ces bonimenteurs de la politique, ces gens qui promettent et ne tiennent pas parole, mais qui se représentent et sont souvent reélu-e-s, allez comprendre pourquoi. Parce qu’ils ont distribué des subventions ...d’argent publique, de nos impôts pour créer une dépendance factice ?
Ainsi, on est capable de sacrifier la santé de ses compatriotes à la promesse d’un enfouissement des lignes électriques dans son beau village qu’on aimerait typique et accueillant !!!
Bien nombreux-ses sont celles et ceux qui ont perdu toute notion d’humanité, qui se comportent comme s’ils étaient éternels et qui vont bien être obligés de se regarder en face au crépuscule de leur vie. Et quel sens trouveront-ils à leur vie terrestre lorsqu’ils n’auront oeuvré toute leur vie qu’à gérer leurs intérêts financiers et matériels et ceux de leur caste proche ? Mais se posent-ils encore ce genre de question ?




Nous sommes aujourd’hui dans des rapports de force, des idéologies à l’opposé sur ce qu’on espère dans une vie. Nous sommes dans des clivages qui se creusent et engendreront de plus en plus de violences, c’est une évidence.

Le repli se fait aussi dans le silence, l’abstention, le désœuvrement, la perte de tout espoir, la fin des valeurs, …
Difficile aujourd’hui de mobiliser sur des projets, même locaux, ruraux...Difficile d’entamer des discussions, tant les lignes sont figées. Alors il ne reste que la soumission, l’abandon ou l’affrontement dans des rapports de force. Bourdieu le disait bien : « la politique est un sport de combat ».
Quand on voit certaines images de déploiement de force, on ne reconnaît plus son pays : des jeunes non-violents battus par des robocops surarmés et en nombre démesuré. La propagande étatique diffusée dans les médias aux mains de quelques gros patrons a fait fi des débats intellectuels dont la France avait la réputation. Pays des libertés et des lumières, il n’y a pas si longtemps, la France est devenue quoi ? Le larbin de l’Allemagne, de l’Amérique, de la Chine...à manger dans la main des richissimes princes arabes ? Quand on aime, on a un devoir de regard critique et de franc parler.





J’aime mon pays, pour de multiples raisons très diverses, mais ce n’est pas celui que je vois aujourd’hui, celui qu’on présente à nos enfants et petits-enfants avec des perspectives pour le moins limitées car il faut rentrer dans le cadre de petit soldat de l’économie et soumis, pour espérer avoir une vie matérielle décente et l’impression d’exister. Est-ce cela la vie ?

Jeune on est éternel, mais avec le temps, on sent bien qu’on est fourvoyé, qu’on se laisse avoir parce que la pensée est de plus en plus limitée, la massification empêche toute idée nouvelle, l’intelligence artificielle remplace la dialectique du cerveau et bientôt l’activité humaine.
Lorsque sera venu le temps des « inutiles », que faire de ces bouches à nourrir et à occuper ? Et qui sera encore à la tête des concepteurs des algorithmes puissants qui s’auto-alimenteront ?

L’avenir n’est pas écrit ...mais les dérèglements ne sont pas que climatiques !
Pour quelques-uns, c’est profiter au maximum de tout, sans morale, sans retenue, avant de mourir et de laisser le chaos puisqu’on sait qu’on va droit dans le mur, mais ce ne sera plus pour nous, donc…


Aujourd’hui, tout tourne autour de l’argent, du pouvoir, du sexe et on en arrive même à oublier qu’on peut vivre autrement, être autrement…
« Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai » disait Boris Vian...il n’y a pas très longtemps !
« Réfléchir, c’est commencer à désobéir » rajoute le dernier philosophe…
Et le vieux sur sa chaise de conclure : « ce n’est pas parce qu’on a les yeux ouverts qu’on est éveillé. » Tout un programme…

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                                      ACTU



En cette fin de mois de juillet, on découvre ce qui devient « l’affaire Benalla », le garde du corps du candidat, puis du président Macron et qui préfigure une police privée présidentielle qui outrepasse tous les droits en se croyant au-dessus des lois. Les incohérences de la défense plombent encore plus le gouvernement et mettent en lumière les fonctionnements cachés de l’État. Macron 1er n’a qu’un an de règne et déjà le voile tombe pour mettre en plein jour la face réelle du candidat élu par 25 % des électrices-électeurs et qui se comporte comme ses prédécesseurs des siècles derniers : c’est ça la modernité selon Macron 1er.