mardi 24 mars 2026

REPORTER SES VOIX POUR FAIRE GAGNER OU EMPECHER ….

On entend bien ces déclarations de victoire avec les stratégies qui sont sous-tendues. Ainsi bien sur de suite celles du PS de Hollande-Vallaud-Guesch qui analysent que le PS SEUL a gagné à Paris et Marseille (sans LFI). Bien sûr quand on regarde le report des voix, il est évident que beaucoup de votes pour LFI se sont reportés au deuxième tour sur les candidats de gauche restants pour empêcher le RN de gagner à Marseille (avec le retrait responsable du candidat LFI) et à Dati de devenir maire de Paris. Le cas de Strasbourg est bien différent, on est en Alsace, terre conservatrice et légaliste où le nom de Trautmann résonne encore fortement chez une certaine génération... et où la panachage avec la droite préfigure les alliances de demain. Et puis là où c'est un candidat LFI en tête (comme à Toulouse) alors là, les votants PS par contre ne reportent pas leurs voix. La musique hégémonique du PS est de retour avec ce que ça a engendré dès 2002 puisque on reparle de l'ère Jospin et sans oublier l'épisode Hamon. A l'époque LFI c'était le PC, l'extrême gauche le NPA et LO.

 

 


 

Les médias de la propagande distillent bien des éclairages complètement faussés. On entend les nouveaux vocabulaires qui vont s'adapter à la campagne présidentielle qui commence dès maintenant. Gauche « Républicaine » censée représenter la « Social-Démocratie » que les revanchards PS souhaitent réactiver avec Glucksmann (attention à bien prononcer!) …. Mais à droite c'est encore pire. Aussitôt élu maire, Edouard Philippe va tenir un meeting national comme candidat de la droite à la Présidentielle. Son élection à Le Havre n'est pas pour être maire, mais pour un plébiscite de candidat. Et les Wauquiez, Retailleau, Darmanin, Attal, Bergé et autres rongent leur frein pour trouver comment rentrer dans la course à l'Elysée. Bardella-La Pen sont prêts depuis leur campagne de dédiabolisation...A gauche, il y aura Ruffin, Autain et d'autres comme Mélenchon, Guesch, Glucksmann et peut-être Faure, Tondelier !!! 

Voilà, on connaît déjà plus ou moins les têtes d'affiche puisque l'élection présidentielle est incarnée par une personne seule, alors que toute une équipe de futurs ministres l'accompagne et on devrait présenter ces groupes pour être honnête et transparent ! Mais on est dans une Constitution qui donne tous les pouvoirs au président-roi, on l'a bien vécu clairement ces dix dernières années et les 49.3....Il y a bien des changements radicaux à faire, une transformation de nos institutions, de nos représentations, et de notre politique économique et sociale. On a des exemples à côté de nous pour savoir les choix que l'on veut faire : s'inspirer de l'Espagne ou subir la Hongrie de Orban (ou Méloni) ? 

 

 


 

Un dernier point qui me tient à cœur concernant la démocratie avec l'exemple de cette séquence d'élection municipale. La loi de mai 2025 a ôté un pan de démocratie directe puisque jusqu'alors, dans les petites communes (les plus nombreuses en France) on pouvait barrer-rajouter des personnes sur les listes et étaient élu-es celles-ceux qui avaient le plus de voix reportés sur leur nom. Aujourd'hui, il faut prendre la liste complète, figée. L'excuse, l'argument était d'imposer la parité sur les listes et donc au Conseil Municipal. Oui, mais on sait que la gouvernance d'un territoire est sur le périmètre de la Communauté de Communes. Or, la plupart des têtes de liste sont des hommes et ainsi, dans notre Com'Com décisionnaire, on aura 21 hommes pour 5 femmes qui siégeront : où est la parité invoquée dans les lieux de pouvoir et de responsabilité ? Voilà comment la démocratie s'effrite et pourquoi le taux d'abstention va encore augmenter irrémédiablement...Pourquoi encore voter quand tout est plié ou que les votes ne sont plus respectés (Assemblée Nationale, gouvernement, 49.3 ). On en est là et ça promet...mais pas dans la construction, la transformation positives.

 C'est bien dommage, même si 

l'avenir n'est pas écrit !

 


 

lundi 23 mars 2026

UNE FRANCE TOTALEMENT FRACTUREE : LA DEMOCRATIE EN BERNE !

Bien sûr, à un an de l'élection présidentielle, les partis politiques voulaient mesurer leur impact dans l'expression des votes ...dans les grandes villes ! Puisque avec la nouvelle loi électorale de mai 2025, la démocratie directe a disparu dans les petites communes, alors dans 93% des villages le résultat était déjà connu avant même le jour du vote puisque il n'y avait qu'une seule liste et que le système fermé de ne plus pouvoir barrer/rajouter ôtait toute expression directe là où on était élu jusque là sur le nombre de voix portées sur les noms des personnes. Dès lors, plus grand intérêt de se déplacer dans les bureaux de vote. La scission envers la démocratie commence là et tout le reste en découle : le désintérêt de la chose publique, l'abstention de plus en plus massive, la distance entre élu-e-s et les gens, la méfiance...

 


 

A un autre niveau, il y a eu l'élection législative de 2024 après la dissolution de l'Assemblée Nationale dans un pays déjà bien divisé. Après les résultats de ce vote, cela a été complètement ignoré et le président a nommé des premiers ministres successifs issus des partis minoritaires. Un autre abus qui a affaibli encore plus l'expression démocratique.

On a ensuite vu la scission d'un parti, autrefois à la tête du pays, par rapport à une union des forces politiques de gauche qui lui a permis de ne pas disparaître. Et celui-ci d'oeuvrer à détruire cette union en se rangeant aux côtés des partis centristes et d'aller jusqu'à adouber un budget de restrictions de tous les services publics.

De l'autre côté de l'échiquier politique, on a vu la porosité des anciens partis gaullistes qui se sont rapprochés du parti de l'exclusion et du racisme, une aberration historique au vu du passé animé de notre pays. Complets-vestons-cravates, tailleurs stricts et foulards de luxe pour un look dress code respectable et diabolisation de l'autre côté pour des propos sortis des contextes afin de changer de sens et de perception.

 


 

Une France complètement fracturée et qui n'est pas prête à retrouver ses valeurs des Lumières, mais bien plutôt en situation de tomber dans les heures les plus sombres de son histoire. Et oui, la mémoire s'efface vite dans ce monde illusoire de l'immédiateté et du profit direct.

Celles et ceux qui veulent tirer des leçons stratégiques pour enrichir l'abêtissement général ne vont pas se priver, mais ils-elles auront du mal à en sortir des théories fumeuses, alors que les cas sont tellement différents et multiples. Mais la propagande arrange toujours les choses à sa façon, on le sait bien.

Il n'y a qu'un constat à tirer des différents scénarios présentés, la France est complètement divisée, la démocratie n'a plus cours, la Constitution de 1958 est dépassée, les lois sont dévoyées, des ex-présidents sont corrompus, condamnés ou ont perdu la mémoire, d'autres crient au loup alors qu'ils ont dévoré, profité, se sont servis à volonté tout en niant tout !!!

 


 

Les guerres coloniales pour récupérer des énergies fossiles, des terres rares, de l'espace d'extension sont en train de déstabiliser tout le système financier et de ressources qui mettent en lumière toutes nos dépendances et nos fragilités.

Alors quelles sont encore les lumières qui peuvent éclairer un avenir plus réjouissant ?

Les questions qui se posent sont-elles encore sur des relations de pouvoir ou plus existentielles, comment vivre ensemble dans une société fracturée qui n'a plus de boussole, d'avenir en commun ?

mardi 17 mars 2026

FAURE ...dépourvu !

Le PS qui a pu survivre grâce au NFP (nouveau front populaire) et NUPES aux Législatives, très rapidement, pour eux, l'union des gauches n'était plus une valeur et ce parti dont on a pu mesurer tous les renoncements et dérives politiques s'est remis dans un schéma hégémonique de « gauche » ! Sauf que avoir accepté le budget, s'être rangé dans le centre macroniste, ne votant pas la censure du gouvernement, on a compris que le PS trahirait une fois encore les accords programmatiques, les stratégies anti-fascistes en voulant drainer le centre mou sans changer de politique. Se dire de gauche pour le PS est devenu une falsification. On a compris, définitivement compris. 
 
 
 

                                             dessin PAT thiébaut-Still  www.lagitedulocal.com
 
 
Le test des municipales pour les partis politiques dans les grandes villes pouvait commencer (en vue de la Présidentielle de 2027). Mais c'est là que la ligne Hollande-Guesch-Glucksmann a prévalu et ...s'est planté.Tous les médias de la propagande (comme le PS) sont tombés à bras raccourcis sur LFI à la suite de la rixe de Lyon. La vérité des faits a ensuite été minimisée car il ne correspondait absolument pas à la version assénée pendant des jours par ces merdias pour diaboliser LFI ! De l'antifascisme assimilé au lepenisme ce fut dur à entendre, mais on savait déjà combien la propagande permanente TV, radios, journaux essayait d'imprégner les cerveaux. Puis, ce fut au tour de l'antisémitisme pour des faits de prononciations moqueuses. Un peu léger comme « preuves » !!! Mais ça n'a pas fonctionné aussi facilement. Les gens ne sont pas tous des moutons, ne gobent pas toutes les inepties et fake-news quotidiennes. Le « parti des médias » et des sondages (mêmes propriétaires) ont perdu et se regardent en s'interrogeant. Les 56% qui vont encore voter, ont pu exprimer des tendances dans les grandes villes, car pour les innombrables communes de moins de 1000 habitants, le nouveau code électoral des listes figées (et souvent uniques) a surtout provoqué une grande abstention puisque voter dans ces conditions devenait inutile au sens que la règle édictait le résultat avant même le vote : désastreux pour la démocratie !
 
Au soir de premier tour, les commentateurs ont été pris de court : le RN faisait quelques bons scores dans quelques villes moyennes (Fréjus, Toulon, Perpignan, Hénin-Beaumont), LFI tout autant et même plus puisque en tête dans quelques villes et déjà un maire (« racisé »!) élu dans le fief de Saint-Denis. Si Les Ecologistes ont vite compris à Lyon et Strasbourg en concluant un panachage et soutien avec LFI, le PS joue le double-jeu habituel comme le RN : je dis une chose, je fais autrement , bref du « en même temps » macronien. Mais contrairement à la déclaration du secrétaire PS, Olivier Faure qui jouait sur les mots national et local, les accords PS-EELV-LFI ont bien été mis en œuvre , outre Lyon et Strasbourg, à Toulouse, Nantes, Brest, Avignon, Limoges,Chartres, Beauvais, Niort, Besançon, Clermont-Ferrand et bien d'autres. 
 
Les électrices-électeurs savent ce que le racisme, l'antifascisme veulent dire et surtout la jeunesse, les quartiers qui se mobiliseront peut-être plus massivement au deuxième tour dimanche prochain. Bien sûr, on ne parlera que de Marseille et Paris où le PS veut encore faire vitrine et manager seul. Quand on pense que c'est une unité « printemps marseillais » qui a fait élire Michèle Rubirola et viré Gaudin, on se pose des questions sur Payan, l'apparatchik. Il va accuser ensuite LFI d'avoir par son maintien permis....bla bla bla..etc... Quand à Paris, c'est la symbolique bataille PS-Dati ! Ce pays a besoin d'un nouveau souffle, d'un autre système économique et social, une constitution adaptée, des changements radicaux et pas la répétition perpétuelle de ce qu'on connaît même si les visages changent....La jeunesse l'a bien compris, avec des parcours divergents, en dénonçant racisme, exclusion, en se mobilisant contre ce qui détruit la planète, les combats écologiques et aussi la récupération des « communs » et...de la liberté. 
 
L'avenir n'est pas écrit et ne se déclinera pas comme les médias de la propagande nous le dessinent (très mal) chaque jour....Basta !

lundi 16 mars 2026

Après le 1er tour des MUNICIPALES

La France est composée d'environ 35 000 communes dont plus de ¾ sont des petites communes rurales. En Alsace, pour 824 communes sur 880 (soit 93%), les résultats étaient connus avant même d'aller voter, avec le nouveau système électoral modifié en mai ...2025 (il y a moins d'un an juste avant l'élection municipale) qui a réduit la démocratie directe à un niveau si bas qu'on devait s'obliger à se rendre aux bureaux de vote pour marquer son attachement encore à ce droit de vote, mais où le choix était nul puisque une seule liste la plupart du temps et plus de possibilité de barrer, rajouter, ...

L'argument de cette réduction démocratique pour les petites communes était la parité. C'est bien beau, mais quand y regarde de plus près, on voit bien que c'est un leurre total. En effet, dans nos territoires ruraux, le vrai pouvoir est exercé dans les Communautés de Communes. Or, après le vote, on voit bien que 2/3 des têtes de listes sont des hommes et donc ces maires vont siéger dans les Communautés de Communes où, dans ces postes-niveaux de responsabilité, là où se décide la politique du territoire dans ses choix, il y a donc une très, très large majorité des hommes. Donc, si on veut la parité, c'est aussi dans les Com'Coms que cela devrait se traduire pour faire sens. Mais bien sûr, ce ne sera pas le cas et donc on comprend bien que cette « excuse » de la parité pour réduire la démocratie directe est encore une fois un leurre pour réduire la liberté d'expression. Merci qui ? Si on veut la parité dans les instances, alors il faut l'imposer tout autant dans les Communautés de Communes.

 


Donc, il reste ¼ de villes plus importantes où le scrutin revêt plus l'habit des partis politiques avec des essais pour configurer la prochaine élection : la Présidentielle de 2027 (voir les élections sénatoriales de cet automne). Dès qu'on parle de programmes, on s'entend traiter d'idéologue alors que toutes les décisions, les choix sont de la politique au sens noble de gérer une commune, une région, le pays. 

Et là bien sûr, on voit apparaître les fractures entre différents systèmes, différents fonctionnements. En gros, le système libéral-financier capitaliste où un groupe réduit de personnes s'enrichit sur la richesse produite par les travailleurs (sans partage, mais en accumulation, le "ruissellement" promis était juste une vue de l'esprit !!!) et un système plus distributif où c'est une majorité laborieuse qui voit des améliorations individuelles et surtout collectives (dans la défense des services publics, de l'augmentation du niveau de vie, de l'attention portée à la jeunesse-l'avenir, à la culture émancipatrice, à une démocratie directe et délocalisée, …). 

Mais qui lit les « programmes », ces choix ? Toute la propagande médiatique se base sur des personnes, des « combats » de chefs, pour éviter surtout les discussions sur des programmes, des projets, des visions pour l'avenir dans un système, un monde, où on nous rabâche les oreilles qu'il n'y a pas d'alternatives possibles, pas d'autres choix... Et ensuite, le plus détestable, ce sont les égos des dirigeants des partis que l'on nous présente comme seule parole d'un parti !!!

On peut ainsi diaboliser, blanchir, leurrer, faire détester, mais surtout ne jamais discuter programme et choix stratégiques...Tout cela pour dire qu'au-delà de cette élection municipale, pour les grandes villes, l'enjeu est déjà des configurations pour l'élection présidentielle 2027.

 


 

Dans ce jeu de com' pervers, la propagande a joué fort. On a mis en avant le RN, parti raciste et d'exclusion en le présentant comme acceptable et où les droites ex-gaullistes s'enfoncent de façon poreuse. On a scindé la gauche rassemblée qui avait gagné lors de l'élection législative de 2024, sans traduction constitutionnelle dans un gouvernement, où le PS parti socialiste-quasi disparu-a refait surface dans ses vieux travers perdants en ranimant une soit-disante « social-démocratie » qui s'est ralliée au centre mou, à une droite traditionaliste, a soutenu le budget qui enfonce encore plus la classe ouvrière, active, en essayant de se faire passer pour un parti raisonnable, fréquentable et on se souvient du quinquennat de M. Hollande. Les alliés qui ont empêché le naufrage du PS sont du coup pointés comme des ultras, des terroristes, des … Toujours pas de discussion sur les programmes ! 

 


 

Avec toutes ces réalités, ces faits, au lendemain de cette élection municipale, on peut observer un certain nombre de points édifiants, mais dont on ne tiendra aucunement compte comme d'habitude.

Dans les campagnes, les zones rurales, la démocratie directe a disparu, s'est considérablement amoindrie avec une abstention qui va augmenter car le vote n'est plus qu'un devoir, sans choix.

Dans les villes, les stratégies des partis traditionnels ont échoué et/ou ont éclairci les choses. Le RN fait des bons scores dans les quartiers, les villes les plus riches, bourgeoises, mais n'a aucunement percé nulle part, en gardant cependant, mais difficilement, quelques fiefs comme Perpignan, Toulon, Fréjus, Henin-Beaumont. LR et le clan Macron (EPR-MODEM-RENAISSANCE) ont quasi disparu et se dissolvent vers la droite extrême comme Cioffi-Wauquiez, ... Le PS qui se voit comme le pôle républicain sauveur de la gauche dans un centre mou,opportuniste de postes de pouvoir, est dépassé par LFI que le PS a diabolisé avec l'épouvantail Mélenchon. Mais un mouvement n'est pas un seul homme et le programme du Nouveau Front Populaire (aujourd'hui rejeté par le PS) a eu plus d'écho chez les jeunes, dans les quartiers, chez les actifs et ceux qui croient en l'émancipation, la rupture avec ce système capitaliste-financier, une re-écriture de la Constitution (de ...1958!) et la répartition des pouvoirs, état fédéral des régions, une justice sociale, la prise en compte des bouleversements écologiques et des causes qui les provoquent. 

Et ce ne sont pas des choix sectaires, idéologiques, mais une adaptation juste dans un monde en transition en pointant les responsables, les responsabilités. Au deuxième tour de cette élection municipale, on verra donc la droite -qui se dit républicaine- s'associer avec un RN fascisant (qui était l'ennemi pas fréquentable d'hier) et un PS- qui se veut honorable - qui ne veut pas renouer avec les « amis » d'hier de peur de perdre son « identité » (stratégie centriste Hollande) et se retrouver marginalisé. Aujourd'hui, M. Faure (PS) déclare que LFI ne peut pas gagner sans le PS, ce qui en réalité veut dire que le PS ne peut pas gagner sans LFI, qu'il a conspué, diabolisé...

Si l'avenir du pays est un changement en profondeur, alors on ne peut qu'entrevoir l'an prochain un choix entre RN et « alliés » de la droite poreuse et LFI, une gauche radicale émancipatrice avec ses alliés écolos et communistes. Les traditionalistes (centristes, PS) ne peuvent que disparaître après nous avoir amené là où on en est aujourd'hui, une situation (assez) chaotique et sans vision d'avenir dans ce système sclérosé qui en est à ses limites.

Les changements se devront collectifs avec des objectifs clairs, durables, au niveau de la reprise en main des politiques territoriales dans la ruralité, de pouvoirs économiques et sociaux accentués, et des transitions fortes dans les villes qui vont souffrir de plus en plus des changements climatiques et de la précarité économique. Les analyses des résultats de l'élection municipale montre bien combien tous les pronostics et sondages se sont fourvoyés. Le peuple qui ne peut plus s'exprimer (ignoré, censuré, réprimé, ..) montre bien qu'il n'est pas suiviste et dupé par la propagande ; ça ne marche pas pour tout le monde et ...

l'avenir n'est pas écrit !

samedi 14 mars 2026

C'EST QUAND MEME GRAVE ET CHOQUANT

 Il ne faudrait pas devoir revenir sur la rixe provoquée par le guet-apens des groupes de l'extrême-droite à l'encontre des activistes antifascistes qui se rendaient à une conférence contestée par Némesis, ces militantes d'extrême-droite féministes. 

Oui, un jeune néo-nazi a été fortement blessé, n'a pas souhaité que des passants appellent de l'aide médicale, a ensuite marché en ville pendant longtemps, avant de s'écrouler finalement avec une commotion qui a été fatale. C'est bien triste et choquant qu'on meurt après des heurts de bandes aux idéologies aux antipodes. C'est bien triste pour des parents qui perdent un enfant, mais qui connaissaient probablement ses "engagements" et agissements puisqu'il a diffusé des très nombreux textes glorifiant Hitler et le nazisme. 

 

source DNA 14 mars 2026 

Ce fait a été instrumentalisé pendant des jours et des jours en pointant du doigt un seul responsable, un seul groupe. La propagande a été immense, la présidente de l'Assemblée Nationale a imposé une minute de silence pour honorer un militant actif fasciste devant le pays. Même le candidat Aulas de Lyon exigeait que sa photo immense soit accrochée sur la mairie, dans la ville de ...Jean Moulin. Quelle honte ! Et depuis les révélations de l'enquête approfondie de plusieurs médias indépendants, très peu de "mea culpa" et un silence révélateur... 

 

 

                                                                 DNA  14 mars 2026

 

 

C'est ça la France aujourd'hui et c'est édifiant, parlant, de là où on en est. 

On est bien loin du gaullisme, bien loin des atrocités qu'on vécu nos parents, grands-parents par cette idéologie mortifère. Les costumes-cravates et tailleurs stricts bluffent beaucoup de personnes, mais tout le monde n'a pas perdu la mémoire, surtout dans ces temps incertains où les bombes illuminent le ciel dans des exterminations qu'on croyait d'un autre temps...révolu ! 

Quel monde ....

 
 
 
 
 
Devant la montée de l'extrême-droite en Allemagne et la militarisation du gouvernement Mertz, les jeunes manifestent leur opposition forte. Nos voisins au passé lourd n'ont pas perdu la mémoire....
 

 

jeudi 5 mars 2026

LIBERTE ENCORE ?



« ...dit tout haut ce que l'on pense tout bas », c'est ce qu'on entendait quand la dédiabolisation du FN a commencé avec la complicité des médias de la propagande. Mais dirait-on la même chose de quelqu'un-e qui tiendrait plus des propos anticapitalistes, anti-racistes aujourd'hui ? Non, celui-celle là serait condamné-e pour tenir des propos qui mettent en danger le pays, le système et serait donc catalogué-e comme un danger potentiel, un-e terroriste intérieur-e !!! On en est là aujourd'hui dans l'inversion des valeurs et c'est insidieux et peut-être que pas mal de personnes ne s'en rendent pas compte. Il faut être conformiste, légaliste et se plier à « l'air du temps » qui est la lâcheté par le silence et la critique violente de tout ce qui sort de ce cadre. On le voit au quotidien.

D'ailleurs, dans les prises de paroles de dirigeants et élus, on invite en permanence sur les plateaux médias des personnes du RN (Bardella, LaPen, Jacobelli et autres) et on critique en permanence les « excès » hors contexte souvent de Mélenchon. Mais on ne fait quasiment jamais apparaître le clan Macron ( Attal, Philippe, Bayrou, Retailleau / EPR-Horizons-Modem-LR) comme s'il n'existait pas-plus ou pour pas se « mouiller »...On entend rarement Ruffin, Tondelier, Roussel comme s'ils ne comptaient pas ou étaient « ralliés » à Mélenchon. Quand au PS, il s'est perdu dans la conquête à tout prix de la Présidentielle, navigue à vue et en solitaire dans un centre qu'il espère sans vagues !



On ne va pas débattre de cela alors que la guerre est déclarée au Moyen-Orient par le gouvernement de l'extrémiste de droite, Netanyahou., n'est-ce pas ? Mais au 5ème jour de ce conflit « régional » après le génocide palestinien, voilà le tour de l'Iran et bien sûr du Liban. Et les USA de Trump sont là pour faire une démonstration de sa puissance guerrière et récupérer les exploitations pétrolières, le contrôle du trafic du détroit d'Ormouz. Le peuple iranien ? Trump s'en fout...

Voilà qu'on commence à entrevoir une nouvelle guerre mondiale, certes d'un autre type, mais mondiale quand même. L'Australie et le Canada se rangent à côté de Trump dans cette guerre, tout comme ….l'Allemagne de Mertz qui a rendu « visite » à la Maison Blanche ! La Grande-Bretagne est plus mesurée ( pas d'utilisation de leurs bases militaires par les USA au Moyen Orient) ; la France est comme toujours avec Macron dans le « en même temps », défendre les bases militaires françaises au Qatar, à Djibouti et ailleurs, tout en clamant vouloir défendre le droit international. Le seul pays phare de l'Europe actuellement est l'Espagne du PSOE et Gauche radicale de Pedro Sanchez qui dit clairement NON à la GUERRE en demandant que l'ONU et le droit international soient respectés. Et n'oublions pas non plus que la Chine dépend à 80% du pétrole du Moyen-Orient et son approvisionnement est donc bloqué actuellement et que l'URSS du coup peut mieux vendre son pétrole et gaz. Pour les USA, le pétrole extrait des sables bitumeux est plus dur à produire que le pétrole iranien!!! Et lorsque les conflits se durcissent dans cette région du Moyen-Orient, on fait appel sur le terrain aux Kurdes. Mais dès les conflits apaisés, la revendication des kurdes pour retrouver les frontières de leur pays entre Iran-Irak-Turquie est oubliée...Encore un détail dont on entend peu parler : il y a deux « écoles » aussi entre les Chiites et les Sunnites, deux visions de l'Islam dont il faut tenir compte.


Cette région du monde est loin de ressembler au paradis des pays très riches du Golfe qui font émerger des villes artificielles luxueuses construites dans un désert qui regorge encore pour quelques années de pétrole qui biberonne nos économies et styles de vie …

 





Que faut-il en déduire ? Que faut-il en penser ? Quelles vont être les conséquences ? Jusqu'où va s'étendre ces tensions mortifères ? En quoi avons-nous été consultés, en quoi cela va nous concerner ? Faut-il se taire ou en parler et pas seulement selon les termes de la propagande médiatique ? Quels sont les liens ? Qui ne se pose pas des questions ?

dimanche 15 février 2026

"SI VIEILLESSE POUVAIT, SI JEUNESSE SAVAIT"

Plus, j'avance en âge et plus ce proverbe prend du sens. Mais ce n'est bien sûr pas une vérité ! Quand on me demande, je dis toujours : « J'ai vingt ans dans la tête et cinquante ans d'expériences. » La vivacité et une certaine sagesse acquise. C'est en tout cas, l'impression que j'ai quand je m'interroge.

Le temps, le vécu, qu'est-ce qu'on en tire ? Aujourd'hui, avec ce bagage de la mémoire, je peux en extirper d'innombrables histoires. Et trotte alors dans ma tête comme une lassitude. Entre désillusion et nostalgie ? Pas vraiment. Plutôt une sorte d'accumulation de rêves qui se sont envolés doucement avec quand même au fond toujours l'espoir que quelque chose de lumineux va bientôt éclore. Sous une forme ou une autre. Les transformations que j'ai constaté-vécu tout au long de ces années d'accélérations me donnent l'impression qu'on arrive à la fin d'un cycle.

Comment se passe-passera la transition, je n'en sais rien. Mais il y des « signes » qui ne trompent pas. Il y a les espèces vivantes et il y a la planète et le cosmos. Nous, être Humain, ne sommes guère plus qu'une fourmi, qu'un amas de poussières d'étoiles...

 

 



Global, local

Chaque jour, on est soumis à un flot de sons, d'images, de journaux, d'écrans, de mots, dans un rythme qui frise le trot, et l'on n'a plus le temps et le recul pour digérer tout cet afflux constant, permanent, étouffant. Tout se mélange, se répète, on ne sait plus distinguer le vrai du faux, l'important du futile, la communication de l'information. Relié à l'immédiateté, on croit avoir accès illimité à des connaissances disponibles, mais on en sait encore moins, le superficiel sans analyse n'est rien ! On oublie l'histoire, le passé et on reproduit les mêmes erreurs en pire. Les guerres pullulent, les conflits sont permanents, les destructions sont mortifères, les raisons ne sont pas raison. Ce sont des abominations inexcusables. Mais ce qui est détruit doit être reconstruit et générera des profits monétaires importants. Le « veau d'or » d'aujourd'hui, c'est l'argent. Une carte plastique, des chiffres qui circulent, codés dans des tuyaux, gérés dans des data centers énergivores.


Si l'impuissance globale vous gagne, il y le local, autour de soi, sur un petit territoire, comme les tribus (des contes). Si l'être humain est l'espèce vivante la plus fragile, elle est aussi la plus dépendante. Non, on n'est pas robuste et individu solitaire. Regardez la naissance d'un cheval, d'un veau, très vite sur ses pattes et broutant dans un pré. On comprend alors... Combien de temps met un humain pour marcher, devenir autonome, se nourrir, … ? L'être humain a besoin des autres pour vivre-exister-créer et la dimension humaine (valeurs et comportements) va forcément resurgir...par nécessité même peut-être ! L'imagination, la créativité, les rêves, les réalisations, le foisonnement des émotions, l'énergie partagée, …, la tolérance, la compassion, l'entre-aide, les échanges, …. Ces mots reprendront du sens, une réalité concrète dans le quotidien. Si une transition doit s'effectuer, elle devrait aller dans ce sens, une réappropriation du territoire et ...un fonctionnement organisationnel en démocratie directe. Retrouver aussi un maximum d'autonomie dans une vie sociale collective.

Cela réduira tout autant l'impact écologique destructeur de la planète avec ces industries polluantes, ces importations lointaines, racines du dérèglement et réchauffement climatiques.

Sortir de l'enfermement du travail salarié et des écrans de loisirs, de la communication hors sol, c'est avoir des activités, des implications collectives. Confrontés aux autres, associés à d'autres, on s'enrichit, on ouvre son niveau de conscience. Le spectacle vivant participe aussi à cette « émancipation » ! On commence à discerner mieux les dysfonctionnements, les abus, les injustices. L'énergie, la robustesse accompagnent et se nourrissent dans le cheminement.


Lorsque le capitalisme s'écrasera dans le mur de ses limites, reviendra l'Humain des tribus ancestrales avec de nouveaux outils performants.

 

mardi 10 février 2026

ELECTION MUNICIPALE 15 et 22 mars 2026 : mode d'emploi

 En application de la loi du 21 mai 2025, les élections municipales ont désormais lieu selon un mode de scrutin de liste paritaire dans les communes de moins de   1000 habitants.

Hier, un scrutin majoritaire plurinominal
Jusqu'à présent, les conseillers municipaux des communes de moins de 1 000 habitants étaient élus au scrutin majoritaire, plurinominal, à deux tours. Les candidats se présentaient par candidatures isolées ou groupées. 
Dans ce dernier cas, le panachage était autorisé, c’est-à-dire la possibilité de rayer le nom de certains candidats et de les remplacer par d’autres. 
 
Aujourd’hui, un scrutin de liste paritaire proportionnel
Aujourd’hui, le mode de scrutin est identique dans les 25 000 communes de moins de 1 000 habitants et les autres. Les listes doivent être paritaires et respecter une alternance femme/homme. Le passage à ce mode de scrutin implique le dépôt de listes complètes de candidats et la suppression du panachage. Il n’est donc plus possible d’ajouter / supprimer des noms et de modifier l'ordre de présentation possible lors du vote.
 
MAIS, dans les communes où il n'y a qu'une seule liste, pouvoir exprimer sa préférence pour certaines personnes et des réserves sur d'autres, cela veut dire barrer des noms. Ainsi, au moment du dépouillement, un « certain message » passe (pas d'accord avec toutes-tous !), même si le bulletin est considéré comme nul (ce qui ne change rien au résultat s'il n'y a qu'une liste!).
 
 

 
 
Délais et dates
Pour le premier tour, les déclarations de candidature sont déposées en février 2026 jusqu’au jeudi 26 février 2026 à 18 heures. 
 
L'élection municipale a lieu les dimanches 15 et 22 mars 2026.

samedi 7 février 2026

POLITICIEN DE CARRIERE !

Oui, on disait dans les temps anciens, par exemple, « je suis militaire de carrière ». C'est à dire que c'était un choix de devenir et rester militaire quasi toute sa vie...professionnelle. Car pour certains qui se sont engagés très tôt dans l'armée et y sont restés, leur départ à la retraite pouvait être déjà à 45 ans avec même des propositions de reclassement dans des postes civils, tranquilles.... Etre « diplomate de carrière », ça l'était aussi pour certains qui sortaient de l'ENA et choisissaient cette voie. Des enseignants aussi faisaient toute leur carrière dans des établissements scolaires. Pas mal de corps de métiers (chez les fonctionnaires déjà) étaient adaptés pour ces engagements, garantie d'emploi à long terme, même si le choix était parfois aussi une « vocation » ! 

 



MAIS la politique, par essence, ne devrait pas rentrer dans cette catégorie des « métiers à vie » ! D'abord, et surtout, parce que faire, être dans la politique, n'est pas un métier, mais un engagement pendant une période donnée, un CDD de valeurs et projets à défendre.

Quand on regarde la représentation sociologique des députés, sénateurs, ministres et autres, on comprend bien qu'il manque des pans entiers de catégories sociales pour que l'Assemblée Nationale, le Sénat, les gouvernements soient représentatifs du «peuple » de France.

Quand on s'engage pour faire progresser des idées, des projets, améliorer le quotidien des gens, on abandonne pour un temps, son parcours professionnel pour se consacrer à plein temps à l'avancée de ce à quoi on croit. Au bout d'un-deux voire trois mandats, il faut savoir passer la main pour que d'autres puissent aussi venir s'engager dans ces instances décisionnaires.

Mais pour cela, il faut un vrai statut d'élu afin que le retour à la vie publique puisse se faire au même niveau que lorsqu'on a quitté le milieu professionnel, pour se consacrer à son mandat d'élu.

Sans cette garantie, ni la représentation, ni les « attitudes » ne changeront et on en voit les excès clairement avec toute cette caste d'élu-es qui veulent faire « carrière » dans le monde politique, c'est à dire vivre avec un financement qui provient des impôts prélevés. Quelqu'un n'omettra pas de dire que les élu-es vivent à nos crochets !!!


 

 

Et c'est là aussi que ça dérape. 

Du jour au lendemain, députés, sénateurs touchent des « indemnités » d'un montant qui peut paraître excessif, voire scandaleux comparativement aux salaires des travailleurs qui font la richesse de ce pays. Et avec plein d'avantages en nature - frais de représentation, transports gratuits, repas, et cagnotte privée à discrétion, prêts bancaires à taux zéro et que sais-je encore! - qui font une sacré différence. Vivre un mandat, deux, voire trois dans cette opulence financière, ça peut marquer les « esprits » et en plus avec ce sentiment de pouvoir, puisque on devient un personnage public, ça accentue les choses ! Puis, on a des propositions qui émanent de personnes, de lobbyistes aussi, qui circulent dans les couloirs des palais dorés de la République. Alors, on voit des perspectives se dessiner pour garder ce « niveau de vie » le plus longtemps possible. En répondant à ces sollicitations, on devient vite un-e carriériste politique, mais dépendant de ceux qui vous proposent des « promotions ». Les engagements premiers deviennent bien diffus face aux « plans de carrière ». Et comme on observe cela de plus en plus, que le nombre de ces ambitieux augmente, le statut d'élu n'est pas pour demain et la politique perd de sa crédibilité, du respect pour la parole. On comprend bien le désintérêt politique de plus en plus grand, une abstention au moment des votes de plus en plus importante, ce qui enlève au final pas mal de « légitimité » aux résultats des élections.

 

 

 

Tous pareils ? 

Non, je ne dirais pas cela. Il reste des personnes de convictions, mais quand elles s'expriment, leurs voix sont souvent conspuées, étouffées, voire ignorées.

Et quand les « carriéristes » (les plus nombreux) parlent, on n'écoute même plus, tant leurs contradictions sont grandes et leurs collègues loin d'être exemplaires non plus. 

Les exemples ne manquent pas et ça commence par les plus jeunes ambitieuses visibles actuellement, comme Aurore Bergé, Amélie de Montchalin, et jusqu'aux anciens qui s'accrochent à « leurs privilèges » comme Pierre Moscovici, « entré » en politique à 30 ans, ministre de Jospin et de Hollande, qui après la Cour des Comptes en France rejoint la Cour des Comptes Européenne à Luxembourg avec 2040 € d'allocation logement et une rémunération mensuelle de 26 950 €. 

Pour ne citer que deux-trois cas. Et vous pouvez en citer pas mal aussi, ça ne manque pas.

 

 


 

Là, en février 2026, c'est la période électorale des Municipales. 

Je ne mets pas les maires, les élus régionaux dans la même catégorie, car ils restent des délégués - par les élections, on délègue notre pouvoir aux élus - qui sont présents sur le terrain, les territoires, et plus au contact des « gens ». 

C'est plus rare de les voir briguer 4-5-6...mandats d'affilé. Et les motivations peuvent être très diverses. Dans les petites communes, on n'est pas dans une démarche « carriériste », plus dans la représentation, et beaucoup s'impliquent aussi pour recréer du lien social, des espaces de rencontre, une vie culturelle, un meilleur vivre-ensemble.

 


 

vendredi 30 janvier 2026

MON COMPTE FACEBOOK suspendu ...définitivement !

D'abord surpris, puis dubitatif, ensuite interrogatif !

Un matin, lorsque je veux écrire un nouveau texte sur ma page Facebook- qui est journellement beaucoup consultée – elle ne s'affiche plus et je reçois un message 
« Votre compte Facebook a été désactivé ».
Je clique sur le lien pour faire appel de cette manipulation (à faire sous 30 jours) et j'envoie, comme demandé sur l'adresse FaceBook dédiée, une photo récente et celle de ma pièce d'identité.
Un jour plus tard, je reçois un nouveau message :
« Votre compte Facebook a été désactivé définitivement. Vous avez demandé un examen de cette décision, mais nous vous confirmons que votre compte, ou l’activité sur celui-ci, n’a pas respecté nos "Standards de la communauté". Vous ne pouvez pas demander d’autre examen. Découvrez-en plus sur la désactivation des comptes en consultant les Standards de la communauté. »
 
On peut faire appel de la décision en remplissant ce formulaire : 
Ce que je fais en expliquant ce qui suit (mais sans réponse à ce jour).
 
Cela fait des années que j'écris des textes sur ma page Facebook, traitant de différents thèmes, des analyses de l'actualité politique, économique, sociale avec des éclairages différents qui ouvrent le débat, des liens sur des articles publiés sur les médias indépendants : Médiapart, Rue89Strasbourg, Reporterre, Basta, Fakirpresse, Politis, Contre-Attaque, Blast, l'Age de Faire, Frustration, Le Canard Enchaîné et autres... 
J'ai toujours fait très attention à respecter la déontologie journalistique et les textes juridiques sur la liberté d'expression en France. Pas d'attaques personnelles, d'injures, d'appel à la haine ou au racisme, mais des informations vérifiées, des questionnements légitimes sur notre démocratie et ses dérives, des billets d'humeur, des infos culturelles sur le territoire de la vallée, bref, rien de répréhensible ou qui devrait aboutir à une suspension du compte, ...réduire au silence une voix dissonante !!!
 
Depuis plus de 10 ans que je publie journellement des textes et partage des liens sur des médias, je n'ai jamais reçu une alerte ou mise en garde quelconque. Alors qu'est-ce qui a pu enclencher cette procédure de suspension ? Il y a plein d'hypothèses et sans réponse, je ne saurais probablement jamais...
 
Premièrement, FaceBook-Google est devenu Meta. Est-ce que ce glissement a changé les règles et un super calculateur a scanné tous les textes des millions de personnes qui utilisent FaceBook ? Et aurait donc capté des mots-clés pré-établis qui enclenchent la suspension du compte ? Mais dans ce cas, quels sont les mots bannis (aux USA) ? Quelles restrictions verbales réduisent la liberté d'expression ? Et qui fait le choix de ces mots ? Pour quels motifs ? Cette régulation n'est pas la même en France où on a encore la liberté d'expression dans un cadre légal juridique et déontologique. Et donc, si on suit cette hypothèse, ça voudrait dire que l'entreprise américaine réduit cette liberté d'expression en l'imposant à travers toute la planète ?
Quelle autre hypothèse ? Un groupe de personnes qui porterait plainte pour …. ???  Genre bloquer les écrits dérangeants, effectué par des groupuscules employés par un parti, par exemple ? 
 
J'ai beau chercher je ne vois rien d'autre. Il n'y a pas eu de contenus particuliers que j'aurais écrit, c'est toujours les mêmes thématiques, la même exigence déontologique, alors...
 
Alors, j'ai galéré pour recréer une autre adresse mail et re-construire cette nouvelle page FaceBook sous un nom légèrement différent. Mais j'ai perdu toute la liste des personnes qui me lisaient régulièrement.
 
Bien sûr, ce n'est pas vital, mais FaceBook, c'est un espace ouvert qui me permet de partager des points de vue, pour créer du débat, informer avec un autre regard, vu mon âge avancé, avec beaucoup d'expériences et les yeux ouverts sur la transformation de ce monde depuis mon enfance dans l'après-guerre.


Vous trouverez toujours mes textes sur ce blog. 


 

jeudi 8 janvier 2026

LE TEMPS DE LA FRIVOLITE INSENSEE

On peut chercher longtemps de la cohérence, du sens dans ce monde déshumanisé où chacun-e essaie de tracer son chemin avec l'impression d'avoir accompli quelque chose.

On hausse les épaules tous les jours quand on reçoit un flot de mots construits pour soit-disant nous informer et faire avancer nos réflexions, mais de fait on nous lobotomise avec des idéologies matraquées du matin au soir sur tous les médias envahis de publicités racoleuses.

A cette période (2025-2026), les agriculteurs manifestent contre le traité Mercosur d'accords d'échanges bilatéraux entre pays d'Amérique du Sud et Europe. Pas d'importations de viandes dont leur élevage ne respectent pas les normes sanitaires européennes. Mais construction de mégabassines - réserves d'eau vitale - pour sauvegarder les élevages intensifs, les monocultures de maïs-soja destinés à ...l'exportation ! De même, on argumente la dette nationale pour empêcher toutes nouvelles avancées sociales de hausses de salaires ou retraites à 60 ans, mais chaque jour des milliers de containers arrivent par les tankers dans les ports français chargés d'objets éphémères à bas prix made in China et fabriqués dans des conditions qui nous scandalisent...Il faut vraiment fouiller pour trouver de la cohérence et de la logique là-dedans ! Imaginer que des banquiers d'investissement vont aider des projets émergents est tout autant un leurre car ces gens ne financent que ce qui rapporte de suite des bénéfices importants à se reverser et aux actionnaires qui ne produisent rien.

L'argent, le pouvoir, le sexe, voilà les fers de lance de la pensée « émancipée » de ce 21ème siècle. Et pas question de critiquer, de faire réfléchir, voir d'agir pour éveiller les consciences, car là vous devenez un « terroriste » à réprimer, enfermer, avec une particule devant, selon les thèmes abordés. Anarcho-terroriste, islamo-terroriste, éco-terroriste, narco-terroriste, …., facho-terroriste n'existe pas encore et pour cause ! On observe ce monde qui a perdu toute humanité, toute cohérence, et qui se vautre dans une consommation ou une survie qui n'a plus aucun sens.

 


 


« Quand tu ne sais plus où tu vas, souviens-toi d'où tu viens ».

Pour des personnes de ma génération, on peut mesurer l'écart énorme entre nos premières années et le crépuscule de notre vie.

Avoir un toit, un logement sans dettes et avec peu de charges d'entretien, pouvoir se nourrir sainement quotidiennement, avoir la possibilité de se déplacer pour des échanges, des liens, être en capacité de bénéficier de soins accessibles à tous, pouvoir offrir du temps à l'éducation de nos plus jeunes, …, voilà synthétiquement ce que l'espèce humaine peut souhaiter. Dans cette énumération, où nous situons-nous ? Et pour arriver à cela, quels sont les chemins à parcourir, les obstacles à franchir, les rêves à déconstruire... Je me souviens bien de certaines situations que j'ai vécu et vu évoluer au courant de ces dernières décennies.

J'ai été élevé dans une maison très modeste et petite qui était la partie habitable d'une ancienne petite ferme familiale qui n'existait plus, avec un petit terrain autour, avec quatre sœurs. Ma mère a été coiffeuse avant de se consacrer entièrement à ses enfants en faisant aussi de la couture à domicile pour des voisins et autres villageoises. Mon père travaillait dans une usine textile où il se rendait en vélo, puis en « solex », après son retour de « Malgré-Nous » alsacien au sortir de la deuxième guerre mondiale, survivant éprouvé et taiseux sur les horreurs vécues. Bien sûr, on dormait à plusieurs dans les petits espaces de la maison et plus tard, mon père a aménagé le grenier pour nous permettre d'avoir des chambres et nous permettre de nous isoler pour les devoirs scolaires...et un peu d'intimité. Pas d'eau courante, mais une pompe à eau manuelle installée dans la « cuisine » et qui puisait dans la nappe phréatique. Pas de WC, mais une cabane au fond du jardin avec un trou et un réservoir à excréments qu'on vidait dans le potager.

Des poules, des lapins, des légumes du jardin. Et pas de salle de bain, une bassine d'eau froide pour nous laver. Un peu plus tard, une pièce a été rajoutée collée à la maison avec un grand bac qui était posé sur un feu de bois et une baignoire qui était remplie avec cette eau chauffée, où on se relayait à plusieurs avant de renouveler ...l'eau du bain. Même mes cousins-cousines venaient profiter de ces moments.

Et c'était sans pudeur, puisque on se croisait tous-toutes dans cette pièce, à s'habiller, se déshabiller... Pas de route goudronnée, mais un chemin de terre qui menait aux champs de blé et de maraîchage-vergers. Après les chevaux de trait, ce furent les premiers tracteurs des paysans de la rue. Nos jeux se résumaient à l'utilisation d'objets qu'on fabriquait avec ce qu'on trouvait : des branches de bois, des écorces, de la ficelle et la découverte de jeux un peu plus érotiques dans le foin des granges... avec les voisines de mon âge !

On arrêtait l'école à l'âge de 14 ans pour la plupart. Certain-e-s étaient encouragés à aller au collège ou petit lycée puisque l'ascenseur social avait encore du sens et une certaine efficacité. On se contentait de ce qu'on avait, de ce qu'on créait, de ce qu'on faisait. Un livre c'était précieux, une balle aussi, tout comme une poupée...Noël, c'était un pain d'épice, une orange (fruit très exotique) et parfois, un jouet et le rassemblement de la famille, cousins, tantes et oncles.

 



« Quand tu ne sais plus où tu vas, souviens-toi d'où tu viens ».

Oui, je me souviens par bribes de ces moments, de ce contexte, je n'oublie jamais d'où je viens et quelle était la vie au quotidien à cette époque. Cela donne des repères, des balises, quand on regarde le monde d'aujourd'hui plus qu'un demi-siècle plus tard. Cela permet de mesurer la rapidité des bouleversements technologiques, de confort et de déshumanisation puisque nous nous sommes éloignés de la nature, de l'essentiel, du vital, les uns des autres, pour aller vers une frivolité insensée qui mènera je ne sais où.

On naît et un jour, on prend conscience qu'on va aussi mourir, disparaître, ne laisser que des souvenirs dans la mémoire de ceux qui « restent ». Et on se questionne sur ce qu'est LA vie (dans notre pensée) avec ce qu'on a vécu, vu jusque là, réalisé.


Pendant une période, le programme appliqué du Conseil National de la Résistance a apporté des avancées majeures pour une vie meilleure après le chaos humain de la deuxième guerre mondiale. La Sécurité Sociale mutualisée a permis l'accès aux soins pour tous. Le confort dans les maisons s'est amélioré petit à petit et la paix a fait réapparaître une certaine joie, les relations d'entraide ont perpétué. Après un mouvement de notre jeunesse pour une libération des mœurs est aussi apparue une « société de consommation » dont on entrevoyait déjà toutes les dérives et changements profonds de valeurs qui allaient venir et s'imposer pour les profits générés.

Les inventions numériques allaient être la deuxième étape. D'abord dans le domaine des loisirs qui s'individualisaient, puis dans le monde du travail qui devait « s'adapter » avec des bouleversements profonds.

La privatisation des banques, le marché financier des matières, la centralisation politique des pouvoirs de décision ont complètement changé l'organisation du tissu social. Les différences de « classe » se creusent, provoquant une violence qui gangrène une société inégalitaire qui n'a plus rien de démocratique.

 



« Seul, on va vite ; ensemble, on va loin ».

Individualisation, égocentricité, paranoïas induites, contrôles de masse, centralisation oligarchique des pouvoirs et de la richesse produite ; on observe, on écoute, on réfléchit. Quand on n'est pas un « enfant » de la génération numérique, notre vision du monde est bien plus large avec des racines bien différentes. Nous ne sommes plus des personnes en évolution, mais en adaptation avec une conscience en désaccord avec ce système déshumanisé du « libéralisme mondialisé ». Nos enfants, nos petits-enfants ? Que pouvons-nous encore partager, échanger, transmettre ? C'était mieux avant ? Sûrement pas. C'est mieux aujourd'hui ? Pas vraiment.


Peut-être que notre seul refuge, pour nous les anciens, reste la nature, la forêt, la montagne, les bords de l'eau, les grands espaces (qui restent), les animaux, les plantes, les arbres...Avec l'impression (assez concrète) que ce monde se délite, que la planète est blessée, que l'espèce humaine se met en danger, sa fragilité et sa dépendance sont interrogées. Mais la nature s'adaptera, mutera...


Cette inconscience que je nomme frivolité pour rester léger, est pour moi insensée, j'ai du mal à y trouver de la profondeur, de l'espoir...



Mais je suis vieux et il vaut mieux ne pas m'écouter quand on a moins de 50 ans.

Je n'ai rien de sage, je suis juste « non conforme »...

et...l'avenir n'est pas écrit !