mardi 30 décembre 2014

BONNE ANNEE 2015 ..... depuis la Grèce !

Non, je n'ai pas pris un avion low-cost pour aller au soleil grec passer le réveillon. Mais ma tête y est quelque part...

Dès l'annonce de la non-élection présidentielle en Grèce ce lundi 29 décembre 2014 et la décision conséquente de nouvelles élections législatives le 25 janvier prochain, l'Europe (c'est qui quand on entend ça dans les médias ?) a décidé de suspendre son aide financière. Mme Merkel de Berlin a communiqué de suite que "la Grèce ne doit pas suspendre ses réformes quelque soit le résultat des élections législatives". La Banque Européenne, le FMI (Fonds Monétaire International, dirigé par Strauss-Kahn et maintenant par Lagarde !!!!) émettent des réserves sur leurs aides financières et leur soutien pourrait se terminer selon le résultats des élections.
Que de menaces de rétorsion financière. C'est la guerre civile ? On peut légitimement se demander ce qui fait si peur à ces organismes et dirigeante influents.


                                                Alexis TSIPRAS, leader de SYRIZA

Vous n'avez peut-être plus trop suivi ce qui se passe en Grèce depuis que ces organismes économico-financiers internationaux ont affirmé que la Grèce est en cessation de paiement, en faillite et que des réformes drastiques doivent être mises en place si les Grecs veulent bénéficier de l'aide internationale pour "se redresser". Discours classique entendu aussi pour l'Espagne, l'Italie, le Portugal et d'une façon plus soft, la France. Résultat : les services publics sont liquidés,les fonctionnaires épurés, les droits du travail baffoués, le chomage a explosé, la santé abandonnée, etc ...etc...etc...et la corruption continue, la richesse circule entre une petite caste. La révolte prend forme, la désespérance devient sourde aux promesses et discours maintes fois entendus, les partis en marge prennent de l'importance que ce soit les partis fascistes (vous souvenez-vous de la Grèce dictature des colonels ?) comme Aube dorée ou de la gauche radicale comme Syriza. Or cette dernière formation a su apporter le débat démocratique direct, formuler des revendications claires et élaborer un programme de réformes contre l'austérité imposée qui ne mène qu'au chaos social. 
Et c'est de ça qu'ont peur les organismes financiers internationaux. Qu'on ne suive plus leur méthodologie, leur plan de captation des biens publics, leur mise sous tutelle des pays afin de devenir clairement les "maîtres du monde". 
On peut rigoler de mon humour caustique, mais la vérité, leurs objectifs sont très proches de ce que j'énonce avec mes mots simples.




              La BCE (Banque Centrale Européenne) gère l'émission des billets de la zone euro.

Et comme exemple simple à comprendre, il y a celui-ci : la Banque Centrale Européenne (indépendante dans sa gestion, mais avec des capitaux "européens" des Etats-membres) est censée aider les pays et les projets européens. MAIS, cette banque ne prête pas DIRECTEMENT aux Etats. Elle pourrait le faire et à un taux très bas de 1% par exemple afin de ne pas alourdir la dette générale des pays et permettre de ressortir la tête de l'eau. Que nenni ! Nous sommes dans le capitalisme libéral. La Banque Centrale Européenne ainsi décide de prêter aux banques privées à un taux de ....1% et celles-ci prêtent ensuite aux pays à un taux qui varie de 8 % à ....Voilà l'arnaque totale qui fait que les banques s'enrichissent sur la faiblesse économique des pays, eux-mêmes mis en faiblesse par une crise provoquée par ces mêmes banques, sur l'immobilier locatif ou privé  entre-autres au départ.
Ce jeu financier, on sait où il nous mène : à la dépendance TOTALE envers ces banques donc ses actionnaires donc ce cercle fermé de la caste qui se fout royalement des "politiques" complètement soumis déjà comme on le voit si bien en France avec ce cadre de la Banque Rothschild qui devient ministre très influent dans le gouvernement "socialiste" de M. Hollande ! Même plus de faux-semblant : du frontal....décomplexé !

Alors, ce monde financier, qui arrange ses affaires entre eux, commence à craindre la montée de Syriza qui pourrait gagner les Législatives en Grèce et remettre tout en cause. 
Et pourrait devenir contagieux en Espagne  avec un phénomène proche qui est la montée du parti Podemos. Alors après la révolution démocratique tunisienne, assisterons-nous en 2015 à une révolution européenne de la Grèce, de l'Espagne, de l'Italie, du Portugal, de ....la France ? En France, on agite plutôt le spectre du FN-Marine que celui de la gauche radicale qui a du mal à se rassembler engluée dans les égos des dirigeant-e-s carriéristes. Mais un rien peut déclencher un changement profond : la grêve du vote comme désaveu général par exemple (on n'en a pas loin avec des taux d'abstention gigantesques).

Alors, que faut-il garder de cet "éclairage" grec ? 
Il préfigure un changement radical d'appréciation de ce qu'on nous vend comme une crise mondialisée, suivie d'une austérité nécessaire au redressement économico-financier comme stratégie. Et qui doit durer encore deux-trois ans selon notre Premier Ministre. 
Mais là, après trois ans, ça ne passe plus : le seuil de compréhension est atteint, la dose est dépassée, ça craque dans tous les sens et "on" fait comme si de rien n'était, comme si encore un effort et demain ça ira mieux !!! Stop. Plus un mot, plus une promesse, la France est à genoux devant l'ennemi, ce "monde de la finance, ...sans visage" (quoi que on en connaît certains). Et ce sont les pays les plus profondément touchés qui vont relever la tête puisqu' "on" nous fait croire qu'on ne l'a pas encore sous l'eau....entièrement, alors qu'on est en train de se noyer.


Bonne année 2015 qui s'annonce très ....excitante !
Allez, souriez ....pour la photo du REVEIL...lon.







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